Indemnités · 2026

IJSS maladie

Indemnités Journalières de Sécurité Sociale en cas de maladie

Les indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS) sont versées par la CPAM à partir du 4e jour d'arrêt, à hauteur de 50 % du salaire journalier de base. Le salaire retenu est plafonné à 1,4 SMIC depuis le 1er avril 2025, ce qui porte l'indemnité maximale à 42,97 € brut par jour depuis le 1er juillet 2026.

Catégorie Indemnités
Taux salarial ≈ 50 % du salaire journalier (CSG/CRDS + IR, hors cotisations)
Taux patronal néant (financé par la cotisation maladie)
Assiette Salaire journalier de base (3 derniers mois ÷ 91,25), salaire mensuel retenu plafonné à 1,4 SMIC
Plafond IJ maladie plafonnée à 42,97 €/jour brut (arrêts prescrits à compter du 01/07/2026) · salaire retenu limité à 1,4 SMIC, soit 2 613,83 €
Millésime 2026

Comment cette ligne apparaît sur votre bulletin

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Qu'est-ce que c'est ?

Les Indemnités Journalières de Sécurité Sociale (IJSS) maladie sont les sommes versées par l'Assurance Maladie (CPAM) au salarié en arrêt maladie, pour compenser partiellement la perte de salaire.

Elles sont versées après un délai de carence de 3 jours (pour la maladie non professionnelle), et calculées sur la base du salaire des 3 derniers mois (ou 12 mois pour les activités discontinues). Le montant correspond à environ 50 % du salaire journalier de base, dans la limite d'un plafond.

Sur le bulletin, les IJSS apparaissent en cas de subrogation (l'employeur les perçoit et les reverse). Elles sont soumises à la CSG/CRDS et imposables, mais exonérées des cotisations sociales classiques.

Comment c'est calculé ?

L'IJSS maladie est calculée à partir du salaire journalier de base :

Salaire journalier de base = (somme des 3 derniers salaires bruts) / 91,25

IJSS = 50 % du salaire journalier de base

Plafond : le changement de 2025 que beaucoup ont manqué

Le salaire mensuel pris en compte est plafonné à 1,4 fois le SMIC. Ce n'est plus 1,8 SMIC : le décret n° 2025-160 du 20 février 2025 a abaissé ce plafond pour les arrêts débutant à compter du 1er avril 2025. La plupart des simulateurs et des fiches en ligne ont mis plusieurs mois à en tenir compte.

Concrètement, avec le SMIC revalorisé au 1er juin 2026, le salaire retenu ne peut excéder environ 2 613,83 € par mois, ce qui porte l'IJSS maximale à 42,97 € brut par jour. Au-delà de ce salaire, l'indemnité ne progresse plus : un cadre à 4 000 € brut touche la même IJSS qu'un salarié à 2 614 €. C'est précisément ce que la prévoyance d'entreprise est censée compenser.

Délai de carence

3 jours de carence pour la maladie non professionnelle (pas de carence pour l'AT/MP ni pour les affections de longue durée en cas de rechute).

Exemple chiffré

Salarié à 2 400 € brut/mois, arrêt de 15 jours :

  • Salaire journalier de base : (2 400 × 3) / 91,25 = 78,90 €
  • IJSS : 78,90 × 50 % = 39,45 €/jour
  • Versées du 4e au 15e jour (après 3 jours de carence) = 12 jours × 39,45 = 473,40 €
Les IJSS seules couvrent ≈ 50 % du salaire. Le maintien de salaire employeur et la prévoyance complètent pour atteindre 90 %, 100 % ou plus. Voir Ameli — IJSS maladie.
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Qui fait quoi ?

Les IJSS ne sont pas une cotisation : ce sont des prestations versées par la Sécurité sociale (CPAM) au salarié. Elles sont financées par la cotisation maladie patronale.

Régime social et fiscal des IJSS

  • Exonérées de cotisations sociales classiques (vieillesse, retraite complémentaire…)
  • Soumises à la CSG (6,2 %) et à la CRDS (0,5 %) au taux applicable aux revenus de remplacement
  • Imposables à l'impôt sur le revenu (sauf IJSS pour affection de longue durée, exonérées)
  • Soumises au prélèvement à la source (taux appliqué par la CPAM ou l'employeur en cas de subrogation)

Versement : direct ou subrogation

  • Versement direct : la CPAM verse les IJSS directement au salarié
  • Subrogation : l'employeur perçoit les IJSS et verse au salarié son salaire maintenu (les IJSS apparaissent alors sur le bulletin)

Les IJSS sont déclarées et suivies via la DSN (signalement d'arrêt de travail).

À quoi ça sert ?

Les IJSS maladie constituent le socle de protection du revenu du salarié en arrêt maladie. Elles garantissent un revenu minimum de remplacement, financé par la solidarité nationale.

Fonction

  • Compenser partiellement la perte de salaire (≈ 50 %) pendant l'incapacité de travail
  • Permettre au salarié de se soigner sans perdre tout revenu
  • Constituer la base sur laquelle se greffent le maintien de salaire employeur et la prévoyance

Articulation des protections

  1. IJSS : 50 % du salaire journalier de base, salaire plafonné à 1,4 SMIC, socle Sécurité sociale
  2. Maintien de salaire employeur : complète jusqu'à 90 %, 100 % selon la convention
  3. Prévoyance : relais sur les arrêts longs

Conditions d'ouverture des droits

  • Avoir cotisé un minimum (heures travaillées ou montant de cotisations sur une période de référence)
  • Arrêt prescrit par un médecin et transmis à la CPAM dans les 48 h
  • Respect des obligations du salarié (horaires de sortie, contre-visites éventuelles)

Source : Ameli — IJSS maladie · Article L321-1 du Code de la Sécurité sociale.

Évolutions récentes

Les IJSS maladie existent depuis la création de la Sécurité sociale :

  • 1945 : création de l'Assurance Maladie et des indemnités journalières dans le cadre de la Sécurité sociale.
  • Évolutions du mode de calcul : passage à un calcul sur les 3 derniers mois (ou 12 mois pour les activités discontinues), avec un plafonnement du salaire retenu à 1,8 SMIC. Ce plafond a été abaissé à 1,4 SMIC par le décret n° 2025-160 du 20 février 2025, applicable aux arrêts prescrits à compter du 1er avril 2025.
  • 2010 : révision du mode de calcul des IJSS (référence au salaire net pour certains aspects, plafonnement renforcé).
  • Débats récurrents sur les jours de carence : 3 jours pour le privé (maintenus), avec des débats périodiques sur leur extension ou suppression.

Le délai de carence de 3 jours dans le privé est souvent neutralisé par les conventions collectives (qui prévoient un maintien dès le 1er jour). Le montant et le plafond des IJSS sont régulièrement actualisés par décret.

Source : Ameli — IJSS maladie.

Cas pratiques

Cas 1 — Arrêt court de 10 jours

Salarié à 2 400 €, IJSS ≈ 39,45 €/jour. Après 3 jours de carence :

  • IJSS versées : 7 jours × 39,45 = 276,15 €
  • Avec maintien employeur à 100 % : le complément couvre le reste

Cas 2 — Salaire élevé (plafonnement)

Cadre à 5 000 €/mois : le salaire pris en compte est plafonné à 1,4 SMIC, soit 2 613,83 €. L'indemnité journalière atteint donc son maximum, 42,97 € brut par jour, très loin des 50 % de son salaire réel (qui donneraient environ 82 € par jour). Le maintien employeur et la prévoyance sont alors essentiels pour compenser.

Cas 3 — Subrogation

L'employeur perçoit les IJSS de la CPAM et verse au salarié son salaire maintenu. Le salarié reçoit son net habituel sans attendre la CPAM. Les IJSS figurent sur le bulletin (neutralisées par la subrogation).

Cas 4 — Affection de longue durée (ALD)

Pour une ALD (cancer, maladie chronique...), les IJSS peuvent être versées plus longtemps (jusqu'à 3 ans) et sont exonérées d'impôt sur le revenu, contrairement aux IJSS maladie classiques.

Les IJSS ne couvrent que 50 % du salaire journalier de base, lui-même plafonné à 1,4 SMIC. Sans maintien de salaire employeur ni prévoyance, un arrêt maladie entraîne une perte de revenu significative, surtout pour les salaires élevés.

Questions fréquentes

Parce que le plafond de calcul a été abaissé. Le décret n° 2025-160 du 20 février 2025 a ramené de 1,8 à 1,4 SMIC le salaire mensuel maximal retenu pour calculer l'indemnité, pour les arrêts débutant à compter du 1er avril 2025. Pour un salaire supérieur à ce plafond, l'IJSS est donc mécaniquement plus faible qu'avant, à situation identique. C'est le maintien de salaire prévu par l'employeur ou le contrat de prévoyance qui absorbe l'écart, quand il existe.

L'IJSS est égale à 50 % du salaire journalier de base, lui-même calculé comme la somme des 3 derniers salaires bruts divisée par 91,25. Le salaire pris en compte est plafonné à 1,8 fois le SMIC mensuel, soit une IJSS maximale d'environ 53 €/jour en 2025.

Pour une maladie non professionnelle, les IJSS sont versées après un délai de carence de 3 jours (les 3 premiers jours d'arrêt ne sont pas indemnisés par la Sécu). Il n'y a pas de carence pour les accidents du travail/maladies professionnelles.

Oui, les IJSS maladie sont imposables à l'impôt sur le revenu et soumises à la CSG (6,2 %) et à la CRDS (0,5 %), mais exonérées des cotisations sociales classiques. Exception : les IJSS versées pour une affection de longue durée (ALD) sont exonérées d'impôt.

Avec la subrogation, l'employeur perçoit directement les IJSS de la CPAM et verse au salarié son salaire maintenu. Le salarié reçoit son net sans attendre la CPAM. Les IJSS apparaissent alors sur le bulletin de paie.

Non, les IJSS ne couvrent qu'environ 50 % du salaire journalier (plafonné à 1,8 SMIC). Le maintien de salaire de l'employeur et la prévoyance complètent pour atteindre 90 %, 100 % ou plus selon la convention collective.

42,97 € brut par jour pour les arrêts prescrits depuis le 1er juillet 2026, contre 41,95 € auparavant. Ce plafond découle de la limitation du salaire retenu à 1,4 fois le SMIC mensuel, soit 2 613,83 €. Au-delà de ce salaire, l'indemnité n'augmente plus : c'est à l'employeur, à la convention collective ou à la prévoyance de combler l'écart.

Deux raisons se cumulent. Le salaire retenu est plafonné à 1,4 SMIC : un salaire supérieur à 2 613,83 € est calculé comme s'il valait 2 613,83 €. Et les indemnités supportent 6,7 % de prélèvements sociaux (CSG 6,2 % et CRDS 0,5 %), de sorte que le montant net encaissé est inférieur au montant brut affiché.

Tous les quatorze jours en moyenne, à partir du 4e jour d'arrêt. Si l'employeur pratique la subrogation, le salarié ne perçoit rien de la caisse : il reçoit un salaire maintenu unique à la date de paie habituelle, et c'est l'employeur qui encaisse les indemnités.
Information à titre indicatif : les taux, plafonds et assiettes mentionnés sont ceux en vigueur au 2026. Vérifiez systématiquement la dernière version sur BOSS et URSSAF. Pour une analyse personnalisée de votre bulletin, consultez votre service paie ou un expert-comptable.
Page mise à jour le 19/09/2026.