Démission dans la fonction publique : délai de réponse, préavis et lettre

Un fonctionnaire titulaire demande sa démission par écrit et l'administration doit l'accepter ; un contractuel donne un préavis de 8 jours à 2 mois ; un stagiaire prévient un mois avant. Choisissez votre situation pour obtenir les délais de votre versant et une lettre prête à imprimer.

Mes délais et ma lettre

Tout est calculé dans votre navigateur : aucune donnée n'est envoyée.
Ministères, services de l'État, établissements publics de l'État, enseignement.
Les contrats successifs auprès du même employeur se cumulent ; une interruption de 4 mois au plus, hors démission, ne les sépare pas.
Sans date de réception, la date d'envoi est retenue.

Ma lettre de démission

Modèle indicatif, sans valeur de conseil individuel. Vérifiez auprès de votre service des ressources humaines.

Publicité

Démissionner de la fonction publique : ce que disent les textes

La démission d'un fonctionnaire n'est pas un simple préavis : c'est une demande écrite que l'administration doit accepter. Le contractuel, lui, se rapproche du régime d'un salarié : lettre recommandée et préavis. Les règles diffèrent selon le statut et le versant, d'où le tableau ci-dessous.

SituationFonction publique de l'ÉtatTerritorialeHospitalière
Titulaire : réponse de l'administration4 mois à compter de la réception1 mois à compter de la réceptionaucun délai fixé par un texte
Stagiaire : demande1 mois au moins avant la date prévue de cessation des fonctions
Contractuel : préavis8 jours (moins de 6 mois d'ancienneté), 1 mois (6 mois à moins de 2 ans), 2 mois (2 ans et plus)

Le fonctionnaire titulaire

L'article L551-1 du code général de la fonction publique pose trois règles : la démission résulte d'une demande écrite qui marque une volonté non équivoque de cesser ses fonctions ; elle n'a d'effet qu'après acceptation par l'autorité investie du pouvoir de nomination, à la date que cette autorité fixe ; une fois acceptée, elle est irrévocable. Le fonctionnaire reste en poste jusqu'à cette date. S'il part avant, il s'expose à une sanction disciplinaire et, s'il a droit à une pension immédiate, à une retenue plafonnée au cinquième des premiers versements (article L551-2).

En cas de refus, la commission administrative paritaire peut être saisie ; elle rend un avis motivé transmis à l'autorité compétente (article 59 du décret n° 85-986 pour l'État, article L551-2 pour la territoriale).

Le fonctionnaire stagiaire

Le stagiaire adresse sa demande écrite à l'autorité qui a le pouvoir de nomination un mois au moins avant la date prévue pour la cessation de ses fonctions (article R327-65 du code général de la fonction publique, en vigueur depuis le 1er octobre 2025).

L'agent contractuel

L'agent informe son employeur de son intention de démissionner par lettre recommandée avec demande d'avis de réception et respecte un préavis fixé selon son ancienneté de services : 8 jours, un mois ou deux mois. L'ancienneté se calcule jusqu'à la date d'envoi de la lettre. Les textes sont l'article 48 du décret n° 86-83 (État), l'article 39 du décret n° 88-145 (territoriale) et l'article 45-1 du décret n° 91-155 (hospitalière). Un agent qui ne reprend pas son emploi après un congé de maternité, de paternité, d'adoption ou un congé supplémentaire de naissance le notifie quinze jours au moins avant la fin de ce congé.

Démission ou rupture conventionnelle ?

Ce ne sont pas les mêmes procédures : la démission est un acte unilatéral soumis à l'acceptation de l'administration et ne donne pas d'indemnité de départ, tandis que la rupture conventionnelle se négocie d'un commun accord et ouvre droit à une indemnité spécifique. Le simulateur de rupture conventionnelle de la fonction publique calcule cette indemnité.

Chômage après une démission

La démission n'étant pas une perte involontaire d'emploi, elle n'ouvre en principe pas droit à l'allocation chômage. Selon service-public.gouv.fr, des droits restent possibles en cas de démission légitime (par exemple pour suivre un conjoint qui change de résidence pour un nouvel emploi, après un mariage ou un Pacs entraînant un changement de résidence, ou en cas de violences conjugales), pour le reliquat de droits d'une personne réembauchée dans la fonction publique en cours d'indemnisation, ou après un réexamen par une instance paritaire régionale à partir du 122e jour. Les employeurs publics assurent eux-mêmes la charge de l'indemnisation de leurs anciens agents : c'est l'auto-assurance. Les pages chômage du site décrivent le régime des salariés du privé : voir le hub chômage pour comparer.

Questions fréquentes

Non. L'article L551-1 du code général de la fonction publique exige une demande écrite marquant une volonté non équivoque de cesser ses fonctions. La démission n'a d'effet qu'après acceptation par l'autorité investie du pouvoir de nomination, à la date que cette autorité fixe, et elle est irrévocable une fois acceptée. Le fonctionnaire continue donc d'exercer ses fonctions jusqu'à la date fixée.

Cela dépend du versant. Dans la fonction publique de l'État, la décision doit intervenir dans les 4 mois de la réception de la demande (article 58 du décret n° 85-986). Dans la fonction publique territoriale, le délai est d'un mois à compter de la réception (article L551-2 du code général de la fonction publique). Dans la fonction publique hospitalière, aucun texte ne fixe de délai selon service-public.gouv.fr. En cas de refus, le fonctionnaire peut saisir la commission administrative paritaire.

Le préavis est de 8 jours si l'ancienneté est inférieure à 6 mois, d'un mois de 6 mois à moins de 2 ans, et de 2 mois à partir de 2 ans. L'ancienneté se calcule jusqu'à la date d'envoi de la lettre de démission, qui doit être recommandée avec demande d'avis de réception (décrets n° 86-83 art. 48, n° 88-145 art. 39 et n° 91-155 art. 45-1). La démission est notifiée par l'agent, sans délai de réponse fixé par ces textes.

Le fonctionnaire stagiaire adresse sa demande écrite à l'autorité ayant le pouvoir de nomination un mois au moins avant la date prévue pour la cessation de ses fonctions (article R327-65 du code général de la fonction publique, en vigueur depuis le 1er octobre 2025).

Le fonctionnaire qui cesse ses fonctions avant la date fixée par l'autorité compétente peut faire l'objet d'une sanction disciplinaire. S'il a droit à une pension immédiate, une retenue d'au plus un cinquième du montant des premiers versements peut aussi être opérée au titre des services non effectués (article L551-2 du code général de la fonction publique).

En principe non, la démission n'étant pas une perte involontaire d'emploi. Selon service-public.gouv.fr, trois exceptions existent : la démission légitime (suivi du conjoint, mariage ou Pacs avec changement de résidence, violences conjugales, par exemple), le reliquat de droits d'une personne réembauchée dans la fonction publique en cours d'indemnisation, et le réexamen par une instance paritaire régionale après 121 jours de chômage. Les employeurs publics assurent eux-mêmes l'indemnisation de leurs anciens agents (auto-assurance).
Publicité

L'essentiel

Titulairedemande écrite, acceptation
Stagiaire1 mois avant
Contractuel8 j, 1 mois ou 2 mois

Après acceptationirrévocable
Chômage (ARE)en principe non