Cotisations patronales · 2026

Allocations familiales

Cotisation Allocations familiales

La cotisation Allocations familiales est intégralement à la charge de l'employeur. Depuis le 1er janvier 2026, son taux est de 5,25 % pour tous les salaires : le taux réduit de 3,45 % (bandeau famille) a été supprimé et remplacé par la réduction générale dégressive unique.

Catégorie Cotisations patronales
Taux patronal 5,25 % (taux réduit de 3,45 % supprimé au 01/01/2026, sauf exonérations spécifiques)
Assiette Salaire brut total
Millésime 2026

Comment cette ligne apparaît sur votre bulletin

Allocations familiales Famille Cotisation famille Alloc. fam. Allocations Familiales

Qu'est-ce que c'est ?

La cotisation Allocations familiales est une cotisation patronale exclusivement à la charge de l'employeur, prélevée sur le salaire brut total pour financer la branche famille de la Sécurité sociale gérée par la CNAF et les CAF.

Le taux est de 5,25 % du brut. De 2015 à 2025, un taux réduit de 3,45 % (dit « bandeau famille ») s'appliquait aux rémunérations modestes et moyennes. Il a été supprimé au 1er janvier 2026 : l'allègement passe désormais par la réduction générale dégressive unique, sauf cas particuliers (exonérations spécifiques, certains régimes spéciaux).

La part salariale de cette cotisation a été supprimée en 1990 : seul l'employeur cotise désormais. La cotisation apparaît dans la rubrique "Famille" du bulletin de paie simplifié (modèle officiel arrêté du 25 février 2016).

Comment c'est calculé ?

La cotisation Allocations familiales se calcule en appliquant un taux au salaire brut total (même assiette que la cotisation maladie). Depuis le 1er janvier 2026, le taux est unique dans le cas général :

  • Taux 2026 : 5,25 % du brut, quel que soit le niveau de salaire.
  • Fin du taux réduit : la réduction de 1,8 point (taux de 3,45 %, dit « bandeau famille », article L241-6-1 du Code de la sécurité sociale) a été supprimée par l'article 18 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, pour les périodes d'activité à compter du 1er janvier 2026. La cotisation entre désormais dans le champ de la réduction générale dégressive unique (RGDU).
  • Exceptions : la réduction de 1,8 point demeure pour les rémunérations qui ouvrent droit à une exonération patronale spécifique (ZRR/ZFRR, ZRD, ZFU, LODEOM, aide à domicile, travailleurs occasionnels agricoles) et pour certains régimes spéciaux.

Exemple chiffré (salaires de septembre 2026, à titre indicatif)

  • Salarié au SMIC, brut mensuel 1 867,02 € : 1 867,02 × 5,25 % = 98,02 €
  • Salarié à 2 500 € brut/mois : 2 500 × 5,25 % = 131,25 €
  • Cadre à 5 000 € brut/mois : 5 000 × 5,25 % = 262,50 €
À noter : ces montants sont calculés avant la RGDU, qui vient ensuite réduire globalement les cotisations patronales des salaires inférieurs à 3 SMIC. Documentation officielle : BOSS — Réductions proportionnelles des taux maladie et allocations familiales.
Publicité

Qui paie ? Salarié, employeur, ou les deux ?

La cotisation Allocations familiales est exclusivement à la charge de l'employeur depuis la suppression de la part salariale en 1990.

  • Part salariale : néant (n'apparaît jamais sur le bulletin côté salarié)
  • Part patronale : 5,25 % du brut (taux unique depuis le 1er janvier 2026, hors exonérations spécifiques)

L'employeur collecte et reverse la cotisation chaque mois (ou trimestre selon l'effectif) à l'URSSAF via la Déclaration Sociale Nominative (DSN). L'URSSAF transfère ensuite les fonds à la CNAF qui les redistribue aux CAF départementales.

À quoi sert cette cotisation ?

La cotisation Allocations familiales finance l'ensemble des prestations versées aux familles par la branche famille de la Sécurité sociale (CNAF + CAF), au titre de la politique familiale française :

  • Allocations familiales versées aux familles d'au moins 2 enfants
  • PAJE (Prestation d'accueil du jeune enfant) : prime de naissance, allocation de base, complément de libre choix de mode de garde
  • Complément familial pour les familles de 3 enfants et plus
  • Allocation de rentrée scolaire (ARS), versée en août
  • Allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH)
  • Aides au logement (APL, ALF, ALS) en partie
  • Allocation de soutien familial, prime d'activité (partie famille)

Au-delà des prestations directes, la cotisation participe au financement des établissements d'accueil du jeune enfant (crèches, RAM) et aux services à la famille (CAF).

Évolutions récentes

La cotisation Allocations familiales est l'une des plus anciennes cotisations sociales françaises. Étapes clés :

  • 1932 (loi Landry) : généralisation des allocations familiales à l'ensemble des salariés du secteur privé, sur une base professionnelle.
  • 1946 : intégration de la branche famille dans la Sécurité sociale, financée par une cotisation patronale.
  • 1990 : suppression de la part salariale, qui n'a jamais été rétablie depuis.
  • 2015-2016 — Pacte de responsabilité et de solidarité : mise en place du "bandeau famille". Le taux passe de 5,25 % à 3,45 % pour les rémunérations ≤ 1,6 SMIC à partir du 1er janvier 2015, puis le seuil est relevé à 3,5 SMIC à partir du 1er avril 2016 (loi de financement rectificative de la SS 2014, décret n° 2016-348 du 24 mars 2016).
  • 2025 : la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 abaisse le seuil du taux réduit à 3,3 SMIC.
  • 1er janvier 2026 — Suppression du taux réduit : l'article 18 de la même loi supprime la réduction de 1,8 point pour les périodes d'activité à compter de cette date. La cotisation entre dans le champ de la réduction générale dégressive unique ; la réduction ne subsiste que pour les exonérations spécifiques et certains régimes spéciaux.

Le bandeau famille faisait partie des allègements de coût du travail destinés à soutenir l'emploi salarié peu et moyennement qualifié. Voir la rubrique « Réductions proportionnelles » du BOSS.

Cas pratiques

Cas 1 — Opérateur de production au SMIC

Salaire brut mensuel de 1 867,02 € depuis le 1er juin 2026.

  • Taux applicable : 5,25 %
  • Cotisation patronale : 1 867,02 × 5,25 % = 98,02 € / mois, compensée pour l'essentiel par la RGDU à ce niveau de salaire

Cas 2 — Technicien à 2 800 € brut/mois

  • Taux applicable : 5,25 %
  • Cotisation patronale : 2 800 × 5,25 % = 147,00 € / mois

Cas 3 — Cadre à 6 500 € brut/mois

  • Taux applicable : 5,25 %
  • Cotisation patronale : 6 500 × 5,25 % = 341,25 € / mois, sans RGDU (salaire supérieur à 3 SMIC)
Ce qui a changé en 2026 : en 2025, les salariés des cas 1 et 2 relevaient encore du taux réduit de 3,45 %. Depuis le 1er janvier 2026, le taux est de 5,25 % pour tous, et l'allègement passe par la réduction générale dégressive unique. Les montants ci-dessus sont indicatifs.

Questions fréquentes

Non dans le cas général. Ce taux réduit de 1,8 point, instauré par le Pacte de responsabilité en 2015 (article L241-6-1 du Code de la sécurité sociale), a été supprimé pour les périodes d'activité à compter du 1er janvier 2026 par l'article 18 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025. Le taux de la cotisation est désormais de 5,25 % pour tous les salaires, et l'allègement passe par la réduction générale dégressive unique.

Non. La part salariale a été supprimée en 1990 ; la cotisation est exclusivement patronale. Elle n'apparaît donc jamais dans les cotisations salariales du bulletin de paie.

Seulement sur les rémunérations qui ouvrent droit à une exonération patronale spécifique (ZRR/ZFRR, ZRD, ZFU, LODEOM, aide à domicile, travailleurs occasionnels agricoles), jusqu'à 3,5 fois le SMIC en vigueur au 31 décembre 2023, et pour certains personnels de régimes spéciaux, jusqu'à 3,3 fois le SMIC en vigueur au 1er janvier 2025, selon le BOSS.

Elle finance la branche famille de la Sécurité sociale (CNAF + CAF) : allocations familiales pour les familles de 2 enfants et plus, PAJE, complément familial, allocation de rentrée scolaire, AEEH, aides au logement (partiellement) et politique d'accueil de la petite enfance.

Oui. Elle fait partie des cotisations couvertes par la réduction générale dégressive unique, prévue à l'article L241-13 du Code de la sécurité sociale, qui s'applique depuis le 1er janvier 2026 aux rémunérations inférieures à 3 SMIC, et non plus 1,6 SMIC comme l'ancienne réduction Fillon.

5,25 % de 1 867,02 €, soit 98,02 € par mois depuis la revalorisation du SMIC du 1er juin 2026. Ce montant est calculé avant la réduction générale dégressive unique, qui compense l'essentiel des cotisations patronales qu'elle couvre au niveau du SMIC.
Information à titre indicatif : les taux, plafonds et assiettes mentionnés sont ceux en vigueur au 2026. Vérifiez systématiquement la dernière version sur BOSS et URSSAF. Pour une analyse personnalisée de votre bulletin, consultez votre service paie ou un expert-comptable.
Page mise à jour le 03/10/2026.