Convention collective nationale du négoce de bois d'œuvre et produits dérivés
L'IDCC 1606 régit les salariés des négoces de bois d'œuvre et produits dérivés (agences pour professionnels du bâtiment). Repères pratiques sur l'ouverture matinale, le CACES R489 et la prévention des TMS.
Présentation
La convention collective nationale du négoce de bois d'œuvre et produits dérivés (IDCC 1606) a été signée le 17 décembre 1996. Elle régit les salariés des entreprises de commerce inter-entreprises spécialisées dans la distribution de bois d'œuvre, de panneaux et de produits dérivés à destination des professionnels du bâtiment, de la menuiserie et de l'ameublement.
Champ d'application
- les négoces de bois d'œuvre (avivés, charpente, parquets, lambris) ;
- les négoces de panneaux dérivés du bois (MDF, OSB, contreplaqué, panneaux de particules) ;
- les distributeurs de produits dérivés (moulures, plinthes, produits de finition) ;
- les plateformes logistiques intégrées à ces négoces.
La première transformation du bois (scieries) relève de l'IDCC 158. Le commerce de gros général relève de l'IDCC 573. Le négoce de matériaux de construction au sens large relève de l'IDCC 2543. La menuiserie et l'ameublement disposent de conventions spécifiques.
Catégories couvertes
Employés (vendeurs comptoir, magasiniers, préparateurs de commandes, caristes, télévendeurs, employés administratifs), techniciens et agents de maîtrise (chefs d'agence, technico-commerciaux confirmés), cadres (responsables d'agence, commerciaux, directeurs). Classification par niveaux et coefficients.
Spécificités notables
- Activité B2B orientée professionnels du bâtiment, avec ouverture en semaine très matinale (5h-6h) pour servir les artisans ;
- Travail le samedi matin fréquent ;
- Manutention de charges lourdes : poutres, panneaux, palettes — prévention TMS, formation gestes et postures, aides à la manutention ;
- Conduite d'engins : CACES R489 (chariots élévateurs) obligatoire, autorisation de conduite délivrée par l'employeur ;
- Travail en extérieur sur les parcs à bois et abris : intempéries, froid, exposition aux UV en été ;
- Rémunération variable : primes sur objectifs et commissions courantes pour les commerciaux ;
- Prévoyance et frais de santé de branche.
Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.
Champ d'application
Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :
46.73A 46.13Z
Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.
Points clés
- IDCC 1606 : convention collective nationale du négoce de bois d'œuvre et produits dérivés, signée le 17 décembre 1996.
- Champ couvert : négoces de bois d'œuvre, panneaux dérivés (MDF, OSB, contreplaqué), produits dérivés (moulures, finitions), plateformes logistiques associées.
- Hors champ : scieries (IDCC 158), commerce de gros général (IDCC 573), matériaux de construction (IDCC 2543), menuiserie / ameublement (conventions distinctes).
- Catégories : employés (vendeurs comptoir, magasiniers, caristes), techniciens et agents de maîtrise (chefs d'agence, technico-commerciaux), cadres.
- Ouverture matinale (5h-6h) pour servir les artisans du bâtiment ; travail le samedi matin fréquent.
- Manutention de charges lourdes (poutres, panneaux) — prévention TMS obligatoire.
- CACES R489 et autorisation de conduite obligatoires pour les chariots élévateurs.
- Travail extérieur sur les parcs à bois : intempéries, exposition aux UV.
- Rémunération variable : primes et commissions pour les commerciaux.
- Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).
Cas pratiques
Cas n° 1 — Ouverture à 5h pour les artisans
Un magasinier ouvre l'agence à 5h pour servir les artisans en début de chantier. Ce démarrage matinal n'est pas systématiquement du travail de nuit (qui court en principe de 21h à 6h selon le Code du travail). Toutefois, les heures effectuées entre 5h et 6h font partie de la plage de nuit légale et ouvrent droit, dans les conditions prévues par la convention 1606, à des majorations spécifiques ou à un repos compensateur. Le travailleur de nuit régulier bénéficie d'un suivi médical renforcé (article L.3122-11 du Code du travail).
Cas n° 2 — Cariste et CACES R489
Un cariste manipule quotidiennement des palettes de panneaux et des bottes d'avivés. L'employeur doit fournir une autorisation de conduite délivrée sur la base d'une formation CACES R489, d'un examen d'aptitude médicale et de la connaissance des consignes de sécurité (article R.4323-55 du Code du travail). L'absence d'autorisation valide expose l'employeur à des sanctions et engage sa responsabilité en cas d'accident. Le salarié peut refuser une mission qui l'exposerait à conduire sans habilitation valide.
Cas n° 3 — TMS d'un manutentionnaire
Un manutentionnaire développe une lombalgie chronique après plusieurs années de port répété de poutres et de panneaux. Les TMS liés à la manutention manuelle peuvent être reconnus comme maladies professionnelles (tableaux 57 et 98 du régime général). L'employeur doit évaluer ce risque au DUERP, fournir des aides techniques (chariots, ventouses pour panneaux), former aux gestes et postures, et organiser le travail pour limiter les ports manuels. Un manquement peut être qualifié de faute inexcusable, ouvrant droit à une indemnisation complémentaire.
Questions fréquentes
Page mise à jour le 29/05/2026.