Formation métrologie industrielle
Incertitudes de mesure et décision de conformité

Module 4 / 5  ·  Sommaire complet de la formation métrologie

Module 4 : Incertitudes de mesure et décision de conformité 25 min de lecture

4.1 Identifier les sources d'incertitude : méthode des 5M et modèle de mesure

Un bilan d'incertitude ne se juge pas à la finesse de ses calculs, mais à la liste des sources qu'il contient. Une source oubliée ne sera jamais chiffrée, et aucune formule ne la rattrapera. Ce chapitre donne la méthode d'atelier pour ne rien oublier : définir précisément ce que l'on mesure, écrire le modèle de mesure, passer les 5M au crible, corriger ce qui est connu et justifier ce que l'on néglige.

Le diagramme d'Ishikawa d'un diamètre mesuré au micromètre

Chaque « arête » regroupe une famille de causes qui peuvent écarter l'indication de la valeur du mesurande. Exemple pédagogique : diamètre d'un arbre en acier contrôlé en atelier.

Moyen

Erreur d'indication et incertitude du certificat, résolution de l'afficheur, parallélisme des touches, usure.

Méthode

Nombre de relevés, position de la section mesurée, orientation, usage du cliquet, calcul du résultat.

Milieu

Écart à 20 °C de la pièce et de l'instrument, gradients, vibrations, propreté, humidité.

Résultat de mesure
Main-d'œuvre

Effort de serrage, alignement de l'instrument, chaleur transmise par la main, lecture, report du résultat.

Matière

Défauts de forme (ovalisation, conicité), état de surface, bavures, coefficient de dilatation du matériau.

Certains ajoutent un sixième M, la « Mesure » elle-même ou le « Management ». Peu importe le nombre de familles : l'outil sert à balayer toutes les causes avant de chiffrer.

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Définir le mesurande avant de toucher l'instrument

Le VIM définit le mesurande comme la « grandeur que l'on veut mesurer » (VIM 2.3). La définition paraît évidente, mais sa note 1 en montre l'exigence : spécifier un mesurande suppose de connaître la nature de la grandeur et de décrire l'état du corps dont elle est une propriété. « Le diamètre de l'arbre » n'est donc pas encore un mesurande complet.

Le même article donne un exemple directement utile à l'atelier : la longueur d'une tige en équilibre avec une température ambiante de 23 °C est différente de sa longueur à la température spécifiée de 20 °C, qui est le mesurande ; une correction est alors nécessaire (VIM 2.3, exemple 2). En mécanique, la température de référence des spécifications géométriques est fixée à 20 °C par l'ISO 1:2022, sujet traité au chapitre 2.3.

Définition du mesurande Ce qui reste flou Conséquence sur le résultat
« Diamètre de l'arbre » Quelle section ? Quelle orientation ? À quelle température ? Deux contrôleurs mesurent deux grandeurs différentes et croient à un problème d'instrument.
« Diamètre à 10 mm de l'épaulement » L'orientation et la température ne sont pas fixées. Sur une pièce ovalisée, le résultat dépend de l'angle de mesure.
« Diamètre entre deux points opposés, à 10 mm de l'épaulement, plus grande valeur sur un tour, ramené à 20 °C » Peu de choses, pour l'exactitude visée au micromètre. Le mesurande est suffisamment défini ; ce qui reste devient une composante chiffrable.

Le VIM nomme cette part irréductible l'incertitude définitionnelle : la « composante de l'incertitude de mesure qui résulte de la quantité finie de détails dans la définition d'un mesurande » (VIM 2.27). Sa note 1 précise qu'il s'agit de l'incertitude minimale que l'on peut obtenir en pratique par tout mesurage de ce mesurande, et sa note 3 rappelle que le GUM l'appelle « incertitude intrinsèque ».

Le niveau de détail dépend de l'exactitude visée. Le GUM (§ 3.1.3) explique qu'un mesurande se définit avec une complétude suffisante au regard de l'exactitude requise : pour une barre d'un mètre mesurée au micromètre près, il faut préciser la température et la pression ; au millimètre près, ce n'est pas nécessaire. Sur un arbre tolérancé à quelques centièmes, la section, l'orientation et la température font partie de la définition.

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Écrire le modèle de mesure : y = f(x1, …, xn)

Le modèle de mesure est la « relation mathématique entre toutes les grandeurs qui interviennent dans un mesurage » (VIM 2.48). Quand il peut s'écrire explicitement Y = f(X1, …, Xn), la fonction f est la fonction de mesure (VIM 2.49) : on y injecte les valeurs estimées des grandeurs d'entrée x1 … xn pour obtenir la valeur mesurée y.

Écrire ce modèle a un intérêt très concret : chaque terme de l'équation est une source d'incertitude potentielle, et tout ce qui n'y figure pas n'existera pas dans le bilan. C'est la liste de contrôle la plus fiable qui soit, parce qu'elle oblige à se demander comment le résultat est réellement calculé.

Exemple pédagogique : le modèle d'un diamètre ramené à 20 °C

d20 = dind + Cétal − d · α · (t − 20)

  • dind : indication du micromètre (moyenne des relevés ou relevé unique, voir chapitre 4.2) ;
  • Cétal : correction tirée du certificat d'étalonnage (opposé de l'erreur d'indication constatée) ;
  • α : coefficient de dilatation linéique de l'acier de la pièce ;
  • t : température de la pièce au moment de la mesure, en °C.

Chaque grandeur d'entrée agit sur y avec un poids qui lui est propre : c'est le coefficient de sensibilité, dérivée partielle de f par rapport à cette grandeur. Pour dind et Cétal, il vaut 1 : un micromètre d'erreur sur l'indication fait un micromètre d'erreur sur le résultat. Pour la température, il vaut d · α, soit environ 0,29 µm par degré pour un arbre en acier de 25 mm avec α ≈ 11,5 × 10⁻⁶ /°C.

Ce modèle est volontairement simplifié. Un bilan complet traiterait aussi la dilatation du micromètre lui-même et l'écart de température entre la pièce et l'instrument, puisque c'est leur différence qui compte. L'essentiel est que les simplifications soient écrites : un auditeur accepte une hypothèse déclarée, pas une source oubliée.

Pas de modèle, pas de bilan. Un tableau d'incertitude qui ne s'appuie sur aucune équation mélange souvent des grandeurs qui n'ont pas la même unité (des degrés et des millimètres) ou compte deux fois la même cause. Le modèle impose la cohérence des unités par les coefficients de sensibilité. Les notions de base (type A, type B, composition) sont rappelées dans notre article sur les bases du GUM, pour les définitions de départ.

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Les 5M appliqués au contrôle d'un arbre

Le modèle dit comment le résultat est calculé ; les 5M disent ce qui peut perturber chaque terme. Moyen, Méthode, Milieu, Main-d'œuvre, Matière : cette grille, issue des outils qualité de résolution de problèmes, n'est imposée par aucune norme de métrologie, mais elle a l'avantage d'être connue de tous en atelier et de se remplir en équipe.

Le GUM (§ 3.3.2) dresse sa propre liste de sources possibles : définition incomplète du mesurande, réalisation imparfaite de cette définition, échantillonnage non représentatif, connaissance insuffisante des effets de l'environnement, biais de lecture sur un instrument analogique, résolution finie, valeurs inexactes des étalons, des constantes et des paramètres extérieurs, approximations de la méthode, et variations des observations répétées. Les 5M permettent de ranger cette liste par familles.

Famille Sources pour un diamètre au micromètre Terme du modèle concerné Comment l'évaluer
Moyen Erreur d'indication, incertitude d'étalonnage, résolution de 0,001 mm, planéité et parallélisme des touches Cétal, dind Certificat d'étalonnage, notice, résolution de l'afficheur (type B)
Méthode Nombre de relevés, section et orientation choisies, usage du cliquet ou de la friction dind Mode opératoire écrit, série de mesures répétées (type A)
Milieu Température de la pièce et de l'instrument, gradient thermique, vibrations t, α Thermomètre, données du matériau, temps de stabilisation (type B)
Main-d'œuvre Effort de mesure, alignement, échauffement par la main, erreur de lecture ou de report dind Répétabilité d'un opérateur, reproductibilité entre opérateurs (étude R&R)
Matière Ovalisation, conicité, rugosité, bavures, nuance d'acier dind, α Mesures en plusieurs positions, fiche matière (type A ou B)

Le GUM signale que ces sources ne sont pas forcément indépendantes : plusieurs d'entre elles contribuent déjà à la dispersion des observations répétées (§ 3.3.2). Si l'opérateur fait ses dix relevés en tournant la pièce, la répétabilité mesurée contient déjà une partie de l'ovalisation. Il faut alors éviter de la compter une seconde fois comme source « Matière ».

La différence entre ce qu'un seul opérateur produit et ce que plusieurs opérateurs produisent sur les mêmes pièces fait l'objet d'une étude dédiée, l'étude R&R, traitée au chapitre 5.1. Dans le bilan d'un contrôle réalisé par plusieurs personnes, c'est elle qui fournit la composante « Main-d'œuvre ».

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Les grandeurs d'influence : ce qui agit sans être mesuré

Grandeur qui, lors d'un mesurage direct, n'a pas d'effet sur la grandeur effectivement mesurée, mais a un effet sur la relation entre l'indication et le résultat de mesure.

— VIM, JCGM 200:2012, définition 2.52 « grandeur d'influence »

Le VIM illustre cette définition par un exemple qui parle à tous les utilisateurs de micromètre : la température du micromètre lors du mesurage de la longueur d'une tige est une grandeur d'influence, mais pas la température de la tige elle-même (VIM 2.52, exemple 3). La nuance est fine : la température de la tige modifie la tige, donc le mesurande si on ne l'a pas défini à 20 °C ; celle du micromètre modifie la façon dont l'instrument traduit la longueur en indication.

Dans la pratique du bilan, les deux se traitent de la même manière : on les fait figurer dans le modèle, on estime leur valeur et on évalue l'incertitude de cette estimation. La note 2 de la définition précise d'ailleurs que le GUM retient une acception plus large, qui englobe les grandeurs agissant sur le système de mesure comme sur la grandeur mesurée.

Température

Dilatation de la pièce et de l'instrument : ΔL = L · α · Δt. C'est la première grandeur d'influence en mesure dimensionnelle.

Effort de mesure

Déformation locale des contacts et de l'arceau : c'est la raison d'être du cliquet ou de la friction, qui limitent l'effort.

Vibrations et propreté

Un copeau ou un film d'huile entre la touche et la pièce ajoute une épaisseur qui n'a rien à voir avec le diamètre.

Ordre de grandeur (exemple pédagogique)

Arbre en acier de 25 mm, α ≈ 11,5 × 10⁻⁶ /°C, mesuré à la sortie de la machine à 26 °C, soit 6 °C au-dessus de 20 °C :

ΔL = 25 × 11,5 × 10⁻⁶ × 6 = 0,001 725 mm, soit environ 1,7 µm

Face à une tolérance de 50 µm, l'effet paraît faible. Face à une incertitude visée de quelques micromètres, il ne l'est plus. Pour un arbre d'aluminium (α ≈ 23 × 10⁻⁶ /°C), l'effet double : environ 3,5 µm dans les mêmes conditions.

La main de l'opérateur est elle-même une source de chaleur : tenir longtemps un micromètre par l'arceau le réchauffe. C'est pour cela que de nombreux micromètres sont équipés de plaquettes isolantes sur l'arceau, et que les modes opératoires prévoient un temps de stabilisation de la pièce et de l'instrument dans le local de mesure avant le contrôle. L'usage et les erreurs du micromètre sont détaillés au chapitre 2.1.

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Corriger d'abord les erreurs connues, évaluer ensuite ce qui reste

Le GUM part d'une hypothèse de travail : le résultat de mesure a été corrigé de tous les effets systématiques significatifs reconnus, et tout a été fait pour les identifier (§ 3.2.4). Autrement dit, l'incertitude ne sert pas à « absorber » une erreur que l'on connaît. Si le certificat indique que le micromètre lit 1 µm trop haut à 25 mm, on retire 1 µm à l'indication.

La correction elle-même n'est pas parfaite : la valeur de l'erreur est connue avec l'incertitude du certificat, et la dilatation est corrigée avec une température et un coefficient α eux-mêmes incertains. C'est l'incertitude de la correction, et non la correction, qui entre dans le bilan. Le GUM l'illustre avec la correction de l'effet de charge d'un voltmètre : on corrige, puis on évalue l'incertitude de cette correction (§ 3.2.4, exemple).

Ce qui se corrige
  • Erreur d'indication donnée par le certificat au point utilisé.
  • Dilatation de la pièce quand sa température est connue.
  • Écart connu d'un étalon par rapport à sa valeur nominale (cale étalon étalonnée, par exemple).
Ce qui s'évalue
  • Incertitude de l'erreur d'indication (U du certificat).
  • Incertitude sur la température mesurée et sur α.
  • Dispersion des relevés, résolution, effets dont on ne connaît que les bornes.

Et quand on choisit de ne pas corriger ? Le GUM traite ce cas à part (note 2 du § 3.2.4, qui renvoie au § 6.3.1 et au § F.2.4.5) : c'est une exception, pas une façon commode de simplifier. Dans un atelier, la pratique consiste souvent à ne pas corriger une erreur d'indication qui reste dans l'erreur maximale tolérée et à compter cette EMT comme une source de type B. Cette méthode est défendable si elle est écrite, mais elle donne une incertitude plus grande qu'une correction.

Erreur et incertitude ne se confondent pas. Le GUM rappelle qu'un résultat corrigé peut, sans qu'on le sache, être très proche de la valeur du mesurande tout en ayant une grande incertitude (§ 3.3.1, note). Et un effet systématique non reconnu ne peut pas être pris en compte dans l'incertitude : il contribue à l'erreur (§ 3.3.2). D'où l'importance de la chasse aux sources avant tout calcul. Lire les erreurs et les incertitudes d'un certificat est expliqué au chapitre 3.2.

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Négliger une source : un choix qui se justifie

Toutes les sources ne méritent pas d'être chiffrées finement. Le GUM l'admet explicitement : l'incertitude d'une correction, bien qu'évaluée, peut être ignorée si sa contribution à l'incertitude-type composée est insignifiante ; et si la valeur de la correction elle-même est insignifiante par rapport à l'incertitude-type composée, elle peut aussi être ignorée (§ 3.4.4).

Le mot important est « bien qu'évaluée » : on ne néglige pas une source parce qu'on ne sait pas la chiffrer, on la néglige parce qu'un ordre de grandeur montre qu'elle ne pèse rien. L'estimation grossière reste donc nécessaire, et elle doit figurer dans le dossier.

Pourquoi une petite source pèse-t-elle si peu ? Parce que les incertitudes-types indépendantes se combinent par la racine de la somme des carrés. Une composante qui vaut le dixième de la plus grande ne représente que 1 % de sa variance : son effet sur l'incertitude composée est presque invisible.

Composante principale Petite composante Incertitude composée Hausse due à la petite composante
1,0 µm0,5 µm√(1,0² + 0,5²) = 1,12 µm+ 12 % : à garder
1,0 µm0,3 µm√(1,0² + 0,3²) = 1,04 µm+ 4 % : à discuter
1,0 µm0,1 µm√(1,0² + 0,1²) = 1,005 µm+ 0,5 % : négligeable

Valeurs d'exemple. Le seuil du dixième est un repère de pratique courant, pas une règle du GUM : chaque laboratoire fixe et écrit le sien.

Appliqué à l'arbre de 25 mm, ce raisonnement se fait en une ligne. Si la pièce a été stabilisée à 20,5 °C, la correction de dilatation vaut 25 × 11,5 × 10⁻⁶ × 0,5 ≈ 0,14 µm. Face à une incertitude composée de l'ordre du micromètre, elle peut être négligée, à condition d'écrire la température relevée et le calcul qui justifie ce choix.

Dix petites sources ne font pas zéro. Négliger une source à 0,3 µm face à 1 µm se discute. Négliger dix sources de 0,3 µm, c'est oublier près de 1 µm : √(10 × 0,3²) ≈ 0,95 µm. Avant d'écarter des composantes, on vérifie leur effet cumulé.

La bonne pratique consiste à garder toutes les sources identifiées dans le tableau du bilan, y compris celles jugées négligeables, avec leur estimation et la mention « négligée ». Le lecteur du dossier voit ainsi qu'elles ont été examinées. C'est exactement ce que fait le bilan chiffré du chapitre suivant, où la dilatation et le coefficient α restent visibles alors qu'ils pèsent quelques pour cent.

Avant de chiffrer : la liste de contrôle des sources

Mesurande écrit : grandeur, position, orientation, température de référence.
Modèle écrit : y = f(x1 … xn), avec les hypothèses simplificatrices déclarées.
5M balayés : Moyen, Méthode, Milieu, Main-d'œuvre, Matière, chaque cause rattachée à un terme du modèle.
Grandeurs d'influence estimées : température mesurée, temps de stabilisation noté.
Erreurs connues corrigées : correction du certificat appliquée, ou choix contraire justifié.
Doubles comptes évités : ce qui est déjà dans la répétabilité n'est pas recompté ailleurs.
Sources négligées tracées : ordre de grandeur, critère appliqué, effet cumulé vérifié.

Sources

  • JCGM 200:2012, Vocabulaire international de métrologie (VIM, 3e édition) : définitions 2.3 mesurande, 2.27 incertitude définitionnelle, 2.48 modèle de mesure, 2.49 fonction de mesure, 2.52 grandeur d'influence — jcgm.bipm.org/vim/fr
  • JCGM 100:2008, Évaluation des données de mesure — Guide pour l'expression de l'incertitude de mesure (GUM) : § 3.1.3, 3.2.4, 3.3.1, 3.3.2, 3.4.4 — bipm.org
  • ISO 1:2022, température normale de référence des spécifications géométriques (20 °C) — iso.org

À retenir

  • J'écris le mesurande complet (section, orientation, 20 °C) avant de choisir l'instrument : ce qui reste flou devient l'incertitude définitionnelle (VIM 2.27).
  • J'écris le modèle de mesure y = f(x1 … xn) : chaque terme est une source, et ce qui n'y figure pas n'existera pas dans le bilan.
  • Je balaie les 5M en rattachant chaque cause à un terme du modèle, sans compter deux fois ce que la répétabilité contient déjà.
  • Je mesure les grandeurs d'influence, à commencer par la température : 6 °C d'écart font environ 1,7 µm sur 25 mm d'acier.
  • Je corrige d'abord les erreurs connues (certificat, dilatation) et je n'évalue que l'incertitude de ces corrections (GUM § 3.2.4).
  • Je ne néglige une source qu'après l'avoir estimée, en écrivant le critère appliqué et en vérifiant l'effet cumulé des petites sources (GUM § 3.4.4).

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