Plafonds & bases · 2026

GMP

GMP — Garantie Minimale de Points (régime AGIRC, supprimée en 2019)

La GMP (Garantie Minimale de Points) garantissait à chaque cadre l'acquisition de 120 points retraite AGIRC minimum par an, via une cotisation forfaitaire complémentaire. Supprimée le 1er janvier 2019 avec la fusion AGIRC-ARRCO. Les points acquis restent préservés.

Catégorie Plafonds & bases
Taux salarial néant (cotisation supprimée en 2019)
Taux patronal néant (cotisation supprimée en 2019)
Assiette Forfait pour atteindre 120 points AGIRC/an (avant 2019)
Millésime 2026

Comment cette ligne apparaît sur votre bulletin

GMP Garantie minimale de points Cotisation GMP GMP AGIRC

Qu'est-ce que c'est ?

La GMP (Garantie Minimale de Points) était un dispositif spécifique du régime AGIRC, qui garantissait à chaque cadre l'acquisition d'un nombre minimum de points retraite complémentaire par an, même si sa rémunération sur la Tranche B était faible ou nulle.

Concrètement, lorsqu'un cadre avait une rémunération proche du PSS (peu ou pas de Tranche B), il acquérait peu de points AGIRC. La GMP imposait alors une cotisation forfaitaire pour garantir un plancher annuel de 120 points (puis 122,79 points), évitant que les cadres modestes se retrouvent avec une retraite complémentaire dérisoire.

La GMP a été supprimée le 1er janvier 2019 avec la fusion AGIRC-ARRCO. Elle n'apparaît plus sur les bulletins de paie depuis cette date, mais reste une notion importante de l'histoire de la retraite complémentaire des cadres.

Comment c'est calculé ?

La GMP était calculée pour combler la différence entre les points AGIRC acquis par les cotisations classiques et un plancher minimum.

Mécanisme (avant 2019)

  1. Calcul des points AGIRC normalement acquis par le cadre sur l'année (selon sa TB)
  2. Comparaison avec le plancher GMP : 120 points par an (porté à 122,79 points dans les dernières années)
  3. Si points acquis < plancher : versement d'une cotisation forfaitaire complémentaire pour atteindre le plancher

Montant historique de la GMP (2018, dernière année)

  • Cotisation totale GMP annuelle : ≈ 880 €/an
  • Réparti entre employeur (≈ 550 €) et salarié (≈ 330 €)
  • Versement mensualisé : ≈ 73 €/mois total

Pourquoi la GMP était-elle nécessaire ?

Un cadre rémunéré juste au-dessus du PSS (par exemple 3 400 € en 2018 avec un PSS de 3 311 €) cotisait sur une TB infime (89 € de TB). Sans GMP, il aurait acquis très peu de points AGIRC. La GMP garantissait un minimum décent de points pour sa future retraite.

Suppression en 2019

Avec la fusion AGIRC-ARRCO et l'unification des cotisations (T1 + T2 sans plancher minimum), la GMP a perdu sa raison d'être et a été supprimée. La CEG (Contribution d'Équilibre Général) la remplace en partie en finançant l'équilibre du régime unifié, mais sans mécanisme de plancher individuel.

La GMP n'existe plus depuis 2019. Si vous voyez encore ce terme sur des documents anciens (bulletins pré-2019, relevés de carrière AGIRC), c'est une référence historique. Voir CEG T1 pour le dispositif actuel d'équilibre.
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Qui paie ? Salarié, employeur, ou les deux ?

La GMP (avant 2019) était une cotisation patronale et salariale spécifique, calculée pour combler le manque de points AGIRC.

Répartition historique

  • Part patronale : environ 62 % de la cotisation totale
  • Part salariale : environ 38 %
  • Cotisation forfaitaire annuelle, généralement mensualisée sur le bulletin

Bénéficiaires historiques

  • Tous les cadres relevant de l'AGIRC (articles 4, 4 bis et 36 de la CCN cadres de 1947)
  • Quel que soit leur niveau de rémunération (le déclenchement dépendait des points acquis sur l'année)

Pourquoi a-t-elle été supprimée ?

La GMP avait été conçue pour le système AGIRC où le plancher de points était essentiel. Avec l'unification AGIRC-ARRCO en 2019, le calcul des points se fait désormais directement sur la T1 (et la T2 le cas échéant), sans nécessité de plancher artificiel. La GMP a donc perdu son utilité.

Aujourd'hui (2026)

Plus aucune cotisation GMP n'apparaît sur les bulletins de paie. Les cadres acquièrent leurs points retraite complémentaire directement sur leurs cotisations AGIRC-ARRCO T1 et T2, sans plancher imposé par le législateur.

À quoi sert cette cotisation ?

La GMP (avant 2019) servait à garantir aux cadres un minimum de points retraite complémentaire, indépendamment de leur niveau de rémunération sur la Tranche B.

Logique historique

Le système AGIRC pré-2019 reposait sur la cotisation à points : plus on cotisait sur la TB, plus on acquérait de points. Un cadre rémunéré très proche du PSS (peu de TB) accumulait donc très peu de points, ce qui aurait conduit à une retraite complémentaire dérisoire.

Pour éviter cette anomalie, la GMP imposait un plancher : tout cadre acquérait au moins 120 points par an (puis 122,79), peu importe sa rémunération.

Bénéficiaires

  • Cadres rémunérés à un salaire proche du PSS (cas le plus typique)
  • Cadres à temps partiel (rémunération annuelle réduite)
  • Cadres en début ou fin de carrière

Impact sur les droits à retraite

Les points acquis grâce à la GMP s'ajoutaient aux points AGIRC classiques et étaient pris en compte pour le calcul de la pension complémentaire. La GMP a généré une retraite complémentaire significative pour de nombreux cadres modestes.

Pourquoi avoir supprimé la GMP ?

La fusion AGIRC-ARRCO a unifié le calcul des points sur la T1 (sans plancher), considérant que la cotisation sur la T1 est désormais suffisante pour garantir un volume de points décent. La GMP est devenue redondante avec ce nouveau dispositif.

Source : AGIRC-ARRCO.

Évolutions récentes

La GMP a accompagné le régime AGIRC pendant plusieurs décennies avant de disparaître avec la fusion AGIRC-ARRCO :

  • Création de la GMP avec l'AGIRC en 1947, pour garantir un minimum de points retraite aux cadres modestes.
  • Évolutions : le plancher de points a été ajusté plusieurs fois, passant de 100 à 120 puis 122,79 points par an dans les dernières années.
  • Cotisation forfaitaire annuelle revalorisée régulièrement (≈ 880 €/an en 2018).
  • 1er janvier 2019 : suppression de la GMP avec la fusion AGIRC-ARRCO. Les points acquis avant 2019 sont préservés (conversion AGIRC → AGIRC-ARRCO).
  • La CEG (Contribution d'Équilibre Général) remplace en partie le rôle financier de la GMP, mais sans mécanisme individuel de plancher.

La GMP est devenue une notion historique. Elle figure encore dans certains documents anciens (bulletins pré-2019, relevés de carrière AGIRC) et dans la littérature sur l'histoire des retraites complémentaires.

Source : ANI du 17 novembre 2017 (Retraite complémentaire).

Cas pratiques

Cas 1 — Cadre à 3 400 € en 2018 (avant suppression)

Cadre avec un PSS 2018 de 3 311 € :

  • TB (au-dessus de TA) : 89 €/mois, ≈ 1 068 €/an
  • Points AGIRC TB acquis : très peu (~10 points/an)
  • GMP déclenchée pour atteindre le plancher de 120 points
  • Cotisation GMP : ≈ 880 €/an (≈ 73 €/mois sur le bulletin)

Cas 2 — Cadre à 3 400 € en 2026 (après suppression)

Cadre avec PMSS 2026 de 3 925 € :

  • Salaire entièrement en T1 (sous PMSS) → pas de cotisation T2 ni de CEG T2
  • Pas de GMP (supprimée)
  • Acquisition de points AGIRC-ARRCO sur sa T1 uniquement (≈ 70-80 points/an environ, à vérifier selon valeurs annuelles)

Cas 3 — Cadre dont la GMP a été versée avant 2019

Cadre retraité ayant cotisé à la GMP pendant 20 ans avant 2019 : les points GMP acquis ont été convertis 1 pour 1 en points AGIRC-ARRCO lors de la fusion. Ils continuent de générer une pension complémentaire à la retraite.

Cas 4 — Cadre récent (sans GMP)

Cadre dont la carrière a commencé après 2019 : il n'a jamais cotisé à la GMP. Son AGIRC-ARRCO se calcule directement sur T1 et T2. Si sa rémunération reste proche du PMSS toute sa carrière, sa retraite complémentaire pourrait être moins favorable qu'avec l'ancien système GMP.

La suppression de la GMP a généré quelques pertes pour les cadres modestes qui auraient bénéficié du plancher. La CEG (Contribution d'Équilibre Général) finance l'équilibre du régime mais sans plancher individuel, contrairement à l'ancienne GMP.

Questions fréquentes

La GMP (Garantie Minimale de Points) était une cotisation forfaitaire annuelle versée par les cadres et leurs employeurs pour garantir l'acquisition de 120 points retraite AGIRC minimum par an (puis 122,79 points dans les dernières années). Elle évitait que les cadres modestes acquièrent trop peu de points.

Avec la fusion AGIRC-ARRCO du 1er janvier 2019, le calcul des points s'effectue désormais directement sur la T1 (et T2 le cas échéant), considéré comme suffisant pour garantir un volume de points décent. La GMP est devenue redondante avec ce nouveau système unifié.

Oui, tous les points acquis grâce à la GMP avant 2019 ont été convertis 1 pour 1 en points AGIRC-ARRCO lors de la fusion. Ils continuent à générer une pension complémentaire au moment de votre retraite.

Aucun dispositif individuel équivalent. La CEG (Contribution d'Équilibre Général) finance l'équilibre du régime AGIRC-ARRCO mais sans mécanisme individuel de plancher de points. Les cadres modestes peuvent donc, dans certains cas, accumuler moins de points qu'auparavant.

Environ 880 €/an au total, réparti entre l'employeur (≈ 550 €) et le salarié (≈ 330 €), soit ≈ 73 €/mois sur le bulletin. Le montant était revalorisé chaque année avec les paramètres AGIRC.
Information à titre indicatif : les taux, plafonds et assiettes mentionnés sont ceux en vigueur au 2026. Vérifiez systématiquement la dernière version sur BOSS et URSSAF. Pour une analyse personnalisée de votre bulletin, consultez votre service paie ou un expert-comptable.
Page mise à jour le 29/05/2026.