Article L1234-19 · En vigueur

Article L1234-19 — Certificat de travail remis en fin de contrat

L'article L1234-19 impose à l'employeur de remettre un certificat de travail au salarié à l'expiration de tout contrat, quel que soit le motif de la rupture. Document obligatoire dont le contenu est fixé par l'article D1234-6.

Ce que dit l'article L1234-19

Texte officiel en vigueur depuis le 01/05/2008 :

A l'expiration du contrat de travail, l'employeur délivre au salarié un certificat dont le contenu est déterminé par voie réglementaire.

Source : Légifrance

Nature
Partie législative
Partie II
Les relations collectives de travail
Livre
Livre II
Titre
Titre III — Rupture du contrat de travail à durée indéterminée
Chapitre
Chapitre IV — Conséquences du licenciement
Section
Section 2 — Documents remis par l'employeur (Sous-section 1 : Certificat de travail)

L'article L1234-19 impose à l'employeur de remettre un certificat de travail à la fin de tout contrat, quel que soit le motif de la rupture. Un document obligatoire, indispensable au salarié pour faire valoir ses droits, notamment à l'assurance chômage.

Ce que dit l'article L1234-19

Texte officiel en vigueur depuis le 1er mai 2008 :

À l'expiration du contrat de travail, l'employeur délivre au salarié un certificat dont le contenu est déterminé par voie réglementaire.

Source : Légifrance

En clair, qu'est-ce que ça veut dire ?

À la fin de tout contrat de travail (licenciement, démission, rupture conventionnelle, fin de CDD, départ à la retraite…), l'employeur doit remettre un certificat de travail au salarié. C'est l'un des trois documents de fin de contrat, avec le solde de tout compte et l'attestation France Travail (ex-Pôle emploi).

Le contenu est fixé par l'article D1234-6 : identité des parties, dates d'entrée et de sortie, nature des emplois occupés et périodes correspondantes, maintien éventuel de la couverture santé/prévoyance (portabilité).

Qui est concerné ?

  • Tout salarié dont le contrat prend fin, quel que soit le motif ;
  • Tout employeur, sans condition d'effectif ;
  • Tous types de contrats : CDI, CDD, alternance, intérim (certificat délivré par l'ETT).

Ce que cela implique en pratique

1. Contenu obligatoire (D1234-6)

  • Identité de l'employeur et du salarié ;
  • Date d'entrée et date de sortie du salarié ;
  • Nature de l'emploi ou des emplois occupés et périodes correspondantes ;
  • Mention de la portabilité de la prévoyance et de la complémentaire santé (article L911-8 CSS) ;
  • Le solde du DIF/CPF n'est plus obligatoire depuis 2015.

2. Un document « quérable » mis à disposition

Le certificat de travail est quérable et non portable : l'employeur le tient à disposition du salarié, qui doit venir le chercher (Cass. Soc., 11 décembre 2001, n° 99-43.300). En pratique, il est souvent remis avec le solde de tout compte. La date de mise à disposition doit toutefois être effective.

3. Distinction des trois documents de fin de contrat

DocumentFonction
Certificat de travail (L1234-19)Atteste de l'emploi occupé et des dates
Solde de tout compte (L1234-20)Inventaire des sommes versées à la rupture
Attestation France TravailPermet l'ouverture des droits au chômage

Risques en cas de non-respect

  • Non-remise ou remise tardive : contravention de 4e classe (750 €, article R1238-3) ;
  • Préjudice du salarié : dommages-intérêts si l'absence de certificat l'a empêché de retrouver un emploi (le préjudice doit désormais être prouvé — Cass. Soc., 13 avril 2016, n° 14-28.293) ;
  • Mentions inexactes : engagement de la responsabilité de l'employeur ;
  • Référé prud'homal sous astreinte pour obtenir la délivrance.

Cas pratiques

Cas n°1 — Fin de CDD

À l'échéance d'un CDD, l'employeur remet le certificat de travail avec le solde de tout compte, l'attestation France Travail et le bulletin de paie incluant l'IFC. Conforme à L1234-19.

Cas n°2 — Refus de remettre le certificat

Un employeur en litige refuse de délivrer le certificat à un salarié démissionnaire. Le salarié saisit le conseil de prud'hommes en référé : délivrance ordonnée sous astreinte + amende possible (R1238-3).

Cas n°3 — Mention erronée des dates

Le certificat indique une date de sortie antérieure à la réalité, privant le salarié de droits. Mention inexacte → responsabilité de l'employeur et rectification ordonnée.

Cas n°4 — Préjudice à prouver

Depuis 2016, le salarié qui réclame des dommages-intérêts pour remise tardive doit prouver un préjudice concret (Cass. Soc., 13 avril 2016, n° 14-28.293) — fin du préjudice automatique.

Articles connexes du Code du travail

Cet article a une vocation pédagogique. Pour toute application concrète, référez-vous au texte officiel sur Légifrance.
Publicité

Cas pratiques

Cas n°1 — Fin de CDD

Certificat remis avec solde de tout compte, attestation France Travail et bulletin incluant l'IFC. Conforme.

Cas n°2 — Refus de remise

Référé prud'homal : délivrance sous astreinte + amende possible (R1238-3).

Cas n°3 — Date erronée

Mention inexacte privant le salarié de droits : responsabilité employeur, rectification ordonnée.

Cas n°4 — Préjudice à prouver

Depuis 2016, dommages-intérêts pour remise tardive seulement sur preuve d'un préjudice (Cass. Soc., 13 avril 2016, n° 14-28.293).

Questions fréquentes

À l'expiration du contrat de travail, quel que soit le motif de la rupture (licenciement, démission, rupture conventionnelle, fin de CDD, retraite). C'est l'un des trois documents de fin de contrat, avec le solde de tout compte et l'attestation France Travail (article L1234-19).

Selon l'article D1234-6 : l'identité de l'employeur et du salarié, la date d'entrée et la date de sortie, la nature des emplois occupés et les périodes correspondantes, et la mention de la portabilité de la prévoyance et de la complémentaire santé (L911-8 CSS).

Quérable : l'employeur le tient à disposition du salarié, qui doit venir le chercher (Cass. Soc., 11 décembre 2001, n° 99-43.300). En pratique, il est souvent remis directement avec le solde de tout compte. La mise à disposition doit être effective.

Le certificat de travail (L1234-19) atteste de l'emploi et des dates. Le solde de tout compte (L1234-20) est l'inventaire des sommes versées à la rupture. L'attestation France Travail permet l'ouverture des droits au chômage. Trois documents distincts et obligatoires.

Contravention de 4ᵉ classe (750 €, article R1238-3). Dommages-intérêts si le salarié prouve un préjudice résultant de l'absence ou du retard (le préjudice n'est plus automatique depuis Cass. Soc., 13 avril 2016, n° 14-28.293). Le salarié peut saisir le juge en référé sous astreinte.

Non, le certificat de travail ne doit pas mentionner le motif de la rupture ni porter d'appréciation sur le salarié. Il se limite aux informations objectives prévues par l'article D1234-6 (identité, dates, emplois, portabilité).
Cet article a une vocation pédagogique. Pour toute application concrète à votre situation, référez-vous au texte officiel sur Légifrance et, si nécessaire, consultez un professionnel du droit social.
Page mise à jour le 26/05/2026.