Convention collective nationale de la blanchisserie, laverie, location de linge, nettoyage à sec, pressing et teinturerie
Fiche technique de l'IDCC 2002 : numéro, brochure 3074, version consolidée de 2022 et périmètre blanchisserie, laverie, pressing et teinturerie. Dispositions détaillées : voir Légifrance.
Présentation
L'IDCC 2002 identifie la convention collective nationale de la blanchisserie, laverie, location de linge, nettoyage à sec, pressing et teinturerie du 17 novembre 1997, étendue par arrêté du 10 août 1998 (JORF du 20 août 1998) — brochure JO 3074. Le texte a été actualisé par un accord du 21 juin 2022, étendu par arrêté du 10 novembre 2023 (JORF du 28 novembre 2023) : c'est cette version consolidée qui fait aujourd'hui référence.
Champ d'application
La convention régit les relations de travail dans les entreprises de blanchisserie, de laverie, de location de linge, de nettoyage à sec, de pressing et de teinturerie. Elle est applicable sur l'ensemble du territoire national, DROM-COM compris. Le champ recouvre donc des réalités industrielles très différentes : la blanchisserie industrielle qui traite le linge des établissements de santé et de l'hôtellerie, la location-entretien de vêtements de travail, et le pressing de proximité. La convention appliquée figure obligatoirement sur le bulletin de paie (article R3243-1 du code du travail).
Une branche très active depuis 2024
Après l'actualisation de 2022, les partenaires sociaux ont enchaîné : deux avenants du 21 octobre 2024 révisant l'annexe II (employés, techniciens et agents de maîtrise) et l'annexe III (ingénieurs et cadres), une modification du 18 novembre 2024, un accord de salaires du 5 mars 2025 applicable au 1er janvier 2025, deux accords du 20 octobre 2025 (prévention des risques professionnels ; classifications), puis un nouvel accord de salaires du 11 février 2026 applicable au 1er janvier 2026. Une grille recopiée sur un site tiers est donc très vite périmée : consultez le dernier accord salaires publié sur Légifrance.
Un secteur exposé : chaleur, humidité, risque biologique
Fait notable, la branche a négocié en octobre 2025 un accord spécifiquement consacré à la prévention des risques professionnels. C'est cohérent avec la réalité des ateliers : ambiances chaudes et humides, manutentions répétées, tri du linge sale. Ces sujets relèvent d'abord du code du travail — évaluation des risques au document unique, prévention du risque biologique, protection contre les épisodes de chaleur intense — la convention venant compléter, jamais remplacer, ces obligations.
Points clés
- IDCC 2002 — brochure JO 3074 : convention collective nationale de la blanchisserie, laverie, location de linge, nettoyage à sec, pressing et teinturerie du 17 novembre 1997, étendue par arrêté du 10 août 1998 (JORF du 20 août 1998).
- Version en vigueur : texte actualisé par l'accord du 21 juin 2022, étendu par arrêté du 10 novembre 2023 (JORF du 28 novembre 2023).
- Champ national, DROM-COM inclus : blanchisserie industrielle, location-entretien de linge, nettoyage à sec, pressing, teinturerie.
- Classifications révisées : avenants du 21 octobre 2024 (annexes II et III) puis accord du 20 octobre 2025 sur les classifications.
- Derniers salaires connus : accord du 11 février 2026 applicable au 1er janvier 2026, après celui du 5 mars 2025.
- Prévention : accord de branche du 20 octobre 2025 relatif à la prévention des risques professionnels.
- Vérification : la convention appliquée figure obligatoirement sur le bulletin de paie (article R3243-1 du code du travail).
Cas pratiques
Cas n° 1 — Tri du linge sale d'un établissement de santé
Le poste de tri est exposé à des agents biologiques. Dès lors que les travailleurs sont susceptibles d'être exposés, l'employeur doit évaluer la nature, la durée et les conditions de l'exposition, puis appliquer les mesures de prévention prévues aux articles R4421-1 et suivants du code du travail : limitation du nombre de salariés exposés, procédures de travail évitant la dispersion, équipements de protection individuelle, moyens d'hygiène (vestiaires séparés propre/sale, lavage des mains), information et formation. Le risque doit apparaître dans le document unique d'évaluation des risques professionnels (article R4121-1). Un salarié qui constate l'absence de ces mesures peut alerter le CSE ou l'inspection du travail.
Cas n° 2 — Il fait 34 °C dans l'atelier de finition en juillet
Le code du travail ne fixe pas de température maximale au-delà de laquelle il faudrait cesser le travail. En revanche, depuis le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025, entré en vigueur le 1er juillet 2025, les articles R4463-1 et suivants imposent à l'employeur d'évaluer le risque lié aux épisodes de chaleur intense, en intérieur comme en extérieur, et de définir des mesures de prévention lorsque l'évaluation révèle un risque : adaptation des procédés et de l'organisation du travail, aménagement des horaires et temps de repos, mise à disposition d'eau potable fraîche en quantité suffisante, adaptation des équipements. Les salariés particulièrement vulnérables du fait de leur âge ou de leur état de santé doivent faire l'objet de mesures adaptées, en lien avec le service de prévention et de santé au travail.
Cas n° 3 — Ma grille de salaire date d'il y a deux ans
C'est un secteur où les barèmes bougent vite. Après l'accord de salaires du 5 mars 2025 applicable au 1er janvier 2025, un nouvel accord du 11 février 2026 fixe des barèmes applicables au 1er janvier 2026 ; les classifications elles-mêmes ont été révisées par les avenants du 21 octobre 2024 et l'accord du 20 octobre 2025. Comparer sa rémunération à une grille trouvée en ligne sans date n'a donc aucun sens : il faut le dernier accord étendu, à jour, et le coefficient correspondant aux fonctions réellement exercées.
Questions fréquentes
Page mise à jour le 06/08/2026.