IDCC 2683 · En vigueur

Convention collective nationale de l'esthétique-cosmétique et de l'enseignement technique et professionnel liés aux métiers de l'esthétique et de la parfumerie

L'IDCC 2683 régit les salariés de l'esthétique, de la parfumerie sélective et des écoles de beauté. Repères pratiques sur les diplômes, les risques chimiques (acrylates) et la prévention des TMS.

IDCC
2683
Secteur
Services
Date de création
24/12/2007

Présentation

La convention collective nationale de l'esthétique-cosmétique et de l'enseignement technique et professionnel liés aux métiers de l'esthétique et de la parfumerie (IDCC 2683) a été signée le 24 décembre 2007. Elle régit les salariés des instituts de beauté, des parfumeries sélectives, des spas et centres de bien-être, ainsi que les enseignants des écoles d'esthétique.

Champ d'application

  • les instituts de beauté et de soins esthétiques ;
  • les parfumeries sélectives et magasins de cosmétiques ;
  • les spas, centres de bien-être et de thalassothérapie esthétique ;
  • les écoles d'esthétique et organismes de formation aux métiers de l'esthétique et de la parfumerie ;
  • certaines activités d'onglerie et de soins corporels.

La coiffure relève d'une convention distincte (IDCC 2596). Les centres médico-esthétiques peuvent relever d'autres conventions selon leur activité dominante.

Catégories couvertes

Employés (esthéticiennes, conseillères de vente, onglistes, hôtes de caisse, manucures), agents de maîtrise (responsables d'institut, responsables de point de vente), cadres (directrices, formatrices, responsables réseau). Classification par filières et niveaux, fondée sur les diplômes (CAP, BP, BTS esthétique) et l'expérience.

Spécificités notables

  • Diplômes structurants : CAP esthétique-cosmétique-parfumerie (niveau d'entrée), BP esthétique, BTS métiers de l'esthétique-cosmétique-parfumerie ;
  • Risques chimiques : exposition aux produits cosmétiques (parfums, dépilatoires, dissolvants, produits d'onglerie acrylique) — port de gants, ventilation, prévention des allergies cutanées et respiratoires ;
  • TMS : gestes répétitifs (massages, soins du visage, manucure), station assise ou debout prolongée — prévention obligatoire au DUERP ;
  • Travail du samedi et amplitude étendue (centres commerciaux, parfumeries) ;
  • Saisonnalité et pics commerciaux (fêtes, Saint-Valentin, fête des mères) ;
  • Rémunération variable : primes et commissions sur ventes en parfumerie ;
  • Prévoyance et frais de santé de branche.

Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.

Champ d'application

Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :

96.02B 47.75Z 85.32Z 85.59B

Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.

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Points clés

  • IDCC 2683 : convention collective nationale de l'esthétique-cosmétique et de l'enseignement professionnel associé, signée le 24 décembre 2007.
  • Champ couvert : instituts de beauté, parfumeries sélectives, spas et centres de bien-être, écoles d'esthétique, onglerie.
  • Hors champ : coiffure (IDCC 2596), centres médico-esthétiques selon activité.
  • Catégories : employés (esthéticiennes, conseillères, onglistes), agents de maîtrise, cadres.
  • Diplômes : CAP, BP, BTS esthétique-cosmétique-parfumerie — structurent la classification.
  • Risques chimiques : parfums, dépilatoires, dissolvants, acrylates (onglerie) — gants, ventilation, prévention allergies.
  • TMS : gestes répétitifs, station debout/assise — prévention obligatoire au DUERP.
  • Travail du samedi et amplitudes étendues en centres commerciaux.
  • Rémunération variable : primes et commissions sur ventes en parfumerie.
  • Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).

Cas pratiques

Cas n° 1 — Ongliste exposée aux acrylates

Une ongliste manipule quotidiennement des résines acryliques et des gels UV. Les acrylates et méthacrylates sont des sensibilisants cutanés et respiratoires reconnus. L'employeur doit évaluer le risque chimique au DUERP, fournir des gants nitrile conformes (les gants latex sont perméables aux acrylates), assurer une ventilation efficace (aspiration au poste) et tenir les fiches de données de sécurité à disposition. Une dermite ou un asthme professionnel peut être reconnu comme maladie professionnelle (tableaux du régime général).

Cas n° 2 — Conseillère parfumerie et prime variable

Une conseillère de vente en parfumerie sélective perçoit un salaire fixe complété par des primes sur objectifs et des commissions. La rémunération variable étant un élément essentiel du contrat, sa modification substantielle (changement de barème, suppression) nécessite l'accord exprès du salarié. En cas de désaccord persistant, le conseil de prud'hommes peut être saisi pour un rappel de prime. Les objectifs doivent être réalistes et atteignables.

Cas n° 3 — Esthéticienne et TMS aux poignets

Une esthéticienne développe une tendinopathie du poignet après des années de soins répétés (massages, manucures, épilations). Les TMS liés aux gestes répétitifs peuvent être reconnus comme maladies professionnelles (tableau 57 du régime général). L'employeur doit évaluer ce risque au DUERP, organiser le travail pour limiter les répétitions (rotation des tâches, pauses), former aux gestes et postures et fournir un matériel ergonomique. Un manquement peut donner lieu à une reconnaissance de la faute inexcusable.

Questions fréquentes

L'IDCC 2683 est l'identifiant ministériel de la convention collective nationale de l'esthétique-cosmétique-parfumerie et de l'enseignement professionnel associé, signée le 24 décembre 2007. Elle régit les salariés des instituts de beauté, parfumeries, spas et écoles d'esthétique.

La coiffure relève de l'IDCC 2596, distincte de l'esthétique-cosmétique-parfumerie (IDCC 2683). Les deux secteurs sont voisins mais leurs conventions sont indépendantes : grilles, classifications et règles propres. Vérifiez l'IDCC sur votre bulletin de paie.

Le CAP esthétique-cosmétique-parfumerie est le niveau d'entrée. Le BP esthétique, le BTS métiers de l'esthétique-cosmétique-parfumerie permettent une progression. Ces diplômes structurent la classification conventionnelle et la rémunération.

Oui. Les acrylates et méthacrylates utilisés en onglerie (gels, résines) sont des sensibilisants cutanés et respiratoires. L'employeur doit fournir des gants nitrile (les gants latex sont perméables), assurer une ventilation efficace et tenir les fiches de données de sécurité à disposition. Une dermite ou un asthme professionnel peut être reconnu.

Non, pas unilatéralement. La rémunération variable est un élément essentiel du contrat. Sa modification substantielle nécessite l'accord exprès du salarié. À défaut, vous pouvez exiger l'application de l'ancien dispositif et saisir le conseil de prud'hommes pour rappel de prime.

Oui. Les troubles musculo-squelettiques liés aux gestes répétitifs (massages, manucures, épilations) peuvent être reconnus comme maladies professionnelles (tableau 57 du régime général). L'employeur doit évaluer ce risque au DUERP et mettre en place une prévention efficace.
Cette fiche a une vocation informative. La convention collective réellement applicable à votre situation peut différer (accord d'entreprise, dérogation, multi-activité). Vérifiez la mention « Convention collective applicable » sur votre bulletin de paie (article R3243-1 du Code du travail) ou demandez-la à votre employeur. Pour le texte officiel en vigueur, référez-vous à Légifrance.
Page mise à jour le 29/05/2026.