Primes · 2026

Heures complémentaires

Heures complémentaires (temps partiel)

Les heures complémentaires sont les heures effectuées par un salarié à temps partiel au-delà de sa durée contractuelle, sans atteindre 35 h. Majorées de 10 % (jusqu'au 1/10 de la durée) puis 25 %, elles bénéficient du même régime social et fiscal favorable que les heures supplémentaires.

Catégorie Primes
Taux salarial majoration +10 % puis +25 %
Taux patronal majoration +10 % / +25 %
Assiette Heures effectuées au-delà de la durée contractuelle (temps partiel)
Millésime 2026

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Qu'est-ce que c'est ?

Les heures complémentaires sont les heures effectuées par un salarié à temps partiel au-delà de sa durée contractuelle, mais en deçà de la durée légale de 35 heures. Elles se distinguent des heures supplémentaires (réservées aux salariés à temps plein dépassant 35 h).

Elles donnent lieu à une majoration de salaire :

  • + 10 % pour les heures effectuées dans la limite de 1/10 de la durée contractuelle
  • + 25 % pour les heures au-delà de ce dixième (article L3123-29 du Code du travail)

Une convention ou un accord de branche peut prévoir un taux de majoration différent, mais jamais inférieur à 10 %. Les heures complémentaires ne peuvent pas porter la durée de travail au niveau de 35 h (sinon le contrat serait requalifié en temps plein).

Comment c'est calculé ?

Le calcul d'une heure complémentaire :

Heure complémentaire = taux horaire × (1 + taux de majoration)

  • + 10 % jusqu'à 1/10 de la durée contractuelle
  • + 25 % au-delà (dans la limite du 1/3 de la durée contractuelle)

Exemple chiffré (à titre indicatif — 2026)

Salarié à temps partiel : 24 h/semaine, taux horaire 13 €. Le dixième de 24 h = 2,4 h. Il effectue 5 heures complémentaires sur la semaine :

  • 2,4 h à +10 % : 2,4 × 13 × 1,10 = 34,32 €
  • 2,6 h à +25 % : 2,6 × 13 × 1,25 = 42,25 €
  • Total heures complémentaires : 76,57 €

Limites

  • Le volume d'heures complémentaires ne peut dépasser 1/10 de la durée contractuelle (ou 1/3 si un accord le prévoit)
  • Elles ne peuvent jamais porter la durée à 35 h (requalification en temps plein sinon)
Comme les heures supplémentaires, les heures complémentaires bénéficient depuis 2019 de la réduction salariale de cotisations (11,31 %) et de la défiscalisation IR (plafond commun de 7 500 € net/an). Voir service-public.fr.
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Qui paie ? Salarié, employeur, ou les deux ?

Les heures complémentaires sont une rémunération supplémentaire du salarié à temps partiel, soumise au même régime social favorable que les heures supplémentaires :

Côté salarié

  • Réduction de cotisations salariales de 11,31 % sur la rémunération brute des heures complémentaires (article L241-17 CSS)
  • Exonération d'impôt sur le revenu dans la limite de 7 500 € net annuel (plafond commun avec les heures supplémentaires)
  • Les heures complémentaires restent soumises à la CSG et à la CRDS

Côté employeur

  • Pas de déduction forfaitaire patronale spécifique aux heures complémentaires (réservée aux heures supplémentaires)
  • Cotisations patronales classiques sur le montant majoré

Les heures complémentaires sont déclarées via la DSN. Leur usage est encadré : elles doivent rester occasionnelles, faute de quoi le contrat à temps partiel peut être requalifié.

À quoi sert cette cotisation ?

Les heures complémentaires permettent d'ajuster le temps de travail des salariés à temps partiel selon les besoins de l'entreprise, tout en protégeant le salarié :

Souplesse pour l'employeur

L'employeur peut demander au salarié à temps partiel d'effectuer quelques heures de plus en cas de surcroît d'activité, sans avoir à modifier le contrat ni à embaucher.

Protection du salarié à temps partiel

  • Majoration obligatoire (10 % puis 25 %) pour compenser le dépassement contractuel
  • Plafonnement (1/10 ou 1/3 de la durée contractuelle) pour éviter les abus
  • Interdiction d'atteindre 35 h : protège contre la précarité d'un faux temps partiel
  • Requalification en temps plein si l'employeur dépasse systématiquement les limites

Différence essentielle avec les heures supplémentaires

CritèreHeures complémentairesHeures supplémentaires
Salarié concernéTemps partielTemps plein (35 h)
SeuilAu-delà de la durée contractuelleAu-delà de 35 h
Majoration10 % puis 25 %25 % puis 50 %

Source : Article L3123-28 et suivants du Code du travail.

Évolutions récentes

Le régime des heures complémentaires a évolué avec le développement du travail à temps partiel :

  • 1982 : encadrement du temps partiel et création de la notion d'heures complémentaires.
  • 2000 (lois Aubry sur les 35 h) : ajustement du cadre des heures complémentaires avec la nouvelle durée légale de 35 h.
  • 14 juin 2013 (loi de sécurisation de l'emploi) : instauration d'une durée minimale de travail à temps partiel de 24 h/semaine (sauf dérogations) et majoration de 10 % dès la première heure complémentaire (auparavant non majorée dans la limite du dixième).
  • 2018-2019 : extension du régime favorable des heures supplémentaires (réduction salariale 11,31 %, défiscalisation) aux heures complémentaires.

La majoration de 10 % dès la première heure complémentaire (depuis 2013) a renforcé la protection des salariés à temps partiel, souvent des femmes dans les secteurs du commerce et des services.

Source : Loi du 14 juin 2013 de sécurisation de l'emploi.

Cas pratiques

Cas 1 — Salarié à 20 h/semaine

Taux horaire 12 €. Le dixième de 20 h = 2 h. Il fait 2 heures complémentaires :

  • 2 h à +10 % : 2 × 12 × 1,10 = 26,40 €

Cas 2 — Salarié à 28 h/semaine avec dépassement important

Taux horaire 14 €. Le dixième de 28 h = 2,8 h. Il fait 6 heures complémentaires :

  • 2,8 h à +10 % : 2,8 × 14 × 1,10 = 43,12 €
  • 3,2 h à +25 % : 3,2 × 14 × 1,25 = 56,00 €
  • Total : 99,12 €

Cas 3 — Risque de requalification

Un employeur fait régulièrement travailler un salarié à temps partiel (24 h) jusqu'à 34-35 h par les heures complémentaires. Risque : le salarié peut demander la requalification de son contrat en temps plein aux prud'hommes, avec rappel de salaire.

Cas 4 — Avantage fiscal

Salariée à temps partiel effectuant régulièrement des heures complémentaires : celles-ci bénéficient de la réduction salariale de 11,31 % et de l'exonération d'IR (jusqu'à 7 500 € net/an), ce qui augmente son pouvoir d'achat net.

Les heures complémentaires ne peuvent jamais porter la durée de travail à 35 h ou plus : ce serait du travail à temps plein, entraînant la requalification du contrat. L'employeur doit donc surveiller le volume cumulé.

Questions fréquentes

C'est une heure effectuée par un salarié à temps partiel au-delà de sa durée contractuelle, mais en deçà de la durée légale de 35 h. Elle se distingue de l'heure supplémentaire, réservée aux salariés à temps plein dépassant 35 h.

Elles sont majorées de 10 % pour les heures dans la limite du 1/10 de la durée contractuelle, puis de 25 % au-delà (article L3123-29 du Code du travail). Une convention de branche peut prévoir un taux différent, mais jamais inférieur à 10 %.

Oui. Le volume ne peut dépasser 1/10 de la durée contractuelle (ou 1/3 si un accord collectif le prévoit). Surtout, les heures complémentaires ne peuvent jamais porter la durée de travail à 35 h ou plus, sous peine de requalification en temps plein.

Oui, depuis 2019, elles bénéficient du même régime favorable que les heures supplémentaires : réduction de cotisations salariales de 11,31 % et exonération d'impôt sur le revenu dans la limite de 7 500 € net annuel (plafond commun).

Si l'employeur fait régulièrement dépasser les limites (ou atteindre 35 h), le salarié peut demander la requalification de son contrat à temps partiel en temps plein devant les prud'hommes, avec rappel de salaire sur la base d'un temps complet.
Information à titre indicatif : les taux, plafonds et assiettes mentionnés sont ceux en vigueur au 2026. Vérifiez systématiquement la dernière version sur BOSS et URSSAF. Pour une analyse personnalisée de votre bulletin, consultez votre service paie ou un expert-comptable.
Page mise à jour le 26/05/2026.