Primes · 2026

Prime de vacances

Prime de vacances (Syntec, autres CC)

La prime de vacances aide le salarié à financer ses congés. Non obligatoire au titre du Code du travail, elle résulte de la convention collective (notamment Syntec qui impose 10 % de la masse des CP). Soumise aux cotisations sociales et imposable comme un salaire.

Catégorie Primes
Taux salarial soumise comme un salaire
Taux patronal soumise comme un salaire
Assiette Selon convention (≥ 10 % de la masse des CP pour Syntec)
Millésime 2026

Comment cette ligne apparaît sur votre bulletin

Prime de vacances Prime vacances Prime Syntec vacances Prime de congés Prime estivale

Qu'est-ce que c'est ?

La prime de vacances est un complément de salaire versé par l'employeur pour aider le salarié à financer ses congés. Elle n'est pas obligatoire au titre du Code du travail : elle résulte de la convention collective, d'un accord d'entreprise, du contrat de travail ou d'un usage.

Certaines conventions collectives la prévoient explicitement. La plus emblématique est la convention Syntec (IDCC 1486), qui impose une prime de vacances d'au moins 10 % de la masse des indemnités de congés payés de l'ensemble des salariés.

Quand elle est due, la prime de vacances est soumise aux cotisations sociales et imposable comme un salaire. Elle figure comme une ligne distincte du bulletin, généralement versée avant la période estivale.

Comment c'est calculé ?

Le mode de calcul dépend de la convention collective ou de l'accord applicable. Il n'existe pas de formule légale unique.

Exemple : convention Syntec (IDCC 1486)

La prime de vacances Syntec doit représenter au moins 10 % de la masse globale des indemnités de congés payés versées à l'ensemble des salariés sur l'année de référence.

L'employeur peut s'acquitter de cette obligation en versant des primes ou des avantages au moins équivalents (13e mois, prime exceptionnelle...) pendant la période de prise des congés.

Autres conventions

  • Montant forfaitaire fixe par salarié
  • Pourcentage du salaire de base
  • Prime liée à l'ancienneté ou au temps de présence

Exemple chiffré (à titre indicatif — 2026)

Convention prévoyant une prime de vacances forfaitaire de 500 € versée en juin :

  • Brut de juin : salaire + 500 €
  • Soumise aux cotisations et au PAS comme un salaire
  • Net perçu de la prime : ≈ 380-390 € après cotisations et impôt
La prime de vacances dépend strictement de la convention collective. Consultez votre IDCC sur Légifrance ou votre service RH pour connaître vos droits.
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Qui paie ? Salarié, employeur, ou les deux ?

La prime de vacances est un élément de rémunération à part entière, versée par l'employeur et soumise aux cotisations comme un salaire :

  • Soumise à toutes les cotisations sociales (salariales et patronales)
  • Imposable et intégrée au net imposable
  • Soumise au prélèvement à la source
  • Génère des droits à la retraite

Caractère obligatoire ou non

  • Non obligatoire au titre du Code du travail
  • Obligatoire si prévue par la convention collective (ex : Syntec), un accord d'entreprise, le contrat ou un usage constant

Quand elle résulte d'un usage ou d'un engagement, l'employeur ne peut pas la supprimer unilatéralement : il doit suivre la procédure de dénonciation de l'usage (information des représentants du personnel, des salariés, avec respect d'un délai de prévenance).

Dans la convention Syntec, l'employeur peut s'acquitter de l'obligation de prime de vacances par tout avantage équivalent versé pendant la période de congés (13e mois, prime exceptionnelle), ce qui donne une certaine souplesse.

À quoi sert cette cotisation ?

La prime de vacances aide financièrement le salarié à partir en congés et reconnaît la coupure estivale comme un moment d'effort budgétaire particulier pour les ménages.

Pour le salarié

  • Complément de pouvoir d'achat au moment des congés (frais de transport, hébergement, loisirs)
  • Reconnaissance du droit à des vacances dignes
  • Élément de rémunération supplémentaire intégré aux droits à la retraite

Pour l'entreprise

  • Outil d'attractivité et de fidélisation dans certains secteurs (notamment le numérique avec Syntec)
  • Élément distinctif valorisé lors du recrutement

Origine conventionnelle

La prime de vacances n'est pas une obligation légale générale : elle dépend de la convention collective applicable. Sa présence varie fortement selon les branches. La convention Syntec est l'une des plus connues à imposer une prime de vacances, mais d'autres conventions (chimie, métallurgie, etc.) peuvent aussi en prévoir.

Source : Légifrance — Conventions collectives (IDCC) · service-public.fr — Primes et gratifications.

Évolutions récentes

La prime de vacances est une création conventionnelle, sans fondement légal général :

  • Elle s'est développée dans les conventions collectives de branche à partir des années 1960-1970, en parallèle de l'extension des congés payés.
  • La convention Syntec (IDCC 1486), signée en 1987, est l'une des plus emblématiques : elle impose à l'employeur de verser une prime de vacances au moins égale à 10 % de la masse globale des indemnités de congés payés.
  • La jurisprudence a précisé son régime : caractère acquis dès lors qu'elle résulte d'un usage répété, modalités de dénonciation strictes, intégration dans l'assiette des cotisations.

Contrairement aux dispositifs de partage de la valeur (PPV, intéressement, participation) qui bénéficient d'exonérations sociales, la prime de vacances est pleinement soumise aux cotisations, ce qui en fait un complément de salaire classique.

Source : Convention collective Syntec sur Légifrance.

Cas pratiques

Cas 1 — Salarié Syntec

Entreprise relevant de la convention Syntec, masse globale des congés payés de 800 000 € sur l'année. Prime de vacances minimum :

  • 10 % × 800 000 = 80 000 € à répartir entre les salariés
  • Pour 100 salariés : ≈ 800 €/an par salarié en moyenne (modalités de répartition selon l'accord)

Cas 2 — Prime de vacances forfaitaire (exemple conventionnel)

Convention prévoyant une prime forfaitaire de 600 € en juin :

  • Brut de juin : salaire + 600 €
  • Soumise aux cotisations et au PAS
  • Net perçu (prime) : ≈ 460 €

Cas 3 — Substitution par 13e mois (Syntec)

Une entreprise Syntec verse à ses salariés un 13e mois en juin (au lieu d'une prime de vacances séparée). L'employeur peut être considéré comme remplissant son obligation conventionnelle si la valeur globale est au moins égale à 10 % de la masse des congés payés.

Cas 4 — Pas de convention prévoyant la prime

Salarié dont la convention collective ne prévoit aucune prime de vacances. L'employeur n'est pas tenu d'en verser une, sauf usage d'entreprise ou clause contractuelle.

Vérifiez votre convention collective (IDCC) pour savoir si vous avez droit à une prime de vacances. Si elle existe, elle est obligatoire pour l'employeur et constitue un complément de salaire soumis aux cotisations.

Questions fréquentes

Non au titre du Code du travail, mais oui si elle est prévue par la convention collective applicable, un accord d'entreprise, le contrat de travail ou un usage constant. La convention Syntec (IDCC 1486) est la plus emblématique : elle impose une prime d'au moins 10 % de la masse des indemnités de congés payés.

Elle doit représenter au moins 10 % de la masse globale des indemnités de congés payés versées à l'ensemble des salariés sur l'année de référence. L'employeur peut s'acquitter de cette obligation en versant des avantages équivalents (13e mois, prime exceptionnelle) pendant la période de congés.

Oui, comme tout élément de rémunération, elle est soumise à toutes les cotisations sociales, imposable, intégrée au net imposable et soumise au prélèvement à la source. Elle génère également des droits à la retraite.

Non, pas unilatéralement si elle résulte de la convention collective, d'un accord ou d'un usage acquis. Sa suppression nécessite une procédure stricte (dénonciation de l'usage, révision de la convention).

L'indemnité de congés payés (ICCP ou maintien de salaire) remplace le salaire pendant les congés (obligatoire et légale). La prime de vacances est un complément de salaire conventionnel, distinct, qui s'ajoute au salaire pendant la période des congés.
Information à titre indicatif : les taux, plafonds et assiettes mentionnés sont ceux en vigueur au 2026. Vérifiez systématiquement la dernière version sur BOSS et URSSAF. Pour une analyse personnalisée de votre bulletin, consultez votre service paie ou un expert-comptable.
Page mise à jour le 10/07/2026.