Plafonds & bases · 2026

Tranche 2 (T2)

Tranche 2 (1 à 8 PMSS) — assiette de la retraite complémentaire AGIRC-ARRCO

La Tranche 2 (T2) est la fraction de la rémunération brute comprise entre 1 et 8 PMSS, soit entre 4 005 € et 32 040 € par mois en 2026. Elle sert d'assiette aux cotisations de retraite complémentaire AGIRC-ARRCO T2, CEG T2 et CET, regroupées sur la ligne « Complémentaire Tranche 2 » du bulletin, et ne concerne que les salariés dont le salaire dépasse le plafond de la Sécurité sociale.

Catégorie Plafonds & bases
Taux salarial néant (assiette) — cotisations assises : 8,64 % + 1,08 % + 0,14 %
Taux patronal néant (assiette) — cotisations assises : 12,95 % + 1,62 % + 0,21 %
Assiette Fraction de la rémunération entre 1 et 8 PMSS : de 4 005 € à 32 040 € par mois en 2026
Plafond 8 PMSS = 32 040 €/mois en 2026 (T2 maximale : 7 PMSS = 28 035 €)
Millésime 2026

Comment cette ligne apparaît sur votre bulletin

Complémentaire Tranche 2 Tranche 2 T2 Retraite complémentaire T2 Tranche B Tranche C TB TC Tranche 2 (1 à 8 PMSS)

Qu'est-ce que c'est ?

La Tranche 2 (T2) est la fraction de la rémunération brute mensuelle comprise entre 1 et 8 fois le plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS). En 2026, le PMSS vaut 4 005 € (arrêté du 22 décembre 2025) : la T2 court donc de 4 005 € à 32 040 € par mois. En dessous de 4 005 €, tout le salaire est en Tranche 1 ; la T2 n'existe que pour la part qui dépasse le plafond.

La T2 n'est pas une cotisation mais une assiette : une base sur laquelle s'appliquent plusieurs cotisations de retraite complémentaire du régime unifié AGIRC-ARRCO, obligatoire pour tous les salariés du secteur privé, cadres comme non-cadres :

  • la cotisation AGIRC-ARRCO Tranche 2 : 21,59 % au total, soit 8,64 % salarial et 12,95 % patronal ;
  • la contribution d'équilibre général (CEG) Tranche 2 : 2,70 %, soit 1,08 % salarial et 1,62 % patronal ;
  • la contribution d'équilibre technique (CET) : 0,35 % (0,14 % + 0,21 %), due sur la totalité du salaire (T1 + T2) dès que la rémunération dépasse 1 PMSS, dans la limite de 8 PMSS ;
  • pour les cadres, la cotisation APEC : 0,06 % (0,024 % + 0,036 %) sur le salaire limité à 4 PMSS.

Pourquoi votre bulletin affiche « Complémentaire Tranche 2 »

Le modèle de bulletin de paie clarifié (article R. 3243-1 du Code du travail et arrêté du 25 février 2016) regroupe les cotisations par risque. Dans la rubrique « Retraite », on trouve ainsi quatre lignes : « Sécurité sociale plafonnée », « Sécurité sociale déplafonnée », « Complémentaire Tranche 1 » et « Complémentaire Tranche 2 ». La ligne « Complémentaire Tranche 2 » agrège la cotisation AGIRC-ARRCO T2 et la CEG T2 (certains logiciels y ajoutent la CET) : c'est pourquoi le taux salarial affiché est souvent 9,72 % (8,64 % + 1,08 %) et non 8,64 %. Elle n'apparaît que sur les mois où la rémunération dépasse le PMSS.

Depuis la fusion des régimes AGIRC et ARRCO au 1er janvier 2019, la T2 remplace les anciennes Tranche B (1 à 4 plafonds) et Tranche C (4 à 8 plafonds) des cadres et l'ancienne « tranche 2 » ARRCO des non-cadres (1 à 3 plafonds). Des libellés « TB », « TC » ou « Tranche B » subsistent sur certains bulletins ou dans les contrats de prévoyance, mais désignent aujourd'hui des découpages de la T2.

Calculateur : tranches, périodicités et pourcentages du plafond

Trois calculs sur les valeurs 2026 : le découpage d'un salaire en tranches T1 et T2, la conversion du plafond dans toutes ses périodicités, et le montant correspondant à un pourcentage du plafond.

€ / mois
Tranche 1 Tranche 2 Au-delà de 8 plafonds
Tranche 1
4 005,00 €
72,8 % du brut
Tranche 2
1 495,00 €
27,2 % du brut
Assiette CSG/CRDS
5 403,75 €
abattement de 1,75 % appliqué
Au-delà de 8 plafonds
0,00 €
hors tranches Agirc-Arrco
Plafond mensuel 2026 (PMSS)4 005,00 €
Tranche 1 = min(brut ; 1 PMSS)4 005,00 €
Tranche 2 = fraction entre 1 et 8 PMSS1 495,00 €
Limite de la tranche 2 (8 PMSS)32 040,00 €
Limite de l'abattement CSG/CRDS (4 PMSS)16 020,00 €

Valeurs 2026 issues de l'arrêté du 22 décembre 2025 (JO du 23 décembre 2025). Le calcul des tranches suppose une rémunération mensuelle et un mois complet : en cas d'entrée ou de sortie en cours de mois, de temps partiel ou d'absence non rémunérée, le plafond est réduit au prorata.

Comment c'est calculé ?

T2 = rémunération brute soumise − 1 PMSS, plafonnée à 7 PMSS (soit la fraction comprise entre 1 et 8 PMSS).

  • Rémunération ≤ 4 005 € (1 PMSS) → T2 = 0 € ;
  • Rémunération entre 4 005 € et 32 040 € → T2 = rémunération − 4 005 € ;
  • Rémunération > 32 040 € (8 PMSS) → T2 plafonnée à 7 PMSS = 28 035 €.

Exemples chiffrés (PMSS 2026 = 4 005 €)

Rémunération brute mensuelleTranche 1Tranche 2
3 000 €3 000 €0 €
5 000 €4 005 €995 €
6 000 €4 005 €1 995 €
10 000 €4 005 €5 995 €
35 000 €4 005 €28 035 € (plafond : 7 PMSS)

Cotisations assises sur la T2 pour un cadre à 6 000 € brut

  • T2 = 6 000 − 4 005 = 1 995 € ;
  • AGIRC-ARRCO T2 salarial : 1 995 × 8,64 % = 172,37 € ; patronal : 1 995 × 12,95 % = 258,35 € ;
  • CEG T2 salarial : 1 995 × 1,08 % = 21,55 € ; patronal : 1 995 × 1,62 % = 32,32 € ;
  • Ligne « Complémentaire Tranche 2 » du bulletin (AGIRC-ARRCO + CEG) : 1 995 × 9,72 % = 193,91 € retenus au salarié ;
  • CET, calculée sur la totalité du salaire : 6 000 × 0,14 % = 8,40 € salarial, 6 000 × 0,21 % = 12,60 € patronal.

Taux d'appel et points de retraite : pourquoi 21,59 % et non 17 %

Le taux contractuel de la T2 est de 17 % (6,20 % en T1). L'AGIRC-ARRCO applique un taux d'appel de 127 % : la cotisation effectivement prélevée est de 17 % × 127 % = 21,59 % (et 6,20 % × 127 % = 7,87 % en T1). Seule la part contractuelle génère des points de retraite : les points acquis dans l'année sont égaux à (assiette × taux contractuel) divisé par le prix d'achat du point, fixé chaque année par le régime. Les 27 % d'appel supplémentaires, comme la CEG et la CET, financent l'équilibre du régime sans créer de droits.

Régularisation annuelle du plafond

Le plafond s'apprécie de façon progressive et cumulée sur l'année, pas mois par mois de manière isolée. Un salarié à 3 000 € qui perçoit une prime de 3 000 € en juin ne cotise en T2 que si son cumul de rémunération depuis janvier dépasse le cumul des plafonds (6 × 4 005 = 24 030 € à fin juin). Avec 3 000 € × 5 + 6 000 € = 21 000 €, il reste sous le plafond cumulé : aucune T2 n'apparaît. Le logiciel de paie régularise la situation à chaque paie et en fin d'année, ce qui explique des lignes T2 qui apparaissent puis disparaissent.

Au-delà de 8 PMSS (32 040 € par mois en 2026), la rémunération n'est plus soumise ni à l'AGIRC-ARRCO, ni à la CEG, ni à la CET. Elle reste soumise aux cotisations déplafonnées (maladie, vieillesse déplafonnée, CSG-CRDS, chômage jusqu'à 4 PMSS…). Les valeurs ci-dessus sont celles publiées par l'URSSAF et l'AGIRC-ARRCO pour 2026 ; vérifiez la ligne réelle de votre bulletin avec votre service paie.
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Qui fait quoi ?

La T2 est une assiette : ce sont les cotisations assises sur elle qui sont partagées entre salarié et employeur. La répartition de droit commun issue de l'accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 est de 40 % salarié / 60 % employeur :

Cotisation sur la T2 (2026)Part salarialePart patronaleTotal
AGIRC-ARRCO Tranche 28,64 %12,95 %21,59 %
CEG Tranche 21,08 %1,62 %2,70 %
CET (sur T1 + T2, si salaire > 1 PMSS)0,14 %0,21 %0,35 %
APEC (cadres, sur T1 + T2 jusqu'à 4 PMSS)0,024 %0,036 %0,06 %

Une entreprise ou une branche peut prévoir une répartition plus favorable au salarié (l'employeur prenant en charge plus de 60 %), jamais moins favorable. Les entreprises qui appliquaient avant 2019 des taux ou répartitions dérogatoires ont pu les conserver.

Qui a une Tranche 2 sur son bulletin ?

  • Tout salarié, cadre ou non, dont la rémunération brute dépasse 4 005 € par mois en 2026 (ou dont le cumul annuel dépasse le plafond cumulé) ;
  • En pratique, surtout des cadres et professions intermédiaires bien rémunérées, mais aussi des non-cadres lors d'un mois avec prime, 13e mois ou heures supplémentaires importantes, sous réserve de la régularisation annuelle ;
  • Depuis 2019, la question « cadre ou non-cadre » ne change plus rien aux tranches AGIRC-ARRCO : seul le niveau de salaire compte. Le statut cadre conserve un effet pour l'APEC et la prévoyance obligatoire.

La complémentaire Tranche 2 est-elle obligatoire ?

Oui. L'affiliation au régime AGIRC-ARRCO est obligatoire pour tous les salariés relevant du régime général et du régime agricole, et les cotisations sont dues dès que l'assiette existe : un salarié ne peut ni refuser la T2, ni demander à en être exonéré, ni la remplacer par une épargne individuelle. Elle est en revanche plafonnée : au-delà de 8 PMSS, plus aucune cotisation de retraite complémentaire n'est prélevée.

Prévoyance et mutuelle : d'autres « tranches 2 » sur le bulletin

Les régimes de prévoyance (décès, incapacité, invalidité) et parfois la complémentaire santé utilisent aussi les tranches T1/T2 (anciennement TA/TB) pour fixer leurs taux. La prévoyance obligatoire des cadres (1,50 % patronal minimum) porte sur la T1 ; beaucoup de conventions collectives ajoutent une cotisation prévoyance sur la T2, à des taux et répartitions propres à chaque branche. Une ligne « Prévoyance Tranche 2 » n'est donc pas une cotisation de retraite : reportez-vous à votre convention collective et au contrat de prévoyance de l'entreprise.

À quoi ça sert ?

La Tranche 2 permet de soumettre la partie du salaire supérieure au plafond de la Sécurité sociale à une retraite complémentaire à taux plus élevé, dans une logique de proportionnalité des droits : la retraite de base étant plafonnée à 50 % du PMSS, c'est la T2 qui assure aux salaires élevés un taux de remplacement acceptable.

Des points de retraite supplémentaires

Chaque euro de T2 génère des points AGIRC-ARRCO au taux contractuel de 17 %, contre 6,20 % en T1 : pour une même somme cotisée, la T2 rapporte proportionnellement plus de points que la T1. Ces points, multipliés par la valeur de service du point au moment du départ, constituent la pension complémentaire, versée à vie et revalorisée chaque année.

Le financement de la solidarité du régime

Le taux d'appel de 127 %, la CEG et la CET ne créent aucun droit : ils financent l'équilibre du régime par répartition, notamment le coût des départs avant 67 ans et la prise en charge des périodes non cotisées (chômage indemnisé, maladie). Les salaires élevés contribuent ainsi davantage à la solidarité.

Le plafond de 8 PMSS

Au-delà de 32 040 € par mois en 2026, la rémunération n'ouvre plus de droits AGIRC-ARRCO. Les très hauts revenus complètent généralement leur retraite par des dispositifs d'entreprise (retraite supplémentaire dite « article 83 » ou « article 39 », PER d'entreprise) ou individuels (PER), qui apparaissent sur le bulletin dans la ligne « Supplémentaire » de la rubrique Retraite.

Sources : AGIRC-ARRCO — Le calcul des cotisations de retraite complémentaire · URSSAF — Plafonds de la Sécurité sociale.

Évolutions récentes

La Tranche 2 est issue de la fusion des anciennes tranches des régimes AGIRC (cadres) et ARRCO (tous salariés) :

  • Avant 2019 : les cadres cotisaient à l'ARRCO sur la Tranche A (jusqu'à 1 plafond) puis à l'AGIRC sur la Tranche B (1 à 4 plafonds) et la Tranche C (4 à 8 plafonds) ; les non-cadres cotisaient à l'ARRCO sur la tranche 1 (jusqu'à 1 plafond) et la tranche 2 (1 à 3 plafonds). S'y ajoutaient la garantie minimale de points (GMP), l'AGFF et la contribution exceptionnelle temporaire (CET).
  • Accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 : création du régime unifié AGIRC-ARRCO, avec deux tranches communes à tous les salariés (T1 jusqu'à 1 PMSS, T2 de 1 à 8 PMSS), la répartition 40/60, le taux d'appel de 127 % et deux contributions d'équilibre (CEG et nouvelle CET).
  • 1er janvier 2019 : entrée en vigueur de la fusion. Disparition de la GMP et de l'AGFF, remplacement de la contribution exceptionnelle temporaire par la contribution d'équilibre technique ; les points AGIRC ont été convertis en points AGIRC-ARRCO.
  • Depuis 2019 : les taux de la T2 (17 % contractuel, 21,59 % appelé, CEG 2,70 %, CET 0,35 %) sont inchangés ; seules les bornes en euros évoluent chaque année avec le PMSS (3 925 € en 2025, 4 005 € en 2026, soit une T2 de 4 005 à 32 040 €).

Source : AGIRC-ARRCO — Cotisations au régime en 2026 (réglementation).

Cas pratiques

Cas 1 — Salarié à 2 200 € brut

Rémunération inférieure au PMSS : T2 = 0 €. Le bulletin ne comporte qu'une ligne « Complémentaire Tranche 1 » (3,15 % + 0,86 % de CEG T1 côté salarié, soit 4,01 % de 2 200 € = 88,22 €). Ni CET ni T2.

Cas 2 — Cadre à 5 000 € brut par mois

  • T1 = 4 005 € · T2 = 995 € ;
  • AGIRC-ARRCO T2 salarial : 995 × 8,64 % = 85,97 € ; CEG T2 salarial : 995 × 1,08 % = 10,75 € → ligne « Complémentaire Tranche 2 » : 96,72 € ;
  • CET salariale sur la totalité : 5 000 × 0,14 % = 7,00 € ;
  • APEC salariale : 5 000 × 0,024 % = 1,20 €.

Cas 3 — Dirigeant salarié à 35 000 € brut par mois

  • T1 = 4 005 € · T2 plafonnée à 7 PMSS = 28 035 € ; les 2 960 € au-delà de 8 PMSS échappent à la retraite complémentaire ;
  • AGIRC-ARRCO T2 salarial : 28 035 × 8,64 % = 2 422,22 € ; patronal : 28 035 × 12,95 % = 3 630,53 € ;
  • CET calculée sur 8 PMSS (32 040 €) et non sur 35 000 € : 32 040 × 0,14 % = 44,86 € salarial.

Cas 4 — Prime exceptionnelle d'un non-cadre

Salaire habituel de 3 000 €, prime de 3 000 € en novembre (brut du mois : 6 000 €). Grâce à la régularisation progressive du plafond, le logiciel compare le cumul de rémunération depuis janvier (10 × 3 000 + 6 000 = 36 000 €) au cumul des plafonds (11 × 4 005 = 44 055 €) : le salarié reste sous le plafond, aucune T2 n'est due. Elle n'apparaîtrait que si le cumul annuel dépassait 48 060 € (12 PMSS).

Cas 5 — Passage de 3 900 € à 4 300 € brut

Après augmentation, une ligne « Complémentaire Tranche 2 » apparaît pour 295 € d'assiette (4 300 − 4 005) : 295 × 9,72 % = 28,67 € de retenue salariale, plus la CET qui se déclenche sur tout le salaire (4 300 × 0,14 % = 6,02 €). Le passage du plafond coûte donc un peu plus qu'une simple proportionnalité, mais génère des points au taux contractuel de 17 % sur la part T2.

La T2 explique pourquoi les cadres voient des lignes « Complémentaire Tranche 2 » et « CET » sur leur bulletin alors que les salariés proches du SMIC n'en ont pas : c'est la conséquence du dépassement du plafond de la Sécurité sociale, pas du statut. Exemples indicatifs calculés avec les valeurs officielles 2026 ; les arrondis de votre logiciel de paie peuvent différer de quelques centimes.

Questions fréquentes

La Tranche 2 (T2) est la fraction de la rémunération brute comprise entre 1 et 8 fois le plafond mensuel de la Sécurité sociale, soit entre 4 005 € et 32 040 € par mois en 2026. Elle sert d'assiette aux cotisations de retraite complémentaire AGIRC-ARRCO T2 (21,59 %), à la CEG T2 (2,70 %) et, avec la T1, à la CET (0,35 %).

C'est l'intitulé imposé par le modèle de bulletin clarifié (art. R. 3243-1 du Code du travail) pour la retraite complémentaire sur la part du salaire au-dessus du plafond. Elle regroupe la cotisation AGIRC-ARRCO T2 (8,64 % salarial) et la CEG T2 (1,08 %), d'où un taux salarial affiché de 9,72 %. Elle n'apparaît que si votre salaire dépasse 4 005 € par mois en 2026.

Oui. L'affiliation à l'AGIRC-ARRCO est obligatoire pour tous les salariés du privé, cadres et non-cadres, et les cotisations T2 sont dues dès que la rémunération dépasse le plafond de la Sécurité sociale. Aucune dispense individuelle n'est possible. Elle est en revanche plafonnée à 8 PMSS.

T2 = rémunération brute − 1 PMSS, dans la limite de 7 PMSS. En 2026 : un salaire de 6 000 € donne une T2 de 6 000 − 4 005 = 1 995 € ; un salaire de 35 000 € donne une T2 plafonnée à 28 035 €. Le plafond s'apprécie de façon cumulée sur l'année, une prime isolée ne crée donc pas forcément de T2.

Avant la fusion AGIRC-ARRCO du 1er janvier 2019, les cadres cotisaient à l'AGIRC sur la Tranche B (1 à 4 plafonds) et la Tranche C (4 à 8 plafonds). Ces deux tranches ont été fusionnées en une Tranche 2 unique de 1 à 8 PMSS, commune aux cadres et aux non-cadres. Les libellés TB et TC subsistent parfois dans les contrats de prévoyance.

Le taux contractuel de la T2 est de 17 %, mais l'AGIRC-ARRCO applique un taux d'appel de 127 % : la cotisation prélevée est de 17 % × 127 % = 21,59 %, répartie 8,64 % salarié / 12,95 % employeur. Seuls les 17 % contractuels créent des points de retraite ; le supplément finance l'équilibre du régime.

Au-delà de 32 040 € par mois en 2026, la rémunération n'est plus soumise à l'AGIRC-ARRCO, à la CEG ni à la CET et n'ouvre plus de droits à retraite complémentaire. Elle reste soumise aux cotisations déplafonnées (maladie, vieillesse déplafonnée, CSG-CRDS). Les très hauts revenus complètent souvent par une retraite supplémentaire d'entreprise ou un PER.
Information à titre indicatif : les taux, plafonds et assiettes mentionnés sont ceux en vigueur au 2026. Vérifiez systématiquement la dernière version sur BOSS et URSSAF. Pour une analyse personnalisée de votre bulletin, consultez votre service paie ou un expert-comptable.
Page mise à jour le 03/10/2026.