Formation métrologie industrielle
Étalonnage, vérification et raccordement

Module 3 / 5  ·  Sommaire complet de la formation métrologie

Validation des acquis

Quiz du module 3 : étalonnage, vérification et raccordement

Cinq situations de service métrologie pour vérifier que vous savez conduire un étalonnage, exploiter un certificat et choisir un laboratoire. Les valeurs sont des exemples pédagogiques fictifs.

Question 1 Un micromètre arrive à l'étalonnage avec des touches visiblement encrassées. Le technicien veut les nettoyer tout de suite pour gagner du temps. Que faut-il faire ?

Réponse : l'état d'arrivée dit si les mesures faites depuis le dernier étalonnage étaient valables. Le corriger avant tout relevé efface cette preuve, alors que l'ISO 9001:2015 (§ 7.1.5.2) demande d'évaluer la validité des résultats antérieurs quand un équipement est trouvé inapte. Un certificat d'étalonnage donne d'ailleurs les résultats avant et après ajustage, s'ils sont disponibles (ISO/IEC 17025, § 7.8.4.1).

Question 2 Pour étalonner un manomètre à cadran 0-10 bar, on relève chaque point en montée puis en descente. À 5 bar, on lit 5,06 bar en montée et 5,10 bar en descente. Que représente l'écart de 0,04 bar ?

Réponse : la différence entre descente et montée à un même point est l'hystérésis, propre à l'instrument (frottements, élasticité du tube). On la met en évidence par des cycles montant et descendant, en approchant chaque point dans un seul sens. Elle ne disparaît pas avec l'ajustage et se prend en compte dans l'exploitation, en retenant par exemple l'erreur la plus défavorable.

Question 3 Le certificat d'un pied à coulisse indique, à 100 mm, une erreur de +0,02 mm et U = 0,013 mm (k = 2). L'EMT d'utilisation du poste est de ± 0,03 mm et la procédure applique une règle d'acceptation stricte (|E| + U ≤ EMT). Que conclure à ce point ?

Réponse : avec une règle stricte, on n'accepte un point que si l'erreur augmentée de l'incertitude reste dans l'EMT. Ici 0,033 mm > 0,03 mm : la conformité n'est pas prouvée. La non-conformité ne l'est pas non plus, car |E| − U = 0,007 mm reste sous 0,03 mm. Comparer l'erreur seule à l'EMT correspondrait à une règle d'acceptation simple, qui n'est pas celle de la procédure.

Question 4 Vous devez faire étalonner un transmetteur de pression utilisé jusqu'à 16 bar, sous accréditation. La portée d'un laboratoire accrédité indique : pression relative, 0 à 10 bar, incertitude élargie 0,005 bar, laboratoire. Que retenir ?

Réponse : l'accréditation vaut pour l'objet, le mesurande, l'étendue et le lieu décrits dans la portée, pas pour toute une grandeur. L'ILAC-P10 parle d'une portée qui couvre précisément l'étalonnage demandé. Un point à 16 bar serait au mieux signalé hors accréditation, et un étalonnage ne vaut qu'aux points mesurés : on n'extrapole pas au-delà.

Question 5 Une balance sert à la fois au contrôle interne de fabrication et à la vente de produits au poids. Le responsable qualité propose de se contenter d'un étalonnage annuel sous accréditation Cofrac. Est-ce suffisant ?

Réponse : les instruments de pesage figurent parmi les catégories réglementées par le décret n° 2001-387 du 3 mai 2001. Pour ces usages, le contrôle passe par la vérification périodique, avec des EMT et une périodicité fixées par la réglementation. L'étalonnage reste utile pour le contrôle de fabrication, mais ne remplace pas ce contrôle. Et un certificat ne recommande pas d'intervalle, sauf accord avec le client (ISO/IEC 17025, § 7.8.4.3).

Répondez aux 5 questions pour débloquer la suite de la formation.

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