Convention collective nationale de l'hôtellerie de plein air
L'IDCC 1631 régit les salariés des campings et parcs résidentiels de loisirs. Repères pratiques sur la saisonnalité, le logement de fonction, la qualification BNSSA et les heures supplémentaires.
Présentation
La convention collective nationale de l'hôtellerie de plein air (IDCC 1631) a été signée le 2 juin 1993. Elle régit les salariés des campings, parcs résidentiels de loisirs (PRL) et villages de vacances exploités sous forme de plein air, qu'ils soient indépendants ou affiliés à des chaînes.
Champ d'application
- les campings (tourisme, loisirs, transit) ;
- les parcs résidentiels de loisirs (PRL) ;
- les villages de vacances de plein air et villages de mobil-homes ;
- certaines aires naturelles et campings à la ferme exploités à titre commercial.
L'hôtellerie traditionnelle (hôtels, restaurants) relève de la convention HCR (IDCC 1979). Les organismes de tourisme institutionnels relèvent de l'IDCC 1909. Les espaces de loisirs et parcs d'attractions disposent souvent de conventions distinctes.
Catégories couvertes
Employés (agents d'accueil, agents d'entretien, agents de piscine, employés polyvalents, animateurs), agents de maîtrise (responsables d'accueil, chefs d'équipe, responsables animation), cadres (directeurs de camping, directeurs adjoints). Classification par niveaux et coefficients.
Spécificités notables
- Forte saisonnalité : ouverture concentrée sur la haute saison (mai-septembre pour la majorité des sites), avec emplois saisonniers prédominants ;
- Travail 7 jours sur 7 en pleine saison, week-end et jours fériés inclus, avec majorations spécifiques ;
- Logement de fonction fréquent pour le personnel saisonnier (encadré conventionnellement, avantage en nature) ;
- Polyvalence : accueil, entretien, surveillance piscine, animation, petite maintenance — formations multiples ;
- Sécurité aquatique : surveillance des piscines par titulaire du BNSSA ou MNS (Code du sport, articles L.322-7 et suivants) ;
- Pic d'activité en juillet-août, avec amplitude horaire étendue ;
- Prévoyance et frais de santé de branche.
Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.
Champ d'application
Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :
55.30Z
Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.
Points clés
- IDCC 1631 : convention collective nationale de l'hôtellerie de plein air, signée le 2 juin 1993.
- Champ couvert : campings, PRL, villages de vacances de plein air, certaines aires naturelles commerciales.
- Hors champ : HCR (IDCC 1979), organismes de tourisme (IDCC 1909), parcs d'attractions (conventions distinctes).
- Catégories : employés (accueil, entretien, piscine, animation), agents de maîtrise, cadres (directeurs).
- Forte saisonnalité : emplois saisonniers prédominants, pic en juillet-août.
- Travail 7j/7 en pleine saison, avec majorations spécifiques.
- Logement de fonction fréquent pour les saisonniers, encadré conventionnellement (avantage en nature).
- Polyvalence : accueil, entretien, surveillance piscine, animation, petite maintenance.
- Sécurité aquatique : surveillance des piscines par BNSSA ou MNS (Code du sport, articles L.322-7 et suivants).
- Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).
Cas pratiques
Cas n° 1 — Saisonnier logé sur place
Un employé polyvalent est embauché pour la saison estivale dans un camping et dispose d'un logement de fonction sur site (bungalow, mobil-home). Le logement constitue un avantage en nature, valorisé selon les barèmes URSSAF, à intégrer dans la rémunération brute soumise à cotisations sociales. Le contrat doit préciser les conditions d'occupation et de restitution. À la fin du contrat saisonnier, le salarié doit libérer le logement dans un délai convenu, sous réserve des protections prévues par le droit du logement le cas échéant.
Cas n° 2 — Surveillance de piscine et qualification
Un employé est affecté à la surveillance de la piscine du camping. Cette mission ne peut être confiée qu'à un titulaire du BNSSA (brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique) ou du diplôme de MNS, conformément au Code du sport (articles L.322-7 et suivants). L'employeur doit vérifier la qualification du salarié et s'assurer du respect du Plan d'organisation de la surveillance et des secours (POSS). Un défaut de qualification ou de surveillance peut engager la responsabilité pénale de l'employeur en cas d'accident.
Cas n° 3 — Pic d'activité de juillet-août et heures supplémentaires
Le personnel du camping enchaîne, en haute saison, des amplitudes horaires importantes. Les heures effectuées au-delà de la durée légale (35 heures) ou conventionnelle constituent des heures supplémentaires, ouvrant droit à majoration (25 % puis 50 % selon les seuils) ou à un repos compensateur, sauf annualisation conventionnellement prévue. Les durées maximales (10 heures par jour en principe, 48 heures par semaine, 44 heures sur 12 semaines) et le repos quotidien minimum de 11 heures consécutives doivent être respectés.
Questions fréquentes
Page mise à jour le 29/05/2026.