Convention Collective de la Pâtisserie 2026 : Grille de Salaires, Nuit, Jours Fériés et Droits
Numéro, brochure, codes NAF et texte officiel : voir la fiche technique IDCC 1267. Cette page décrypte les salaires, primes, préavis et droits de la convention.
Une convention de laboratoire et de vitrine, où l'on commence avant l'aube et où l'on travaille quand les autres fêtent.
Coefficients de 160 à 350, majorations de nuit par tranches horaires, 1er mai payé à 250 %, indemnité de départ à la retraite deux fois supérieure au minimum légal : l'essentiel, vérifié article par article sur Légifrance le 25 septembre 2026.
Le pâtissier qui monte les entremets au laboratoire, la vendeuse qui tient la vitrine, le chocolatier qui tempère pour Pâques, le glacier artisan, le traiteur qui livre les réceptions : tous relèvent de la convention collective nationale de la pâtisserie du 30 juin 1983, étendue par arrêté du 29 décembre 1983 publié au Journal officiel du 13 janvier 1984. Elle couvre environ 21 600 salariés dans près de 3 000 entreprises, dont huit sur dix emploient moins de dix personnes.
C'est un texte ancien, souvent modifié, et c'est précisément ce qui le rend piégeux. Plusieurs de ses articles sont restés figés alors que la loi a bougé : la période d'essai de cinq semaines qu'on lit partout ne s'applique pas, le préavis d'un mois ne vaut pas pour un licenciement après deux ans, et plusieurs congés familiaux sont en dessous du minimum légal. À l'inverse, la convention est nettement plus généreuse que la loi là où on l'attend moins : indemnité de départ à la retraite, maintien de salaire en cas de maladie, 1er mai travaillé.
Côté salaires, la situation de septembre 2026 demande de la précision : la grille de janvier est connue et vérifiée, un nouvel avenant a été étendu au Journal officiel du 19 septembre 2026, mais ses montants ne sont pas encore consolidés sur Légifrance. Nous expliquons ce qui est certain, ce qui ne l'est pas encore, et pourquoi nous ne publions pas de chiffres non vérifiés.
ÉTAPE 0 : pâtisserie, boulangerie ou chocolaterie ? Vérifiez votre convention
L'article 1er vise « les entreprises de pâtisserie, confiserie, glacerie, chocolaterie, salon de thé, traiteur ainsi que les entreprises artisanales de fabrication de glaces, sorbets et crèmes glacées ». Est réputé pâtissier celui qui élabore, fabrique, livre et sert à la consommation, principalement au détail, les articles issus de la transformation dans son laboratoire. Les gérants au sens du droit des sociétés sont exclus. Quand une entreprise exerce plusieurs métiers, c'est son activité principale qui décide.
Le réflexe fiable : votre bulletin de paie
L'employeur doit y mentionner la convention applicable. Si vous travaillez dans une boutique qui fait à la fois du pain et de la pâtisserie, le code APE ne tranche pas à lui seul : c'est l'activité principale réelle de l'entreprise qui compte. En cas de doute, la question se règle d'abord avec l'employeur, puis, s'il le faut, devant l'inspection du travail ou le conseil de prud'hommes.
Numéro, brochure et état du texte : voir la fiche technique IDCC 1267.
Sommaire
- Classification : les coefficients 160 à 350
- Grille 2026, SMIC et simulateur
- Nuit, travail matinal, dimanche, fériés
- Primes : ce qui existe vraiment
- Essai, préavis, licenciement, retraite
- Maladie, prévoyance, frais de santé
- Congés et événements familiaux
- Apprentissage
- Cas pratiques chiffrés
- Ce que nous ne publions pas
- FAQ
- Sources officielles
1. Classification : cinq filières, des coefficients de 160 à 350, et aucun coefficient cadre
La pâtisserie classe ses salariés par filière — fabrication, vente, services administratifs, entretien, livraison — puis par catégorie, chacune portant un coefficient. La grille en vigueur est celle de l'avenant n° 34 du 2 avril 1997 : les coefficients 135, 140, 150 ou 155 que l'on trouve encore en ligne viennent de l'annexe de 1983, qui n'est plus en vigueur. Aujourd'hui, le plancher est 160 dans toutes les filières. Particularité de la branche : les diplômes du métier y sont écrits noir sur blanc.
Fabrication : du plongeur au chef de fabrication
| Coef. | Catégorie | Ce que dit le texte |
|---|---|---|
| 160 | I | Plongeur aidant à la préparation ; jeune ouvrier sortant d'apprentissage sans diplôme (un an maximum dans cette catégorie) |
| 165 | II | Jeune ouvrier titulaire du CAP ou d'un diplôme de même niveau ; ouvrier de la catégorie I après un an de pratique |
| 170 | III | CAP complété d'une mention complémentaire (pâtisserie ou traiteur), d'un CAP connexe (pâtisserie, glacerie) ou d'un bac professionnel option pâtisserie ; ouvrier assurant une partie de la fabrication sous contrôle |
| 175 | III | Jeune ouvrier titulaire d'un BTM (pâtisserie ou glacerie) |
| 180 | IV | Ouvrier qualifié assurant la fabrication sous la responsabilité du chef d'entreprise ou du chef de fabrication ; titulaire du BTM après un an en catégorie III |
| 185 | V | Ouvrier qualifié assurant la fabrication sans le concours du chef d'entreprise ou du chef de fabrication |
| 190 | VI | Ouvrier hautement qualifié coordonnant le travail de trois ouvriers au maximum |
| 220 | VII | Ouvrier hautement qualifié ou titulaire du brevet de maîtrise : travaux de spécialités — sucre, fleurs, pièce montée |
| 250 | Maîtrise | Chef de partie |
| 270 à 350 | Maîtrise | Chef de fabrication, cinq paliers (270, 290, 310, 330, 350) selon la taille de l'entreprise et le nombre d'ouvriers qualifiés encadrés |
Vente, administratif, entretien, livraison
Pas de coefficient cadre, donc pas de salaire minimum cadre
La convention parle des cadres — période d'essai, préavis de trois mois, forfait en jours — mais la grille ne leur attribue aucun coefficient ni aucun minimum. Le coefficient 350 est celui d'un agent de maîtrise, le chef de fabrication du cinquième palier. Concrètement, un cadre de la pâtisserie n'a pas de plancher conventionnel propre : sa rémunération relève du contrat, dans le respect du SMIC et des règles du forfait. Toute page qui affiche un « salaire minimum cadre pâtisserie » l'a inventé.
Source : annexe « Classification du personnel », avenant n° 34 du 2 avril 1997 (en vigueur étendu) ; l'annexe I de 1983 et l'annexe II de 1985 sont affichées « non en vigueur » sur Légifrance. Forfait en jours des cadres et itinérants : 213 jours par an, article 16.
2. Grille de salaires 2026 : la grille de janvier, le SMIC de juin et le nouvel avenant de septembre
La branche revalorise sa grille chaque année par un avenant « barème de la grille nationale des salaires ». En 2026, deux textes se succèdent. L'avenant n° 114, applicable au 1er janvier, est entièrement vérifié : c'est la grille que nous publions ci-dessous. L'avenant n° 117, signé le 30 juin, fixe un nouveau barème à compter du 1er juin 2026 et a été étendu au Journal officiel du 19 septembre ; son texte n'était pas encore consolidé sur Légifrance au 25 septembre 2026, et nous ne publierons ses montants qu'à ce moment-là.
- 1er janvier 2026 — la grille de l'avenant n° 114 du 29 janvier 2026 s'applique (étendu par arrêté du 9 avril 2026, JO du 17 avril 2026). Tous les coefficients sont au-dessus du SMIC, alors de 12,02 €/h.
- 1er juin 2026 — le SMIC passe à 12,31 €/h, soit 1 867,02 € par mois : le coefficient 160, à 12,29 €/h, passe dessous. C'est le SMIC qui est dû.
- 30 juin 2026 — signature de l'avenant n° 117 relatif au barème de la grille nationale des salaires, qui revalorise la grille à compter du 1er juin 2026.
- 19 septembre 2026 — étendu : l'arrêté du 7 septembre 2026, publié au Journal officiel du 19 septembre, rend l'avenant n° 117 obligatoire pour toutes les entreprises de la branche, avec effet à la date de publication.
- 25 septembre 2026 — montants à venir le texte de l'avenant n'est pas encore consolidé sur Légifrance. Consultez sa publication officielle ou votre bulletin de paie pour les nouveaux montants.
Grille de l'avenant n° 114 — minima au 1er janvier 2026, base 151,67 h
Les coefficients sont communs aux filières : un coefficient 170 vaut le même minimum en fabrication, en vente, dans l'administratif ou à la livraison. La dernière colonne compare le taux horaire au SMIC en vigueur depuis le 1er juin 2026.
| Coef. | Filières concernées | Taux horaire | Mensuel 151,67 h | Écart au SMIC du 01/06/2026 |
|---|---|---|---|---|
| 160 | Fabrication, vente, administratif, entretien | 12,29 € 12,31 €* | 1 863,37 € 1 867,02 €* | − 0,02 €/h |
| 165 | Toutes, dont livraison | 12,36 € | 1 874,11 € | + 0,05 €/h |
| 170 | Fabrication, vente, administratif, livraison | 12,50 € | 1 895,60 € | + 0,19 €/h |
| 175 | Fabrication, vente | 12,58 € | 1 907,88 € | + 0,27 €/h |
| 180 | Fabrication, vente, administratif, livraison | 12,72 € | 1 929,37 € | + 0,41 €/h |
| 185 | Fabrication | 13,12 € | 1 989,23 € | + 0,81 €/h |
| 190 | Fabrication, administratif, entretien, livraison | 13,42 € | 2 035,28 € | + 1,11 €/h |
| 200 | Vente | 13,99 € | 2 121,23 € | + 1,68 €/h |
| 210 | Vente | 14,70 € | 2 230,21 € | + 2,39 €/h |
| 220 | Fabrication | 15,40 € | 2 336,12 € | + 3,09 €/h |
| 250 | Fabrication (chef de partie), vente | 17,49 € | 2 652,31 € | + 5,18 €/h |
| 270 | Fabrication (maîtrise) | 18,87 € | 2 862,59 € | + 6,56 €/h |
| 290 | Fabrication (maîtrise) | 20,29 € | 3 077,48 € | + 7,98 €/h |
| 310 | Fabrication (maîtrise) | 21,69 € | 3 289,29 € | + 9,38 €/h |
| 330 | Fabrication (maîtrise) | 23,09 € | 3 502,64 € | + 10,78 €/h |
| 350 | Fabrication (maîtrise) | 24,49 € | 3 714,46 € | + 12,18 €/h |
Source : avenant n° 114 du 29 janvier 2026 relatif au barème de la grille nationale des salaires au 1er janvier 2026, étendu par arrêté du 9 avril 2026 publié au Journal officiel du 17 avril 2026 ; grille lue deux fois sur Légifrance. Les mensuels publiés ne sont pas exactement égaux au taux horaire multiplié par 151,67 h (le taux horaire est arrondi) : ce sont les montants mensuels du texte qui font foi. L'article 1er annonce une hausse de 1,2 % « pour les coefficients de 160 à 190 », mais le tableau annexé relève tous les coefficients dans la même proportion par rapport à l'avenant n° 112 (comparaison faite par nos soins). Écarts au SMIC calculés par nos soins. * Coefficient 160 : minimum conventionnel inférieur au SMIC depuis le 1er juin 2026 (12,31 €/h, 1 867,02 €/mois) — c'est le SMIC qui est dû.
Avenant n° 117 : à partir de quand s'applique-t-il ?
Deux dates coexistent, et elles ne concernent pas les mêmes employeurs. Pour une entreprise adhérente d'une organisation patronale signataire, l'avenant s'applique à la date qu'il fixe lui-même, le 1er juin 2026. Pour toutes les autres entreprises de la branche, il ne devient obligatoire qu'avec son extension : l'arrêté prévoit que « l'extension des effets et sanctions de l'avenant susvisé prend effet à compter de la date de publication du présent arrêté », soit le 19 septembre 2026.
Entre le 1er juin et le 18 septembre, un employeur non adhérent pouvait donc s'en tenir à la grille de l'avenant n° 114 — mais avec le SMIC en plancher : le coefficient 160 devait recevoir au moins 1 867,02 € et non 1 863,37 €. Parler d'une hausse « rétroactive au 1er juin pour tous » est inexact.
Pourquoi nous ne publions pas encore les montants de l'avenant n° 117
L'extension est certaine : l'arrêté est au Journal officiel. Le contenu chiffré, en revanche, n'était au 25 septembre 2026 ni consolidé sur Légifrance ni diffusé dans les données ouvertes du bulletin officiel des conventions collectives, et une seule source secondaire le reproduisait. Notre règle est de ne publier un montant qu'après lecture du texte officiel ou recoupement par deux sources concordantes. La grille ci-dessus reste donc la dernière vérifiée ; depuis le 19 septembre au plus tard, vos minima sont ceux de l'avenant n° 117.
Source : arrêté du 7 septembre 2026 portant extension d'un avenant à la convention collective nationale de la pâtisserie, JORF n° 0219 du 19 septembre 2026 ; SMIC : arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance (JORF du 24 mai 2026).
Source : DARES, « Caractéristiques des principales conventions collectives — données 2023 » (Base Tous Salariés de l'Insee), ligne IDCC 1267 : 21 600 salariés au 31 décembre 2023, 18 500 en équivalent temps plein, 2 960 entreprises, salaire net moyen en équivalent temps plein de 1 900 €.
Simulateur : votre minimum, vos heures de nuit et vos jours fériés
Choisissez votre coefficient : le simulateur applique la grille vérifiée de l'avenant n° 114, place le SMIC en plancher quand le minimum est passé dessous, puis ajoute les majorations propres à la pâtisserie — nuit par tranches horaires, jours fériés travaillés et 1er mai. Si vous connaissez votre taux horaire réel, saisissez-le : les majorations se calculent alors sur lui.
Minimum et majorations — convention de la pâtisserie
Laissez vide pour calculer sur le minimum de votre coefficient.
Constantes du 25/09/2026 : grille de l'avenant n° 114 (effet 01/01/2026, étendu JORF du 17/04/2026) ; SMIC 12,31 €/h et 1 867,02 €/mois depuis le 01/06/2026 ; nuit + 25 % (21 h-24 h et 4 h-6 h) et + 50 % (0 h-4 h), article 28 ; jour férié + 100 % en salaire ou en repos, 1er mai indemnité de 150 % en plus du salaire et repos compensateur, article 38. Les minima de l'avenant n° 117, applicables au plus tard depuis le 19/09/2026, ne sont pas encore intégrés : le minimum affiché est celui de la dernière grille vérifiée. Résultat indicatif, temps plein.
3. Nuit, travail matinal, dimanche et jours fériés : les règles d'un métier décalé
En pâtisserie, la journée commence souvent avant le lever du jour et les pics d'activité tombent quand les autres sont en congé : week-ends, Noël, galette des rois, Pâques, fête des mères. La convention répond à ces contraintes par trois outils — une majoration de nuit découpée en tranches, une modulation du temps de travail, un régime propre aux jours fériés. En revanche, elle ne dit rien du dimanche.
Travail de nuit : deux tranches, deux taux, pour tous les salariés
L'article 28 définit le travail de nuit comme le travail effectué entre 21 heures et 6 heures. Il fixe deux majorations, et il précise qu'elles valent « pour tous les salariés » — pas seulement pour ceux qui ont le statut de travailleur de nuit : + 25 % pour les heures effectuées entre 21 h et 24 h et entre 4 h et 6 h, + 50 % pour celles effectuées entre minuit et 4 h. Il n'existe pas de « prime de travail matinal » distincte : c'est la tranche de 4 h à 6 h qui rémunère l'embauche avant l'aube.
Jeunes et apprentis : l'exception de 4 heures
Le travail de nuit est interdit aux moins de 18 ans. La convention prévoit toutefois que les établissements peuvent solliciter auprès de l'inspecteur du travail une dérogation permettant aux jeunes travailleurs et apprentis de travailler « avant 6 heures et au plus tôt à partir de 4 heures ». Sans dérogation, pas d'embauche avant 6 h pour un mineur.
Durée du travail, modulation et heures supplémentaires
| Règle | Dans la pâtisserie |
|---|---|
| Durée de référence | 35 heures par semaine ; horaire fixe, modulé ou annualisé avec jours de réduction |
| Modulation | De 22 à 46 heures par semaine, jusqu'à 48 heures 10 fois par an, sans dépasser 44 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives ; rémunération lissée sur 151,67 h |
| Prévenance des changements d'horaire | 4 jours, ramenés à 3 jours en cas exceptionnel |
| Contingent annuel d'heures supplémentaires | 180 heures ; 150 heures pour les salariés modulés en deçà de 28 h ou au-delà de 46 h par semaine |
| Majoration des heures supplémentaires | « payées conformément à la loi » : + 25 % pour les huit premières, + 50 % au-delà (article L. 3121-36) |
| Repos compensateur | À prendre dans les 2 mois de l'ouverture du droit, par journées de 8 heures, demande écrite un mois avant |
Le dimanche : rien dans la convention, la règle du commerce alimentaire
Le sommaire complet de la convention ne contient aucun article sur le dimanche, ni majoration, ni régime propre. C'est donc le code du travail qui s'applique : dans les commerces de détail alimentaire, dont relèvent les pâtisseries, « le repos hebdomadaire peut être donné le dimanche à partir de treize heures » (article L. 3132-13). En contrepartie, les salariés de moins de 21 ans logés chez leur employeur ont droit à un autre après-midi de repos par semaine, et les autres salariés à une journée entière de repos par roulement et par quinzaine. La majoration légale d'au moins 30 % ne vise que les commerces alimentaires dont la surface de vente dépasse le seuil de la loi de 1972 : elle ne concerne pas la boutique artisanale type. Une prime du dimanche peut exister par contrat ou usage, pas par la convention.
Jours fériés et 1er mai : le point fort de la convention
Le projet de loi « 1er mai » n'est pas encore une loi
Le projet de loi « de sécurisation du travail le 1er mai des salariés volontaires des boulangers-pâtissiers artisanaux et des artisans fleuristes grâce au dialogue social de branche » a été adopté par le Sénat le 16 juin 2026 et transmis à l'Assemblée nationale le lendemain. Au 25 septembre 2026, il n'a pas été adopté définitivement. Il prévoit un travail sur la base du volontariat, encadré par un accord de branche. Sa portée exacte pour les pâtissiers qui ne fabriquent pas de pain dépendra du texte définitif. En attendant, ce sont l'article L. 3133-6 du code du travail et l'article 38 de la convention qui s'appliquent.
Sources : article 28 (travail de nuit), article 26 (aménagement du temps de travail), article 27 (heures supplémentaires) et article 38 (jours fériés, rédaction de l'avenant n° 66 du 21 juillet 2009) ; article L. 3132-13 du code du travail ; article L. 3133-6 du code du travail ; dossier législatif du Sénat.
4. Primes et avantages : ce que la convention prévoit réellement
La pâtisserie a peu d'avantages conventionnels chiffrés, et beaucoup de sites lui en prêtent qu'elle n'a pas. Le tableau ci-dessous a été établi à partir du sommaire complet du texte — les 69 articles et leurs annexes — et non de résumés. Tout ce qui y figure comme « non » est absent du texte.
| Élément | Existe ? | Ce que dit le texte |
|---|---|---|
| Majorations de nuit | Oui | + 25 % et + 50 % selon la tranche horaire (article 28), pour tous les salariés. |
| Majoration des jours fériés | Oui | + 100 % en salaire ou en repos ; 1er mai : indemnité de 150 % et repos compensateur (article 38). |
| Tenue de travail | Oui, limitée | Texte intégral de l'article 50 : « L'employeur fournira au personnel concerné tablier et couvre-chef. » Rien sur le nombre de tenues, le blanchissage ou une indemnité d'entretien. |
| Chèques-vacances | Facultatifs | « L'employeur peut proposer » un plan d'épargne chèques-vacances (article 41), abondé à 60 % pour les employés et ouvriers et à 50 % pour les agents de maîtrise et cadres, pour les contrats d'au moins 4 mois. |
| Avantages en nature | Oui, au barème général | Nourriture, logement ou véhicule évalués « selon les termes de l'arrêté du 10 décembre 2002 » (article 34) — le barème forfaitaire de la sécurité sociale, soit 5,50 € par repas en 2026. Ce n'est pas le barème des hôtels-cafés-restaurants. |
| Prime d'ancienneté | Non | Aucun article, dans aucun chapitre. |
| 13e mois, prime de fin d'année | Non | Aucun article. Un usage ou le contrat peut en prévoir, pas la convention. |
| Prime du dimanche | Non | Aucun article sur le dimanche. |
| Prime de panier, de salissure, de blanchissage | Non | Aucun article. |
Pas de prime d'ancienneté, pas de 13e mois
La section « Rémunération » de la convention compte sept articles : bulletin de paie, salaire horaire minimum, égalité de rémunération, avantages en nature, salaire mensuel minimum, révision du minimum, barème de la grille. Aucun ne crée de prime d'ancienneté ni de 13e mois, et aucun autre chapitre non plus. Les calculateurs « prime d'ancienneté pâtisserie » que l'on trouve en ligne appliquent des barèmes génériques sans base dans ce texte.
L'ancienneté joue pourtant un rôle réel, et original : la convention la compte souvent dans la profession, tous employeurs de la branche confondus, et non dans l'entreprise. C'est le cas pour le maintien de salaire en cas de maladie et pour l'indemnité de départ à la retraite. Changer de pâtisserie ne remet donc pas ces compteurs à zéro.
Sources : chapitre III, section 4 « Rémunération » (articles 31 à 37), article 34 (avantages en nature), article 41 (chèques-vacances) et article 50 (tenue de travail) ; barème forfaitaire 2026 de l'avantage nourriture publié par l'URSSAF.
5. Rupture du contrat : essai, préavis, licenciement et départ en retraite
C'est la section où recopier la convention mène le plus sûrement à l'erreur. Les deux articles sont bien « en vigueur étendu » sur Légifrance, mais la loi est venue en neutraliser une partie. Il faut donc lire chaque clause avec la règle légale à côté.
Période d'essai : les « 5 semaines » ne s'appliquent pas
L'article 14 fixe la période d'essai à « 5 semaines pour les ouvriers, employés et agents de maîtrise, et à 3 mois pour les cadres ». Cette rédaction date de l'actualisation de la convention du 3 février 2005. Or, depuis la loi du 25 juin 2008, les durées légales de la période d'essai sont impératives : l'article L. 1221-22 du code du travail n'admet des durées plus courtes que si elles sont fixées par des accords collectifs conclus après la publication de cette loi, ou par le contrat de travail. Une clause de branche plus courte signée avant 2008 est donc sans effet — la chambre sociale de la Cour de cassation l'a jugé en 2019.
| Catégorie | Article 14 de la convention | Durée maximale légale | Ce qui s'applique |
|---|---|---|---|
| Ouvriers et employés | 2 mois | 2 mois, sauf durée plus courte au contrat | |
| Agents de maîtrise | 3 mois | 3 mois, sauf durée plus courte au contrat | |
| Cadres | 4 mois | 4 mois, sauf durée plus courte au contrat |
Le renouvellement de la période d'essai n'est possible que si un accord de branche étendu le prévoit (article L. 1221-21) : la convention de la pâtisserie n'en prévoit pas. Si votre contrat fixe une durée plus courte que le maximum légal, c'est celle de votre contrat qui compte.
Préavis : 1 mois, sauf licenciement après 2 ans
| Catégorie | Démission | Licenciement, de 6 mois à 2 ans | Licenciement, 2 ans et plus |
|---|---|---|---|
| Ouvriers et employés | 1 mois | 1 mois | 2 mois |
| Agents de maîtrise | 1 mois | 1 mois | 2 mois |
| Cadres | 3 mois | 3 mois | 3 mois |
L'article 19 fixe un préavis « réciproquement » d'un mois pour les ouvriers, employés et agents de maîtrise, et de trois mois pour les cadres. Mais l'arrêté du 10 janvier 2007 ne l'a étendu que sous réserve de la règle légale selon laquelle le salarié licencié, hors faute grave, qui a au moins deux ans d'ancienneté a droit à un préavis d'au moins deux mois (article L. 1234-1). Pour une démission, le mois conventionnel s'applique. Pendant les 15 derniers jours d'un préavis de licenciement, le salarié dispose de 2 heures par jour pour chercher un emploi, prises alternativement au choix de l'employeur et du salarié ; les heures non utilisées ne sont pas payées.
Sources : article 14 (période d'essai) et article 19 (préavis, réserve de l'arrêté du 10 janvier 2007) ; article L. 1221-19, article L. 1221-21 et article L. 1221-22 du code du travail.
Licenciement et départ en retraite : le légal d'un côté, le double du légal de l'autre
Les deux indemnités de fin de carrière ont connu des sorts opposés. L'indemnité de licenciement renvoie désormais entièrement à la loi, tandis que l'indemnité de départ volontaire à la retraite reste l'un des avantages les plus nets de la branche.
Indemnité de licenciement : le barème légal depuis le 1er août 2026
L'avenant n° 116 du 19 mars 2026, étendu par arrêté du 15 juillet 2026 publié au Journal officiel du 24 juillet 2026, a réécrit l'article 21 : « l'indemnité afférente est calculée conformément à la loi ». Il est entré en vigueur le premier jour du mois suivant la publication de l'arrêté, soit le 1er août 2026. L'ancien barème conventionnel — un dixième de mois par année dès deux ans, plus un quinzième au-delà de dix ans — n'est plus en vigueur ; il était d'ailleurs inférieur au minimum légal. S'applique donc l'indemnité légale : dès 8 mois d'ancienneté, 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois par année au-delà (article R. 1234-2), sur la moyenne la plus favorable des 12 ou des 3 derniers mois.
Inaptitude professionnelle : un fonds de branche aide l'employeur
Quand le licenciement fait suite à une inaptitude d'origine professionnelle, le salarié reçoit l'indemnité prévue par la loi. Une partie peut être prise en charge par le fonds de mutualisation du régime de prévoyance de branche (avenant n° 98 du 7 juillet 2022, modifié par l'avenant n° 115 du 19 mars 2026) : 20 % pour une ancienneté de moins de 5 ans, 30 % jusqu'à 19 ans, 50 % de 20 à 29 ans et 70 % au-delà de 30 ans. Cette prise en charge allège l'employeur, jamais le salarié : son droit au montant total de l'indemnité légale reste entier.
Départ volontaire à la retraite : deux fois le barème légal
| Ancienneté dans la profession | Convention (article 23) | Barème légal (D. 1237-1) |
|---|---|---|
| 10 ans | 1 mois de salaire brut | 0,5 mois |
| 15 ans | 2 mois | 1 mois |
| 20 ans | 3 mois | 1,5 mois |
| 30 ans | 4 mois | 2 mois |
Deux détails font la valeur de cet article. L'ancienneté est comptée dans la profession : toutes les périodes de travail salarié relevant de la convention, chez tous les employeurs, plus les périodes de chômage indemnisé de moins de 12 mois consécutifs. Et en cas de mise à la retraite par l'employeur, l'article 24 accorde l'indemnité de licenciement ou, si elle est plus avantageuse, celle de départ à la retraite.
Simulateur — indemnité de départ volontaire à la retraite
Constantes du 25/09/2026 : article 23 de la convention (1, 2, 3 et 4 mois après 10, 15, 20 et 30 ans d'ancienneté dans la profession) ; barème légal D. 1237-1 (0,5, 1, 1,5 et 2 mois). Résultat indicatif, sous réserve des conditions de l'article 48.1 auxquelles renvoie l'article 23.
Sources : avenant n° 116 du 19 mars 2026 (article 21), avenant n° 115 du 19 mars 2026 (étendu par arrêté du 3 juillet 2026, JORF du 23 juillet 2026), article 23 (départ à la retraite) et article 24 (mise à la retraite) ; article D. 1237-1 du code du travail ; indemnité légale de licenciement : service-public.fr (vérifié le 5 juin 2026). Pour un calcul complet, utilisez le simulateur d'indemnité de licenciement.
6. Maladie, prévoyance, frais de santé : un maintien de salaire bien au-dessus de la loi
Dans une branche de très petites entreprises, la protection en cas d'arrêt de travail est un vrai sujet : un arrêt long peut déséquilibrer une boutique de trois salariés. La convention y répond par un maintien de salaire généreux, adossé à un régime de prévoyance de branche.
| Critère | Convention (article 44) | Code du travail |
|---|---|---|
| Ancienneté exigée | 1 an dans la profession | 1 an dans l'entreprise |
| Point de départ | 4e jour ; 1er jour en accident du travail ou maladie professionnelle | 8e jour (délai de carence de 7 jours) |
| Niveau et durée | 90 % de la rémunération brute pendant 180 jours | 90 % pendant 30 jours, puis 66,66 % pendant 30 jours (de 1 à 5 ans d'ancienneté) |
| Au-delà | 1/360 de 75 % du salaire brut de référence par jour, jusqu'au 1 095e jour d'arrêt au plus | — |
Les sommes sont versées sous déduction des indemnités journalières de la sécurité sociale. L'article 43 ajoute une garantie d'emploi : pour le salarié ayant un an d'ancienneté, une absence pour maladie ou accident justifiée ne rompt pas le contrat pendant six mois. Il faut prévenir l'employeur sous 48 heures et envoyer le certificat médical sous 3 jours.
Sources : article 44 (maintien de la rémunération), article 43 (absence pour maladie), avenant n° 109 du 24 octobre 2024 (étendu par arrêté du 15 juillet 2025, JORF du 1er août 2025) et avenant n° 113 du 13 novembre 2025 (non étendu) ; règles légales : service-public.fr.
7. Congés et événements familiaux : une grille à comparer ligne à ligne avec la loi
Pour les congés payés, la convention renvoie à « la réglementation en vigueur » : 2,5 jours ouvrables par mois, soit 30 jours par an, la période principale allant du 1er mai au 31 octobre. Les « jours supplémentaires » de l'article 40 — deux jours quand six jours au moins sont pris hors de cette période, un jour pour trois à cinq jours — sont les jours de fractionnement du droit commun, pas un congé d'ancienneté : il n'existe aucun congé d'ancienneté dans la pâtisserie. Pour les événements familiaux, la convention accorde des jours sans condition d'ancienneté ni perte de salaire, mais plusieurs lignes sont restées en dessous du plancher légal.
| Événement | Convention (article 39) | Plancher légal (L. 3142-4) | Ce qui s'applique |
|---|---|---|---|
| Mariage du salarié | 5 jours | 4 jours (mariage ou Pacs) | la convention |
| Pacs du salarié | non visé | 4 jours | la loi |
| Mariage d'un enfant | 1 jour | 1 jour | égal |
| Naissance, arrivée d'un enfant adopté | 3 jours | 3 jours | égal |
| Décès d'un enfant | 5 jours | 12 jours ; 14 jours si l'enfant avait moins de 25 ans, s'il était lui-même parent, ou pour une personne de moins de 25 ans à charge | la loi |
| Décès du conjoint, partenaire de Pacs ou concubin | 5 jours | 3 jours | la convention |
| Décès du père ou de la mère | 2 jours | 3 jours | la loi |
| Décès d'un beau-parent, d'un frère ou d'une sœur | 1 jour | 3 jours | la loi |
| Décès d'un grand-parent | 1 jour | aucun | la convention |
| Annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant | non visé | 10 jours depuis le 14 juin 2026 | la loi |
Quatre lignes inopposables, et une loi toute récente
L'article L. 3142-4 fixe des durées que l'accord collectif « ne peut » pas réduire. Pour le décès d'un enfant, des parents, d'un beau-parent, d'un frère ou d'une sœur, et pour l'annonce d'un handicap, c'est donc la loi qui s'applique de plein droit. La durée du congé d'annonce a été portée à dix jours par la loi n° 2026-492 du 12 juin 2026, applicable depuis le 14 juin 2026 : les pages qui parlent encore de cinq jours sont périmées. La convention reste plus favorable pour le mariage, le décès du conjoint et celui d'un grand-parent. Pour la parentalité, l'article 42 prévoit une réduction d'horaire d'une demi-heure par jour payée dès le cinquième mois de grossesse ; sa clause sur le congé de paternité, en revanche, est antérieure aux réformes récentes : c'est la durée fixée par le code du travail qui s'applique.
Sources : article 40 (congés annuels), article 39 (événements personnels) et article 42 (parentalité) ; article L. 3142-4 du code du travail, version issue de la loi n° 2026-492 du 12 juin 2026 ; voir aussi le décryptage de l'article L. 3142-4.
8. Apprentissage : près d'un salarié sur cinq, et aucun barème conventionnel
La pâtisserie forme ses professionnels en entreprise : fin 2023, 19,2 % des salariés de la branche étaient des apprentis. Pourtant, la convention ne leur consacre aucune rémunération propre. Son article 51 se borne à indiquer que la formation professionnelle « est assurée soit par l'apprentissage effectué dans les conditions prévues par le code du travail, soit par le perfectionnement des salariés ». C'est donc le barème légal qui s'applique, en pourcentage du SMIC.
| Âge de l'apprenti | 1re année | 2e année | 3e année |
|---|---|---|---|
| 16-17 ans | 27 % | 39 % | 55 % |
| 18-20 ans | 43 % | 51 % | 67 % |
| 21-25 ans | 53 % | 61 % | 78 % |
| 26 ans et plus | 100 % du SMIC ou du minimum conventionnel s'il est plus élevé | ||
De 21 à 25 ans, le pourcentage s'applique au SMIC ou, s'il est plus élevé, au salaire minimum conventionnel de l'emploi occupé. Rappelons enfin que l'embauche d'un apprenti mineur avant 6 heures suppose une dérogation de l'inspection du travail (voir la section 3). Pour un calcul personnalisé, le simulateur de salaire apprenti applique ce barème, et le calculateur du coût d'un apprenti intègre les aides côté employeur.
Sources : article 51 de la convention ; articles D. 6222-26 et suivants du code du travail, barème publié par service-public.fr (vérifié le 8 septembre 2026) ; part des apprentis : DARES, données 2023.
9. Cas pratiques chiffrés
Les exemples ci-dessous n'utilisent que des valeurs vérifiées : la grille de l'avenant n° 114, le SMIC du 1er juin 2026 et les règles des articles cités. Ils illustrent le mécanisme ; les minima de l'avenant n° 117 relèveront les montants de base dès leur publication.
10. Ce que nous ne publions pas — et pourquoi
Les éléments ci-dessous circulent parfois ailleurs. Nous ne les publions pas parce que nous n'avons pas pu les établir sur un texte officiel ou sur deux sources concordantes au 25 septembre 2026.
- Les montants de l'avenant n° 117 et son pourcentage de hausse : l'extension est au Journal officiel, mais le texte n'était pas encore consolidé sur Légifrance. Ils seront publiés ici dès leur mise en ligne officielle.
- Un salaire minimum cadre : la grille n'en comporte pas.
- Les taux de cotisation et les garanties de la prévoyance, ainsi que le nom de l'organisme assureur : non restitués dans les avenants consultés.
- La durée actuelle du congé de paternité et du congé de deuil : nous indiquons seulement que la clause conventionnelle est dépassée, sans chiffrer un droit légal que nous n'avons pas relu.
- Le rattachement d'un salon de thé indépendant, sans fabrication : le salon de thé rattaché à une pâtisserie relève de la 1267, le cas autonome n'est pas tranché par les textes lus.
- Une règle chiffrée de départage entre la pâtisserie et la confiserie-chocolaterie de détail : aucune clause écrite n'a été trouvée ; c'est l'activité principale qui tranche.
- Des codes NAF « officiels » actuels : la convention cite ceux de 1993 ; les listes modernes publiées par des éditeurs sont des interprétations.
- Les règles des extras, du temps partiel et de l'habillage (articles 17, 18 et 30) : non relues dans leur version en vigueur.
Deux pièges de méthode, pour ceux qui iront vérifier
Premier piège : sur Légifrance, une adresse d'article de convention collective ouverte
sans son identifiant de conteneur peut afficher un autre texte. Ajoutez toujours
?idConteneur=KALICONT000005635611.
Second piège : un article affiché « en vigueur étendu » n'est pas forcément applicable tel quel. La période d'essai de l'article 14 et le préavis de l'article 19 en sont les exemples types : la loi ou une réserve d'extension les a neutralisés en partie. Lisez toujours la note d'extension et la règle légale à côté.
11. FAQ — Convention collective de la pâtisserie
Les sept questions les plus posées sur la convention de la pâtisserie, avec des réponses datées du 25 septembre 2026.
Sources officielles
Toutes les valeurs de cette page ont été vérifiées le 25 septembre 2026, article par article, sur les documents suivants :
- Convention collective nationale de la pâtisserie du 30 juin 1983, étendue par arrêté du 29 décembre 1983 (JONC du 13 janvier 1984) — articles 1er et 1 bis (champ), 14 (essai), 16 (forfait), 19 (préavis), 21 (licenciement), 23 et 24 (retraite), 26 à 29 (durée du travail, nuit), 32 à 37 (rémunération), 38 à 44 (fériés, congés, parentalité, maladie), 50 et 51.
- Avenant n° 34 du 2 avril 1997 — classification du personnel.
- Avenant n° 114 du 29 janvier 2026 — grille au 1er janvier 2026, étendu par arrêté du 9 avril 2026 (JORF du 17 avril 2026) ; avenants antérieurs n° 112 du 4 février 2025 et n° 105 du 15 février 2024.
- Arrêté du 7 septembre 2026 portant extension de l'avenant n° 117 du 30 juin 2026 relatif au barème de la grille nationale des salaires (JORF du 19 septembre 2026).
- Avenant n° 116 du 19 mars 2026 (indemnité de licenciement, étendu JORF du 24 juillet 2026) et avenant n° 115 du 19 mars 2026 (fonds de mutualisation, étendu JORF du 23 juillet 2026).
- Avenants frais de santé n° 109 du 24 octobre 2024 (étendu) et n° 113 du 13 novembre 2025 (non étendu).
- Champs des conventions voisines : boulangerie-pâtisserie artisanale (IDCC 843), boulangerie-pâtisserie industrielle (IDCC 3255), confiserie, chocolaterie, biscuiterie de détail (IDCC 1286), industries alimentaires diverses (IDCC 3109).
- Code du travail : L. 1221-22, L. 3132-13, L. 3142-4, D. 1237-1, ainsi que L. 1221-19, L. 1221-21, L. 1234-1, L. 3121-36, L. 3133-6 et R. 1234-2.
- Arrêté du 22 mai 2026 — SMIC à 12,31 €/h au 1er juin 2026.
- Sénat — dossier du projet de loi sur le travail le 1er mai.
- code.travail.gouv.fr — fiche de la convention ; DARES — caractéristiques des conventions collectives, données 2023.