Convention collective nationale de la boulangerie-pâtisserie (entreprises artisanales)
L'IDCC 2335 régit les salariés des boulangeries et pâtisseries artisanales. Repères pratiques sur le travail de nuit, l'apprentissage, l'ouverture dominicale et les avantages en nature pain.
Présentation
La convention collective nationale de la boulangerie-pâtisserie (entreprises artisanales) (IDCC 2335) régit les salariés des boulangeries et pâtisseries artisanales en France : commerces de proximité, boulangeries de quartier, boulangeries-pâtisseries traditionnelles avec fabrication sur place.
Champ d'application
La convention 2335 s'applique aux entreprises artisanales de boulangerie-pâtisserie dont l'activité principale relève de :
- la fabrication artisanale de pain sur le lieu de vente (boulangeries traditionnelles) ;
- la fabrication de viennoiseries et de pâtisseries fraîches ;
- la vente directe au consommateur final dans le magasin attaché à la fabrication.
Elle ne couvre pas la boulangerie-pâtisserie industrielle (IDCC 2480), ni les chaînes de boulangeries dont la fabrication est centralisée (qui peuvent relever d'autres conventions selon leur structure). Les pâtisseries de luxe et les chocolatiers peuvent relever de conventions spécifiques.
Catégories couvertes
Ouvriers (boulangers, pâtissiers, tourriers, apprentis), vendeurs et vendeuses, agents de maîtrise et cadres dans les structures plus importantes. Classification combinant niveau de qualification (CAP, BP, BM boulanger / pâtissier) et coefficient.
Spécificités notables
- Travail de nuit et matinal : la fabrication du pain commence très tôt (souvent entre 2h et 4h du matin) ; le travail de nuit ouvre droit à des majorations spécifiques et un suivi médical renforcé ;
- Ouverture le dimanche et jours fériés : autorisée dans le secteur alimentaire de détail (boulangerie en particulier), avec dispositifs de repos hebdomadaire par roulement et majorations conventionnelles ;
- Apprentissage : voie de recrutement majeure dans le secteur, avec encadrement strict (durée, rémunération, encadrement par un maître d'apprentissage) ;
- Chaleur liée au four et port de charges (sacs de farine) : prévention obligatoire au DUERP ;
- Hygiène alimentaire : règles HACCP, formation obligatoire pour la manipulation des denrées alimentaires ;
- Avantages en nature : pain et certains produits pris sur place, valorisés selon les barèmes URSSAF.
Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.
Champ d'application
Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :
10.71B 10.71C 10.71D
Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.
Points clés
- IDCC 2335 : convention collective nationale de la boulangerie-pâtisserie (entreprises artisanales).
- Champ couvert : boulangeries et pâtisseries artisanales avec fabrication sur place et vente directe au consommateur.
- Hors champ : boulangerie-pâtisserie industrielle (IDCC 2480), chaînes à fabrication centralisée, pâtisseries de luxe et chocolatiers (conventions distinctes possibles).
- Catégories : ouvriers boulangers / pâtissiers / tourriers, vendeurs, apprentis, agents de maîtrise et cadres dans les structures plus importantes.
- Travail de nuit : fabrication très matinale (souvent à partir de 2h-4h), avec majorations et suivi médical renforcé.
- Ouverture dimanche et jours fériés : autorisée dans la boulangerie, avec repos par roulement et majorations conventionnelles.
- Apprentissage : voie majeure (CAP, BP, BM boulanger / pâtissier), encadrement par un maître d'apprentissage qualifié.
- Hygiène alimentaire : règles HACCP, formation à la manipulation des denrées obligatoire.
- Avantages en nature : pain et certains produits valorisés selon les barèmes URSSAF, intégrés à la rémunération.
Cas pratiques
Cas n° 1 — Boulanger débutant son service à 3h du matin
Un boulanger commence son service à 3h pour préparer la fournée du matin. Le travail de nuit (entre 21h et 7h en règle générale) ouvre droit à des contreparties (majorations de salaire ou repos compensateur selon la convention applicable) et à un suivi médical renforcé (articles L.3122-1 et suivants du Code du travail). La durée maximale quotidienne et le repos quotidien minimum de 11 heures consécutives doivent être respectés. L'employeur doit, en outre, organiser le poste pour limiter les conséquences sanitaires du travail de nuit.
Cas n° 2 — Apprentie pâtissière et durée du travail
Une apprentie pâtissière de 17 ans effectue son apprentissage en alternance avec un CFA. Les apprentis mineurs bénéficient de protections spécifiques : durée maximale quotidienne de 8 heures, durée hebdomadaire de 35 heures, interdiction du travail de nuit (sauf dérogations strictes), repos quotidien de 12 heures consécutives, deux jours consécutifs de repos hebdomadaire. Toute dérogation suppose l'autorisation préalable de l'inspection du travail. Le maître d'apprentissage doit, par ailleurs, être qualifié et habilité à former.
Cas n° 3 — Avantages en nature pain et bulletin de paie
Une vendeuse en boulangerie prend chaque jour son pain sur place. La fourniture gratuite de pain (et le cas échéant de viennoiseries ou de repas) constitue un avantage en nature qui doit être valorisé selon les barèmes URSSAF en vigueur et figurer distinctement sur le bulletin de paie, en plus du salaire de base. La sous-évaluation peut entraîner un redressement URSSAF et un rappel de cotisations sociales.
Questions fréquentes
Page mise à jour le 26/05/2026.