Article L3141-4 · En vigueur

Article L3141-4 — Équivalence de travail effectif pour le calcul des congés (4 semaines / 24 jours)

L'article L3141-4 pose une équivalence pour le calcul des congés payés : 4 semaines ou 24 jours de travail valent un mois de travail effectif, soit 2,5 jours ouvrables de congé.

Ce que dit l'article L3141-4

Texte officiel en vigueur depuis le 10/08/2016 :

Sont assimilées à un mois de travail effectif pour la détermination de la durée du congé les périodes équivalentes à quatre semaines ou vingt-quatre jours de travail.

Source : Légifrance

Nature
Partie législative
Partie I
Les relations individuelles de travail
Livre
Livre Ier
Titre
Titre IV — Congés payés et autres congés
Chapitre
Chapitre Ier — Congés payés

L'article L3141-4 fournit une règle de conversion essentielle au calcul des congés payés : lorsque le travail n'est pas continu, 4 semaines ou 24 jours de travail équivalent à un mois de travail effectif — et donc à 2,5 jours ouvrables de congé.

En clair, qu'est-ce que ça veut dire ?

Les congés payés s'acquièrent à raison de 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif (article L3141-3), soit 30 jours ouvrables (5 semaines) pour une année complète. Mais tous les salariés ne travaillent pas en mois calendaires « pleins » : intérim, contrats courts, horaires irréguliers…

L'article L3141-4 résout le problème en posant une équivalence : pour déterminer la durée du congé, 4 semaines de travail ou 24 jours de travail valent un mois. On peut ainsi convertir des périodes de travail morcelées en « mois » ouvrant droit à congé.

Qui est concerné ?

  • Les salariés dont le temps de travail est irrégulier ou discontinu.
  • Les salariés en contrats courts ou successifs (CDD, missions).
  • Les gestionnaires de paie qui calculent les droits à congés.

Ce que cela implique en pratique

La règle des 24 jours s'entend en jours ouvrables (base de 6 jours par semaine). L'objectif est d'éviter qu'un salarié perde des droits parce que son travail ne coïncide pas avec le calendrier mensuel. À noter : le temps partiel ne réduit pas le nombre de jours de congés acquis — un salarié à temps partiel acquiert autant de jours qu'un salarié à temps plein.

Articles connexes du Code du travail

L'article L3141-4 se lit en lien avec :

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Cas pratiques

Cas n°1 — Travail discontinu

Un salarié cumule des périodes de travail réparties sur l'année. En additionnant ses jours travaillés, chaque tranche de 24 jours (ou 4 semaines) est convertie en un mois, ouvrant 2,5 jours ouvrables de congé.

Cas n°2 — Enchaînement de missions courtes

Un intérimaire enchaîne plusieurs missions. La règle d'équivalence permet de totaliser ses journées travaillées pour déterminer le nombre de mois pris en compte dans le calcul de ses congés.

Questions fréquentes

Un mois de travail effectif ouvre 2,5 jours ouvrables de congé (article L3141-3). L'article L3141-4 précise qu'à défaut d'un mois calendaire, 4 semaines ou 24 jours de travail équivalent à un mois.

Elle permet de calculer les droits des salariés dont le temps de travail n'est pas continu, en convertissant les journées travaillées en mois ouvrant droit à congé.

30 jours ouvrables (5 semaines) pour une année complète de travail, soit 2,5 jours par mois sur la période de référence.

Non. L'acquisition en jours est identique : un salarié à temps partiel acquiert autant de jours de congés qu'un salarié à temps plein.
Cet article a une vocation pédagogique. Pour toute application concrète à votre situation, référez-vous au texte officiel sur Légifrance et, si nécessaire, consultez un professionnel du droit social.
Page mise à jour le 10/07/2026.