IDCC 2257 · En vigueur

Convention collective nationale des casinos du 29 mars 2002

L'IDCC 2257 est la convention collective des casinos : personnel des jeux (croupiers, machines à sous), agrément ministère de l'Intérieur, régime du tronc. Fiche technique : numéro, brochure 3167, NAF, secteur.

IDCC
2257
Brochure JORF
3167
Secteur
Services
Date de création
29/03/2002
Date d'extension
02/04/2003

Présentation

La convention collective nationale des casinos (IDCC 2257, brochure JO 3167) a été signée le 29 mars 2002 et étendue par arrêté du 2 avril 2003. Elle régit les salariés des casinos autorisés et clubs de jeux dont l'activité principale est l'exploitation de jeux, avec ses métiers très spécifiques (personnel des jeux, machines à sous, restauration et animation).

Champ d'application

La convention s'applique aux entreprises exploitant un casino autorisé à titre d'activité principale. Le code NAF indicatif est le 92.00Z (organisation de jeux de hasard et d'argent). La correspondance NAF-IDCC reste indicative.

L'activité de casino combine plusieurs univers : les jeux (jeux de table traditionnels et machines à sous), mais aussi la restauration, l'hôtellerie, l'animation et le spectacle. Certains salariés de ces activités annexes peuvent relever de dispositions ou de textes spécifiques.

Des métiers encadrés

Le personnel des jeux (croupiers, chefs de table, chefs de partie, personnel des machines à sous) exerce des fonctions réglementées : l'accès à ces emplois est soumis à un agrément délivré par le ministère de l'Intérieur. Les casinos sont par ailleurs soumis à des obligations strictes de lutte contre le blanchiment et de contrôle des jeux.

Principales dispositions

Classifications propres aux métiers du casino, rémunération et régime des pourboires mutualisés (« le tronc ») pour les jeux traditionnels, travail de nuit, du dimanche et des jours fériés (inhérent à l'activité) et ses majorations, repos, prévoyance, préavis et indemnités de rupture.

Pour les montants et dispositions exacts en vigueur, consultez le texte officiel sur Légifrance et le dernier avenant salaires applicable. Les minima ne peuvent jamais être inférieurs au SMIC.

Champ d'application

Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :

92.00Z

Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.

Publicité

Points clés

  • IDCC 2257 : convention collective nationale des casinos, signée le 29 mars 2002 (brochure JO 3167), étendue par arrêté du 2 avril 2003.
  • Champ couvert : casinos autorisés et clubs de jeux dont l'exploitation de jeux est l'activité principale.
  • Code NAF indicatif : 92.00Z (organisation de jeux de hasard et d'argent).
  • Personnel des jeux : croupiers, chefs de table, chefs de partie, personnel des machines à sous — accès soumis à un agrément du ministère de l'Intérieur.
  • Le « tronc » : régime spécifique de pourboires mutualisés pour les jeux traditionnels.
  • Rythmes atypiques : travail de nuit, du dimanche et des jours fériés inhérent à l'activité, avec majorations.
  • Obligations fortes : lutte contre le blanchiment, contrôle des jeux, protection des joueurs.
  • Vérification du rattachement : la convention appliquée doit figurer sur votre bulletin de paie (article R3243-1 du Code du travail).

Cas pratiques

Cas n° 1 — Croupier et régime du « tronc »

Un croupier s'interroge sur sa rémunération. Dans les jeux traditionnels, les pourboires sont historiquement mutualisés dans une masse commune (« le tronc ») puis répartis entre le personnel des jeux selon des règles encadrées par la convention et la réglementation. Cette part s'ajoute au salaire, sans pouvoir se substituer au minimum conventionnel ni au SMIC. Les modalités précises figurent dans le texte en vigueur ; la convention applicable est mentionnée sur le bulletin de paie (article R3243-1 du Code du travail).

Cas n° 2 — Agrément du personnel des jeux

Une personne souhaite devenir croupier. L'accès aux emplois du personnel des jeux est subordonné à un agrément délivré par le ministère de l'Intérieur (service central des courses et jeux), après enquête administrative. Sans cet agrément, le salarié ne peut pas exercer aux tables. La perte ou le refus d'agrément a des conséquences directes sur le contrat de travail, encadrées par le droit du travail.

Cas n° 3 — Travail de nuit et jours fériés

Un salarié d'un casino travaille régulièrement la nuit, le dimanche et les jours fériés, l'activité étant par nature nocturne. Ces sujétions ouvrent droit à des contreparties (majorations, repos compensateurs, surveillance médicale du travail de nuit) prévues par le Code du travail et la convention. L'employeur reste tenu de son obligation de sécurité et du respect des durées maximales de travail (article L4121-1 du Code du travail).

Questions fréquentes

L'IDCC 2257 désigne la convention collective nationale des casinos, signée le 29 mars 2002 (brochure JO 3167) et étendue par arrêté du 2 avril 2003.

Les salariés des casinos autorisés et clubs de jeux : personnel des jeux (croupiers, chefs de table, chefs de partie, personnel des machines à sous), ainsi que le personnel technique, administratif et des activités annexes.

Le tronc est la masse commune des pourboires des jeux traditionnels, répartie entre le personnel des jeux selon des règles encadrées par la convention et la réglementation. Cette part s'ajoute au salaire sans se substituer au minimum conventionnel ni au SMIC.

Oui. L'accès aux emplois du personnel des jeux est soumis à un agrément délivré par le ministère de l'Intérieur, après enquête administrative.

La convention collective applicable doit obligatoirement figurer sur votre bulletin de paie (article R3243-1 du Code du travail).
Cette fiche a une vocation informative. La convention collective réellement applicable à votre situation peut différer (accord d'entreprise, dérogation, multi-activité). Vérifiez la mention « Convention collective applicable » sur votre bulletin de paie (article R3243-1 du Code du travail) ou demandez-la à votre employeur. Pour le texte officiel en vigueur, référez-vous à Légifrance.
Page mise à jour le 23/07/2026.