IDCC 3237 · En vigueur

IDCC 3237 — Commerce de détail alimentaire spécialisé

Convention collective nationale des métiers du commerce de détail alimentaire spécialisé du 12 janvier 2021

Fiche technique de l'IDCC 3237 (commerce de détail alimentaire spécialisé, 2021) : extension, champ, codes NAF, scission de l'IDCC 1505 et conventions voisines. Pour les salaires et droits, voir la convention.

IDCC
3237
Secteur
Commerce
Date de création
12/01/2021
Date d'extension
17/09/2021

Convention complète disponible

Grilles de salaires, primes, préavis, congés et droits décryptés

Convention collective commerce de détail alimentaire spécialisé : salaires, primes et droits

Présentation

Cette fiche identifie la convention : numéro IDCC, brochure JORF, codes NAF et champ d'application. Pour les grilles de salaires, les primes, les préavis et les congés, consultez la convention collective commerce de détail alimentaire spécialisé décryptée sur ce site.

L'IDCC 3237 identifie la convention collective nationale des métiers du commerce de détail alimentaire spécialisé du 12 janvier 2021, étendue par arrêté du 17 septembre 2021 publié au JORF du 23 décembre 2021, et applicable depuis le 1er janvier 2022.

Née d'une scission de l'IDCC 1505

La convention n'est pas issue d'une fusion. Le 12 janvier 2021, les partenaires sociaux ont détaché les métiers spécialisés de l'ancienne convention des fruits et légumes, épicerie et produits laitiers : le commerce généraliste est resté sous l'IDCC 1505, renommé « commerce de détail alimentaire non spécialisé », et les métiers spécialisés ont reçu leur propre convention, l'IDCC 3237. Si votre entreprise a « changé de convention » au 1er janvier 2022 sans changer d'activité, c'est l'explication.

Champ d'application

L'article 1er vise, quel que soit leur effectif : les cavistes, les crémiers-fromagers, les épiciers spécialisés, les primeurs, les commerces de vente-conseil de café et de thés, tisanes et infusions, et les autres commerces alimentaires spécialisés ; ainsi que les commerces de pain et de pâtisserie qui ne fabriquent pas et emploient moins de 10 salariés. Codes NAF indicatifs : 47.21Z, 47.24Z, 47.25Z, 47.29Z, 47.81Z et 82.99Z pour les sièges.

Ne relèvent pas de l'IDCC 3237 : la boucherie, la charcuterie et la poissonnerie (IDCC 3254), la boulangerie qui fabrique (IDCC 843), les magasins de confiserie, chocolaterie et biscuiterie, et les épiceries bio non spécialisées (IDCC 1505).

Ce que contient la convention

Une grille unique de onze niveaux, l'équivalence de 38 heures pour le personnel de vente, les règles des jours fériés, du temps partiel, de la rupture du contrat et du maintien de salaire. Tout est décrypté sur la page convention collective du commerce de détail alimentaire spécialisé : grille et droits.

Texte officiel : convention IDCC 3237 sur Légifrance.

Champ d'application

Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :

47.21Z 47.24Z 47.25Z 47.29Z 47.81Z 82.99Z

Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.

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Points clés

  • IDCC 3237 : convention collective nationale des métiers du commerce de détail alimentaire spécialisé du 12 janvier 2021, étendue par arrêté du 17 septembre 2021 (JORF du 23 décembre 2021), applicable au 1er janvier 2022.
  • Origine : scission de l'IDCC 1505 ; aucune convention n'a été fusionnée.
  • Champ : cavistes, crémiers-fromagers, épiciers spécialisés, primeurs, vente-conseil de café et de thé, autres commerces alimentaires spécialisés, quel que soit l'effectif ; pain et pâtisserie sans fabrication de moins de 10 salariés.
  • Hors champ : boucherie, charcuterie, poissonnerie (IDCC 3254), boulangerie qui fabrique (IDCC 843), confiserie-chocolaterie, bio non spécialisé (IDCC 1505).
  • Salaires : avenant n° 10 du 16 juin 2026, étendu par arrêté du 7 septembre 2026 (JORF du 19 septembre 2026), applicable au 1er octobre 2026.
  • OPCO : Opcommerce ; trois CQP de branche (crèmerie-fromagerie, primeur, caviste).
  • Vérification : la convention appliquée figure obligatoirement sur le bulletin de paie (article R3243-1 du code du travail).

Cas pratiques

Cas n° 1 — Ma convention a changé sans que rien change dans le magasin

C'est la situation la plus fréquente dans cette branche. La scission du 12 janvier 2021 a fait basculer une partie des commerces de l'ancien champ « fruits et légumes, épicerie, produits laitiers » vers la nouvelle convention des métiers spécialisés, les autres restant sous l'IDCC 1505 renommé. Ce qui change : la classification de référence, la grille de minima, les régimes collectifs. Ce qui ne change pas : l'ancienneté acquise et les stipulations du contrat de travail. Le premier réflexe est de comparer le coefficient attribué dans la nouvelle grille aux fonctions réellement exercées, et de vérifier que la rémunération atteint le minimum du dernier avenant salaires étendu.

Cas n° 2 — Un apprenti de 17 ans peut-il utiliser la trancheuse ou la scie à os ?

Pas librement. L'article D4153-28 du code du travail interdit d'affecter les jeunes de moins de dix-huit ans aux travaux impliquant l'utilisation ou l'entretien de certaines machines dangereuses, notamment celles comportant des éléments mobiles concourant au travail qui ne peuvent pas être rendus inaccessibles pendant le fonctionnement. L'article D4153-29 y ajoute les travaux de maintenance qui ne peuvent être réalisés à l'arrêt. Une dérogation est possible pour permettre au jeune d'acquérir une pratique professionnelle, mais elle suppose une déclaration de dérogation adressée par l'employeur à l'agent de contrôle de l'inspection du travail, par tout moyen conférant date certaine, préalablement à l'affectation. Sans cette déclaration et sans encadrement, l'affectation est irrégulière.

Cas n° 3 — Mon employeur doit-il mettre en place un dispositif de partage de la valeur ?

Beaucoup de commerces de la branche comptent entre 11 et 49 salariés, tranche visée par une expérimentation de cinq ans issue de la loi n° 2023-1107 du 29 novembre 2023. Pour les exercices ouverts après le 31 décembre 2024, les entreprises de 11 à 49 salariés constituées en société et dont le bénéfice net fiscal atteint au moins 1 % du chiffre d'affaires pendant trois exercices consécutifs doivent mettre en place un dispositif : participation, intéressement, abondement d'un plan d'épargne salariale ou prime de partage de la valeur. Les accords de branche du 21 octobre 2025 sur la participation, l'intéressement et l'épargne retraite collective offrent précisément des dispositifs clés en main pour y répondre.

Questions fréquentes

L'IDCC 3237 identifie la convention collective nationale des métiers du commerce de détail alimentaire spécialisé du 12 janvier 2021, étendue par arrêté du 17 septembre 2021 publié au JORF du 23 décembre 2021 et applicable depuis le 1er janvier 2022.

Elle résulte d'une scission de l'ancienne convention des fruits et légumes, épicerie et produits laitiers : le commerce alimentaire non spécialisé est resté sous l'IDCC 1505, renommé à cette occasion, tandis que les métiers spécialisés ont reçu leur propre convention, l'IDCC 3237.

Les cavistes, crémiers-fromagers, épiciers spécialisés, primeurs, commerces de vente-conseil de café et de thés, et autres commerces alimentaires spécialisés, quel que soit leur effectif, ainsi que les commerces de pain et de pâtisserie qui ne fabriquent pas et emploient moins de 10 salariés.

Non. La boucherie, la boucherie-charcuterie et la poissonnerie relèvent de la convention boucherie-poissonnerie (IDCC 3254), qui a remplacé les anciennes conventions 992 et 1504. La boulangerie qui fabrique relève de l'IDCC 843.

La convention cite à titre indicatif les codes 47.21Z, 47.24Z, 47.25Z, 47.29Z, 47.81Z et 82.99Z. Le code 47.29Z est partagé avec l'IDCC 1505 pour le bio non spécialisé : c'est l'activité principale réelle qui tranche.
Cette fiche a une vocation informative. La convention collective réellement applicable à votre situation peut différer (accord d'entreprise, dérogation, multi-activité). Vérifiez la mention « Convention collective applicable » sur votre bulletin de paie (article R3243-1 du Code du travail) ou demandez-la à votre employeur. Pour le texte officiel en vigueur, référez-vous à Légifrance.
Page mise à jour le 29/09/2026.