IDCC 1518 · En vigueur

Convention collective nationale de l'animation, des accueils collectifs de mineurs et des loisirs (ÉCLAT, ex-Animation)

L'IDCC 1518 (ÉCLAT, ex-Animation) régit les salariés de l'animation, des accueils collectifs de mineurs et des loisirs éducatifs. Repères pratiques sur le CEE, les groupes A-I et le travail avec mineurs.

IDCC
1518
Secteur
Services
Date de création
28/06/1988

Présentation

La convention collective nationale de l'animation, des accueils collectifs de mineurs et des loisirs, dite « ÉCLAT » (ex-Animation), portant l'IDCC 1518, a été signée le 28 juin 1988. Elle régit les salariés des structures associatives et certaines structures du secteur lucratif intervenant dans l'animation socioculturelle, l'éducation populaire, les loisirs éducatifs et les accueils collectifs de mineurs.

Champ d'application

  • les accueils collectifs de mineurs (ACM) : centres de loisirs, accueils de loisirs sans hébergement (ALSH), accueils périscolaires, séjours de vacances, mini-camps ;
  • les centres sociaux et les maisons des jeunes et de la culture (MJC) ;
  • les associations d'éducation populaire et de pratique culturelle ou sportive ;
  • les structures de loisirs éducatifs et d'animation ;
  • certaines activités périscolaires en partenariat avec les collectivités.

Elle est distincte du sport (IDCC 3043) et de l'aide à domicile (IDCC 2606). Le secteur public (animateurs territoriaux, fonction publique) relève d'autres statuts.

Catégories couvertes

La convention ÉCLAT distingue les salariés en groupes A à I, fondés sur des critères d'expertise, de responsabilité et d'autonomie. Cela couvre : animateurs (BAFA, BAFD, BPJEPS), directeurs d'accueil, coordinateurs, formateurs, agents administratifs, agents de service, cadres administratifs.

Spécificités notables

  • Contrat d'engagement éducatif (CEE) : statut particulier prévu par les articles L.432-1 et suivants du Code de l'action sociale et des familles. Le CEE déroge à certaines règles du droit du travail (durée du travail, repos) pour les animateurs occasionnels de séjours de vacances et d'accueils de loisirs. Sa rémunération forfaitaire est encadrée et inférieure au SMIC horaire calculé, ce qui en fait un statut sui generis ;
  • Saisonnalité forte (vacances scolaires, été) avec usage important de CDD et du CEE ;
  • Annualisation du temps de travail fréquente, encadrée par accord d'entreprise ;
  • Travail avec mineurs : obligations spécifiques (vérification du casier judiciaire B2, taux d'encadrement réglementaire, formations BAFA/BAFD obligatoires pour certaines fonctions) ;
  • Salaire minimum conventionnel indexé sur la « valeur du point » de la branche, renégociée par avenant ;
  • Prévoyance et frais de santé de branche.

Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance et le dernier avenant fixant la valeur du point.

Champ d'application

Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :

88.91A 88.91B 88.99A 88.99B 93.29Z 85.51Z 85.59A 85.59B 90.04Z

Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.

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Points clés

  • IDCC 1518 : convention collective ÉCLAT (ex-Animation), signée le 28 juin 1988. Couvre animation, accueils collectifs de mineurs, loisirs éducatifs, éducation populaire.
  • Champ couvert : ACM, centres sociaux, MJC, associations d'éducation populaire, structures de loisirs.
  • Hors champ : sport (IDCC 3043), aide à domicile (IDCC 2606), animation territoriale en fonction publique.
  • Groupes A à I : classification fondée sur l'expertise, la responsabilité et l'autonomie.
  • Salaire calculé sur la « valeur du point » de la branche, renégociée par avenant.
  • Contrat d'engagement éducatif (CEE) : statut spécifique (article L.432-1 CASF) pour les animateurs occasionnels d'ACM, dérogeant à certaines règles du droit du travail (durée, repos), rémunération forfaitaire encadrée.
  • Saisonnalité forte (vacances scolaires, été), usage massif de CDD et CEE.
  • Annualisation fréquente du temps de travail.
  • Travail avec mineurs : vérification du casier B2 obligatoire, taux d'encadrement réglementaires, formations BAFA / BAFD pour certaines fonctions.
  • Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).

Cas pratiques

Cas n° 1 — Animateur saisonnier en CEE et durée du travail

Un étudiant titulaire du BAFA est embauché en juillet sur un centre de vacances en contrat d'engagement éducatif (CEE). Le CEE déroge à plusieurs règles du droit du travail : pas de plafond hebdomadaire identique au régime général, mais un nombre maximal de jours travaillés (80 jours par an), un repos quotidien adapté (24h consécutives par 6 jours) et une rémunération journalière forfaitaire (encadrée par décret). Le CEE ne s'applique qu'aux animateurs occasionnels d'ACM et ne peut être utilisé pour des animateurs permanents ; un usage abusif peut conduire à la requalification en contrat de droit commun.

Cas n° 2 — Casier judiciaire B2 et travail avec mineurs

Une coordinatrice d'accueil de loisirs encadre du personnel travaillant avec des mineurs. L'employeur a l'obligation de demander la consultation du bulletin n° 2 du casier judiciaire (B2) avant l'embauche, conformément à l'article L.133-6 du Code de l'action sociale et des familles. Certaines condamnations (atteintes aux mineurs, infractions sexuelles, etc.) entraînent une incompatibilité absolue avec l'exercice. Le non-respect par l'employeur peut engager sa responsabilité pénale et administrative (retrait d'agrément).

Cas n° 3 — Heures supplémentaires en annualisation

Une animatrice en CDI à temps plein voit son temps de travail annualisé pour absorber les variations entre périodes scolaires et vacances. L'annualisation suppose un accord d'entreprise applicable, fixant les seuils et les modalités. Les heures effectuées au-delà du plafond annuel fixé par l'accord (ou, à défaut, de la durée annuelle légale) sont des heures supplémentaires payables avec majoration au terme de la période. Les durées maximales (quotidienne, hebdomadaire) et les repos doivent être respectés à tout moment.

Questions fréquentes

L'IDCC 1518 est l'identifiant ministériel de la convention collective nationale ÉCLAT (ex-Animation), signée le 28 juin 1988. Elle régit les salariés de l'animation, des accueils collectifs de mineurs (ACM), des centres sociaux, MJC et structures d'éducation populaire.

Le CEE est un statut spécifique prévu par les articles L.432-1 et suivants du Code de l'action sociale et des familles. Il s'applique aux animateurs occasionnels d'ACM (centres de vacances, accueils de loisirs) et déroge à certaines règles du droit du travail (durée, repos). Il est limité à 80 jours par an et la rémunération est forfaitaire.

Le salaire conventionnel ÉCLAT est calculé en multipliant un coefficient (selon le groupe A à I) par la valeur du point de la branche. La valeur du point est renégociée par avenant. Consultez le dernier avenant publié sur Légifrance pour connaître la valeur en vigueur.

Oui pour la plupart des fonctions. Le BAFA (animation occasionnelle), le BAFD (direction occasionnelle), le BPJEPS, le DEJEPS sont les diplômes courants. Les taux d'encadrement et les qualifications obligatoires sont fixés par la réglementation des ACM (Code de l'action sociale et des familles, arrêtés ministériels).

L'article L.133-6 du Code de l'action sociale et des familles impose à l'employeur de demander la consultation du bulletin n° 2 du casier judiciaire avant toute embauche dans une structure accueillant des mineurs. Certaines condamnations (atteintes aux mineurs, infractions sexuelles) entraînent une incompatibilité absolue.

Oui, par accord d'entreprise applicable. Elle permet d'absorber les variations entre périodes scolaires et vacances. Les heures effectuées au-delà du plafond annuel fixé par l'accord sont des heures supplémentaires majorées au terme de la période. Les durées maximales et les repos restent applicables.
Cette fiche a une vocation informative. La convention collective réellement applicable à votre situation peut différer (accord d'entreprise, dérogation, multi-activité). Vérifiez la mention « Convention collective applicable » sur votre bulletin de paie (article R3243-1 du Code du travail) ou demandez-la à votre employeur. Pour le texte officiel en vigueur, référez-vous à Légifrance.
Page mise à jour le 26/05/2026.