Sensibilisation gratuite et sans inscription

Formation soudeur nucléaire
qualification, accès au site, radioprotection

Souder dans une installation nucléaire, c'est le même geste qu'ailleurs, dans un cadre qui ne pardonne rien : équipements sous pression nucléaires, code RCC-M, qualification du mode opératoire et du soudeur approuvée par un tiers, formations d'accès SCN, CSQ, RP, limites de dose et zone contrôlée. Ce parcours s'adresse aux soudeurs, tuyauteurs et chaudronniers qui travaillent ou veulent travailler dans la filière.

4 modules · 12 chapitres · ≈ 5 h 4 quiz + examen final de 25 questions Sources Légifrance, ASNR, EUR-Lex

Avertissement : support de sensibilisation, sans qualification ni habilitation

Travail-Industrie n'est pas un organisme de formation habilité ni un organisme de certification. Ce parcours présente les connaissances théoriques utiles au soudage en installation nucléaire, mais ne remplace pas l'épreuve de qualification sur éprouvette (NF EN ISO 9606-1, code RCC-M), dont les résultats sont approuvés par un organisme habilité pour les équipements sous pression nucléaires, ni les formations d'accès SCN, CSQ et RP dispensées par des organismes certifiés. L'habilitation d'accès est délivrée par l'employeur, et l'accès au site dépend en outre des démarches propres à l'exploitant. L'examen final est auto-évaluatif et ne donne lieu à aucune attestation.

20 mSv sur 12 mois

Limite de dose efficace d'un travailleur exposé aux rayonnements ionisants, sur douze mois consécutifs (Code du travail, article R4451-6).

Tous les 6 mois

Confirmation, par le responsable soudage, que le soudeur qualifié selon la NF EN ISO 9606-1 a bien travaillé dans son domaine de validité.

2e rang au plus

Les activités importantes pour la protection confiées à des prestataires ne peuvent être sous-traitées au-delà du deuxième rang, sauf dérogation (code de l'environnement, R593-10 et R593-12).

Programme complet

Contenu de la formation soudeur nucléaire

Environ 5 h : 4 modules, 12 chapitres, 4 quiz de module et un examen final de 25 questions

1

Le cadre nucléaire du soudage

Ce qui change quand on soude dans une installation nucléaire de base : l'ASNR, l'arrêté INB, les activités importantes pour la protection, les équipements sous pression nucléaires (N1, N2, N3), le code RCC-M, la traçabilité et le traitement des écarts.

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2

Qualification du soudeur et du mode opératoire

Ce que le nucléaire ajoute au QMOS (NF EN ISO 15614-1) et à la qualification du soudeur (NF EN ISO 9606-1) ou de l'opérateur (NF EN ISO 14732) : approbation par un organisme habilité, domaine de validité, confirmation semestrielle, puis les matériaux et retours d'expérience propres aux soudures nucléaires.

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3

Accès au site et habilitations de l'intervenant

Les formations d'accès des prestataires (SCN, CSQ, RP), ce que certifie un organisme et ce qu'habilite l'employeur, les autres autorisations du soudeur sur site (permis de feu, espace confiné, levage, électricité) et l'organisation d'un chantier de soudage en arrêt de tranche.

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4

Radioprotection du soudeur

Les limites de dose et le classement en catégorie A ou B, le zonage radiologique, la dosimétrie et le suivi de santé, puis le travail en zone contrôlée : contamination, tenue, optimisation des doses et gammagraphie des soudures.

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Examen final

25 questions corrigées sur l'ensemble du parcours

Barème : +2 par bonne réponse, -1 par erreur, 0 pour « Je ne sais pas ». Seuil : 33/50, avec 5 questions éliminatoires sur les règles non négociables (respect du mode opératoire, signalement d'un écart, dosimètre, balisage de gammagraphie, sortie de zone contrôlée). L'examen est auto-évaluatif et ne donne lieu à aucune attestation.

Formation soudeur nucléaire : ce qu'elle couvre et pour qui

Un soudeur qualifié, dans un cadre réglementaire à part

Le soudeur nucléaire ne change pas de métier : il soude en TIG, à l'électrode enrobée ou en soudage mécanisé, sur des tuyauteries, des composants et des supports. Ce qui change, c'est le cadre. Une centrale, une usine du cycle du combustible ou une installation de recherche sont des installations nucléaires de base (INB) au sens du code de l'environnement, contrôlées depuis le 1er janvier 2025 par l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), née de la fusion de l'ASN et de l'IRSN.

L'arrêté du 7 février 2012 impose à l'exploitant d'identifier les activités importantes pour la protection et de surveiller ses intervenants extérieurs, sans pouvoir déléguer cette surveillance. Le premier chapitre décrit ce que ce régime change pour une équipe de soudage ; le suivant détaille les équipements sous pression nucléaires N1, N2 et N3 et le code RCC-M, puis le module se termine sur la traçabilité et le traitement des écarts, à la lumière du retour d'expérience public des soudures de l'EPR de Flamanville.

Pas de diplôme de soudeur nucléaire : des qualifications

Il n'existe pas de diplôme d'État de soudeur nucléaire. Le métier s'apprend avec un diplôme ou un titre de soudeur, puis se prouve par des qualifications passées sur épreuve : NF EN ISO 9606-1 pour le soudeur manuel, NF EN ISO 14732 pour l'opérateur en soudage mécanisé ou automatique, adossées à un mode opératoire qualifié selon la NF EN ISO 15614-1. Pour les équipements sous pression nucléaires, l'arrêté du 30 décembre 2015 exige que les modes opératoires et le personnel soient approuvés par un organisme habilité.

Le module 2 traite de ce que le nucléaire ajoute : l'approbation du QMOS par un tiers, la qualification du soudeur et sa prolongation, puis les pièges des soudures nucléaires tirés des retours d'expérience publiés par l'autorité de sûreté. Les bases générales du métier, procédés, lecture de plan et défauts, sont enseignées dans la formation soudeur ; le parcours pour devenir soudeur nucléaire, diplômes et reconversion, est décrit sur la fiche formation soudeur nucléaire, et le métier au quotidien sur la fiche métier.

Habilitations d'accès : SCN, CSQ, RP

Pour entrer sur un site et y travailler, l'intervenant d'une entreprise prestataire suit des formations communes : le savoir commun du nucléaire, le complément sûreté qualité et la prévention des risques radiologiques. Le chapitre SCN, CSQ, RP explique ce que chacune recouvre, qui délivre le certificat et qui habilite. Pour les durées, les validités et le coût de ces formations, le guide habilitations nucléaires SCN1, CSQ, RP1 fait le point, et le QCM SCN1, CSQ et RP1 permet de s'entraîner.

Un soudeur cumule en outre d'autres autorisations : permis de feu, entrée en espace confiné, plan de prévention, habilitation électrique de non-électricien. Le chapitre les autres autorisations sur site distingue qui délivre quoi, et le générateur de permis de feu fournit un document prêt à remplir.

Radioprotection : ce que le soudeur doit savoir

Le module 4 reprend le Code du travail (articles R4451-1 et suivants) sous l'angle du soudeur : limites de dose, zones et classement, dosimétrie et suivi de santé, puis le travail en zone contrôlée, contamination, tenue, optimisation des doses et gammagraphie des soudures. Le simulateur de dosimétrie aide à relier débit de dose, temps et dose reçue, et l'article travailler en zone nucléaire contrôlée décrit la vie quotidienne en zone.

Rappel : Travail-Industrie n'est pas un organisme de formation habilité. Cette sensibilisation ne délivre ni qualification de soudeur, ni certificat SCN, CSQ ou RP, ni habilitation ; elle aide à comprendre et à réviser ce qui est attendu d'un soudeur en installation nucléaire.

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Pour aller plus loin

Les bases du métier de soudeur, le contrôle des soudures et les risques qu'un soudeur rencontre sur site.

Questions fréquentes sur le métier de soudeur nucléaire

Non. Travail-Industrie n'est pas un organisme de formation habilité. Ce parcours gratuit présente les connaissances théoriques utiles à un soudeur qui travaille ou veut travailler dans le nucléaire, mais il ne remplace ni l'épreuve de qualification sur éprouvette, ni les formations d'accès dispensées par des organismes certifiés. La qualification du soudeur est prononcée à l'issue d'une épreuve, approuvée par un tiers habilité pour les équipements sous pression nucléaires, et l'habilitation d'accès est délivrée par l'employeur. L'examen final est auto-évaluatif et ne donne lieu à aucune attestation.

Non, il n'existe pas de diplôme d'État intitulé soudeur nucléaire. Le métier s'apprend avec un diplôme ou un titre de soudeur, par exemple le CAP Réalisations industrielles en chaudronnerie ou soudage option soudage (RNCP38568) ou le titre professionnel Soudeur assembleur industriel (RNCP40037), puis se prouve par des qualifications passées sur épreuve, selon la NF EN ISO 9606-1, le code RCC-M ou l'ASME IX. La certification RS5677 « Pratiquer le soudage suivant le code RCC-M-AFCEN » est inactive depuis le 15 décembre 2022.

Le RCC-M est le code de l'AFCEN qui fixe les règles de conception et de construction des matériels mécaniques des îlots nucléaires à eau pressurisée. Sa section IV, lettre S, porte sur le soudage ; la section I classe les matériels en classes 1, 2 et 3. La dernière édition est celle de 2024, la quatorzième. Pour l'ASNR, les codes ne se substituent pas à la réglementation : ce sont des outils industriels qui aident à la respecter.

Les intervenants des entreprises prestataires suivent des formations communes : le savoir commun du nucléaire (SCN1, SCN2 pour l'encadrement), le complément sûreté qualité (CSQ) pour les activités touchant des éléments importants pour la protection, et la prévention des risques radiologiques (RP1, RP2) pour la zone contrôlée. Selon les programmes des organismes certifiés consultés, le SCN1 dure 4 jours et vaut 4 ans, le RP1 dure 4 jours et vaut 3 ans. Le certificat est délivré par l'organisme ; l'habilitation, par l'employeur.

La limite de dose efficace d'un travailleur est de 20 millisieverts sur douze mois consécutifs (article R4451-6 du Code du travail), avec des limites propres au cristallin (20 mSv), à la peau et aux extrémités (500 mSv). Un travailleur susceptible de dépasser 6 mSv par an est classé en catégorie A, au-delà de 1 mSv en catégorie B (R4451-57). En zone contrôlée, il porte un dosimètre opérationnel (R4451-33-1) en plus de sa dosimétrie de référence.

Ce sont deux classements distincts. Les classes 1, 2 et 3 du RCC-M relèvent du code industriel. Les niveaux N1, N2 et N3 sont fixés par l'arrêté du 30 décembre 2015 relatif aux équipements sous pression nucléaires, selon les conséquences d'une défaillance : le N1 couvre notamment le circuit primaire principal et les circuits secondaires principaux, le N2 les équipements dont la défaillance pourrait entraîner un rejet supérieur à 370 GBq. Aucun des deux ne mesure la compétence du soudeur : une annonce « soudeur niveau 3 » renvoie le plus souvent à une grille d'employeur.

Sources

  • Code de l'environnement, articles L593-1, L593-2, L593-6-1, R593-10 et R593-12 ; loi n° 2024-450 du 21 mai 2024 (création de l'ASNR au 1er janvier 2025) ; arrêté du 7 février 2012 fixant les règles générales relatives aux installations nucléaires de base ; arrêté du 30 décembre 2015 relatif aux équipements sous pression nucléaires — Légifrance
  • Code du travail, articles R4451-1 et suivants, dont R4451-6, R4451-23, R4451-33-1, R4451-38, R4451-57 et R4451-59 — Légifrance
  • Directive 2014/68/UE relative aux équipements sous pression, annexe I, point 3.1.2 — EUR-Lex
  • ASNR : réglementation des INB et des ESPN, dossiers sur les soudures de l'EPR de Flamanville et la corrosion sous contrainte — asnr.fr
  • AFCEN, code RCC-M, édition 2024 ; NF EN ISO 9606-1 (2017), NF EN ISO 14732 (2025), NF EN ISO 15614-1 (2017, amendement 2019) : codes et normes cités, non reproduits
  • France compétences, fiches RNCP38568, RNCP40037 et RS5677 — francecompetences.fr