IDCC 2335 · En vigueur

Convention collective nationale de la boulangerie-pâtisserie (entreprises artisanales)

L'IDCC 2335 régit les salariés des boulangeries et pâtisseries artisanales. Repères pratiques sur le travail de nuit, l'apprentissage, l'ouverture dominicale et les avantages en nature pain.

IDCC
2335
Secteur
Commerce
Date de création
19/03/1976

Présentation

La convention collective nationale de la boulangerie-pâtisserie (entreprises artisanales) (IDCC 2335) régit les salariés des boulangeries et pâtisseries artisanales en France : commerces de proximité, boulangeries de quartier, boulangeries-pâtisseries traditionnelles avec fabrication sur place.

Champ d'application

La convention 2335 s'applique aux entreprises artisanales de boulangerie-pâtisserie dont l'activité principale relève de :

  • la fabrication artisanale de pain sur le lieu de vente (boulangeries traditionnelles) ;
  • la fabrication de viennoiseries et de pâtisseries fraîches ;
  • la vente directe au consommateur final dans le magasin attaché à la fabrication.

Elle ne couvre pas la boulangerie-pâtisserie industrielle (IDCC 2480), ni les chaînes de boulangeries dont la fabrication est centralisée (qui peuvent relever d'autres conventions selon leur structure). Les pâtisseries de luxe et les chocolatiers peuvent relever de conventions spécifiques.

Catégories couvertes

Ouvriers (boulangers, pâtissiers, tourriers, apprentis), vendeurs et vendeuses, agents de maîtrise et cadres dans les structures plus importantes. Classification combinant niveau de qualification (CAP, BP, BM boulanger / pâtissier) et coefficient.

Spécificités notables

  • Travail de nuit et matinal : la fabrication du pain commence très tôt (souvent entre 2h et 4h du matin) ; le travail de nuit ouvre droit à des majorations spécifiques et un suivi médical renforcé ;
  • Ouverture le dimanche et jours fériés : autorisée dans le secteur alimentaire de détail (boulangerie en particulier), avec dispositifs de repos hebdomadaire par roulement et majorations conventionnelles ;
  • Apprentissage : voie de recrutement majeure dans le secteur, avec encadrement strict (durée, rémunération, encadrement par un maître d'apprentissage) ;
  • Chaleur liée au four et port de charges (sacs de farine) : prévention obligatoire au DUERP ;
  • Hygiène alimentaire : règles HACCP, formation obligatoire pour la manipulation des denrées alimentaires ;
  • Avantages en nature : pain et certains produits pris sur place, valorisés selon les barèmes URSSAF.

Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.

Champ d'application

Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :

10.71B 10.71C 10.71D

Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.

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Points clés

  • IDCC 2335 : convention collective nationale de la boulangerie-pâtisserie (entreprises artisanales).
  • Champ couvert : boulangeries et pâtisseries artisanales avec fabrication sur place et vente directe au consommateur.
  • Hors champ : boulangerie-pâtisserie industrielle (IDCC 2480), chaînes à fabrication centralisée, pâtisseries de luxe et chocolatiers (conventions distinctes possibles).
  • Catégories : ouvriers boulangers / pâtissiers / tourriers, vendeurs, apprentis, agents de maîtrise et cadres dans les structures plus importantes.
  • Travail de nuit : fabrication très matinale (souvent à partir de 2h-4h), avec majorations et suivi médical renforcé.
  • Ouverture dimanche et jours fériés : autorisée dans la boulangerie, avec repos par roulement et majorations conventionnelles.
  • Apprentissage : voie majeure (CAP, BP, BM boulanger / pâtissier), encadrement par un maître d'apprentissage qualifié.
  • Hygiène alimentaire : règles HACCP, formation à la manipulation des denrées obligatoire.
  • Avantages en nature : pain et certains produits valorisés selon les barèmes URSSAF, intégrés à la rémunération.

Cas pratiques

Cas n° 1 — Boulanger débutant son service à 3h du matin

Un boulanger commence son service à 3h pour préparer la fournée du matin. Le travail de nuit (entre 21h et 7h en règle générale) ouvre droit à des contreparties (majorations de salaire ou repos compensateur selon la convention applicable) et à un suivi médical renforcé (articles L.3122-1 et suivants du Code du travail). La durée maximale quotidienne et le repos quotidien minimum de 11 heures consécutives doivent être respectés. L'employeur doit, en outre, organiser le poste pour limiter les conséquences sanitaires du travail de nuit.

Cas n° 2 — Apprentie pâtissière et durée du travail

Une apprentie pâtissière de 17 ans effectue son apprentissage en alternance avec un CFA. Les apprentis mineurs bénéficient de protections spécifiques : durée maximale quotidienne de 8 heures, durée hebdomadaire de 35 heures, interdiction du travail de nuit (sauf dérogations strictes), repos quotidien de 12 heures consécutives, deux jours consécutifs de repos hebdomadaire. Toute dérogation suppose l'autorisation préalable de l'inspection du travail. Le maître d'apprentissage doit, par ailleurs, être qualifié et habilité à former.

Cas n° 3 — Avantages en nature pain et bulletin de paie

Une vendeuse en boulangerie prend chaque jour son pain sur place. La fourniture gratuite de pain (et le cas échéant de viennoiseries ou de repas) constitue un avantage en nature qui doit être valorisé selon les barèmes URSSAF en vigueur et figurer distinctement sur le bulletin de paie, en plus du salaire de base. La sous-évaluation peut entraîner un redressement URSSAF et un rappel de cotisations sociales.

Questions fréquentes

L'IDCC 2335 est l'identifiant ministériel de la convention collective nationale de la boulangerie-pâtisserie artisanale. Elle régit les salariés des boulangeries et pâtisseries artisanales avec fabrication sur place et vente directe au consommateur.

La boulangerie-pâtisserie industrielle (fabrication à grande échelle, sites de production indépendants des points de vente) relève de l'IDCC 2480. L'IDCC 2335 ne s'applique qu'à l'artisanat avec fabrication sur place. Vérifiez la convention mentionnée sur votre bulletin de paie.

Oui, en pratique, pour le fournil. Le boulanger commence souvent son service entre 2h et 4h du matin. Le travail de nuit ouvre droit à des majorations (ou repos compensateur) et à un suivi médical renforcé. La durée maximale quotidienne et le repos minimum de 11 heures doivent être respectés.

Non, sauf dérogation préalable de l'inspection du travail dans des conditions strictes. Les apprentis mineurs bénéficient de protections renforcées : 8 heures par jour maximum, pas de travail de nuit en principe, repos quotidien de 12 heures, deux jours de repos hebdomadaire consécutifs.

Oui. La fourniture gratuite ou à prix très réduit de pain, viennoiseries ou repas constitue un avantage en nature, valorisé selon les barèmes URSSAF en vigueur. Il doit figurer sur le bulletin de paie et donne lieu à cotisations sociales.

Oui. La boulangerie bénéficie d'une dérogation permanente au repos dominical pour le commerce de détail alimentaire. Le repos hebdomadaire est organisé par roulement, et les heures effectuées le dimanche peuvent ouvrir droit à des majorations selon la convention et les accords applicables.
Cette fiche a une vocation informative. La convention collective réellement applicable à votre situation peut différer (accord d'entreprise, dérogation, multi-activité). Vérifiez la mention « Convention collective applicable » sur votre bulletin de paie (article R3243-1 du Code du travail) ou demandez-la à votre employeur. Pour le texte officiel en vigueur, référez-vous à Légifrance.
Page mise à jour le 26/05/2026.