Article L3123-4 · En vigueur

Article L3123-4 — Refus du travail à temps partiel : ni faute ni motif de licenciement

L'article L3123-4 protège le salarié : le refus d'accomplir un travail à temps partiel ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement. Le passage à temps partiel repose sur le volontariat et un avenant au contrat.

Ce que dit l'article L3123-4

Texte officiel en vigueur depuis le 10/08/2016 :

Le refus par un salarié d'accomplir un travail à temps partiel ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement.

Source : Légifrance

Nature
Partie législative
Partie III
Durée du travail, salaire, intéressement, participation et épargne salariale
Livre
Livre Ier
Titre
Titre II — Durée du travail, répartition et aménagement des horaires
Chapitre
Chapitre III — Travail à temps partiel et travail intermittent
Section
Section — Ordre public

L'article L3123-4 protège le salarié face au temps partiel : refuser de passer à temps partiel n'est ni une faute, ni un motif de licenciement. Le passage à temps partiel ne peut pas être imposé unilatéralement.

Ce que dit l'article L3123-4

Texte officiel en vigueur au 10 août 2016 :

Le refus par un salarié d'accomplir un travail à temps partiel ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement.

Source : Légifrance

En clair, qu'est-ce que ça veut dire ?

Passer d'un temps plein à un temps partiel modifie un élément essentiel du contrat de travail (la durée du travail et donc la rémunération). L3123-4 en tire une conséquence protectrice : le salarié peut refuser cette modification sans être sanctionné. Son refus ne peut constituer :

  • ni une faute (donc pas de sanction disciplinaire) ;
  • ni un motif de licenciement.

L'employeur ne peut donc pas imposer un temps partiel : il doit obtenir l'accord du salarié (avenant au contrat). Cette règle s'applique même lorsque le passage à temps partiel est envisagé dans un contexte économique : le refus du salarié reste protégé (les conséquences éventuelles relèvent alors, le cas échéant, des procédures de licenciement économique, avec leurs propres garanties).

Qui est concerné ?

  • Les salariés à temps plein à qui l'on propose un temps partiel.
  • Les employeurs, qui ne peuvent l'imposer.
  • Les services RH, dans la gestion des avenants.

Ce que cela implique en pratique

  • Recueillir l'accord du salarié (avenant) pour tout passage à temps partiel.
  • Ne pas sanctionner ni licencier un salarié au motif de son refus.
  • Distinguer ce refus des procédures de licenciement économique, qui obéissent à leurs propres règles.

Cette protection se combine avec la mise en place du temps partiel par accord (article L3123-17).

Points de vigilance

Sanctionner ou licencier un salarié pour avoir refusé un temps partiel expose l'employeur à la nullité de la sanction et à un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Le passage à temps partiel repose sur le volontariat : seul un accord formalisé (avenant) permet de modifier la durée du travail.

Articles connexes du Code du travail

L'article L3123-4 se lit en lien avec :

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Cas pratiques

Cas n°1 — Proposition de temps partiel refusée

Un employeur propose à un salarié à temps plein de passer à temps partiel. Le salarié refuse. En application de L3123-4, ce refus n'est ni une faute ni un motif de licenciement : l'employeur ne peut pas le sanctionner ni imposer la modification.

Cas n°2 — Passage par avenant

Pour être valable, le passage à temps partiel suppose l'accord du salarié, formalisé par un avenant au contrat. L3123-4 protégeant le refus, l'employeur ne peut modifier unilatéralement la durée du travail.

Cas n°3 — Sanction annulée

Un salarié est sanctionné pour avoir refusé un temps partiel. La sanction est nulle au regard de L3123-4, et un licenciement fondé sur ce refus serait sans cause réelle et sérieuse. Un contexte économique éventuel relève de procédures distinctes et protectrices.

Questions fréquentes

Oui. Selon L3123-4, le refus d'accomplir un travail à temps partiel ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement.

Non. Le passage à temps partiel modifie le contrat : il suppose l'accord du salarié, formalisé par un avenant. L3123-4 protège le refus.

Non. Ni sanction disciplinaire (ce n'est pas une faute), ni licenciement (ce n'est pas un motif). Une sanction fondée sur ce refus serait nulle.

Le refus reste protégé par L3123-4. Les conséquences éventuelles relèvent, le cas échéant, des procédures de licenciement économique, avec leurs propres garanties.

Par un avenant au contrat de travail signé par le salarié : le temps partiel repose sur le volontariat.
Cet article a une vocation pédagogique. Pour toute application concrète à votre situation, référez-vous au texte officiel sur Légifrance et, si nécessaire, consultez un professionnel du droit social.
Page mise à jour le 09/07/2026.