Formation grutier R483 / R487
Conduite et manœuvres

Module 4 / 5  ·  Sommaire complet de la formation grutier

Module 4 : Conduite et manœuvres 22 min de lecture

4.1 Manœuvrer une charge : mouvements, ballant, mouflage

Une grue ne fait que quelques mouvements, mais leur enchaînement décide de la précision, du ballant et, au bout du compte, du risque de heurter quelqu'un. Ce chapitre décrit chaque mouvement, les règles qui encadrent la prise et la dépose, le choix du mouflage et ce que le grutier contrôle sur l'élingage avant de lever. Il se termine sur ce que note l'épreuve pratique des CACES R483 et R487.

Les mouvements d'une grue et ce qu'ils font à la charge

Synthèse des brochures INRS ED 6107 (grues mobiles, § 2.3) et ED 6338 (grues à tour, § 7.5).

Levage

Monte ou descend la charge à la verticale ; le mouvement inverse s'appelle la descente.

Grue mobile Grue à tour
Orientation

Fait tourner la partie tournante vers la droite ou la gauche, autour de l'axe d'orientation.

Grue mobile Grue à tour
Distribution

Déplace le chariot le long de la flèche, en s'éloignant ou en se rapprochant de l'axe d'orientation.

Grue à tour à flèche distributrice
Relevage

Fait pivoter la flèche autour de son pied : la charge décrit un arc de cercle, change de niveau et de distance.

Grue mobile Grue à tour relevable
Télescopage

Modifie la longueur de la flèche, donc le niveau et la distance qui séparent la charge de l'appareil.

Grue mobile télescopique
Translation

Déplace l'ensemble de l'appareil : sur roues ou chenilles pour la grue mobile, sur rails pour la grue à tour.

Grue mobile Grue à tour sur rails
1

Cinq mouvements, deux familles de grues

« Les grues mobiles permettent de lever puis de déplacer une charge en utilisant successivement plusieurs mouvements », résume l'INRS dans son manuel de sécurité des grues mobiles (ED 6107). Sur une grue à tour, la brochure ED 6338 compte « cinq principaux mécanismes » associés pour effectuer ces mouvements.

Le vocabulaire est le même que celui des gestes de commandement : « montée », « descente », « sortir la flèche », « rentrer la flèche » (ED 6338, annexe C). Savoir quel mouvement déplace la charge dans quelle direction, c'est la base pour comprendre un ordre sans hésiter.

Mouvement Ce qui change pour la charge Point de vigilance
Levage La hauteur seule. C'est le mouvement qui lève : l'INRS demande de lever « par le mouvement de montée du treuil de levage et non pas par le relevage de flèche » (ED 6107, § 8.9).
Orientation La position sur un cercle autour de l'axe. La charge parcourt un arc : c'est tout l'arc qu'on vérifie, pas seulement le point d'arrivée.
Distribution La portée, à hauteur constante. La portée commande la capacité : plus on s'éloigne du mât, moins on lève.
Relevage / télescopage La portée et le niveau en même temps. Au relevage, la charge décrit un arc de cercle : baisser la flèche augmente la portée et fait descendre la charge.
Translation La position de toute la machine. Sur une grue à tour, le sens « ne peut pas être repéré par rapport au conducteur » : avant et arrière se définissent par rapport à la flèche (ED 6338, § 7.5.5).

Les dispositifs qui bornent ces mouvements (fins de course, limiteurs de charge et de moment) sont présentés dans le module 2 : pour la grue à tour, au chapitre 2.2. Ici, on s'intéresse à la façon de les enchaîner.

2

Mouvements simples, mouvements combinés, prise et dépose

Les référentiels des deux CACES listent le même savoir-faire : « réaliser des manœuvres, en mouvements simples et en mouvements combinés » et « prendre et déposer une charge en un endroit précis et visible » (R.483A et R.487A, annexe 2). Un mouvement simple actionne un seul mécanisme ; un mouvement combiné en actionne plusieurs à la fois, par exemple orientation et distribution.

Le combiné fait gagner du temps, mais il additionne les effets sur la charge. Le référentiel ne dit pas quand l'employer : c'est la maîtrise de la charge qui reste le critère, et l'épreuve pratique la note (zone 7).

Les règles de l'INRS pour décoller, transférer, poser

La brochure ED 6338 (§ 10.5.1) demande d'effectuer les mouvements « progressivement » en respectant plusieurs règles :

Pas de levage brutal

« Il peut subsister un point de fixation ou la charge peut s'accrocher accidentellement ; la grue serait aussitôt surchargée, renversée ou détériorée. »

2 m avant de tourner

Ne procéder aux mouvements de rotation et de direction « qu'après avoir soulevé la charge à plus de 2 m du sol ou de tout autre obstacle ».

Pas de charge collée

Ne pas décoller des charges adhérentes ou partiellement enterrées, « même de faible masse. En hiver, le gel peut produire un collage de la charge ».

Stable avant de décrocher

S'assurer de la stabilité de la charge avant de procéder au retrait des élingues.

Le manuel des grues mobiles ajoute un conseil de conduite : « Procédez lentement et progressivement, vous sentirez mieux les incidents et vous resterez maître de votre grue » (ED 6107, § 8.9). Il demande aussi que le levage ne provoque pas de frottement du câble sur des obstacles, comme la façade d'un bâtiment ; il faut alors « réaliser une recette à matériaux ».

La charge doit être connue avant de lever. Les limites du constructeur « ne sont pas uniquement déterminées en fonction de la stabilité de la grue, mais aussi en fonction de la résistance mécanique de certaines pièces » (ED 6338 et ED 6107). Le Code du travail interdit de soulever, hors essais ou épreuves, une charge supérieure à celle marquée sur l'appareil (R4323-33). La lecture du tableau des charges est détaillée au chapitre 2.3.
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Le ballant : le prévenir, le maîtriser, le rattraper

Le ballant est le balancement de la charge sous le crochet. L'INRS le place en tête des causes de heurt du personnel avec la charge :

« Ce risque provient du défaut de contrôle des mouvements de la charge. Il est provoqué par le ballant, le manque de visibilité du grutier et la difficulté d'apprécier les distances dans l'espace. Il peut également être aggravé par le mauvais positionnement de l'opérateur qui guide la charge (opérateur situé à proximité d'un obstacle rigide). »

— INRS, ED 6338, § 1.3

Ce que disent les textes

  • Code du travail, R4323-45 : il est interdit de balancer les charges pour les déposer hors de la portée de l'appareil. Le ballant volontaire n'est donc jamais une technique de dépose.
  • Référentiels R.483A et R.487A : le grutier doit savoir « maîtriser et rattraper le ballant d'une charge ». La R.487A ajoute : « maîtriser le ballant d'une charge lors de la conduite d'une grue équipée d'un dispositif anticollision ou de gestion de zone interdite ».
  • Déplacement en charge d'une grue mobile : la notice prescrit en général un « déplacement à vitesse lente pour éviter de donner du balan à la charge » et la « limitation du débattement de la charge » (ED 6107, § 4.3).

Pourquoi la zone interdite complique tout

Le dispositif de limitation de l'espace de travail « permet d'empêcher une charge de survoler une zone définie », par exemple pour éviter le survol de personnes (ED 6338, § 7.3.5). Quand la grue est stoppée à la limite, la charge suspendue, elle, garde son élan. C'est pour cela que l'épreuve pratique R487 comporte un point « déplacer une charge lors de l'approche d'une zone interdite », noté sur l'usage des « indicateurs permettant de maîtriser le ballant de la charge ».

Les brochures ne décrivent pas de geste de conduite pour rattraper un ballant : cette technique s'apprend aux commandes, avec un formateur, sur la grue de la catégorie visée. Elles insistent en revanche sur la progressivité des mouvements (ED 6338, § 10.5.1) et sur la vitesse lente en déplacement, pour « éviter de donner du balan à la charge » (ED 6107, § 4.3).

Côté sol

La personne qui guide la charge ne doit pas se tenir entre la charge et un obstacle rigide : c'est ce placement qui transforme un léger ballant en écrasement. Le grutier qui voit un guide mal placé arrête le mouvement plutôt que de compter sur sa précision.

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Jamais en oblique : tirer, traîner, pousser

Le deuxième alinéa de l'article R4323-45 du Code du travail interdit de soulever ou de tirer une charge en oblique, sauf avec des appareils conçus à cette fin. Une grue n'en fait pas partie : la flèche est dimensionnée pour une charge qui pend à la verticale du crochet.

Les deux brochures INRS le disent dans les mêmes termes : « les flèches des grues n'étant pas conçues pour des charges latérales importantes, ne pas tirer ou traîner latéralement les charges par rotation ou à l'aide du câble de levage » (ED 6338, § 10.5.1 ; ED 6107, § 8.9).

Traîner au sol

Rapprocher une charge en la tirant avec le câble revient à tirer en oblique : effort latéral sur la flèche et départ en ballant au décollage.

Arracher

« Ne pas tenter de lever une charge ancrée au sol » (ED 6338, figure 37) : la charge réelle est inconnue tant qu'elle n'est pas libre.

Pousser

« Ne vous servez jamais de la flèche pour tirer ou pour pousser. Les flèches de grues ne sont pas des béliers » (ED 6107, § 8.11).

Le trajet de la charge

Trois articles du Code du travail encadrent le chemin suivi par la charge, et le grutier les applique à chaque transfert :

  • R4323-36 : transporter des charges au-dessus des personnes est interdit, sauf si le bon déroulement des travaux l'exige ; un mode opératoire est alors défini et appliqué (détail au chapitre 4.3).
  • R4323-37 : lorsqu'une charge croise une voie de circulation, des mesures spéciales sont prises contre sa chute.
  • R4323-38 : quand les champs d'action de plusieurs appareils se recouvrent, des mesures sont prises pour éviter les collisions entre charges ou entre éléments des appareils (traité au module 5).

L'INRS rappelle aussi de garder un espace libre entre la flèche, « qui se déforme toujours en charge », et les obstacles fixes (ED 6107, § 8.7.1).

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Choisir le mouflage adapté à la manutention

Le « choix d'un type de mouflage suivant l'opération à réaliser » figure au programme théorique des deux CACES, et la R.483A demande en pratique de « choisir un mouflage adapté à la manutention à réaliser ».

Le principe

Le mouflage « permet de démultiplier l'effort de levage que l'on a en sortie de treuil » : il autorise des câbles de plus faible diamètre et des mécanismes plus légers (ED 6107, § 2.2.6). Avec un moufle à n brins, l'effort sur chaque brin est divisé par n ; en contrepartie, la longueur de câble nécessaire est multipliée par n et la vitesse de levage divisée par n (ED 6107, annexe 6 ; ED 6338, annexe D). Un moufle peut être par exemple à 4, 8 ou 16 brins.

÷ n
Effort par brin
× n
Longueur de câble
÷ n
Vitesse de levage

Simple ou double mouflage sur une grue à tour

La brochure ED 6338 (§ 10.3) donne deux abaques d'une même grue à flèche de 65 m. Ils montrent que le double mouflage n'améliore pas tout :

Exemple INRS, flèche de 65 m Charge maximale À 55 m de portée
Simple mouflage 5 000 kg 3 100 kg
Double mouflage 10 000 kg 2 650 kg

Le double mouflage double la charge maximale près du mât mais, dans cet exemple, lève moins en bout de flèche, et plus lentement. Le bon choix dépend donc de la charge et de la portée de l'opération, lues sur le tableau de charges de la configuration réelle.

Configuration déclarée = configuration réelle. Avant de lever, le grutier vérifie que la configuration indiquée au limiteur de capacité correspond à la configuration réelle de la grue. Sur grue mobile, l'INRS précise qu'« aucun asservissement de la configuration de la grue mobile n'est à ce jour requis par la norme en vigueur » : un contrôleur mal paramétré peut créer des situations « très dangereuses » (ED 6107, § 8.6). La même vérification est demandée sur grue à tour, « notamment pour les GMA » (ED 6338, § 10.3).
  • Le changement de mouflage n'est pas considéré comme un changement de configuration au sens des vérifications de remise en service (ED 6338, § 3.2).
  • Lors d'un changement de mouflage, il peut être nécessaire de neutraliser certains limiteurs ; l'actionnement se fait alors « par action maintenue sur un organe spécifique de neutralisation » (ED 6338, § 7.3.1).
  • À l'accrochage, les élingueurs déplacent le moufle par ses poignées, « sans avoir à mettre les mains sur les câbles » (ED 6107, § 2.2.6).
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Vérifier l'élingage depuis le poste de conduite

L'élingage est le travail de l'élingueur, mais le référentiel demande au grutier de « vérifier le bon élingage d'une charge » (R.483A et R.487A). C'est lui qui met la charge en tension : s'il voit un montage douteux, il ne lève pas. Le Code du travail lui interdit d'ailleurs toute manœuvre tant que le travailleur qui accroche ou décroche à la main n'a pas donné son accord (R4323-42).

Ce que le grutier regarde avant de lever

La brochure ED 6338 (§ 10.4) liste les points à « s'assurer » en complément des règles d'élingage. Ceux qu'un grutier peut contrôler de son poste ou lors de la mise en tension :

Linguet de sécurité présent et en bon état sur le crochet.
Élingues bien positionnées dans le crochet, « même s'ils sont équipés d'un linguet (risque de décrochage) ».
Une seule maille de tête au crochet : pour 2, 3 ou 4 brins, une élingue multibrin, « pas trois élingues différentes ».
Protections en place sur les arêtes vives de la charge.
Aucun glissement possible des élingues sur le crochet ou sur la charge (charge longue en particulier).
Mains de l'élingueur hors de l'espace entre l'élingue et la charge à la mise en tension ; élingage réalisé avec des gants.

Un centre de gravité décentré répartit la charge inégalement entre les brins. L'INRS donne l'exemple d'une charge de 3 t : l'élingue la plus proche du centre de gravité reprend 2 t, l'autre 1 t (ED 6338, § 10.4.2). Si la charge penche à la mise en tension, le grutier repose et fait reprendre l'élingage plutôt que de continuer.

Choix des accessoires (R4323-47), facteurs de mode, lecture des marquages : ce chapitre ne refait pas le cours d'élingage. Il est détaillé dans la formation chef de manœuvre, au chapitre sur les élingues, manilles et palonniers.
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Précision, ballant, temps : ce que note l'épreuve pratique

Le thème « Manœuvres » pèse 60 points sur 100 dans l'épreuve pratique R483 et 50 points en R487. Son cœur est un parcours avec une charge, identique dans son principe pour les deux recommandations (annexes A3 et A4).

Le parcours

  • Point « Départ - Arrivée » à 20 m du centre de rotation (R483 catégorie A, R487 catégories 1 et 2), 25 m (R483 catégorie B) ou 15 m (R487 catégorie 3).
  • Bas de la charge maintenu en permanence à 2 m du sol, sauf au passage de l'obstacle A.
  • Obstacles : une barre (passer entre les poteaux à moins de 1 m au-dessus de la barre), deux paires de poteaux, deux paires de murs. Le candidat suit les gestes de signalement qui lui sont donnés.
  • Chaque critère est noté de 0 à 10. Au-delà de 15 minutes, le point vaut 0, ce qui entraîne l'échec à l'évaluation pratique.
Critère du parcours R483 (A et B) R487 cat. 1 et 2 R487 cat. 3
Précision des manœuvres 10 10 9
Maîtrise et rattrapage du ballant 10 10 9
Respect du temps de référence 10 10 9
Positionnement hors de la zone dangereuse — — 3
Approche d'une zone interdite (indicateurs de ballant) — 4 4
Élingage d'une charge longue (choix + mise en œuvre) 5 + 5 3 + 3 3 + 3

Les autres points du thème portent sur la charge non visible, guidée par gestes et radio (chapitre 4.2), et, en R483, sur la circulation en charge (catégorie A) ou à vide (catégorie B). Le temps de référence est fixé par la procédure de test de l'organisme testeur, qui doit définir « les temps de référence prévus pour la réalisation de ces épreuves ».

Aucun point à zéro. La réussite exige 70/100, au moins la moyenne dans chaque thème et une note supérieure à zéro à chaque point d'évaluation. Un ballant non maîtrisé ou un parcours hors délai suffit à faire échouer un candidat qui a tout réussi par ailleurs. Pour s'entraîner à la partie théorique, le quiz CACES R483 grues mobiles reprend les thèmes du test.

Lever une charge en 6 temps

Aide-mémoire tiré des brochures ED 6107 et ED 6338 et du Code du travail. La notice du constructeur et le mode opératoire du chantier priment.

1 Connaître la charge

Masse, portée, mouflage et configuration du limiteur conformes au tableau de charges.

2 Contrôler l'élingage

Linguet, maille de tête, protections ; accord de l'élingueur avant tout mouvement (R4323-42).

3 Décoller en douceur

Levage au treuil, sans à-coup ; charge collée ou ancrée : on ne force pas.

4 Monter au-delà de 2 m

Pas de rotation ni de direction avant d'avoir dégagé le sol et les obstacles de plus de 2 m.

5 Transférer maîtrisé

Ballant contenu, jamais au-dessus des personnes (R4323-36), jamais en oblique (R4323-45).

6 Déposer et stabiliser

Dépose précise, charge stable avant le retrait des élingues, crochet dégagé sans accrocher.

Sources

  • Code du travail, articles R4323-33, R4323-36, R4323-37, R4323-38, R4323-42, R4323-45 et R4323-47 — Légifrance et code.travail.gouv.fr
  • Recommandations Cnam R.483A (grues mobiles) et R.487A (grues à tour), mises à jour en 2026 : annexe 2 (référentiels), annexe 3 (fiches d'évaluation), annexe 4 (circuits d'évaluation) — ameli.fr/entreprise
  • INRS, ED 6107, Grues mobiles. Manuel de sécurité, novembre 2018 : § 2.2.6, 2.3, 4.3, 6.1, 8.6, 8.7, 8.9, 8.11, annexe 6 — inrs.fr
  • INRS, ED 6338, Grues à tour, avril 2025 : § 1.3, 3.2, 7.3.1, 7.3.5, 7.5, 10.3, 10.4, 10.5.1, annexes C et D — inrs.fr

À retenir

  • Je connais la masse et la portée, et je vérifie que la configuration du limiteur (mouflage compris) correspond à la grue réelle avant de lever.
  • Je ne fais aucune manœuvre tant que l'élingueur n'a pas donné son accord (R4323-42), et je repose si l'élingage me paraît douteux.
  • Je lève au treuil, sans à-coup, et je n'oriente ni ne distribue avant d'avoir monté la charge à plus de 2 m du sol et des obstacles.
  • Je ne balance jamais une charge pour la déposer hors de portée et je ne tire ni ne traîne en oblique (R4323-45).
  • J'anticipe le ballant à l'approche d'une zone interdite : la grue s'arrête, la charge continue.
  • Je choisis le mouflage d'après la charge et la portée : le double mouflage lève plus lourd près du mât, pas forcément en bout de flèche.

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