Primes · 2026

Prime d'ancienneté

Prime d'ancienneté (selon convention collective)

La prime d'ancienneté récompense la fidélité du salarié. Non obligatoire au titre du Code du travail, elle résulte de la convention collective ou d'un accord. Son montant croît avec l'ancienneté (paliers de 3, 5, 10, 15 ans) et est soumis aux cotisations comme un salaire.

Catégorie Primes
Taux salarial soumise comme un salaire
Taux patronal soumise comme un salaire
Assiette Pourcentage du salaire de base ou du minimum conventionnel selon l'ancienneté
Millésime 2026

Comment cette ligne apparaît sur votre bulletin

Prime d'ancienneté Prime ancienneté Ancienneté Prime d'anc. P. ancienneté

Qu'est-ce que c'est ?

La prime d'ancienneté est un complément de salaire versé pour récompenser la fidélité du salarié à l'entreprise. Elle n'est pas obligatoire au titre du Code du travail : elle résulte de la convention collective, d'un accord d'entreprise, du contrat de travail ou d'un usage.

Lorsqu'elle est prévue par la convention collective, son montant dépend généralement de deux facteurs :

  • L'ancienneté du salarié (par paliers : 3 ans, 5 ans, 10 ans, 15 ans...)
  • Un pourcentage du salaire de base (ou du minimum conventionnel), croissant avec l'ancienneté

Elle apparaît comme une ligne distincte dans la partie "Rémunération" du bulletin, s'ajoute au salaire de base et entre dans le salaire brut soumis à cotisations.

Comment c'est calculé ?

Le calcul dépend de la convention collective applicable. Formule générale :

Prime d'ancienneté = taux (selon ancienneté) × base de calcul (salaire de base ou minimum conventionnel)

Exemple de grille conventionnelle type (indicatif)

AnciennetéTaux
3 ans3 %
5 ans5 %
10 ans10 %
15 ans15 %

Les taux et paliers varient selon les conventions (métallurgie, Syntec, chimie...).

Exemple chiffré

Salarié avec 10 ans d'ancienneté, salaire de base 2 200 €, convention prévoyant 10 % à 10 ans calculé sur le minimum conventionnel (2 000 €) :

  • Prime d'ancienneté : 2 000 × 10 % = 200 €/mois
  • Salaire brut total : 2 200 + 200 = 2 400 €
La base de calcul (salaire réel ou minimum conventionnel ?) et les paliers dépendent strictement de la convention collective. Consultez votre IDCC sur Légifrance ou votre service RH.
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Qui paie ? Salarié, employeur, ou les deux ?

La prime d'ancienneté est un élément de rémunération à part entière, versée par l'employeur et soumise aux cotisations comme le salaire :

  • Soumise à toutes les cotisations sociales (salariales et patronales)
  • Imposable et intégrée au net imposable
  • Soumise au prélèvement à la source
  • Génère des droits à la retraite (comptée dans l'assiette des cotisations vieillesse et AGIRC-ARRCO)

Elle entre dans l'assiette de calcul d'autres éléments : indemnité de congés payés, indemnité de licenciement, etc. Une fois acquise (selon les conditions conventionnelles), elle constitue un élément de rémunération qui ne peut être supprimé unilatéralement par l'employeur.

Attention : la prime d'ancienneté n'est pas prise en compte pour vérifier le respect du SMIC dans certaines conventions (à vérifier selon la jurisprudence applicable et la convention).

À quoi sert cette cotisation ?

La prime d'ancienneté a une double fonction, pour le salarié et pour l'entreprise :

Pour le salarié

  • Reconnaissance de la fidélité et de l'expérience accumulée
  • Progression de rémunération automatique, indépendante des augmentations individuelles
  • Élément de rémunération acquis qui s'intègre durablement au salaire

Pour l'entreprise

  • Fidélisation des salariés expérimentés (réduction du turnover)
  • Valorisation du capital humain et des compétences acquises

Caractère conventionnel

La prime d'ancienneté n'étant pas légale, son existence dépend entièrement de la convention collective de branche. Certaines branches la prévoient explicitement (métallurgie, chimie, Syntec sous conditions), d'autres non. Quand elle existe, elle est obligatoire pour l'employeur dès que le salarié remplit les conditions d'ancienneté.

En cas de litige sur le calcul ou le versement, le salarié peut saisir le conseil de prud'hommes. Source : Légifrance — Conventions collectives (IDCC).

Évolutions récentes

La prime d'ancienneté est une création conventionnelle, sans fondement légal général :

  • Elle s'est développée dans les conventions collectives de branche dès les années 1950-1960, notamment dans l'industrie (métallurgie, chimie), pour fidéliser une main-d'œuvre qualifiée.
  • La jurisprudence de la Cour de cassation a précisé son régime au fil des années : caractère acquis une fois les conditions remplies, intégration dans l'assiette des indemnités, base de calcul, etc.
  • Certaines conventions ont fait évoluer leur grille : par exemple, la convention Syntec a modifié à plusieurs reprises les modalités de sa prime d'ancienneté pour les ETAM.

Contrairement à de nombreux dispositifs de paie encadrés par la loi, la prime d'ancienneté reste un terrain conventionnel mouvant : son existence, ses paliers et sa base de calcul dépendent de chaque branche et peuvent être renégociés lors des révisions de convention collective.

Source : Légifrance — Conventions collectives.

Cas pratiques

Cas 1 — Salarié de la métallurgie, 5 ans d'ancienneté

Convention prévoyant 5 % à 5 ans, sur le minimum conventionnel (2 100 €) :

  • Prime d'ancienneté : 2 100 × 5 % = 105 €/mois

Cas 2 — Salarié avec 15 ans d'ancienneté

Même convention, 15 % à 15 ans :

  • Prime : 2 100 × 15 % = 315 €/mois (soit 3 780 €/an)

Cas 3 — Pas de prime conventionnelle

Salarié dont la convention collective ne prévoit aucune prime d'ancienneté. L'employeur n'est pas tenu d'en verser une (sauf usage d'entreprise ou clause contractuelle).

Cas 4 — Suppression impossible

Un employeur ne peut pas supprimer unilatéralement une prime d'ancienneté acquise (prévue par la convention ou un usage). Toute suppression nécessite une dénonciation de l'usage selon une procédure stricte, ou une révision de la convention collective.

La prime d'ancienneté s'ajoute au salaire de base et entre dans le brut soumis à cotisations. Elle progresse par paliers selon l'ancienneté définie par la convention collective applicable.

Questions fréquentes

Non, elle n'est pas prévue par le Code du travail. Elle résulte de la convention collective de branche, d'un accord d'entreprise, du contrat de travail ou d'un usage. Quand la convention la prévoit, elle devient obligatoire dès que le salarié remplit les conditions d'ancienneté.

Généralement par un pourcentage croissant selon l'ancienneté (ex : 3 % à 3 ans, 5 % à 5 ans, 15 % à 15 ans), appliqué au salaire de base ou au minimum conventionnel. Les taux, paliers et base de calcul dépendent strictement de la convention collective applicable.

Oui, c'est un élément de rémunération soumis à toutes les cotisations sociales (salariales et patronales), imposable, intégré au net imposable et soumis au prélèvement à la source. Elle génère également des droits à la retraite.

Non, pas unilatéralement si elle est prévue par la convention collective ou résulte d'un usage acquis. Sa suppression nécessite une dénonciation de l'usage selon une procédure stricte, ou une révision de la convention collective.

Cela dépend de la convention collective et de la jurisprudence applicable. Dans de nombreux cas, la prime d'ancienneté n'est pas prise en compte pour vérifier le respect du SMIC, car elle rémunère l'ancienneté et non le travail effectif. À vérifier au cas par cas.
Information à titre indicatif : les taux, plafonds et assiettes mentionnés sont ceux en vigueur au 2026. Vérifiez systématiquement la dernière version sur BOSS et URSSAF. Pour une analyse personnalisée de votre bulletin, consultez votre service paie ou un expert-comptable.
Page mise à jour le 26/05/2026.