Convention collective nationale des entreprises techniques au service de la création et de l'événement
L'IDCC 2642 régit les salariés des prestataires techniques son, lumière, scénique et audiovisuel pour la création et l'événement. Repères pratiques sur les intermittents, le travail en hauteur et les habilitations électriques.
Présentation
La convention collective nationale des entreprises techniques au service de la création et de l'événement (IDCC 2642) a été signée le 21 février 2008. Elle régit les salariés des entreprises de prestations techniques pour le spectacle vivant, l'événementiel, l'audiovisuel et le cinéma : location de matériel scénique, son et lumière, structures, vidéo, traitement d'image, post-production sous-traitée.
Champ d'application
- les prestataires son et lumière pour spectacles et événements ;
- les loueurs de matériel scénique (structures, podiums, écrans LED, son, vidéo) ;
- les prestataires techniques audiovisuels (captation, retransmission, régie) ;
- les laboratoires de post-production et de traitement d'image sous-traités ;
- certaines activités de scénographie événementielle.
Les producteurs eux-mêmes relèvent de l'IDCC 3034 (production audiovisuelle), de l'IDCC 1285 (théâtres publics et spectacle vivant subventionné) ou de l'IDCC 1083 (théâtres privés) selon la nature de leur activité. Le cinéma a sa propre convention. La radiodiffusion relève de l'IDCC 1922.
Catégories couvertes
Personnels techniques (techniciens son, techniciens lumière, techniciens vidéo, machinistes, monteurs, régisseurs), personnels d'exploitation (chefs d'équipe, chefs de plateau), personnels administratifs et commerciaux, encadrement. Classification par filières.
Spécificités notables
- Intermittents du spectacle : recours massif au CDD d'usage pour les techniciens (annexe 8 de l'assurance chômage), encadré par la liste des fonctions admises et le contrôle jurisprudentiel ;
- Activité 24/7 pendant les événements : montages nocturnes, exploitation en horaires atypiques, démontages tardifs ;
- Tournées et déplacements fréquents avec hébergement et défraiements ;
- Risques professionnels : travail en hauteur (accroche de matériel scénique, gril technique), exposition sonore (régies son), manutention (caissages, structures), risque électrique, fatigue liée aux horaires atypiques ;
- Habilitations électriques obligatoires pour les régisseurs et techniciens intervenant sur les installations électriques (norme NF C18-510) ;
- Saisonnalité : festivals d'été, événements de fin d'année ;
- Prévoyance et frais de santé de branche.
Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.
Champ d'application
Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :
59.12Z 59.11C 77.39Z 82.30Z 90.04Z
Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.
Points clés
- IDCC 2642 : convention collective nationale des entreprises techniques au service de la création et de l'événement, signée le 21 février 2008.
- Champ couvert : prestataires son/lumière, loueurs de matériel scénique, prestataires audiovisuels techniques, post-production sous-traitée, scénographie événementielle.
- Hors champ : production audiovisuelle (IDCC 3034), spectacle vivant subventionné (IDCC 1285), théâtres privés (IDCC 1083), radiodiffusion (IDCC 1922), cinéma (convention propre).
- Catégories : techniques (son, lumière, vidéo, machinistes, monteurs, régisseurs), exploitation, administratifs/commerciaux, encadrement.
- Intermittents : recours massif au CDD d'usage pour techniciens (annexe 8 de l'assurance chômage).
- Activité 24/7 pendant les événements : montages/démontages nocturnes, horaires atypiques.
- Tournées avec défraiements et hébergement.
- Risques : travail en hauteur (accroche, gril), exposition sonore, manutention, risque électrique, fatigue.
- Habilitations électriques obligatoires (NF C18-510) pour les régisseurs.
- Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).
Cas pratiques
Cas n° 1 — Technicien lumière en accroche au gril
Un technicien lumière intervient en hauteur sur le gril technique d'une salle pour accrocher des projecteurs. L'employeur a une obligation de sécurité sur le travail en hauteur (articles R.4323-58 et suivants du Code du travail) : équipements conformes, harnais et points d'ancrage, formation spécifique au travail en hauteur, vérification périodique du matériel. Le travailleur doit être habilité. En cas de chute due à un défaut de prévention, la faute inexcusable de l'employeur peut être reconnue.
Cas n° 2 — Régisseur et habilitation électrique
Un régisseur intervient sur les armoires électriques d'un site événementiel. Les interventions électriques sont encadrées par la norme NF C18-510 et le Code du travail : l'opérateur doit être titulaire d'une habilitation électrique délivrée par l'employeur après formation, adaptée à la nature des travaux. Un défaut d'habilitation expose le salarié à un risque électrique grave (brûlures, électrocution) et engage la responsabilité civile et pénale de l'employeur en cas d'accident.
Cas n° 3 — Montage nocturne avant un festival
Une équipe technique procède au montage d'un festival pendant la nuit. Les heures effectuées sur la plage de nuit (en principe 21h-6h, ou plage définie par accord) ouvrent droit à des majorations conventionnelles ou à un repos compensateur. Le travailleur de nuit régulier bénéficie d'un suivi médical renforcé (article L.3122-11 du Code du travail). Le repos quotidien minimum de 11 heures consécutives doit être respecté après le service, et le repos hebdomadaire de 35 heures consécutives doit être respecté ou reporté.
Questions fréquentes
Page mise à jour le 29/05/2026.