IDCC 2002 · En vigueur

Convention collective nationale des mareyeurs-expéditeurs

L'IDCC 2002 régit les salariés des mareyeurs-expéditeurs (achat en criée, conditionnement et expédition de produits de la mer). Repères pratiques sur les horaires matinaux, le travail au froid et la prévention des coupures.

IDCC
2002
Secteur
Commerce
Date de création
12/04/1988

Présentation

La convention collective nationale des mareyeurs-expéditeurs (IDCC 2002) régit les salariés des entreprises de mareyage : achat de produits de la mer frais au débarquement (criées), conditionnement, expédition vers la grande distribution, les poissonneries, les restaurateurs et l'industrie de transformation.

Champ d'application

  • les entreprises de mareyage opérant sur les criées et ports de pêche ;
  • les plateformes d'expédition de produits de la mer frais ;
  • les activités de découpe, filetage, conditionnement intégrées au mareyage ;
  • les grossistes en produits de la mer frais.

La pêche en mer relève d'un statut spécifique (marins-pêcheurs, ENIM). La grande distribution alimentaire relève de l'IDCC 2216. L'industrie de transformation des produits de la mer (conserves, surgelés) peut relever d'autres conventions. Le commerce de gros général relève de l'IDCC 573.

Catégories couvertes

Ouvriers (acheteurs en criée, fileteurs, conditionneurs, manutentionnaires, conducteurs de chambres froides), techniciens et agents de maîtrise (chefs d'équipe, contrôleurs qualité, responsables logistique), cadres (acheteurs confirmés, responsables commerciaux, directeurs). Classification par coefficients.

Spécificités notables

  • Horaires très matinaux : les achats en criée se font dès l'arrivée des bateaux (3h-6h selon les ports), avec préparation immédiate des commandes pour expédition matinale ;
  • Travail le week-end : pêche continue, expéditions en flux pour les marchés du week-end ;
  • Travail au froid : chambres froides positives (0-4 °C) et négatives — règles de pauses, EPI thermiques, suivi médical ;
  • Hygiène alimentaire exigeante (HACCP, traçabilité, normes sanitaires européennes sur les produits de la mer) ;
  • Risques mécaniques : couteaux à fileter, scies à poisson — formation à la sécurité, gants anti-coupure ;
  • Manutention : caisses de poisson, palettes de glace, port de charges — prévention TMS ;
  • Variabilité saisonnière liée aux pêches : recours possible à l'aménagement du temps de travail ;
  • Prévoyance et frais de santé de branche.

Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.

Champ d'application

Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :

46.38A 10.20Z

Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.

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Points clés

  • IDCC 2002 : convention collective nationale des mareyeurs-expéditeurs.
  • Champ couvert : achat en criée, conditionnement et expédition de produits de la mer frais, plateformes d'expédition, découpe et filetage intégrés.
  • Hors champ : pêche en mer (statut marins-pêcheurs, ENIM), grande distribution (IDCC 2216), transformation industrielle (conventions distinctes), commerce de gros général (IDCC 573).
  • Catégories : ouvriers (acheteurs criée, fileteurs, conditionneurs), techniciens et agents de maîtrise, cadres (acheteurs confirmés, commerciaux).
  • Horaires très matinaux : achats en criée dès 3h-6h, expéditions matinales.
  • Travail le week-end : flux continu, marchés du week-end.
  • Travail au froid : chambres positives et négatives, EPI thermiques, suivi médical.
  • Hygiène alimentaire : HACCP, traçabilité, normes européennes spécifiques aux produits de la mer.
  • Risques mécaniques : couteaux, scies à poisson — gants anti-coupure.
  • Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).

Cas pratiques

Cas n° 1 — Achat en criée à 4h du matin

Un acheteur en criée commence son service à 4h pour la vente des bateaux du matin. Les heures effectuées entre 4h et 6h font partie de la plage de nuit légale (en principe 21h-6h selon le Code du travail) et ouvrent droit à des majorations conventionnelles ou à un repos compensateur. Le travailleur de nuit régulier bénéficie d'un suivi médical renforcé (article L.3122-11 du Code du travail). Le décompte doit figurer distinctement sur le bulletin de paie.

Cas n° 2 — Fileteur et risque de coupure

Un fileteur travaille au couteau toute la journée pour préparer poissons et filets. L'employeur a une obligation de sécurité (article L.4121-1 du Code du travail) : fourniture de gants anti-coupure (cotte de mailles), formation aux gestes de filetage, maintenance des couteaux et scies, organisation du poste (lumière, surface antidérapante). L'accident constitue un accident du travail à déclarer dans les 24 heures. En cas de manquement à la prévention, la faute inexcusable peut être reconnue.

Cas n° 3 — Travail au froid prolongé

Un conditionneur passe une grande partie de sa journée dans une chambre froide positive (1-4 °C). Au titre de l'obligation de sécurité, l'employeur doit fournir des EPI thermiques adaptés (vêtements isothermes, gants), organiser des pauses dans une zone tempérée et limiter la durée d'exposition continue. Le suivi médical peut être renforcé selon l'exposition. Le non-respect peut donner lieu à un signalement au médecin du travail ou à l'inspection du travail.

Questions fréquentes

L'IDCC 2002 est l'identifiant ministériel de la convention collective nationale des mareyeurs-expéditeurs. Elle régit les salariés des entreprises de mareyage (achat en criée, conditionnement, expédition de produits de la mer frais).

Non. Les marins-pêcheurs relèvent d'un statut spécifique (régime social des marins, ENIM) et non d'une convention collective de droit commun. L'IDCC 2002 ne couvre que l'aval de la pêche : le mareyage (achat, conditionnement, expédition).

En partie. Le travail de nuit court en principe de 21h à 6h selon le Code du travail. Les heures effectuées avant 6h ouvrent droit à des majorations conventionnelles ou à un repos compensateur. Le travailleur de nuit régulier bénéficie d'un suivi médical renforcé (article L.3122-11 du Code du travail).

L'employeur doit fournir des gants anti-coupure (cotte de mailles), former aux gestes de filetage, maintenir les couteaux et scies en bon état et organiser le poste (lumière, surface antidérapante). Un accident dû à un défaut de prévention peut conduire à la reconnaissance de la faute inexcusable.

Oui, au titre de l'obligation de sécurité (article L.4121-1 du Code du travail). L'employeur doit fournir des EPI thermiques, organiser des pauses dans une zone tempérée et limiter la durée d'exposition continue. Le suivi médical peut être renforcé selon l'exposition.

Le secteur applique les normes HACCP et les normes sanitaires européennes spécifiques aux produits de la mer (chaîne du froid, traçabilité, contrôle bactériologique). Une formation à la manipulation des denrées et au respect des procédures est obligatoire pour tous les opérateurs.
Cette fiche a une vocation informative. La convention collective réellement applicable à votre situation peut différer (accord d'entreprise, dérogation, multi-activité). Vérifiez la mention « Convention collective applicable » sur votre bulletin de paie (article R3243-1 du Code du travail) ou demandez-la à votre employeur. Pour le texte officiel en vigueur, référez-vous à Légifrance.
Page mise à jour le 29/05/2026.