Concours d'ATSEM principal de 2e classe
Le QCM du concours externe

Module 2 / 4  ·  Sommaire complet de la formation

Module 2 : Le QCM du concours externe 18 min de lecture

2.1 Le QCM en situation : format, lecture des questions et gestion du temps

Le concours externe s'ouvre sur une épreuve courte et très particulière : vingt questions qui décrivent chacune une situation du quotidien d'un ATSEM. Pas de programme, pas de dissertation, mais un réflexe professionnel à trouver en quelques instants. Ce chapitre explique ce que le texte impose, ce qu'il ne dit pas, et une méthode de lecture qui se travaille.

L'épreuve d'admissibilité en un coup d'œil

20

questions à choix multiple

45

minutes de composition

1

coefficient (contre 2 à l'entretien)

0

programme réglementaire

Source : décret n° 2010-1068 du 8 septembre 2010 modifié, article 3

1

Ce que dit exactement le décret

L'article 3 du décret n° 2010-1068 du 8 septembre 2010, qui fixe les modalités d'organisation des concours d'ATSEM principal de 2e classe, décrit l'épreuve écrite du concours externe en une phrase :

« L'épreuve d'admissibilité consiste en la réponse à vingt questions à choix multiple portant sur des situations concrètes habituellement rencontrées par les membres du cadre d'emplois dans l'exercice de leurs fonctions (durée : quarante-cinq minutes ; coefficient 1). »

— Décret n° 2010-1068 du 8 septembre 2010, art. 3

Chaque mot compte. « Situations concrètes » : on ne vous demande pas de réciter un article, mais de choisir la conduite à tenir face à un cas. « Habituellement rencontrées » : les situations viennent du quotidien de l'école maternelle, l'accueil du matin, le passage aux toilettes, le repas, la sieste, une sortie, un enfant qui se blesse, un parent qui pose une question. « Membres du cadre d'emplois dans l'exercice de leurs fonctions » : le point de vue est celui de l'ATSEM, avec ses missions et ses limites, pas celui de l'enseignant ni du médecin.

Le décret 2023-1134 du 4 décembre 2023, qui a modifié ce texte, a renommé le grade et créé un écrit au concours interne ; il n'a pas changé cette épreuve de l'externe. Les candidats au concours interne et au troisième concours passent, eux, une série de trois à cinq questions à réponses courtes sur un dossier, en deux heures (articles 4 et 5) : ce chapitre ne les concerne que pour la partie « connaissances du métier ».

Enfin, aucun programme n'est fixé. Les connaissances utiles se déduisent des missions du statut (article 2 du décret n° 92-850, présenté au chapitre 1.1) et des règles qui encadrent la vie de l'école : c'est la matière des chapitres 2.2 et 2.3.

2

Ce que le décret ne fixe pas : lisez la note aux candidats

Le texte s'arrête là. Il ne dit ni combien de propositions accompagnent chaque question, ni si une question peut avoir plusieurs bonnes réponses, ni si une mauvaise réponse retire des points. Ces règles sont fixées par l'organisateur, en pratique le centre de gestion qui ouvre le concours (article 2 du décret), et figurent sur le sujet ou dans la note remise aux candidats.

PointFixé par le décret ?Où le trouver
Nombre de questions (20)OuiDécret 2010-1068, art. 3
Durée (45 min) et coefficient (1)OuiDécret 2010-1068, art. 3
Note éliminatoire (moins de 5 sur 20)OuiDécret 2013-593, règles générales des concours territoriaux
Nombre de propositions par questionNonSujet, note aux candidats du centre de gestion
Une ou plusieurs bonnes réponsesNonSujet, note aux candidats
Points retirés pour une réponse fausseNonSujet, note aux candidats

Conséquence pratique : ne partez pas avec une stratégie toute faite. Si la consigne indique qu'une réponse fausse est pénalisée, l'abstention sur une question vraiment incertaine peut devenir raisonnable ; si elle ne l'est pas, laisser une case vide ne rapporte rien. Si plusieurs réponses peuvent être justes, chaque proposition doit être jugée pour elle-même, et non par comparaison avec les autres.

Le jour de l'épreuve, prenez donc une minute pour lire la page de consignes avant la première question. C'est le seul endroit où la règle du jeu est écrite.

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Le vrai poids du QCM dans le concours

Avec un coefficient 1, contre 2 pour l'entretien, le QCM pèse un tiers de la note finale. Mais il joue un rôle bien plus décisif : c'est une épreuve d'admissibilité. Le décret précise que « peuvent seuls être autorisés à se présenter à l'épreuve d'admission les candidats déclarés admissibles par le jury ». Sans une note suffisante au QCM, il n'y a pas d'oral, quelle que soit la qualité de la motivation.

Deux règles s'ajoutent :

  • selon le décret n° 2013-593 du 5 juillet 2013, qui régit l'organisation des concours territoriaux, toute note inférieure à 5 sur 20 à une épreuve obligatoire entraîne l'élimination ;
  • le jury fixe lui-même le nombre total de points nécessaire pour être admissible (brochure du centre de gestion de la Grande Couronne, 2025) : ce seuil varie d'une session et d'un centre à l'autre, selon le niveau des candidats et le nombre de places.
À retenir : vingt questions seulement, c'est aussi une note très sensible à chaque erreur. Une question représente, à elle seule, un vingtième de l'épreuve. Les révisions servent moins à « tout savoir » qu'à éviter les réflexes faux sur les situations les plus fréquentes.

Les modalités de l'entretien, épreuve la plus lourde, sont présentées au chapitre 3.1 ; la notation d'ensemble (jury, anonymat, liste d'admission) au chapitre 1.3.

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Lire une situation : cinq questions à se poser

Une question de ce QCM tient souvent en deux ou trois lignes, mais elle contient plus d'informations qu'il n'y paraît. La méthode suivante est un conseil de méthode, pas une règle officielle : elle aide à repérer ce que la situation met réellement en jeu.

  1. Qui ? L'âge de l'enfant (petite, moyenne ou grande section), la présence ou non de l'enseignant, un parent, un intervenant. Un détail comme « l'enseignante est dans la cour » change la personne à qui rendre compte.
  2. Où et quand ? Temps scolaire, pause méridienne ou temps périscolaire ne relèvent pas des mêmes organisations. Dans les locaux scolaires, pendant son service, l'ATSEM est placé sous l'autorité du directeur (code des communes, art. R412-127) ; la commune reste son employeur.
  3. Quel risque ? Sécurité physique (chute, étouffement, allergie, fuite d'un enfant), santé (fièvre, plaie), hygiène, relation (conflit, confidentialité), protection de l'enfant. Le risque le plus grave commande la réponse.
  4. Quelle mission ? L'article 2 du statut dit ce que l'ATSEM fait : assistance à l'enseignant pour l'accueil et l'hygiène, propreté des locaux et du matériel, participation aux activités pédagogiques sous la responsabilité de l'enseignant, surveillance à la cantine, animation périscolaire. Ce qui sort de ces missions (diagnostiquer, évaluer un élève, décider seul d'une mesure qui revient au directeur) est rarement la bonne réponse.
  5. Quel texte ou quel document ? Beaucoup de situations renvoient à un document de l'école : PAI, fiche d'urgence, règlement intérieur, plan de mise en sûreté. Savoir qu'il existe et où le trouver suffit souvent à trancher.

Avec l'habitude, ces cinq questions se posent en quelques secondes. Elles évitent l'erreur la plus fréquente à ce type d'épreuve : répondre à ce que l'on ferait « par gentillesse » ou « par bon sens » au lieu de ce que prévoit l'organisation de l'école.

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Éliminer les leurres : trois familles de mauvaises réponses

Dans un QCM en situation, les mauvaises propositions ne sont pas absurdes : elles ressemblent à ce qu'une personne pressée ou mal informée pourrait faire. On peut les ranger en trois familles (classement proposé par cette formation).

Le dépassement de mission

Décider à la place de l'enseignant, du directeur ou d'un médecin : juger du niveau d'un élève, autoriser une sortie, modifier seul un régime alimentaire, donner un avis médical.

L'improvisation

Agir sans passer par l'organisation prévue : transporter soi-même un enfant blessé, donner un produit « qui marche », promettre à un parent ce qu'on ne peut garantir.

L'absolu

« Toujours », « jamais », « dans tous les cas », « aucune » : ces mots rendent une proposition fausse dès qu'une exception existe. Ils ne sont pas faux par nature, mais ils méritent une seconde lecture.

À l'inverse, une bonne réponse a souvent trois traits : elle protège l'enfant d'abord, elle s'appuie sur l'organisation de l'école (l'enseignant, le directeur, le document prévu), et elle reste dans les missions de l'ATSEM. Ce ne sont pas des règles de correction, mais des repères pour départager deux propositions proches.

Un dernier piège tient à la formulation : « Que faites-vous d'abord ? » n'appelle pas la même réponse que « Que devez-vous faire ? ». Soulignez mentalement le verbe et l'adverbe de la question avant de lire les propositions.

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Deux situations fictives décortiquées et la gestion des 45 minutes

Les deux exemples ci-dessous sont fictifs, rédigés pour cette formation ; ils ne reproduisent aucun sujet de concours.

Exemple 1. Un matin, l'enseignante emmène sa classe de 26 élèves de moyenne section au square voisin, à pied, pour une heure. Vous l'accompagnez. Qu'en dit le guide national des sorties scolaires ?

  • A. La sortie est impossible : il faut un adulte pour 8 élèves.
  • B. La sortie est possible avec l'enseignante et au moins un adulte ; au-delà de 24 élèves, un adulte supplémentaire est recommandé.
  • C. La sortie est possible sans aucun adulte en plus de l'enseignante.

Lecture : « square voisin », « à pied », « une heure » signalent une sortie de proximité de moins d'une demi-journée. Le guide éduscol de décembre 2025 prévoit alors que l'enseignant de maternelle, accompagné a minima d'un adulte, peut s'y rendre, et qu'au-delà de 24 élèves un adulte supplémentaire est recommandé. La réponse B est la bonne ; A applique la règle des autres sorties, C celle de l'école élémentaire.

Exemple 2. Un enfant s'est éraflé la main contre un grillage. Vous avez sous la main du coton et un désinfectant coloré. Quelle réponse est conforme au protocole national de 2000 ?

  • A. Utiliser le coton et le désinfectant coloré, qui permet de voir où l'on a soigné.
  • B. Attendre l'arrivée des parents pour tout soin.
  • C. Se laver les mains et mettre des gants, ne pas utiliser de coton, qui risque d'adhérer à la plaie, ni de désinfectant coloré, qui masque les lésions.

Lecture : le protocole national sur l'organisation des soins et des urgences (BO hors-série n° 1 du 6 janvier 2000) donne précisément ces consignes. La réponse C est la bonne. A est un réflexe courant, mais contraire au texte ; B laisse l'enfant sans soin alors qu'une organisation existe dans l'école.

Gérer le temps (conseil de méthode) : 45 minutes pour 20 questions, c'est un peu plus de deux minutes par question. Une organisation simple consiste à faire un premier passage rapide en répondant à tout ce qui est évident, en marquant les questions hésitantes, puis à revenir sur celles-ci, en gardant cinq minutes à la fin pour vérifier le report des réponses sur la grille si le sujet en comporte une.

Pour s'entraîner dans les conditions de l'épreuve, le QCM concours ATSEM du site propose vingt questions en situation, corrigées et sourcées, à chronométrer sur 45 minutes.

De la situation à la réponse : le chemin en quatre étapes

Lire la consigne

Nombre de réponses, pénalité, grille

Situer le cas

Qui, où, quand, quel risque

Écarter les leurres

Dépassement, improvisation, absolu

Choisir

Enfant protégé, organisation respectée

Sources

  • Décret n° 2010-1068 du 8 septembre 2010 modifié par le décret n° 2023-1134 du 4 décembre 2023, art. 2 à 5 — Légifrance
  • Décret n° 2013-593 du 5 juillet 2013 (conditions générales de recrutement des fonctionnaires territoriaux) — Légifrance
  • Décret n° 92-850 du 28 août 1992, art. 2 ; code des communes, art. R412-127 — Légifrance
  • Centre interdépartemental de gestion de la Grande Couronne, brochure du concours d'ATSEM (mars 2025) — cigversailles.fr
  • Guide relatif à l'organisation des sorties et voyages scolaires dans le premier degré (décembre 2025) — eduscol.education.fr
  • Protocole national sur l'organisation des soins et des urgences, BO hors-série n° 1 du 6 janvier 2000 — education.gouv.fr

À retenir

  • 20 questions, 45 minutes, coefficient 1, sur des situations concrètes du métier, sans programme (décret 2010-1068, art. 3).
  • Épreuve d'admissibilité : sans elle, pas d'entretien ; une note inférieure à 5 sur 20 élimine.
  • Nombre de propositions, réponses multiples et pénalités ne sont pas dans le décret : lire la consigne du sujet.
  • Lire chaque situation avec cinq questions : qui, où et quand, quel risque, quelle mission, quel document.
  • Se méfier du dépassement de mission, de l'improvisation et des formulations absolues.
  • Environ deux minutes par question, un premier passage rapide et du temps pour vérifier (conseil de méthode).

Sommaire de la formation