Module 1 / 4 · Sommaire complet de la formation conseiller funéraire
1.2 L'examen théorique : 80 questions, oral et pondérations
L'examen du diplôme de conseiller funéraire est fixé par l'arrêté du 30 avril 2012, modifié en dernier lieu par l'arrêté du 15 juillet 2025, entré en vigueur le 1er janvier 2026. Il comprend un écrit, un oral et la prise en compte de la formation pratique. Ce chapitre décrit ce que dit le texte, et seulement ce qu'il dit : nombre de questions, seuils, durée de l'oral, note éliminatoire et poids de chaque épreuve.
Composition de la note finale (arrêté du 30 avril 2012, article 2)
80 questions ; admissibilité à 12/20.
20 minutes ; note éliminatoire 7/20.
Évaluation écrite du dirigeant de la structure d'accueil.
Le texte de référence et la réforme du 1er janvier 2026
L'article D. 2223-55-3 du CGCT renvoie à un arrêté du ministre de l'intérieur le soin de fixer les épreuves. Cet arrêté est celui du 30 avril 2012 portant application du décret n° 2012-608 du 30 avril 2012 relatif aux diplômes dans le secteur funéraire.
Il a été modifié à plusieurs reprises. La dernière modification, par l'arrêté du 15 juillet 2025, s'applique depuis le 1er janvier 2026. C'est elle qui prévoit l'attestation de validité des épreuves écrites présentée plus bas ; les autres règles de ce chapitre sont lues dans la version consolidée en vigueur.
L'examen ne se suffit pas à lui-même. Selon l'article D. 2223-55-6 du CGCT, le diplôme est délivré par le jury au vu des résultats de l'examen théorique et de l'évaluation de la formation pratique. Les épreuves théoriques sont organisées par l'organisme de formation déclaré, qui n'est pas le jury.
L'arrêté comporte aussi une charte éthique en annexe. On y lit notamment que « l'organisme de formation organisateur des épreuves est seul habilité à communiquer les notes obtenues ». Le candidat s'adresse donc à cet organisme pour connaître ses résultats.
L'écrit : 80 questions, au moins 8 par matière
L'épreuve théorique écrite est un questionnaire. L'article 1er de l'arrêté le décrit ainsi pour le conseiller funéraire :
« constitué d'un questionnaire à choix multiples et à réponses courtes. Il contient 80 questions pour l'ensemble des matières et comporte au minimum huit questions pour chacune des matières. Il comporte une question à réponse courte »
— Arrêté du 30 avril 2012 modifié, article 1er
Trois conséquences pratiques en découlent :
- Aucune matière ne peut être délaissée. Avec huit matières et un minimum de huit questions chacune, 64 questions au moins sont réparties sur l'ensemble du programme, y compris les matières de 7 heures (administratif, hygiène, encadrement).
- Il faut aussi savoir rédiger. Le questionnaire comporte une question à réponse courte : la réponse n'est pas proposée, elle s'écrit.
- La répartition des 16 autres questions n'est pas fixée par l'arrêté. Aucun texte ne garantit, par exemple, qu'elles suivent les volumes horaires de la formation.
L'arrêté ne fixe aucune durée pour l'épreuve écrite. Elle est communiquée par l'organisme qui organise la session.
L'écrit du maître de cérémonie comprend 60 questions, sur ses six matières, avec le même minimum de huit questions par matière.
Les huit matières évaluées et leurs volumes horaires
Les matières de l'écrit sont celles de la formation théorique (CGCT, D. 2223-55-4). L'annexe de l'arrêté leur affecte un volume de formation, qui donne une idée de leur étendue, sans fixer le nombre de questions au-delà du minimum de huit.
| Matière | Volume de formation | Où la réviser dans cette formation |
|---|---|---|
| Produits, services et conseil à la vente ; réglementation commerciale | 42 h | Module 3 |
| Législation et réglementation funéraire | 35 h | Module 2 et chapitre 1.3 |
| Psychologie et sociologie du deuil | 14 h | Module 4 |
| Pratiques et rites funéraires | 14 h | Module 4 |
| Conception et animation d'une cérémonie | 14 h | Module 4 |
| Connaissances administratives générales | 7 h | Module 3 |
| Hygiène, sécurité et ergonomie | 7 h | Module 4 |
| Encadrement d'une équipe | 7 h | Module 4 |
Le total fait bien 140 heures, la durée de la formation théorique fixée par l'article D. 2223-55-3. Les deux blocs les plus lourds, vente et législation, représentent 77 heures sur 140.
Admissibilité à 12/20 et attestation de validité de 12 mois
L'écrit fonctionne comme un filtre. L'arrêté fixe un seuil :
« Un seuil d'admissibilité pour l'épreuve écrite est fixé à douze sur vingt. »
— Arrêté du 30 avril 2012 modifié, article 1er
Sur 80 questions, une note de 12/20 correspond à 48 bonnes réponses, si toutes les questions ont le même poids. L'arrêté ne précise pas de barème question par question ; ce calcul est donc un repère, pas une règle.
Depuis l'arrêté du 15 juillet 2025, le candidat qui a réussi l'écrit peut garder ce résultat pendant un an :
« Une attestation de validité des épreuves écrites d'une durée de douze mois peut être délivrée »
— Arrêté du 30 avril 2012 modifié, article 1er
Le texte dit « peut être délivrée » : il ne s'agit pas d'un droit automatique décrit en détail par l'arrêté. Le candidat se renseigne auprès de l'organisme de formation sur les conditions de délivrance.
L'oral : 20 minutes sur un rapport de stage, éliminatoire sous 7/20
L'épreuve orale est un entretien individuel de vingt minutes. Selon l'arrêté, il « vise à évaluer la capacité du candidat à exercer la profession de maître de cérémonie ou de conseiller funéraire ». Ce n'est donc pas une récitation de cours : c'est un échange sur la pratique.
« L'évaluation orale s'appuie sur un rapport de stage d'une à trois pages »
— Arrêté du 30 avril 2012 modifié, article 1er
Le rapport de stage porte sur la formation pratique de 140 heures. Il est court : trois pages au plus. Il sert de point de départ à l'entretien, ce qui suppose de pouvoir expliquer chaque situation qu'il décrit, et le cadre réglementaire qui s'y applique.
« Une note éliminatoire à l'épreuve orale est fixée à sept sur vingt. » Une note inférieure à 7/20 empêche l'obtention du diplôme, quels que soient les autres résultats.
L'arrêté fixe les pondérations, mais n'écrit pas de note globale minimale dans les passages relevés. Se méfier des seuils « de réussite » annoncés sans référence.
La formation pratique : au moins dix activités, 20 % de la note
L'évaluation de la formation pratique, rédigée par le dirigeant ou le gestionnaire de la structure d'accueil (CGCT, D. 2223-55-5), compte pour 20 % de la note finale. L'annexe de l'arrêté précise que le futur conseiller « doit obligatoirement participer à un minimum de dix activités » parmi une liste fixée.
| Famille d'activités | Exemples cités par l'annexe |
|---|---|
| Cérémonie | Organisation logistique d'une mise en bière, préparation d'une cérémonie, participation à une cérémonie |
| Sépulture | Remise d'une urne ou dispersion des cendres, inhumation ou crémation, travaux de cimetière |
| Familles | Accueil des proches, présentation des produits dans le cadre d'un conseil ou d'une vente |
| Commercial | Élaboration et présentation d'un devis, entretien de vente d'un contrat de prévoyance funéraire |
| Logistique | Transport de corps avant ou après mise en bière, visite des parties techniques d'une chambre funéraire ou d'un crématorium |
| Rédaction | Avis ou faire-part d'obsèques ou de remerciements |
Ces activités nourrissent directement le rapport de stage, donc l'oral. Les noter au fil du stage, avec les textes qui les encadrent, prépare deux épreuves à la fois.
Préparer l'écrit : une méthode sans promesse
Aucune méthode ne garantit le diplôme. Quelques principes découlent toutefois directement du format :
- Couvrir les huit matières. Le minimum de huit questions par matière rend risqué l'abandon d'un bloc, même court.
- Réviser sur des textes à jour. Plusieurs règles ont changé récemment : délais d'inhumation et de crémation portés à 14 jours calendaires, habilitation d'une durée unique de cinq ans, nouveau modèle de devis. Un support ancien fait apprendre des réponses fausses.
- Retenir les numéros d'articles avec prudence. Ce qui compte d'abord est la règle ; un numéro mal mémorisé ne doit pas faire douter d'une règle juste.
- S'entraîner à rédiger court. La question à réponse courte demande une formulation précise, en quelques mots.
- Préparer l'oral dès le stage. Le rapport de une à trois pages se construit à partir des activités réalisées.
Du questionnaire au diplôme
Pas d'admissibilité : le candidat ne poursuit pas vers l'oral.
Admissible ; attestation de validité possible pendant 12 mois.
Sources
- Arrêté du 30 avril 2012 portant application du décret n° 2012-608 du 30 avril 2012 relatif aux diplômes dans le secteur funéraire, articles 1er et 2 et annexes, version consolidée en vigueur au 1er janvier 2026 — Légifrance
- Arrêté du 15 juillet 2025 modifiant l'arrêté du 30 avril 2012 — Légifrance
- Code général des collectivités territoriales, articles D. 2223-55-3, D. 2223-55-4 et D. 2223-55-5 — Légifrance
À retenir
- Texte : arrêté du 30 avril 2012, modifié par l'arrêté du 15 juillet 2025, en vigueur au 1er janvier 2026.
- Écrit : 80 questions (QCM et réponses courtes), au moins 8 par matière, dont une question à réponse courte ; aucune durée fixée par l'arrêté.
- Admissibilité à 12/20 ; attestation de validité des écrits de 12 mois possible.
- Oral : entretien individuel de 20 minutes sur un rapport de stage d'une à trois pages, éliminatoire sous 7/20.
- Note finale : écrit 50 %, pratique 20 %, oral 30 %.
- Formation pratique : au moins dix activités de la liste de l'annexe.