Soudage TIG / MIG / MMA
Procédés et Sécurité du Soudage
Module 3 : Risques majeurs du soudage · Sommaire complet
Validation des acquis
Quiz du Module 3
Vous avez passé en revue les risques majeurs du soudage : électrisation, rayonnements, fumées CMR, permis de feu, ATEX et espaces confinés.
Répondez aux 5 questions ci-dessous pour valider vos acquis avant d'aborder les EPI et la captation.
Question 1 Depuis avril 2017, comment le CIRC (OMS) classe-t-il les fumées de soudage à l'arc ?
Réponse : Depuis la monographie 118 du CIRC (avril 2017), toutes les fumées de soudage à l'arc sont classées Groupe 1 — cancérogènes avérés, et plus seulement celles de l'inox. Conséquence directe : inscription au DUERP, suivi individuel renforcé (R4624-22 et suivants) et conservation du dossier médical 50 ans après la fin de l'exposition (réglementation CMR).
Question 2 Quelle est la VLEP réglementaire contraignante du manganèse sur la fraction alvéolaire ?
Réponse : la VLEP contraignante sur 8 h est de 0,05 mg/m³ pour la fraction alvéolaire et de 0,2 mg/m³ pour la fraction inhalable. C'est une valeur très basse au regard des émissions d'un poste MMA ou MAG : en pratique, elle n'est pas tenable sans captation à la source. Elle se justifie par le risque de syndrome parkinsonien (manganisme, tableau MP n° 4).
Question 3 Un soudeur reprend un assemblage en acier galvanisé et développe, quelques heures après le poste, un syndrome pseudo-grippal (fièvre, frissons, courbatures) qui disparaît en 48 h. Quelle est la conduite correcte ?
Réponse : ce tableau correspond à la « fièvre des soudeurs » (ou fièvre des fondeurs), liée à l'inhalation d'oxyde de zinc émis par le revêtement galvanisé. Elle régresse spontanément, mais c'est le signe d'une surexposition franche : la bonne réponse est technique (décaper le revêtement sur la zone à souder, capter à la source, protéger les voies respiratoires), pas médicamenteuse. À noter : elle ne correspond pas à un tableau de maladie professionnelle dédié au régime général — une reconnaissance reste possible hors tableau via le CRRMP.
Question 4 Un permis de feu encadre des travaux par points chauds (soudage, meulage). Quelle est la durée minimale de surveillance après la fin du travail ?
Réponse : le surveillant feu reste en poste pendant les travaux puis après leur achèvement — une à deux heures en pratique, la durée exacte étant fixée dans le permis (référentiel APSAD R6). C'est la phase la plus à risque : une particule incandescente peut couver plusieurs dizaines de minutes dans un isolant ou un faux plafond avant l'embrasement. Attention à ne pas confondre : la recommandation R.408 de la CNAM porte sur les échafaudages, pas sur le permis de feu.
Question 5 Pour souder à l'intérieur d'une cuve métallique (espace confiné), quelles mesures cumulatives sont obligatoires ?
Réponse : l'intervention en espace confiné (articles R4222-23 et suivants ; recommandation R.472 / CATEC pour les ouvrages d'eau et d'assainissement) impose un cumul incontournable : permis d'entrée écrit, mesure préalable et en continu des 4 gaz, ventilation mécanique forcée, surveillant extérieur formé, ARI si dépassement. Pour le soudage s'ajoute un générateur avec dispositif réducteur de tension (VRD) car le milieu est enveloppant et humide. Cumuler ces risques (asphyxie + CMR + choc + incendie) sans procédure complète = mise en danger délibérée d'autrui (article 223-1 du Code pénal).
Répondez à toutes les questions pour continuer.
Sommaire de la formation
Progression : 57%