IDCC 1501 · En vigueur

IDCC 1501 — Restauration rapide

Convention collective nationale de la restauration rapide

L'IDCC 1501 régit les salariés de la restauration rapide (fast-foods, sandwicheries, livraison). Repères pratiques sur le temps partiel, les coupures, le travail de nuit et l'avantage en nature repas.

IDCC
1501
Secteur
Services
Date de création
18/03/1988

Convention complète disponible

Grilles de salaires, primes, préavis, congés et droits décryptés

Convention collective restauration rapide : salaires, primes et droits

Présentation

Cette fiche identifie la convention : numéro IDCC, brochure JORF, codes NAF et champ d'application. Pour les grilles de salaires, les primes, les préavis et les congés, consultez la convention collective restauration rapide décryptée sur ce site.

La convention collective nationale de la restauration rapide (IDCC 1501) a été signée le 18 mars 1988. Elle régit les salariés des entreprises de restauration rapide : fast-foods, sandwicheries, points de vente de restauration à emporter, food trucks et chaînes de restauration livrée.

Champ d'application

  • les fast-foods et chaînes de restauration rapide ;
  • les sandwicheries, points chauds, viennoiseries-restauration ;
  • la restauration à emporter et la vente à consommer sur place sans service à table ;
  • la restauration livrée (dark kitchens, livraison de repas).

La restauration traditionnelle avec service à table relève des hôtels-cafés-restaurants (HCR, IDCC 1979). La restauration collective d'entreprise relève d'une autre convention.

Catégories couvertes

Employés (équipiers polyvalents, agents de restauration, préparateurs, caissiers), agents de maîtrise (chefs d'équipe, assistants managers), cadres (directeurs de restaurant, managers de zone). Classification par niveaux et échelons.

Spécificités notables

  • Forte proportion de jeunes et d'étudiants : nombreux contrats à temps partiel, premiers emplois ;
  • Amplitude horaire large : ouvertures tôt et fermetures tardives, voire 24/24 ; travail en soirée, week-end et jours fériés avec majorations spécifiques ;
  • Travail de nuit dans les établissements ouverts tard, avec majorations et suivi médical renforcé ;
  • Temps partiel : encadrement de la durée minimale et des heures complémentaires ;
  • Coupures : journées avec interruption d'activité, encadrées par la convention (amplitude, indemnisation) ;
  • Hygiène alimentaire : règles HACCP, formation obligatoire à la manipulation des denrées ;
  • Prime d'ancienneté et avantage en nature repas selon les barèmes URSSAF ;
  • Prévoyance et frais de santé de branche.

Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.

Champ d'application

Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :

56.10C 56.10A 56.30Z

Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.

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Principales dispositions

Cette fiche identifie la convention ; elle ne reprend pas ses barèmes. Les dispositions de l'IDCC 1501 qui comptent au quotidien sont regroupées, chiffrées et mises à jour à chaque avenant dans la convention collective restauration rapide : salaires, coupures, primes et droits :

Le texte officiel consolidé (texte de base, avenants de salaires, accords de branche) reste la seule référence opposable : il est consultable gratuitement sur Légifrance depuis le lien indiqué dans les repères de cette fiche.

Référentiel rapide

Préavis cadre3 mois
Préavis non-cadre8-15 jours (employé) ; 1 mois (6 mois-2 ans) ; 2 mois (2 ans et +)

Données à vérifier dans la dernière version en vigueur sur Légifrance. Les avenants annuels peuvent modifier ces valeurs.

Points clés

  • IDCC 1501 : convention collective nationale de la restauration rapide, signée le 18 mars 1988.
  • Champ couvert : fast-foods, sandwicheries, restauration à emporter et à consommer sur place sans service à table, restauration livrée.
  • Hors champ : restauration traditionnelle avec service à table (HCR, IDCC 1979), restauration collective.
  • Catégories : employés (équipiers polyvalents, caissiers), agents de maîtrise (chefs d'équipe, assistants managers), cadres (directeurs de restaurant).
  • Amplitude large : soirée, nuit, week-end, jours fériés, avec majorations spécifiques.
  • Travail de nuit : majorations et suivi médical renforcé (article L.3122-11 du Code du travail).
  • Temps partiel : très répandu, encadrement de la durée minimale et des heures complémentaires.
  • Coupures : encadrées par la convention (amplitude maximale, indemnisation éventuelle).
  • Avantage en nature repas : valorisé selon les barèmes URSSAF, intégré à la rémunération.
  • Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).

Cas pratiques

Cas n° 1 — Étudiant à temps partiel et heures complémentaires

Un étudiant équipier travaille à temps partiel (15 heures par semaine au contrat) mais effectue régulièrement 22 à 25 heures. Les heures complémentaires sont strictement encadrées : elles ne peuvent porter la durée au niveau d'un temps plein, et sont majorées dès la première heure. Si les heures complémentaires sont accomplies de façon récurrente sur une période significative, le salarié peut demander la révision à la hausse de sa durée contractuelle. À défaut d'accord, il peut saisir le conseil de prud'hommes.

Cas n° 2 — Coupure en journée

Une salariée travaille en horaire coupé (11h-14h puis 18h-22h). La convention 1501 encadre les coupures : amplitude maximale de la journée, nombre de coupures limité et, dans certains cas, contreparties. Le temps de coupure n'est pas du temps de travail effectif, mais l'amplitude (de la prise de poste à la fin de service) reste soumise à des limites. Si l'amplitude ou le nombre de coupures dépasse les limites prévues, la salariée peut demander une régularisation.

Cas n° 3 — Travail de nuit en restauration ouverte tardivement

Un équipier travaille jusqu'à 2h du matin dans un établissement ouvert tard. Les heures effectuées sur la plage de nuit (en principe 21h-6h, ou plage définie par accord) ouvrent droit à des majorations conventionnelles et à un repos compensateur. Le travailleur de nuit régulier bénéficie d'un suivi médical renforcé et de garanties spécifiques (priorité d'accès à un poste de jour, prise en compte des obligations familiales). Le dépassement des durées maximales du travail de nuit doit être justifié et compensé.

Questions fréquentes

L'IDCC 1501 est l'identifiant ministériel de la convention collective nationale de la restauration rapide, signée le 18 mars 1988. Elle régit les salariés des fast-foods, sandwicheries, restauration à emporter et restauration livrée.

La restauration traditionnelle avec service à table relève des hôtels-cafés-restaurants (HCR, IDCC 1979). L'IDCC 1501 couvre la restauration rapide sans service à table (vente à emporter, comptoir, livraison). Vérifiez l'IDCC sur votre bulletin de paie.

Oui. Les heures complémentaires (au-delà de la durée contractuelle d'un temps partiel) ne peuvent porter la durée au niveau d'un temps plein et sont majorées dès la première heure. En cas de récurrence durable, vous pouvez demander la révision à la hausse de votre durée contractuelle.

La convention 1501 encadre les journées en horaire coupé : amplitude maximale, nombre de coupures limité et, dans certains cas, contreparties. Le temps de coupure n'est pas du temps de travail effectif, mais l'amplitude totale de la journée reste soumise à des limites.

Oui. Les heures effectuées sur la plage de nuit (en principe 21h-6h, ou plage définie par accord) ouvrent droit à des majorations conventionnelles et à un repos compensateur. Le travailleur de nuit régulier bénéficie d'un suivi médical renforcé et de garanties spécifiques.

Oui. Le repas fourni gratuitement ou à prix réduit constitue un avantage en nature, valorisé selon les barèmes URSSAF en vigueur pour le secteur. Il doit figurer sur le bulletin de paie et donne lieu à cotisations sociales.
Cette fiche a une vocation informative. La convention collective réellement applicable à votre situation peut différer (accord d'entreprise, dérogation, multi-activité). Vérifiez la mention « Convention collective applicable » sur votre bulletin de paie (article R3243-1 du Code du travail) ou demandez-la à votre employeur. Pour le texte officiel en vigueur, référez-vous à Légifrance.
Page mise à jour le 10/09/2026.