Convention collective nationale des télécommunications
L'IDCC 2148 régit les salariés des opérateurs et entreprises de télécommunications (réseaux, fibre, mobile). Repères pratiques sur les astreintes, le travail en hauteur et le forfait jours.
Présentation
La convention collective nationale des télécommunications (IDCC 2148) a été signée le 26 septembre 2000. Elle régit les salariés des opérateurs de télécommunications et des entreprises du secteur : opérateurs fixes et mobiles, fournisseurs d'accès internet, déploiement et maintenance de réseaux, services associés.
Champ d'application
- les opérateurs de télécommunications (téléphonie fixe et mobile) ;
- les fournisseurs d'accès internet et services en ligne ;
- les entreprises de déploiement et de maintenance de réseaux (fibre, mobile, infrastructures) ;
- les services associés aux télécommunications (relation client, ingénierie réseau).
Le conseil et l'ingénierie informatique pure peuvent relever de la convention Syntec (IDCC 1486). Les centres d'appels prestataires relèvent souvent de l'IDCC 2098. Vérifier l'activité principale.
Catégories couvertes
Employés et techniciens (techniciens réseau, conseillers clientèle, techniciens d'intervention), agents de maîtrise, cadres (ingénieurs réseau, chefs de projet, managers). Classification fondée sur des groupes et des critères classants (expertise, autonomie, responsabilité).
Spécificités notables
- Astreintes et interventions : maintenance des réseaux 24/7, avec régime d'astreinte (indemnisation des périodes d'astreinte et des interventions) ;
- Techniciens d'intervention : déplacements fréquents, travail en hauteur (pylônes, poteaux), habilitations spécifiques ;
- Forfait jours répandu pour les cadres autonomes (ingénieurs, chefs de projet) ;
- Évolution technologique rapide : formation continue renforcée (fibre, 4G/5G, cybersécurité) ;
- Risques professionnels : travail en hauteur, risque électrique, risque routier (techniciens itinérants) ;
- Treizième mois et primes selon les avenants ;
- Prévoyance et frais de santé de branche.
Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.
Champ d'application
Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :
61.10Z 61.20Z 61.30Z 61.90Z 62.09Z
Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.
Points clés
- IDCC 2148 : convention collective nationale des télécommunications, signée le 26 septembre 2000.
- Champ couvert : opérateurs fixes et mobiles, fournisseurs d'accès internet, déploiement et maintenance de réseaux (fibre, mobile), services associés.
- Hors champ : ingénierie informatique pure (Syntec, IDCC 1486), centres d'appels prestataires (IDCC 2098).
- Catégories : employés et techniciens (réseau, intervention, clientèle), agents de maîtrise, cadres (ingénieurs réseau, chefs de projet).
- Astreintes : maintenance 24/7, indemnisation des périodes d'astreinte et des interventions.
- Techniciens d'intervention : déplacements, travail en hauteur (pylônes, poteaux), habilitations spécifiques.
- Forfait jours répandu pour les cadres autonomes.
- Risques : travail en hauteur, risque électrique, risque routier.
- 13e mois et primes selon les avenants.
- Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).
Cas pratiques
Cas n° 1 — Technicien réseau en astreinte
Un technicien réseau est placé en astreinte un week-end sur deux. L'astreinte (période pendant laquelle le salarié doit pouvoir intervenir sans être sur son lieu de travail) doit être indemnisée selon les dispositions conventionnelles, distinctement du temps d'intervention effectif. Le temps d'intervention pendant l'astreinte constitue du temps de travail effectif, rémunéré comme tel, avec majorations éventuelles. Les temps de repos quotidien et hebdomadaire doivent être respectés ou reportés conformément au Code du travail (article L.3131-1 et suivants).
Cas n° 2 — Travail en hauteur sur un pylône
Un technicien intervient en hauteur sur un pylône de téléphonie mobile. L'employeur a une obligation de sécurité sur le travail en hauteur (articles R.4323-58 et suivants du Code du travail) : équipements conformes, harnais et points d'ancrage, formation spécifique, vérification périodique du matériel. Le travailleur doit être habilité et formé. En cas de chute due à un défaut de prévention, la faute inexcusable de l'employeur peut être reconnue, ouvrant droit à une indemnisation complémentaire.
Cas n° 3 — Cadre en forfait jours et charge de travail
Un chef de projet déploiement fibre, en forfait jours, subit une charge de travail importante sur les phases critiques de déploiement. La validité du forfait jours suppose un suivi effectif de la charge de travail (entretien annuel dédié, dispositif d'alerte) et le respect du droit à la déconnexion (article L.2242-17 du Code du travail). À défaut, la convention de forfait peut être déclarée privée d'effet, ouvrant droit au paiement rétroactif des heures supplémentaires accomplies.
Questions fréquentes
Page mise à jour le 27/05/2026.