Cotisations patronales · 2026

Médecine du travail

Cotisation Service de Prévention et de Santé au Travail (SPST)

La cotisation médecine du travail finance le suivi médical obligatoire des salariés via les Services de Prévention et de Santé au Travail (SPST). Exclusivement patronale, généralement forfaitaire par salarié (≈ 80-120 €/an), fixée par chaque service interentreprises.

Catégorie Cotisations patronales
Taux salarial néant
Taux patronal forfait par salarié fixé par le SPSTI (≈ 80-120 €/an)
Assiette Par salarié (cotisation au service de santé au travail)
Millésime 2026

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Médecine du travail SPST Service de santé au travail Cotisation santé travail SPSTI

Qu'est-ce que c'est ?

La cotisation médecine du travail (ou "Service de Prévention et de Santé au Travail" — SPST) finance le suivi médical obligatoire des salariés. Tout employeur doit adhérer à un service de santé au travail, soit interne, soit interentreprises (SPSTI).

Il ne s'agit pas d'une cotisation à taux légal national : la cotisation est fixée par chaque service de santé au travail interentreprises, généralement sous forme d'un montant forfaitaire par salarié ou d'un pourcentage de la masse salariale, dans des limites encadrées.

Montants courants observés : 80 à 120 € par salarié et par an (à vérifier selon le SPST). Exclusivement à la charge de l'employeur. Elle apparaît dans la rubrique "Autres contributions dues par l'employeur" du bulletin, ou n'apparaît pas individuellement (réglée globalement au SPST).

Comment c'est calculé ?

Le mode de calcul dépend du service de santé au travail interentreprises (SPSTI) auquel adhère l'employeur. Deux modèles courants :

  • Cotisation par salarié (per capita) : un montant forfaitaire annuel par salarié suivi, indépendamment du salaire. C'est le modèle le plus répandu depuis la réforme de 2021.
  • Cotisation proportionnelle à la masse salariale : un pourcentage (historiquement utilisé, en voie de disparition).

Exemple chiffré (à titre indicatif — 2026)

Entreprise de 30 salariés, SPSTI facturant 100 €/salarié/an :

  • Coût annuel : 30 × 100 = 3 000 €/an
  • Soit ≈ 8,33 €/salarié/mois
Depuis la loi du 2 août 2021 (réforme de la santé au travail), la cotisation tend vers un modèle per capita avec un socle de services commun (la "offre socle") défini nationalement. Le montant exact figure dans le contrat d'adhésion au SPSTI.
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Qui paie ? Salarié, employeur, ou les deux ?

La cotisation médecine du travail est exclusivement à la charge de l'employeur. Le salarié n'en supporte aucune part.

Obligation d'adhésion : tout employeur de droit privé doit organiser le suivi de santé au travail de ses salariés (article L4622-1 du Code du travail), via :

  • Un service de santé au travail interentreprises (SPSTI) — cas le plus fréquent, surtout pour les PME
  • Un service autonome interne — pour les grandes entreprises

L'adhésion à un SPSTI est obligatoire dès l'embauche du premier salarié. La cotisation est versée directement au SPSTI (et non à l'URSSAF), généralement de façon annuelle ou trimestrielle.

Le non-respect de l'obligation de suivi médical expose l'employeur à des sanctions et engage sa responsabilité en cas d'accident ou de maladie professionnelle (faute inexcusable possible).

À quoi sert cette cotisation ?

La cotisation finance les missions de prévention et de suivi de santé des salariés, assurées par les services de santé au travail :

  • Visites médicales : visite d'information et de prévention (VIP) à l'embauche, visites périodiques, visites de reprise après arrêt, suivi individuel renforcé (SIR) pour les postes à risques
  • Prévention des risques professionnels : conseil à l'employeur sur le document unique (DUERP), évaluation des risques, ergonomie des postes
  • Actions en milieu de travail : visites de l'entreprise par le médecin du travail ou l'équipe pluridisciplinaire
  • Prévention de la désinsertion professionnelle : accompagnement au maintien dans l'emploi des salariés en difficulté de santé
  • Lutte contre les risques psychosociaux, les TMS, les addictions

Depuis la loi du 2 août 2021, les SPST proposent une "offre socle de services" commune à tous, couvrant le suivi individuel, la prévention collective et la prévention de la désinsertion professionnelle.

Source : service-public.fr — Suivi médical du salarié · Article L4622-1 du Code du travail.

Évolutions récentes

La médecine du travail est une institution ancienne du droit social français, rénovée à plusieurs reprises :

  • 11 octobre 1946 : loi instituant l'organisation de la médecine du travail. Tout employeur doit assurer un suivi médical de ses salariés.
  • 20 juillet 2011 : réforme renforçant la pluridisciplinarité (équipes santé-travail : médecins, infirmiers, IPRP, assistants).
  • 8 août 2016 (loi Travail) : remplacement de la visite médicale d'embauche systématique par la visite d'information et de prévention (VIP) pour les postes sans risque particulier.
  • 2 août 2021 (loi pour renforcer la prévention en santé au travail) : transformation des "services de santé au travail" (SST) en "services de prévention et de santé au travail" (SPST). Création de l'offre socle de services, du passeport de prévention, renforcement de la prévention de la désinsertion professionnelle. Entrée en vigueur au 31 mars 2022.

La réforme de 2021 a recentré la médecine du travail sur la prévention (et non plus seulement l'aptitude), en lien avec le développement du Passeport de Prévention.

Source : Loi du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail.

Cas pratiques

Cas 1 — TPE de 5 salariés

Adhésion à un SPSTI facturant 95 €/salarié/an :

  • Coût annuel : 5 × 95 = 475 €/an

Cas 2 — PME industrielle de 80 salariés

SPSTI à 110 €/salarié/an (tarif majoré car suivi individuel renforcé pour postes à risque) :

  • Coût annuel : 80 × 110 = 8 800 €/an
  • Inclut les visites SIR (suivi individuel renforcé) pour les salariés exposés (bruit, produits chimiques, machines dangereuses)

Cas 3 — Salarié en poste à risque

Un opérateur exposé à des agents chimiques dangereux bénéficie d'un suivi individuel renforcé : visite médicale d'aptitude avant l'affectation, puis visites périodiques rapprochées (tous les 2 ans maximum, voire annuelles). Ce suivi est financé par la cotisation médecine du travail.

Cas 4 — Visite de reprise après arrêt

Un salarié de retour après un arrêt maladie de plus de 60 jours doit passer une visite de reprise obligatoire dans les 8 jours, organisée par le SPST. Le médecin du travail peut formuler des préconisations d'aménagement de poste.

Le défaut d'adhésion à un service de santé au travail ou de suivi médical des salariés est une infraction pénale (amende), et peut caractériser une faute inexcusable de l'employeur en cas d'accident ou de maladie professionnelle.

Questions fréquentes

Oui. Tout employeur de droit privé doit organiser le suivi de santé au travail de ses salariés (article L4622-1 du Code du travail), en adhérant à un Service de Prévention et de Santé au Travail interentreprises (SPSTI) ou en créant un service autonome. L'adhésion est obligatoire dès l'embauche du premier salarié.

Il n'y a pas de taux national. Chaque SPSTI fixe sa cotisation, généralement sous forme d'un forfait annuel par salarié (couramment 80 à 120 €/salarié/an). Depuis la réforme de 2021, le modèle per capita avec une offre socle de services se généralise.

Non, la cotisation médecine du travail est exclusivement à la charge de l'employeur. Elle est versée directement au service de santé au travail (et non à l'URSSAF), de façon annuelle ou trimestrielle.

Elle finance les visites médicales (information-prévention, périodiques, reprise, suivi renforcé), la prévention des risques professionnels, les actions en milieu de travail, la prévention de la désinsertion professionnelle et la lutte contre les risques psychosociaux et les TMS.

Elle a transformé les services de santé au travail (SST) en services de prévention et de santé au travail (SPST), créé une offre socle de services commune, renforcé la prévention de la désinsertion professionnelle et instauré le passeport de prévention. Entrée en vigueur au 31 mars 2022.
Information à titre indicatif : les taux, plafonds et assiettes mentionnés sont ceux en vigueur au 2026. Vérifiez systématiquement la dernière version sur BOSS et URSSAF. Pour une analyse personnalisée de votre bulletin, consultez votre service paie ou un expert-comptable.
Page mise à jour le 26/05/2026.