Indemnités · 2026

Congés payés

Indemnité de congés payés (1/10e ou maintien de salaire)

Les congés payés donnent droit à 2,5 jours ouvrables par mois (30 jours/an). L'indemnité de congés payés remplace le salaire, calculée selon la règle la plus favorable entre le maintien de salaire et le 1/10 de la rémunération de référence. Soumise aux cotisations comme un salaire.

Catégorie Indemnités
Taux salarial soumise comme un salaire
Taux patronal soumise comme un salaire
Assiette Maintien de salaire ou 1/10 de la rémunération de référence (le plus favorable)
Millésime 2026

Comment cette ligne apparaît sur votre bulletin

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Qu'est-ce que c'est ?

Les congés payés sont les jours de repos rémunérés auxquels tout salarié a droit, à raison de 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) par an (article L3141-3 du Code du travail).

Pendant les congés, le salarié perçoit une indemnité de congés payés qui remplace son salaire. Elle se calcule selon la règle la plus favorable entre deux méthodes : le maintien de salaire ou la règle du 1/10 de la rémunération de la période de référence.

Sur le bulletin, les congés payés apparaissent souvent sous forme de compteurs (jours acquis / jours pris) et d'une indemnité de congés payés le mois où ils sont pris. Cette indemnité est soumise aux cotisations comme un salaire.

Comment c'est calculé ?

L'indemnité de congés payés se calcule selon la règle la plus favorable au salarié (article L3141-24) :

Méthode 1 — Maintien de salaire

Le salarié perçoit le salaire qu'il aurait touché s'il avait travaillé pendant ses congés.

Méthode 2 — Règle du 1/10

Indemnité = 1/10 de la rémunération brute totale de la période de référence (1er juin N-1 au 31 mai N).

Acquisition des droits

  • 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif
  • Maximum 30 jours ouvrables (5 semaines) par an
  • Période de référence : du 1er juin au 31 mai (sauf accord d'entreprise différent)

Exemple chiffré (à titre indicatif — 2026)

Salarié à 2 400 €/mois prenant 10 jours de congés. Avec la règle du 1/10 sur une rémunération annuelle de 28 800 € :

  • Indemnité totale CP (30 jours) : 28 800 / 10 = 2 880 €
  • Pour 10 jours pris : 2 880 × (10/30) = 960 €
  • Comparé au maintien de salaire, on retient le plus favorable
Depuis 2024, les arrêts maladie génèrent aussi des droits à congés payés (Cass. soc. 13 septembre 2023, alignement sur le droit européen). Voir service-public.fr — Congés payés.
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Qui paie ? Salarié, employeur, ou les deux ?

L'indemnité de congés payés est versée par l'employeur et suit le régime du salaire :

  • Soumise à toutes les cotisations sociales (salariales et patronales)
  • Imposable et intégrée au net imposable
  • Soumise au prélèvement à la source
  • Génère des droits à la retraite

Cas particulier des caisses de congés payés

Dans certains secteurs (BTP, intermittents du spectacle, manutention portuaire, transport...), les congés payés sont gérés par une caisse de congés payés à laquelle l'employeur cotise. C'est la caisse qui verse directement l'indemnité de congés payés au salarié, et non l'employeur.

Acquisition pendant les absences

Le travail effectif génère des droits à congés. Certaines absences sont assimilées à du temps de travail effectif pour le calcul (congé maternité, AT/MP, et depuis 2024 les arrêts maladie non professionnels, dans certaines limites).

Les compteurs de congés (acquis/pris) figurent généralement sur le bulletin pour informer le salarié de ses droits.

À quoi sert cette cotisation ?

Les congés payés garantissent à chaque salarié un droit au repos rémunéré, principe fondamental du droit social français depuis 1936.

Fonction

  • Garantir un temps de repos annuel pour la santé et la vie personnelle du salarié
  • Maintenir la rémunération pendant ce repos (indemnité de congés payés)
  • Constituer un droit d'ordre public : le salarié ne peut pas y renoncer contre rémunération (sauf à la rupture, via l'ICCP)

Modalités de prise

  • Au moins 12 jours ouvrables consécutifs doivent pouvoir être pris entre le 1er mai et le 31 octobre (congé principal)
  • L'employeur fixe l'ordre des départs, en tenant compte de la situation familiale et de l'ancienneté
  • Possibilité de jours de fractionnement supplémentaires si une partie des congés est prise hors période

À la rupture du contrat

Les congés acquis mais non pris donnent lieu à l'Indemnité Compensatrice de Congés Payés (ICCP), versée dans le solde de tout compte.

Source : service-public.fr — Congés payés · Articles L3141-1 et suivants du Code du travail.

Évolutions récentes

Les congés payés sont une conquête sociale emblématique, régulièrement étendue :

  • 20 juin 1936 (Front populaire) : instauration des premiers congés payés (2 semaines).
  • 1956 : passage à 3 semaines.
  • 1969 : passage à 4 semaines.
  • 16 mai 1981 (ordonnance) : passage à la 5e semaine de congés payés (30 jours ouvrables), toujours en vigueur.
  • 6 novembre 2018 (CJUE, Max-Planck) : le droit à congés ne peut s'éteindre automatiquement si le salarié n'a pas pu les prendre.
  • 13 septembre 2023 (Cass. soc.) : alignement du droit français sur le droit européen — les salariés acquièrent des congés payés pendant les arrêts maladie non professionnels.
  • 22 avril 2024 (loi DDADUE) : transposition législative de cette jurisprudence, encadrant l'acquisition de congés pendant la maladie (2 jours ouvrables/mois pour la maladie non professionnelle, dans la limite de 24 jours/an).

Source : Article L3141-3 du Code du travail · Loi DDADUE du 22 avril 2024.

Cas pratiques

Cas 1 — Salarié prenant 4 semaines en été

Salarié à 2 400 €/mois. Pendant ses congés, il perçoit l'indemnité de congés payés (maintien de salaire ou 1/10, le plus favorable) :

  • Indemnité ≈ son salaire habituel (méthode maintien)
  • Soumise à cotisations comme un salaire

Cas 2 — Règle du 1/10 plus favorable

Salarié ayant perçu de nombreuses primes pendant la période de référence : la règle du 1/10 (qui intègre les primes) peut donner une indemnité supérieure au simple maintien de salaire. L'employeur doit retenir le plus favorable.

Cas 3 — Salarié du BTP

Dans le BTP, les congés payés sont gérés par une caisse de congés payés (CIBTP). L'employeur cotise à la caisse, qui verse directement l'indemnité au salarié. Le bulletin de l'entreprise ne fait pas apparaître l'indemnité (versée par la caisse).

Cas 4 — Congés acquis pendant un arrêt maladie

Depuis 2024, un salarié en arrêt maladie non professionnel acquiert 2 jours ouvrables de congés par mois (dans la limite de 24 jours/an). À son retour, ces jours s'ajoutent à ses droits.

L'employeur doit calculer l'indemnité de congés payés selon la méthode la plus favorable (maintien ou 1/10). Les compteurs de congés (acquis/pris/solde) figurent sur le bulletin pour informer le salarié de ses droits.

Questions fréquentes

2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) par an au maximum (article L3141-3 du Code du travail). La période de référence court généralement du 1er juin au 31 mai, sauf accord d'entreprise.

Selon la règle la plus favorable au salarié : soit le maintien de salaire (ce qu'il aurait gagné en travaillant), soit la règle du 1/10 (10 % de la rémunération brute de la période de référence). L'employeur doit retenir la méthode la plus avantageuse.

Oui, l'indemnité de congés payés est un élément de salaire soumis à toutes les cotisations sociales, imposable, intégré au net imposable et soumis au prélèvement à la source. Elle génère des droits à la retraite.

Oui, depuis l'arrêt de la Cour de cassation du 13 septembre 2023 (transposé par la loi DDADUE du 22 avril 2024). Un salarié en arrêt maladie non professionnel acquiert 2 jours ouvrables de congés par mois, dans la limite de 24 jours par an.

Les congés acquis mais non pris donnent lieu à l'Indemnité Compensatrice de Congés Payés (ICCP), versée dans le solde de tout compte à la rupture du contrat, quelle que soit la cause de la rupture.
Information à titre indicatif : les taux, plafonds et assiettes mentionnés sont ceux en vigueur au 2026. Vérifiez systématiquement la dernière version sur BOSS et URSSAF. Pour une analyse personnalisée de votre bulletin, consultez votre service paie ou un expert-comptable.
Page mise à jour le 27/05/2026.