Versement mobilité
Versement mobilité (ex-versement transport) — contribution patronale au financement des transports publics
Le versement mobilité (ex-versement transport) est une contribution 100 % patronale qui finance les transports publics. Due par les employeurs de 11 salariés et plus dans une zone AOM, à un taux local de 0 % à 3,20 % (Paris et petite couronne). Taux 2026 par ville, simulateur et règles d'effectif.
Comment cette ligne apparaît sur votre bulletin
Versement mobilité Versement transport VM V.M. Versement mobilité additionnel VMRR Autres contributions dues par l'employeurQu'est-ce que c'est ?
Le versement mobilité (VM), appelé « versement transport » jusqu'à la loi d'orientation des mobilités de 2019, est une contribution patronale qui finance les transports publics : métro, RER, tramway, bus, transports à la demande, services vélo. Il est recouvré par l'URSSAF (ou la MSA pour le régime agricole) puis reversé à l'autorité organisatrice de la mobilité (AOM) du territoire : Île-de-France Mobilités, une métropole, une communauté d'agglomération ou un syndicat mixte de transport.
Trois conditions cumulatives déclenchent la contribution :
- l'employeur, privé ou public, emploie au moins 11 salariés ;
- ces salariés sont rattachés à un établissement situé dans une zone où une AOM a institué le versement ;
- le seuil de 11 salariés a été atteint 5 années civiles consécutives (règle de neutralisation applicable depuis le 1er janvier 2020).
Le taux est fixé localement par chaque AOM, dans des plafonds fixés par la loi. Au 1er septembre 2026, d'après la table officielle des taux publiée par l'URSSAF, il va de 0 % (commune hors de tout périmètre AOM ou AOM n'ayant pas institué le versement) à 3,20 % (Paris et petite couronne). La plupart des grandes métropoles de province appliquent 2 %.
Depuis 2025, une seconde contribution peut s'ajouter hors Île-de-France : le versement mobilité régional et rural (VMRR), créé par la loi de finances pour 2025 au profit des régions, plafonné à 0,15 % des rémunérations. En 2026, six régions l'ont instauré sur tout ou partie de leur territoire (voir plus bas).
Comment c'est calculé ?
La formule est la même partout en France :
Versement mobilité = rémunérations brutes soumises à cotisations de Sécurité sociale × taux fixé par l'AOM
- Part salariale : néant. Rien n'est prélevé sur le salaire.
- Part patronale : taux local, de 0 % à 3,20 % selon la commune de l'établissement.
- Assiette : l'ensemble des rémunérations soumises aux cotisations de Sécurité sociale, sans plafond (salaire de base, heures supplémentaires, primes, avantages en nature…). Si l'employeur applique une base forfaitaire ou une déduction forfaitaire spécifique pour frais professionnels, c'est cette assiette réduite qui sert de base.
- S'y ajoutent éventuellement un versement mobilité additionnel (VMA) institué par un syndicat mixte de transport, plafonné à 0,50 %, et le VMRR régional, plafonné à 0,15 %.
Simulateur : combien coûte le versement mobilité à l'employeur ?
Estimation indicative : le simulateur applique le taux choisi à un brut mensuel identique pour tous les salariés, hors neutralisation du franchissement de seuil, hors bases forfaitaires et hors remboursements possibles. Le taux exact de votre commune se vérifie sur le moteur de recherche URSSAF (code postal ou code INSEE).
Taux constatés au 1er septembre 2026 (table officielle URSSAF des taux par commune)
| Zone (AOM) | Taux VM | En vigueur depuis |
|---|---|---|
| Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne (Île-de-France Mobilités) | 3,20 % | 1er février 2024 |
| Grande couronne, 288 communes de l'unité urbaine (Versailles, Évry-Courcouronnes, Cergy, Argenteuil, Meaux, Chelles…) | 2,01 % | 1er avril 2017 |
| Grande couronne, autres communes (867 communes des 77, 78, 91, 95) | 1,60 % | 1er avril 2017 |
| Lyon (SYTRAL Mobilités), Aix-Marseille-Provence, Toulouse (Tisséo), Lille (MEL), Bordeaux, Nantes, Strasbourg, Nice, Montpellier, Rennes, Grenoble, Rouen, Dijon, Brest, Le Havre, Nancy, Metz, Reims, Orléans, Angers, Le Mans, Caen, Amiens, Saint-Étienne, Clermont-Ferrand, Nîmes, Avignon, Poitiers, Grand Chambéry, Grand Besançon (depuis le 1er janvier 2026) | 2,00 % | variable selon l'AOM |
| La Rochelle | 1,90 % (2,00 % au 1er janvier 2027) | 1er janvier 2026 |
| Pau Béarn Pyrénées, Limoges Métropole | 1,80 % | — |
| Toulon Provence Méditerranée | 1,75 % | — |
| Perpignan Méditerranée | 1,70 % | — |
| Grand Annecy | 1,60 % | 1er janvier 2025 |
| Communauté urbaine d'Arras | 1,25 % | 1er janvier 2025 |
| Golfe du Morbihan – Vannes agglomération | 1,20 % | — |
| Le Marsan agglomération (Mont-de-Marsan) | 0,80 % | 1er janvier 2026 |
| Guingamp-Paimpol agglomération | 0,60 % | 1er juillet 2026 |
| Poher communauté (Carhaix) | 0,55 % | 1er septembre 2026 (création) |
| Commune sans AOM ayant institué le versement | 0 % | — |
Source : table de référence « taux transport » du portail DSN de l'URSSAF (fichierdirect.declaration.urssaf.fr), consultée le 1er septembre 2026. 15 577 lignes commune par commune ; le taux le plus élevé de France est 3,20 %, et 1 873 communes sont à 2 %. Les taux changent au 1er janvier ou au 1er juillet (lettres circulaires URSSAF publiées le 1er juin et le 1er décembre), avec des exceptions comme Poher communauté au 1er septembre 2026.
Plafonds légaux
- Île-de-France (article L2531-4 du CGCT, modifié par la loi de finances pour 2024) : 3,20 % au plus à Paris et dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne ; 2,01 % dans les communes de grande couronne listées par décret ; 1,6 % ailleurs. Île-de-France Mobilités applique ces plafonds.
- Hors Île-de-France (article L2333-67 du CGCT) : le plafond dépend de la population de l'AOM et de l'existence d'une infrastructure de transport en site propre : 0,55 % entre 10 000 et 100 000 habitants, 0,85 % si un projet de transport en site propre est décidé, 1 % au-delà de 100 000 habitants, 1,75 % au-delà de 100 000 habitants avec infrastructure de transport en mode routier ou guidé. Les communautés de communes et d'agglomération peuvent majorer de 0,05 %, les communes touristiques de 0,2 %. Les métropoles et communautés urbaines disposent d'un plafond spécifique : dans les faits, la quasi-totalité d'entre elles appliquent 2 %.
- VMA (syndicats mixtes de transport) : 0,50 % au plus. VMRR (régions) : 0,15 % au plus.
Exemples chiffrés (taux au 1er septembre 2026)
- Salarié à 3 000 € brut dans un établissement parisien de 15 salariés : 3 000 × 3,20 % = 96,00 €/mois à la charge de l'employeur, 0 € pour le salarié.
- Même salaire à Lyon (2 %) : 60,00 €/mois. À Versailles (2,01 %) : 60,30 €/mois. À Rambouillet (grande couronne à 1,6 %) : 48,00 €/mois.
- Salarié à 2 500 € brut à Dijon (2 % de VM + 0,15 % de VMRR Bourgogne-Franche-Comté) : 2 500 × 2,15 % = 53,75 €/mois, dont 3,75 € de VMRR.
- Même salarié dans une commune rurale de Bretagne sans AOM, mais soumise au VMRR à 0,08 % : 2 500 × 0,08 % = 2,00 €/mois.
- Entreprise de 8 salariés à Paris : 0 €, le seuil de 11 salariés n'est pas atteint.
Qui paie ? Salarié, employeur, ou les deux ?
Le versement mobilité est exclusivement à la charge de l'employeur. Il n'existe aucune part salariale, et l'employeur ne peut pas le récupérer sur la rémunération. Sont redevables tous les employeurs, privés ou publics, qui remplissent les conditions d'effectif et de localisation.
Le seuil de 11 salariés s'apprécie zone par zone
C'est la règle la plus mal comprise. L'effectif de 11 salariés n'est pas apprécié au niveau national de l'entreprise, mais au niveau de chaque zone de versement mobilité (et de la région Île-de-France prise dans son ensemble). L'URSSAF procède en quatre étapes :
- identifier les zones de versement mobilité où l'entreprise a des établissements, et calculer l'effectif dans chacune ;
- si l'effectif d'une zone atteint 11 salariés, déterminer la base de calcul dans cette zone (rémunérations de tous les salariés qui y sont rattachés, y compris ceux exclus du décompte de l'effectif) ;
- appliquer le taux de la zone ;
- déclarer en DSN (CTP 900, 901 pour le VMA, 820 pour le VMRR).
Exemple donné par Service-Public : une entreprise emploie 16 salariés à Paris, 13 à Montpellier et 4 au Havre. Elle est redevable à Paris et à Montpellier, mais pas au Havre. À l'inverse, deux établissements de 8 et 5 salariés dans la même zone (Paris) totalisent 13 salariés : le versement est dû.
Effectif : mode de calcul
L'effectif retenu est l'effectif moyen annuel de l'année précédente, calculé selon les règles de droit commun de l'article L130-1 du Code de la Sécurité sociale (moyenne des effectifs mensuels ; CDI et CDD comptés pour une unité, temps partiels au prorata ; apprentis, stagiaires, mandataires sociaux et CDD de remplacement exclus). L'assujettissement pour 2026 se juge donc sur les effectifs mensuels moyens de 2025.
Depuis le 1er janvier 2020, le franchissement à la hausse du seuil ne produit d'effet que s'il est atteint ou dépassé pendant 5 années civiles consécutives : l'employeur devient redevable au 1er janvier de la 6e année. Si l'effectif repasse sous 11 salariés, le compteur est remis à zéro. Cette neutralisation s'apprécie elle aussi zone par zone.
À quelle zone rattacher un salarié ?
- Principe : le salarié est rattaché à l'établissement qui tient le registre unique du personnel sur lequel il est inscrit, quel que soit son lieu de travail effectif. Un commercial itinérant inscrit au registre de Brest compte à Brest.
- Exception « plus de 3 mois consécutifs » : un salarié qui travaille hors de tout établissement de l'employeur pendant plus de 3 mois consécutifs (chantier, mission chez un client) est pris en compte, à partir du 1er jour du 4e mois, dans la zone où il exerce réellement son activité.
- Télétravail : le Bulletin officiel de la Sécurité sociale applique la même logique. Si le domicile du télétravailleur est dans une autre zone que son établissement de rattachement, le délai de 3 mois court à compter du 1er jour de télétravail, et un simple passage dans un établissement de l'employeur interrompt le décompte. Un salarié en télétravail partiel reste donc en pratique rattaché à son établissement.
- Intérimaires : pris en compte sur le lieu de la mission (et non au siège de l'agence d'intérim) pour le VM ; pour le VMRR, à l'inverse, ils restent rattachés à l'agence.
- Transport routier et aérien : les salariés affectés aux véhicules dont l'activité s'exerce principalement hors zone sont exclus de l'effectif.
Exonérations
- Les fondations et associations reconnues d'utilité publique à but non lucratif dont l'activité est de caractère social, à condition d'avoir obtenu l'exonération auprès de l'AOM ;
- les associations intermédiaires ;
- les représentations d'États étrangers et les organismes internationaux dont le statut les exonère d'impôts directs.
Remboursements possibles
L'employeur peut demander à l'AOM le remboursement du versement acquitté s'il justifie assurer le logement permanent de ses salariés sur le lieu de travail ou effectuer intégralement et gratuitement leur transport collectif (au prorata des effectifs concernés, article L2333-70 du CGCT). Des remboursements existent aussi pour les salariés employés dans les périmètres d'urbanisation des villes nouvelles et certaines zones d'activité. La demande se fait auprès de l'AOM dans un délai de 2 ans à compter du paiement. Un taux mal déclaré, en revanche, se corrige auprès de l'URSSAF lors de la DSN suivante.
Le VMRR obéit à des règles proches, mais pas identiques
Pour le versement mobilité régional et rural, le seuil de 11 salariés s'apprécie à l'échelle de la région (tous établissements de la région confondus), toujours sur la base du registre unique du personnel, sans la règle des 3 mois ni le rattachement des intérimaires au lieu de mission. Une entreprise avec 9 salariés à Marseille et 5 à Nice a 14 salariés en région PACA : elle est redevable du VMRR pour ces deux établissements.
À quoi sert cette cotisation ?
Le versement mobilité est la première ressource propre des réseaux de transport public français. Il est collecté par l'URSSAF, puis reversé à l'autorité organisatrice de la mobilité qui l'a institué : Île-de-France Mobilités, une métropole, une communauté d'agglomération ou un syndicat mixte.
Ce que les AOM financent avec cet argent
- l'exploitation quotidienne des réseaux de bus, tramways, métros, RER et Transilien (la billetterie ne couvre qu'une partie du coût réel des voyages) ;
- les investissements : nouvelles lignes, prolongements, renouvellement du matériel roulant, accessibilité des stations ;
- les services de mobilité élargis par la loi d'orientation des mobilités de 2019 : transport à la demande, vélos en libre-service, covoiturage, autopartage, pôles d'échanges ;
- pour le VMRR, les politiques régionales : trains express régionaux, cars interurbains, dessertes rurales.
La logique du dispositif
Les entreprises bénéficient directement des transports collectifs : ils acheminent leurs salariés, leurs clients et leurs fournisseurs et élargissent leur bassin de recrutement. Le législateur a donc décidé, dès 1971 en région parisienne, de les faire contribuer au prorata de leur masse salariale. Le seuil de 11 salariés préserve les très petites entreprises, et l'exonération des associations d'utilité publique à caractère social évite de taxer l'action sociale.
Ne pas confondre avec les avantages transport du salarié
Le versement mobilité finance le réseau ; il ne donne aucun droit individuel au salarié. Trois dispositifs distincts, et cumulables, apparaissent eux sur le bulletin :
- la prise en charge obligatoire de 50 % de l'abonnement de transport public ou de service de location de vélos (article L3261-2 du Code du travail), en remboursement de frais ;
- le forfait mobilités durables, facultatif, pour le vélo, le covoiturage ou l'autopartage ;
- la prime transport (carburant, recharge électrique), facultative et encadrée.
Un salarié qui cherche « la ligne transport » de son bulletin trouvera donc, côté salarié, un remboursement d'abonnement ; le versement mobilité, lui, se cache dans la colonne employeur, sous « Autres contributions dues par l'employeur ».
Sources : URSSAF — Le versement mobilité et le versement mobilité additionnel · Service-Public Entreprendre — Versement mobilité.
Évolutions récentes
Le versement transport, devenu versement mobilité, est l'un des plus anciens outils de financement des transports publics en France. Ses principales étapes :
- 12 juillet 1971 : création du versement transport en région parisienne, à la charge des employeurs, pour financer la RATP et les trains de banlieue SNCF.
- 11 juillet 1973 : extension aux agglomérations de province de plus de 300 000 habitants, seuil progressivement abaissé ensuite.
- 1982 : la loi d'orientation des transports intérieurs (LOTI) ouvre le dispositif aux agglomérations de plus de 30 000 habitants ; le seuil de population a ensuite été ramené à 20 000 puis 10 000 habitants.
- 1er janvier 2016 : le seuil d'effectif passe de 9 à 11 salariés.
- 1er avril 2017 : nouveaux taux Île-de-France, avec les deux niveaux de grande couronne (2,01 % et 1,6 %) toujours en vigueur.
- 24 décembre 2019 : la loi n° 2019-1428 d'orientation des mobilités (LOM) rebaptise le « versement transport » en « versement mobilité » et l'élargit au financement de l'ensemble des services de mobilité (vélo, covoiturage, autopartage, transport à la demande).
- 1er janvier 2020 : entrée en vigueur des règles d'effectif de la loi PACTE (article L130-1 du Code de la Sécurité sociale) : effectif moyen annuel, franchissement de seuil neutralisé pendant 5 années civiles consécutives.
- 1er février 2024 : à la suite de la loi de finances pour 2024, Île-de-France Mobilités porte le taux à 3,20 % à Paris et dans les trois départements de petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne), contre 2,95 % et 2,01 % auparavant.
- 2025 : la loi de finances pour 2025 crée le versement mobilité régional et rural (VMRR), plafonné à 0,15 %, hors Île-de-France. La région Provence-Alpes-Côte d'Azur l'applique dès le 1er juillet 2025, l'Occitanie sur une partie de son territoire au 1er novembre 2025. Le décret du 1er août 2025 précise les règles d'assujettissement.
- 1er janvier 2026 : Centre-Val de Loire, Bourgogne-Franche-Comté et Bretagne instaurent le VMRR à 0,15 % sur tout leur territoire (taux réduit à 0,08 % dans 19 intercommunalités bretonnes), la Nouvelle-Aquitaine sur une partie du sien ; PACA abaisse son taux à 0,08 %. Côté VM, Grand Besançon passe à 2 %, La Rochelle à 1,90 %, Le Marsan à 0,80 %.
- 1er juillet et 1er septembre 2026 : Guingamp-Paimpol passe à 0,60 % ; Poher communauté (Carhaix) institue le versement à 0,55 %.
Sources : Loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d'orientation des mobilités · URSSAF — versement mobilité et VMRR · URSSAF — nouveaux taux au 1er septembre 2026.
Cas pratiques
Cas 1 — PME parisienne de 15 salariés
Établissement à Paris, effectif de 15 salariés depuis plus de 5 ans, taux Île-de-France Mobilités 3,20 % :
- pour un salarié à 3 500 € brut : 3 500 × 3,20 % = 112,00 €/mois ;
- pour les 15 salariés à ce niveau : 112 × 15 × 12 = 20 160 € par an, soit 3,20 % de la masse salariale brute.
Cas 2 — Entreprise de 50 salariés en zone rurale sans AOM
Commune hors de tout périmètre où le versement est institué : VM = 0 €, quel que soit l'effectif. Attention toutefois au VMRR : si la commune est en Bretagne, Bourgogne-Franche-Comté ou Centre-Val de Loire, 0,15 % (ou 0,08 %) des rémunérations restent dus à la région, l'effectif régional de 50 salariés dépassant le seuil.
Cas 3 — Métropole de Lyon, 45 salariés
Taux SYTRAL Mobilités 2 %, brut moyen 3 500 € : 70 €/mois par salarié, soit 37 800 € par an pour l'entreprise. Un cadre à 5 000 € brut « coûte » 100 €/mois de versement mobilité, sans que cela apparaisse sur sa fiche de paie autrement que dans le total des contributions employeur.
Cas 4 — Franchissement du seuil de 11 salariés
Une entreprise de Nantes constate début 2026 que son effectif moyen 2025 atteint 12 salariés pour la première fois.
- Le franchissement est neutralisé pendant 5 années civiles : 2026, 2027, 2028, 2029 et 2030, à condition de rester à 11 salariés ou plus chaque année ;
- le versement mobilité devient dû à compter du 1er janvier 2031 ;
- si l'effectif moyen redescend à 10 en 2028, le compteur repart de zéro au prochain franchissement.
Cas 5 — Entreprise multi-établissements
Siège à Paris (40 salariés), agence à Montpellier (13 salariés), dépôt au Havre (4 salariés). L'effectif s'apprécie zone par zone :
- Paris : 40 salariés, 3,20 % sur leurs rémunérations ;
- Montpellier : 13 salariés, 2 % ;
- Le Havre : 4 salariés, rien, alors même que l'entreprise emploie 57 personnes au total.
Cas 6 — Chantier de longue durée
Exemple repris de l'URSSAF : un siège parisien de 45 salariés envoie 15 salariés sur un même chantier à Toulouse de janvier à mai. Pendant les 3 premiers mois, ils restent comptés à Paris. À partir du 1er avril (4e mois), ils relèvent de la zone de Toulouse : leurs rémunérations basculent du taux parisien (3,20 %) au taux Tisséo (2 %).
Cas 7 — Salarié qui vérifie son bulletin
Un salarié de Lille cherche la ligne « versement mobilité » et ne la trouve pas : normal. Sur le bulletin simplifié, elle est fondue dans « Autres contributions dues par l'employeur », dans la colonne des charges patronales. Son net à payer n'est pas affecté. En revanche, s'il a un abonnement Ilévia, il doit retrouver, dans la partie haute du bulletin, le remboursement de 50 % de son abonnement : c'est une autre règle, qui n'a rien à voir avec le versement mobilité.
Questions fréquentes
Sources officielles
- URSSAF — Le versement mobilité et le versement mobilité additionnel (règles, effectif, VMRR) — officiel
- URSSAF — Moteur de recherche du taux de versement mobilité par commune — officiel
- URSSAF / DSN — Table de référence des taux transport par commune (fichier CSV) — officiel
- URSSAF — Versement mobilité : nouveaux taux au 1er septembre 2026 — officiel
- Service-Public Entreprendre — Versement mobilité (fiche F31031, vérifiée le 1er juillet 2026) — officiel
- Article L2333-64 du Code général des collectivités territoriales (assujettissement hors Île-de-France) — loi
- Article L2333-67 du CGCT (plafonds de taux hors Île-de-France) — loi
- Article L2531-4 du CGCT (plafonds de taux en Île-de-France) — loi
- Article L2333-70 du CGCT (remboursements) — loi
- Loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d'orientation des mobilités — loi
Page mise à jour le 06/10/2026.