Convention collective nationale du thermalisme
L'IDCC 2104 régit les salariés des établissements thermaux conventionnés. Repères pratiques sur la saisonnalité, les agents thermaux, les risques dermatologiques et la manutention des curistes.
Présentation
La convention collective nationale du thermalisme (IDCC 2104) a été signée le 10 septembre 1999. Elle régit les salariés des établissements thermaux : stations de cures conventionnées par la Sécurité sociale, centres thermoludiques associés et structures de balnéothérapie médicalisée.
Champ d'application
- les établissements thermaux dispensant des cures conventionnées (rhumatologie, voies respiratoires, dermatologie, etc.) ;
- certains centres thermoludiques associés ou rattachés à un établissement thermal ;
- la balnéothérapie médicalisée en lien avec le thermalisme conventionné.
Les centres de bien-être et spas non médicalisés peuvent relever d'autres conventions (esthétique IDCC 2683, hôtellerie IDCC 1979). La thalassothérapie peut relever de conventions distinctes selon le périmètre. L'hospitalisation privée (IDCC 2264) et le médico-social (CCN 51 — IDCC 29) ont leurs propres textes.
Catégories couvertes
Personnels de soins thermaux (agents thermaux, masseurs-kinésithérapeutes salariés, hydrothérapeutes), personnels médicaux et paramédicaux (infirmiers, médecins salariés thermaux), personnels administratifs et d'accueil, personnels techniques (entretien des installations, maintenance), personnels d'encadrement et de direction. Classification par niveaux et coefficients.
Spécificités notables
- Saisonnalité forte : la majorité des établissements thermaux fonctionnent en saison (mars à novembre selon les stations), avec recours important aux CDD saisonniers ;
- Travail au contact de l'eau et de l'humidité : gestion des risques (sols glissants, dermatoses, exposition aux variations de température), EPI adaptés ;
- Hygiène et qualité de l'eau thermale : exigences sanitaires strictes (ARS, Code de la santé publique) ;
- Manutention des curistes : risque TMS, formation gestes et postures, aides techniques ;
- Travail le samedi systématique (les cures se déroulent en semaine et samedi matin) ;
- Conventionnement Sécurité sociale : encadrement financier des cures par l'assurance maladie ;
- Prévoyance et frais de santé de branche.
Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.
Champ d'application
Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :
86.10Z 96.04Z
Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.
Points clés
- IDCC 2104 : convention collective nationale du thermalisme, signée le 10 septembre 1999.
- Champ couvert : établissements thermaux conventionnés Sécurité sociale, centres thermoludiques associés, balnéothérapie médicalisée.
- Hors champ : esthétique et spas non médicalisés (IDCC 2683), hôtellerie (IDCC 1979), hospitalisation privée (IDCC 2264), CCN 51 FEHAP (IDCC 29), thalassothérapie selon périmètre.
- Catégories : agents thermaux, masseurs-kinésithérapeutes salariés, infirmiers, médecins thermaux salariés, administratifs, techniques, encadrement.
- Saisonnalité forte : ouverture saisonnière (mars-novembre selon stations), recours important aux CDD saisonniers.
- Travail au contact de l'eau : sols glissants, dermatoses, EPI adaptés.
- Hygiène eau thermale : exigences sanitaires strictes (ARS, Code de la santé publique).
- Manutention des curistes : risque TMS, formation gestes et postures.
- Travail du samedi systématique.
- Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).
Cas pratiques
Cas n° 1 — Agent thermal saisonnier
Une agente thermale est embauchée en CDD pour la saison (mars à novembre). Son contrat doit indiquer un motif précis (saisonnier) et un terme défini (fin de saison). Le minimum conventionnel applicable à son niveau doit être respecté. À la fin du contrat saisonnier, elle ne perçoit pas l'indemnité de fin de contrat de 10 % (exclusion légale pour les CDD saisonniers, article L.1243-10 du Code du travail), sauf disposition conventionnelle ou contractuelle plus favorable. Une priorité de réembauche peut être prévue pour la saison suivante.
Cas n° 2 — Dermatose professionnelle d'un masseur-kinésithérapeute
Un masseur-kinésithérapeute salarié exposé en permanence à l'eau thermale, aux boues et aux produits associés développe une dermatose. Les dermatoses liées à l'exposition prolongée à l'humidité ou à certains produits peuvent être reconnues comme maladies professionnelles via les tableaux du régime général (tableau 65 notamment pour les allergies). L'employeur doit évaluer le risque au DUERP, fournir des EPI adaptés (gants, vêtements protecteurs) et organiser un suivi médical adapté. Un manquement peut engager sa responsabilité.
Cas n° 3 — Manutention d'un curiste à mobilité réduite
Une équipe thermale accompagne un curiste à mobilité réduite dans les bassins. Les manipulations et transferts présentent un risque de TMS pour les salariés. L'employeur doit évaluer ce risque au DUERP, fournir des aides techniques (lève-personne, rails, sièges de transfert), former le personnel aux gestes et postures et organiser le travail pour limiter les ports manuels. Les TMS peuvent être reconnus en maladie professionnelle (tableaux 57 et 98 du régime général). Un manquement peut être qualifié de faute inexcusable.
Questions fréquentes
Page mise à jour le 29/05/2026.