Simulateur d'avancement d'échelon dans la fonction publique

Choisissez votre corps parmi 270 grilles (État, territoriale, hospitalière), votre échelon et sa date d'effet : vous obtenez la date de passage aux échelons suivants et le gain d'indice correspondant.

Votre situation

Le filtre réduit la liste ; la grille de chaque corps est celle publiée sur nos pages grilles indiciaires.
Date indiquée sur l'arrêté de classement ou d'avancement.
Facultatif : bonification, accélération (ex. 12 pour un enseignant accéléré).

Renseignez le corps, le grade, l'échelon et la date d'effet pour afficher vos prochaines dates d'avancement.

Combien de temps pour atteindre le dernier échelon du premier grade ?

Durée cumulée de l'échelon 1 au dernier échelon, sans réduction d'ancienneté, calculée à partir des grilles publiées.

CorpsPremier gradeÉchelonsIndices majorésDurée
Professeur des Écoles (FPE) Classe Normale 11 395 → 678 26 ans
Professeur Certifié (CAPES/CAPET/CAPEPS) (FPE) Classe Normale 11 395 → 678 26 ans
Adjoint Administratif (FPE) Adjoint administratif (échelle C1) 11 366 → 387 19 ans
Rédacteur Territorial (FPT) Rédacteur territorial 13 373 → 508 26 ans
Attaché d'Administration de l'État (FPE) Attaché d'administration de l'État 11 395 → 678 26 ans
Adjoint Technique Territorial (FPT) Adjoint technique territorial (échelle C1) 11 366 → 387 19 ans
Aide-Soignant (FPH) Aide-soignant de classe normale 11 373 → 517 25 ans 6 mois
Infirmier en Soins Généraux (FPH) Infirmier en soins généraux — grade 1 11 395 → 678 26 ans

Comment fonctionne l'avancement d'échelon

Chaque grade d'un corps ou d'un cadre d'emplois compte un nombre fixe d'échelons. À chaque échelon correspond un indice majoré, qui détermine le traitement : indice × 4,92278 € par mois. Le statut particulier du corps fixe, pour chaque échelon, la durée de services à accomplir avant de passer au suivant.

Le code général de la fonction publique pose le principe : l'avancement d'échelon est accordé de plein droit, il a lieu de façon continue d'un échelon à l'échelon immédiatement supérieur, il est fonction de l'ancienneté et se traduit par une augmentation de traitement (article L522-2). Aucune demande n'est à faire : l'administration prend un arrêté à la date où la durée est atteinte.

Ce qui compte dans l'ancienneté, et ce qui la suspend

  • Temps partiel : compté comme du temps plein, en activité comme en détachement.
  • Détachement : les services sont pris en compte dans le corps d'origine (et dans le corps d'accueil si le détachement a lieu dans la fonction publique).
  • Congé parental : pris en compte dans la limite de 5 ans sur toute la carrière.
  • Disponibilité : droits conservés 5 ans au plus en cas d'activité professionnelle justifiée chaque année avant le 31 mai, ou pour élever un enfant de moins de 12 ans. Congé parental et disponibilité pour enfant partagent la même limite de 5 ans.

En dehors de ces cas, une période non prise en compte décale d'autant la date affichée par le simulateur.

Avancer plus vite : bonifications et accélérations

Le statut d'un corps peut faire dépendre l'avancement d'échelon de la valeur professionnelle, dans la limite d'un contingent (article L522-3). Deux dispositifs courants :

  • Avantage spécifique d'ancienneté (agents de l'État affectés dans un quartier urbain difficile, article L522-9) : 1 mois par an pour les 3 premières années de services continus, puis 2 mois par an. Exemple de service-public.fr : 5 ans d'affectation donnent 7 mois de bonification.
  • Enseignants : après le rendez-vous de carrière, une accélération d'un an peut être accordée au 6e et au 8e échelon de la classe normale à 30 % des agents promouvables (lignes directrices de gestion, BO spécial n° 7 du 19 décembre 2024).

Saisissez la réduction obtenue dans le champ « réduction d'ancienneté » : elle est retirée de la durée de votre échelon actuel.

Après le dernier échelon : l'avancement de grade

Une fois le dernier échelon atteint, le traitement ne progresse plus qu'avec un avancement de grade (principal, hors classe, classe exceptionnelle). Il n'est pas automatique : il a lieu au choix de l'administration, selon les lignes directrices de gestion, ou après un examen professionnel, sous des conditions de grade et d'échelon fixées par le statut. C'est pourquoi le simulateur s'arrête à la fin du grade. Les conditions et les indices des grades supérieurs figurent sur la page grille de chaque corps, accessible depuis le résultat.

Limites du calcul

Le résultat est une estimation fondée sur les durées publiées dans les grilles du site. Il ne remplace pas l'arrêté de votre administration et ne tient pas compte des reliquats d'ancienneté non reportés dans la date saisie, des reclassements statutaires à venir, ni des échelons spéciaux contingentés, auxquels il s'arrête. Le traitement indiqué est le traitement indiciaire seul : primes, NBI, indemnité de résidence et supplément familial s'y ajoutent ; le net est estimé après pension civile ou CNRACL (11,10 %), CSG et CRDS, hors impôt sur le revenu. Pour convertir n'importe quel indice, utilisez le convertisseur indice majoré → salaire.

Questions fréquentes

On part de la date d'effet de votre classement dans l'échelon actuel (elle figure sur votre arrêté) et on lui ajoute la durée de services exigée dans cet échelon par le statut particulier de votre corps ou cadre d'emplois. Le passage à l'échelon suivant prend effet à cette date. L'avancement d'échelon est accordé de plein droit, de façon continue d'un échelon à l'échelon immédiatement supérieur, en fonction de l'ancienneté (article L522-2 du code général de la fonction publique).

Oui, en règle générale : il est accordé de plein droit en fonction de l'ancienneté. Le statut particulier d'un corps peut toutefois prévoir qu'il dépende aussi de la valeur professionnelle, selon des modalités de contingentement (article L522-3), et créer des échelons spéciaux dont l'accès est contingenté (article L522-8 pour l'État). Le simulateur s'arrête sur ces échelons, car leur obtention n'est pas automatique.

Non. Les périodes de travail à temps partiel sont assimilées à des périodes à temps plein pour l'avancement d'échelon, en activité comme en détachement (service-public.fr, fiche F568). Un agent à 80 % avance donc au même rythme qu'un agent à temps plein.

Le congé parental est pris en compte dans la limite de 5 ans sur l'ensemble de la carrière. En disponibilité, les droits à l'avancement sont conservés 5 ans au maximum si vous exercez une activité professionnelle (au moins 600 heures par an pour une activité salariée, ou un revenu brut annuel d'au moins 7 212 € pour une activité indépendante, justificatifs à transmettre avant le 31 mai de chaque année) ou si la disponibilité est accordée pour élever un enfant de moins de 12 ans. Congé parental et disponibilité pour élever un enfant sont retenus ensemble dans la limite de 5 ans. Au-delà, ou dans les autres cas, la date calculée ici doit être reportée d'autant.

Oui, par une bonification ou réduction d'ancienneté prévue par les textes. Par exemple, l'avantage spécifique d'ancienneté accordé aux agents de l'État affectés dans un quartier urbain difficile vaut 1 mois par an pour les 3 premières années de services continus, puis 2 mois par an au-delà. Pour les enseignants, une accélération d'un an peut être accordée au 6e et au 8e échelon de la classe normale à 30 % des agents promouvables. Indiquez la réduction obtenue dans le champ prévu : elle est déduite de la durée de l'échelon actuel.

Parce que le passage au grade supérieur (hors classe, principal, classe exceptionnelle) n'est pas un avancement d'échelon : il a lieu au choix de l'administration, selon les lignes directrices de gestion, ou après un examen professionnel. Il ne peut donc pas être daté par un calcul. Le simulateur s'arrête aussi lorsque la grille ne chiffre pas la durée d'un échelon (chevrons hors échelle, avancement fixé par arrêté), plutôt que de deviner une durée.