Convention collective nationale des entreprises de courtage d'assurances et/ou de réassurances
L'IDCC 2247 régit les salariés des cabinets de courtage en assurances et réassurances. Repères pratiques sur la classification, l'inscription ORIAS, la formation DDA et le forfait jours.
Présentation
La convention collective nationale des entreprises de courtage d'assurances et/ou de réassurances (IDCC 2247) a été signée le 18 février 2003. Elle régit les salariés des cabinets de courtage en assurances : intermédiaires en assurance qui placent les risques de leurs clients (particuliers, entreprises) auprès des compagnies d'assurance.
Champ d'application
- les cabinets de courtage en assurances (placement des risques) ;
- les courtiers grossistes et les courtiers spécialisés (IARD, vie, santé, prévoyance) ;
- les cabinets de réassurance ;
- certaines activités de gestion de sinistres et de gestion déléguée intégrées au courtage.
Elle se distingue des sociétés d'assurance (IDCC 1672), des mutuelles (IDCC 2128), des institutions de prévoyance (IDCC 1794) et des agents généraux d'assurance, qui disposent de conventions ou statuts propres.
Catégories couvertes
Employés (gestionnaires de production, gestionnaires de sinistres, assistants commerciaux), techniciens et agents de maîtrise, cadres (chargés de clientèle confirmés, responsables techniques, directeurs). Classification par classes et coefficients fondée sur des critères d'expertise, d'autonomie et de responsabilité.
Spécificités notables
- Activité réglementée : inscription obligatoire à l'ORIAS (Organisme pour le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance), capacité professionnelle requise ;
- Directive sur la distribution d'assurances (DDA) : obligations de formation continue (15 heures par an minimum), conseil au client, devoir d'information ;
- RGPD : traitement de données personnelles sensibles, obligations renforcées ;
- Forfait jours ouvert aux cadres autonomes éligibles ;
- Treizième mois et primes variables (commissions, primes sur objectifs) fréquentes ;
- Télétravail développé dans les fonctions de gestion ;
- Prévoyance et frais de santé de branche.
Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.
Champ d'application
Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :
66.22Z 66.29Z
Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.
Points clés
- IDCC 2247 : convention collective nationale des entreprises de courtage d'assurances et/ou de réassurances, signée le 18 février 2003.
- Champ couvert : cabinets de courtage en assurances (IARD, vie, santé, prévoyance), courtiers grossistes, réassurance, gestion déléguée intégrée.
- Hors champ : sociétés d'assurance (IDCC 1672), mutuelles (IDCC 2128), institutions de prévoyance (IDCC 1794), agents généraux (statut propre).
- Catégories : employés (gestionnaires production/sinistres), techniciens et agents de maîtrise, cadres (chargés de clientèle, responsables techniques).
- Activité réglementée : inscription ORIAS obligatoire, capacité professionnelle requise.
- Directive DDA : 15h minimum de formation continue par an, devoir de conseil et d'information.
- RGPD : obligations renforcées (données personnelles sensibles).
- Forfait jours ouvert aux cadres autonomes éligibles.
- 13e mois et primes variables (commissions, objectifs) fréquentes.
- Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).
Cas pratiques
Cas n° 1 — Obligation de formation continue DDA
Une chargée de clientèle d'un cabinet de courtage doit suivre 15 heures de formation continue par an au titre de la directive sur la distribution d'assurances (DDA). Cette obligation pèse sur le distributeur (le cabinet), qui doit organiser et financer la formation. Le temps consacré à la formation obligatoire constitue du temps de travail effectif. Le non-respect expose le cabinet à des sanctions de l'ACPR et compromet le maintien de l'inscription à l'ORIAS.
Cas n° 2 — Commission sur objectifs et règles de modification
Un chargé de clientèle perçoit une rémunération variable (commissions, primes sur objectifs). La rémunération variable étant un élément essentiel du contrat de travail, sa modification substantielle (changement de barème, suppression) nécessite l'accord exprès du salarié. À défaut, le salarié peut refuser la modification, exiger l'application de l'ancien dispositif et, en cas de désaccord persistant, saisir le conseil de prud'hommes pour un rappel de prime.
Cas n° 3 — Forfait jours et droit à la déconnexion
Une cadre du courtage en forfait jours reçoit des sollicitations professionnelles en soirée et le week-end. Le droit à la déconnexion (article L.2242-17 du Code du travail) impose à l'employeur de garantir l'effectivité du repos et de mettre en place un dispositif de suivi de la charge de travail. À défaut, la convention de forfait peut être déclarée privée d'effet, ouvrant droit au paiement rétroactif des heures supplémentaires.
Questions fréquentes
Page mise à jour le 28/05/2026.