Article L5421-1 · En vigueur

Article L5421-1 — Droit à un revenu de remplacement (demandeurs d'emploi)

L article L5421-1 fonde le droit à un revenu de remplacement pour les personnes aptes au travail et recherchant un emploi : c est la base juridique de l indemnisation du chômage.

Ce que dit l'article L5421-1

Texte officiel en vigueur depuis le 01/01/2019 :

En complément des mesures tendant à faciliter leur reclassement ou leur conversion, les personnes aptes au travail et recherchant un emploi ont droit à un revenu de remplacement dans les conditions fixées au présent titre.

Source : Légifrance

Nature
Partie législative
Partie IV
Santé et sécurité au travail
Livre
Livre IV — Le demandeur d'emploi
Titre
Titre II — Indemnisation des travailleurs privés d'emploi
Chapitre
Chapitre Ier — Dispositions générales

Perdre son emploi n'est pas synonyme de perdre tout revenu. L'article L5421-1 fonde le droit à un revenu de remplacement pour les personnes aptes au travail et à la recherche d'un emploi : c'est la base juridique de l'indemnisation du chômage.

En clair, qu'est-ce que ça veut dire ?

L'article L5421-1 pose le principe général de l'indemnisation des demandeurs d'emploi. En complément des dispositifs d'aide au reclassement et à la reconversion, les personnes qui sont aptes au travail et recherchent un emploi ont droit à un revenu de remplacement, dans les conditions fixées par le Code du travail.

Ce « revenu de remplacement » recouvre principalement l'allocation d'assurance chômage (financée par le régime d'assurance chômage, gérée par France Travail) et, dans certains cas, des allocations de solidarité. Les conditions précises (durée d'affiliation, montant, durée d'indemnisation) sont fixées par les articles et règlements suivants.

Qui est concerné ?

  • Les demandeurs d'emploi aptes au travail et en recherche active ;
  • les salariés involontairement privés d'emploi (licenciement, fin de CDD, rupture conventionnelle…) ;
  • les employeurs, qui contribuent au financement et délivrent les attestations nécessaires.

Ce que cela implique en pratique

Pour bénéficier du revenu de remplacement, le demandeur d'emploi doit notamment être inscrit comme demandeur d'emploi, apte et en recherche effective, et remplir les conditions d'ouverture de droits (affiliation antérieure). L'ouverture des droits suppose en général une perte d'emploi involontaire ou assimilée.

Ce droit s'articule avec les dispositifs de rupture qui ouvrent droit au chômage : le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) (article L1233-67) après licenciement économique, et, à l'inverse, la présomption de démission en cas d'abandon de poste (article L1237-1-1) qui prive du chômage. Il complète les indemnités de rupture comme l'indemnité de licenciement (article L1234-9).

Risques en cas de non-respect

Le revenu de remplacement peut être refusé, suspendu ou supprimé si les conditions ne sont plus remplies (absence de recherche effective, refus d'offres raisonnables d'emploi, fausse déclaration). Côté employeur, ne pas délivrer l'attestation France Travail peut retarder l'indemnisation et engager sa responsabilité.

À titre informatif uniquement : les conditions d'ouverture, le montant et la durée d'indemnisation relèvent des règles d'assurance chômage, qui évoluent régulièrement. Pour votre situation, rapprochez-vous de France Travail.

Publicité

Cas pratiques

Cas n°1 — Le salarié licencié

Un salarié licencié, apte au travail et inscrit comme demandeur d'emploi, recherche activement un poste. Il a droit à un revenu de remplacement (allocation d'assurance chômage) dans les conditions fixées par le Code du travail, sur le fondement de l'article L5421-1.

Cas n°2 — La recherche effective d'emploi

Le droit au revenu de remplacement suppose une recherche effective d'emploi. Un demandeur d'emploi qui ne justifie plus d'aucune démarche s'expose à une suspension ou à une suppression de son allocation.

Cas n°3 — L'abandon de poste

Un salarié réputé démissionnaire à la suite d'un abandon de poste (article L1237-1-1) ne perçoit pas de revenu de remplacement : la démission n'ouvre pas droit, en principe, à l'allocation d'assurance chômage.

Cas n°4 — L'attestation employeur

À la fin du contrat, l'employeur doit délivrer l'attestation destinée à France Travail. Son absence retarde l'ouverture des droits au revenu de remplacement et peut engager la responsabilité de l'employeur.

Questions fréquentes

Selon l article L5421-1, les personnes aptes au travail et recherchant un emploi ont droit à un revenu de remplacement, dans les conditions fixées par le Code du travail. C est la base de l indemnisation du chômage.

Il recouvre principalement l allocation d assurance chômage (gérée par France Travail) et, dans certains cas, des allocations de solidarité. Les conditions de montant et de durée sont fixées par les règles d assurance chômage.

Être inscrit comme demandeur d emploi, apte au travail et en recherche effective, et remplir les conditions d ouverture de droits (affiliation antérieure). L ouverture suppose en général une perte d emploi involontaire ou assimilée.

En principe non. Ainsi, un salarié réputé démissionnaire après un abandon de poste (article L1237-1-1) ne perçoit pas, en principe, de revenu de remplacement. Certaines démissions dites légitimes font exception.

Le revenu de remplacement peut être refusé, suspendu ou supprimé en cas d absence de recherche effective, de refus d offres raisonnables d emploi ou de fausse déclaration.
Cet article a une vocation pédagogique. Pour toute application concrète à votre situation, référez-vous au texte officiel sur Légifrance et, si nécessaire, consultez un professionnel du droit social.
Page mise à jour le 24/06/2026.