Convention collective nationale des commerces et services de l'audiovisuel, de l'électronique et de l'équipement ménager du 26 novembre 1992
Fiche technique de l'IDCC 1686 : numéro, brochure 3076, date d'extension et champ d'application des commerces et SAV d'électroménager, audiovisuel et électronique. Dispositions détaillées : voir Légifrance.
Présentation
L'IDCC 1686 identifie la convention collective nationale des commerces et services de l'audiovisuel, de l'électronique et de l'équipement ménager, signée le 26 novembre 1992 et étendue par arrêté du 9 mars 1993 (JORF du 19 mars 1993) — brochure JO 3076. C'est la convention des magasins d'électroménager et de multimédia et, tout autant, celle des services après-vente et des techniciens de réparation.
Champ d'application
La branche réunit deux familles de métiers souvent exercées dans la même entreprise :
- le commerce, de détail comme de gros, d'appareils audiovisuels, d'électronique grand public, d'informatique et d'électroménager ;
- les services associés : installation, dépannage, réparation et maintenance de ces mêmes appareils, y compris en atelier ou chez le client.
Les codes NAF le plus souvent rattachés à cette branche sont notamment 47.43Z (commerce de détail de matériels audio/vidéo), 47.54Z (commerce de détail d'appareils électroménagers), 95.21Z (réparation de produits électroniques grand public) et 95.22Z (réparation d'appareils électroménagers et d'équipements pour la maison). Cette correspondance reste indicative : une même enseigne peut relever d'une autre convention selon son activité principale réelle. Seule la mention portée sur le bulletin de paie fait foi (article R3243-1 du code du travail).
Un texte toujours en vigueur et régulièrement renégocié
Malgré son ancienneté, la convention de 1992 est vivante : la branche publie des avenants réguliers, en particulier sur les salaires minima — le dernier texte visible sur Légifrance est l'avenant n° 63 du 12 février 2026, après l'avenant n° 61 du 13 février 2025 et l'avenant n° 60 du 12 septembre 2024. D'autres avenants récents portent sur le travail à distance, la santé au travail et la complémentaire santé. Pour toute question de rémunération, c'est le dernier avenant salaires en vigueur qui fait référence, et lui seul.
Champ d'application
Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :
47.43Z 47.54Z 95.21Z 95.22Z
Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.
Principales dispositions
Le texte de base est organisé en six titres, consultables intégralement sur Légifrance.
Titre I — Clauses générales
Le socle commun à tous les salariés de la branche : embauche, période d'essai, conditions de travail, congés, rupture du contrat, représentation du personnel. C'est la partie la plus volumineuse du texte (articles 1 à 47).
Titre II — Dispositions particulières aux cadres
Un volet catégoriel dédié à l'encadrement, qui complète les clauses générales sans s'y substituer.
Titre III — Classification des emplois
La grille de classification issue de l'avenant n° 22 (2001) : c'est elle qui détermine le niveau et l'échelon d'un poste, donc le minimum conventionnel applicable.
Titre IV — Salaires minima
Les barèmes sont actualisés par avenants successifs publiés au Journal officiel. Aucun montant ne doit être repris d'une source secondaire : seul le dernier avenant étendu fait foi.
Titres V et VI — Prévoyance, emploi et formation
Régimes de prévoyance et de complémentaire santé de la branche, puis dispositifs d'emploi et de formation professionnelle, complétés par des accords récents (travail à distance, santé au travail).
Points clés
- IDCC 1686 — brochure JO 3076 : convention collective nationale des commerces et services de l'audiovisuel, de l'électronique et de l'équipement ménager du 26 novembre 1992, étendue par arrêté du 9 mars 1993 (JORF du 19 mars 1993).
- Deux métiers, une seule convention : la vente (électroménager, multimédia, électronique grand public) et le service après-vente (installation, dépannage, réparation).
- Structure en six titres : clauses générales, cadres, classification (avenant n° 22 de 2001), salaires minima, prévoyance, emploi et formation.
- Branche active : avenants salaires réguliers, le dernier visible sur Légifrance étant l'avenant n° 63 du 12 février 2026.
- NAF indicatifs : 47.43Z, 47.54Z, 95.21Z, 95.22Z — la correspondance NAF ↔ IDCC ne vaut jamais preuve de rattachement.
- Vérification : la convention appliquée figure obligatoirement sur le bulletin de paie (article R3243-1 du code du travail).
Cas pratiques
Cas n° 1 — Technicien SAV itinérant : mes trajets sont-ils du temps de travail ?
Un technicien qui part de son domicile pour intervenir chez des clients s'interroge sur ses temps de route. L'article L3121-4 du code du travail pose le principe : le temps de déplacement professionnel pour se rendre sur le lieu d'exécution du contrat de travail n'est pas du temps de travail effectif. Mais s'il dépasse le temps normal de trajet entre le domicile et le lieu habituel de travail, il ouvre droit à une contrepartie, en repos ou financière, déterminée par accord ou, à défaut, par l'employeur après consultation du CSE. En revanche, les déplacements entre deux interventions dans la journée sont du temps de travail effectif : le salarié est alors à la disposition de l'employeur.
Cas n° 2 — Vendeur payé au fixe + commissions : le minimum conventionnel s'applique-t-il ?
Oui. La rémunération variable est licite, mais elle ne peut pas servir à contourner un plancher. Sur la période de référence, la rémunération effectivement perçue doit atteindre à la fois le SMIC et le minimum conventionnel correspondant au niveau de classification du poste, tel que fixé par le dernier avenant salaires de la branche. Si les commissions sont faibles un mois donné, l'employeur doit verser un complément pour atteindre le plancher applicable. Le niveau de classification, lui, se lit dans la grille issue de l'avenant n° 22 de 2001.
Cas n° 3 — Livraison et manutention d'électroménager : quelles obligations de sécurité ?
Porter des lave-linge ou des réfrigérateurs dans des escaliers expose à des lombalgies et à des troubles musculo-squelettiques. L'employeur doit évaluer ce risque dans le document unique (article R4121-1 du code du travail), organiser le travail pour éviter le recours à la manutention manuelle et, lorsqu'elle est inévitable, fournir les aides mécaniques adaptées et former les salariés aux gestes et postures (articles R4541-1 et suivants). Les affections chroniques du rachis lombaire liées à la manutention manuelle de charges lourdes figurent au tableau n° 98 des maladies professionnelles du régime général et peuvent, à ce titre, faire l'objet d'une déclaration.
Questions fréquentes
Page mise à jour le 06/08/2026.