Primes · 2026

13e mois

13e mois / Gratification de fin d'année

Le 13e mois (ou prime de fin d'année) correspond à un mois de salaire supplémentaire. Non obligatoire au titre du Code du travail, il résulte de la convention collective, d'un accord ou d'un usage. Soumis aux cotisations et à l'impôt comme un salaire ordinaire.

Catégorie Primes
Taux salarial soumis comme un salaire
Taux patronal soumis comme un salaire
Assiette ≈ 1 mois de salaire de base (selon convention)
Millésime 2026

Comment cette ligne apparaît sur votre bulletin

13e mois 13ème mois Treizième mois Prime de fin d'année Gratification annuelle Prime annuelle

Qu'est-ce que c'est ?

Le 13e mois (ou "prime de fin d'année", "gratification annuelle") est un complément de salaire correspondant généralement à un mois de salaire supplémentaire, versé en une ou plusieurs fois dans l'année (souvent en novembre ou décembre).

Il n'est pas obligatoire au titre du Code du travail. Son versement résulte de la convention collective, d'un accord d'entreprise, du contrat de travail ou d'un usage constant. Quand il est dû, il constitue un élément de rémunération que l'employeur ne peut pas supprimer unilatéralement.

Le 13e mois est soumis aux cotisations sociales et imposable dans les mêmes conditions que le salaire. Il apparaît comme une ligne distincte du bulletin du mois de versement, ce qui explique un brut (et un PAS) nettement plus élevés ce mois-là.

Comment c'est calculé ?

Le 13e mois est généralement égal à un mois de salaire de base, mais les modalités dépendent de la convention ou de l'accord :

13e mois = salaire mensuel de base (ou base définie par la convention) × prorata de présence

Modalités courantes

  • Versement intégral en décembre (ou novembre)
  • Versement fractionné : 50 % en juin, 50 % en décembre
  • Mensualisation : 1/12 ajouté chaque mois (plus rare)
  • Prorata temporis pour les salariés entrés ou sortis en cours d'année

Exemple chiffré (à titre indicatif — 2026)

Salarié à 2 400 € brut/mois, présent toute l'année, 13e mois versé en décembre :

  • Brut de décembre : 2 400 (salaire) + 2 400 (13e mois) = 4 800 €
  • Cotisations et PAS calculés sur 4 800 € ce mois-là

Salarié arrivé le 1er juillet (6 mois de présence) :

  • 13e mois proratisé : 2 400 × 6/12 = 1 200 €
Le mois de versement du 13e mois, le prélèvement à la source est plus élevé (calculé sur un brut doublé). Anticipez cette variation dans votre budget.
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Qui paie ? Salarié, employeur, ou les deux ?

Le 13e mois est un élément de salaire à part entière, soumis aux mêmes prélèvements que la rémunération ordinaire :

  • Soumis à toutes les cotisations sociales (salariales et patronales)
  • Imposable et intégré au net imposable
  • Soumis au prélèvement à la source (le mois de versement)
  • Génère des droits à la retraite

Le versement du 13e mois peut faire basculer temporairement le salarié dans la tranche 2 (si le brut du mois dépasse 1 PMSS), entraînant des cotisations AGIRC-ARRCO T2, CEG T2 et CET ce mois-là.

Une fois acquis (par convention ou usage), le 13e mois ne peut pas être supprimé unilatéralement par l'employeur. Il entre dans l'assiette de calcul de certaines indemnités (congés payés, licenciement).

À quoi sert cette cotisation ?

Le 13e mois est un complément de rémunération qui poursuit plusieurs objectifs :

Pour le salarié

  • Lissage du pouvoir d'achat : il aide à faire face aux dépenses de fin d'année (fêtes) ou aux besoins ponctuels (versement en juin/décembre)
  • Augmentation de la rémunération annuelle globale : un salaire de 2 400 € sur 13 mois équivaut à 31 200 €/an, soit 2 600 €/mois lissés

Pour l'entreprise

  • Attractivité et fidélisation : le 13e mois est un avantage social valorisé dans le recrutement
  • Élément différenciant dans la négociation salariale

Origine conventionnelle

Le 13e mois n'est pas légal. Il est très répandu dans certaines branches (banque, assurance, grande distribution, métallurgie) mais absent dans d'autres. Quand il existe, il est obligatoire pour l'employeur selon les modalités prévues par la convention, l'accord ou l'usage.

En cas de litige (calcul, prorata, suppression), le salarié peut saisir le conseil de prud'hommes. Source : service-public.fr — Primes et gratifications.

Évolutions récentes

Le 13e mois est une pratique ancienne, née de la négociation collective et des usages d'entreprise :

  • Il s'est développé dès l'après-guerre dans certaines branches (banque, assurance) comme avantage social distinctif.
  • La jurisprudence de la Cour de cassation a précisé son régime : conditions d'acquisition, prorata, caractère d'usage, modalités de dénonciation.
  • Le 13e mois reste un usage ou un avantage conventionnel, jamais une obligation légale générale. Sa présence varie fortement selon les secteurs.

Aujourd'hui, le 13e mois est particulièrement répandu dans la banque, l'assurance, la grande distribution, la métallurgie et de nombreuses grandes entreprises. Il fait souvent l'objet de négociations annuelles obligatoires (NAO).

Pour vérifier si vous y avez droit, consultez votre convention collective sur Légifrance ou votre contrat de travail.

Cas pratiques

Cas 1 — Salarié présent toute l'année

Salaire 2 400 €/mois, 13e mois versé en décembre :

  • Décembre : brut = 4 800 € (salaire + 13e mois)
  • Rémunération annuelle : 2 400 × 13 = 31 200 €

Cas 2 — Salarié entré en cours d'année

Salarié arrivé le 1er avril (9 mois de présence), salaire 2 400 € :

  • 13e mois proratisé : 2 400 × 9/12 = 1 800 €

Cas 3 — Versement fractionné

Convention prévoyant un demi 13e mois en juin et l'autre moitié en décembre :

  • Juin : brut = salaire + 1 200 € (demi 13e mois)
  • Décembre : brut = salaire + 1 200 €

Cas 4 — Effet sur l'impôt à la source

Le mois du versement, le prélèvement à la source est calculé sur un brut doublé. Le salarié voit donc un PAS nettement plus élevé en décembre. Ce n'est pas une "double imposition" : c'est simplement l'impôt dû sur un revenu plus important ce mois-là.

Le 13e mois étant pleinement soumis à cotisations et impôt, le net perçu n'est pas égal au salaire de base : comptez environ 75-78 % du brut du 13e mois en net après cotisations et PAS.

Questions fréquentes

Non, il n'est pas prévu par le Code du travail. Son versement résulte de la convention collective, d'un accord d'entreprise, du contrat de travail ou d'un usage constant. Quand il est dû, l'employeur ne peut pas le supprimer unilatéralement.

Il est généralement égal à un mois de salaire de base, versé en une fois (décembre) ou fractionné (juin et décembre). Pour les salariés entrés ou sortis en cours d'année, il est proratisé selon le temps de présence (ex : 6 mois = 6/12 du 13e mois).

Oui, le 13e mois est un élément de salaire soumis à toutes les cotisations sociales, imposable, intégré au net imposable et soumis au prélèvement à la source. Le mois de versement, le brut (et donc le PAS) sont nettement plus élevés.

Parce que le prélèvement à la source est calculé sur le brut du mois, qui est doublé lors du versement du 13e mois. Ce n'est pas une double imposition : c'est simplement l'impôt dû sur un revenu plus élevé ce mois-là.

Oui, dans la plupart des conventions. Un salarié qui quitte l'entreprise en cours d'année perçoit le 13e mois au prorata de son temps de présence (sauf disposition conventionnelle contraire), versé avec le solde de tout compte.
Information à titre indicatif : les taux, plafonds et assiettes mentionnés sont ceux en vigueur au 2026. Vérifiez systématiquement la dernière version sur BOSS et URSSAF. Pour une analyse personnalisée de votre bulletin, consultez votre service paie ou un expert-comptable.
Page mise à jour le 26/05/2026.