Article L1221-26 — Délai de prévenance dû par le salarié qui rompt sa période d'essai
L'article L1221-26 fixe le délai de prévenance dû par le salarié qui met fin à sa période d'essai : 48 heures, ramené à 24 heures si sa présence dans l'entreprise est inférieure à huit jours.
Ce que dit l'article L1221-26
Texte officiel en vigueur depuis le 27/06/2008 :
Lorsqu'il est mis fin à la période d'essai par le salarié, celui-ci respecte un délai de prévenance de quarante-huit heures. Ce délai est ramené à vingt-quatre heures si la durée de présence du salarié dans l'entreprise est inférieure à huit jours.
L'article L1221-26 fixe le délai de prévenance que doit respecter le salarié lorsqu'il décide lui-même de mettre fin à sa période d'essai : 48 heures, ramenées à 24 heures s'il est présent dans l'entreprise depuis moins de huit jours.
Ce que dit l'article L1221-26
Texte officiel en vigueur depuis le 27 juin 2008 :
Lorsqu'il est mis fin à la période d'essai par le salarié, celui-ci respecte un délai de prévenance de quarante-huit heures. Ce délai est ramené à vingt-quatre heures si la durée de présence du salarié dans l'entreprise est inférieure à huit jours.
En clair, qu'est-ce que ça veut dire ?
Pendant la période d'essai, le contrat peut être rompu librement, par l'employeur comme par le salarié. Mais cette rupture n'est pas brutale : la partie qui y met fin doit prévenir l'autre à l'avance.
L'article L1221-26 concerne le cas où c'est le salarié qui rompt. Son délai de prévenance est court :
- 48 heures en principe ;
- 24 heures s'il est présent dans l'entreprise depuis moins de 8 jours.
Ce délai est volontairement bref : la période d'essai sert précisément à tester la relation, et le salarié doit pouvoir s'en libérer rapidement s'il le souhaite.
À ne pas confondre : quand c'est l'employeur qui rompt l'essai, c'est l'article L1221-25 qui s'applique, avec un délai de prévenance plus long et croissant selon l'ancienneté.
Qui est concerné ?
- Le salarié en période d'essai qui décide d'y mettre fin.
- L'employeur, destinataire du préavis du salarié.
- Tous les contrats prévoyant une période d'essai (CDI, CDD au-delà d'une certaine durée).
Ce que cela implique en pratique
| Présence dans l'entreprise | Délai de prévenance du salarié |
|---|---|
| Moins de 8 jours | 24 heures |
| 8 jours et plus | 48 heures |
Le salarié informe l'employeur de sa décision en respectant ce délai. Contrairement au délai de prévenance dû par l'employeur (article L1221-25), celui du salarié reste fixe et court, quelle que soit l'ancienneté au-delà de huit jours.
Bon à savoir
Le non-respect du délai de prévenance par le salarié n'a pas pour effet de rendre la rupture abusive en soi, mais il peut, le cas échéant, engager sa responsabilité. En pratique, il est recommandé de formaliser sa décision par écrit (lettre ou e-mail) pour dater le point de départ du délai. Pour estimer ces délais, vous pouvez utiliser notre calculateur de préavis de période d'essai.
Cas pratiques
Cas n°1 — Départ après deux semaines
Un salarié en période d'essai depuis trois semaines reçoit une meilleure proposition ailleurs. Comme il est présent depuis plus de huit jours, il doit respecter un délai de prévenance de 48 heures avant de quitter l'entreprise, conformément à l'article L1221-26.
Cas n°2 — Rupture dès les premiers jours
Un salarié constate, après quatre jours, que le poste ne lui convient pas. Sa présence étant inférieure à huit jours, le délai de prévenance est ramené à 24 heures : il peut quitter l'entreprise très rapidement.
Cas n°3 — Distinguer salarié et employeur
Le salarié confond son délai avec celui de l'employeur. L'article L1221-26 ne fixe que le délai dû par le salarié (24 ou 48 heures). Lorsque c'est l'employeur qui rompt l'essai, c'est l'article L1221-25 qui s'applique, avec un délai croissant selon la durée de présence.
Questions fréquentes
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Page mise à jour le 12/06/2026.