Sensibilisation Gratuite & Sans Inscription

Secrétaire et trésorier du CSE
Le guide gratuit du mandat, chiffres à jour 2026

Vous venez d'être désigné secrétaire ou trésorier de votre CSE ? 20 chapitres, 5 quiz et un examen de 25 questions, en libre accès et sans inscription. Avec les chiffres qui manquent partout ailleurs : 0,20 % ou 0,22 % pour le budget AEP, 10 % de l'excédent pour les transferts, 153 000 € de seuil comptable, 200 € de plafond URSSAF sur les bons d'achat en 2026.

Une sensibilisation théorique, pas une formation officielle

Travail-Industrie n'est pas un organisme de formation habilité. Ce module fournit les connaissances théoriques sur les fonctions de secrétaire et de trésorier du CSE, mais ne remplace ni la formation économique des élus, ni une formation dispensée par un organisme agréé. Le droit du travail évolue : les références citées (Code du travail) doivent toujours être vérifiées à leur version en vigueur. L'examen final est auto-évaluatif et ne donne lieu à aucune attestation reconnue.

Le secrétaire : la mémoire du CSE

Ordre du jour conjoint, procès-verbal, suivi des consultations : le secrétaire structure la vie de l'instance et garantit la traçabilité de ses décisions.

Le trésorier : deux budgets à ne pas confondre

Budget de fonctionnement et budget des activités sociales et culturelles obéissent à des règles distinctes. Les gérer rigoureusement protège le comité et ses élus.

Comptes et transparence

Obligations comptables selon la taille, approbation des comptes, exonérations URSSAF des ASC : la transparence financière est une obligation et une protection.

Parcours pédagogique

Programme de la sensibilisation

5 modules, des fonctions du bureau jusqu'aux réflexes du secrétaire et du trésorier

1

Le CSE, le bureau et les fonctions de secrétaire et trésorier

Situer le CSE et son bureau, comprendre la désignation et les responsabilités du secrétaire et du trésorier, deux fonctions clés au cœur du fonctionnement de l'instance.

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2

Le secrétaire : réunions, ordre du jour et procès-verbal

Maîtriser la préparation des réunions (ordre du jour conjoint, convocation), la rédaction et l'approbation du procès-verbal, et le suivi de la vie de l'instance.

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3

Le trésorier : les deux budgets du CSE

Comprendre le budget de fonctionnement (AEP), le budget des activités sociales et culturelles (ASC), leur financement et les règles de transfert entre les deux.

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4

Comptabilité, obligations et contrôle

Connaître les obligations comptables du CSE selon sa taille, tenir les comptes et les justificatifs, et organiser l'approbation et la transparence financière.

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5

ASC, URSSAF, responsabilité et réflexes

Gérer les activités sociales et culturelles au quotidien (bénéficiaires, exonérations URSSAF), connaître la responsabilité des élus et la fin de mandat — et les 10 réflexes du secrétaire et du trésorier.

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Prêt pour l'examen ?

Après les 5 modules, validez votre maîtrise théorique avec un examen blanc de 25 questions, incluant des « kill questions » sur les règles non négociables (ordre du jour conjoint, ne pas confondre les deux budgets, respect de la limite de transfert, obligations comptables et transparence).

Accéder à l'examen

Secrétaire et trésorier du CSE : faire fonctionner le comité au quotidien

Deux fonctions au cœur du bureau du CSE

Une fois le comité social et économique élu, son fonctionnement repose largement sur deux fonctions désignées parmi les titulaires : le secrétaire et le trésorier. Ensemble, ils forment le bureau du CSE. Le secrétaire est la cheville ouvrière de l'instance — il prépare les réunions et porte la mémoire écrite du comité ; le trésorier gère les finances et garantit la bonne tenue des deux budgets. Ces fonctions, obligatoires dans les CSE d'au moins 50 salariés, engagent la responsabilité de leurs titulaires et conditionnent la crédibilité du comité.

Ce parcours s'adresse aux élus qui viennent d'être désignés secrétaire ou trésorier, à ceux qui envisagent ces fonctions et à tout membre du CSE qui souhaite comprendre le fonctionnement administratif et financier de l'instance. L'objectif est de donner le vocabulaire, le cadre et les réflexes — sans se substituer à la formation économique des élus.

Le secrétaire : ordre du jour, procès-verbal et suivi

Le secrétaire établit l'ordre du jour conjointement avec l'employeur (article L2315-29 du Code du travail) ; les consultations obligatoires y sont inscrites de plein droit. Après la réunion, il rédige le procès-verbal, document essentiel qui acte les débats, les avis et les décisions, dans les délais prévus avant l'approbation et la diffusion. Il assure aussi le suivi de la vie de l'instance : consultations récurrentes et ponctuelles, recours à la BDESE (base de données économiques, sociales et environnementales), expertises, et tenue des registres. Pour gagner du temps, des modèles d'ordre du jour et de procès-verbal sont disponibles sur notre Hub CSE.

Le trésorier : deux budgets distincts

Le trésorier gère les deux budgets du CSE, qu'il ne faut jamais confondre. Le budget de fonctionnement (attributions économiques et professionnelles, AEP) est versé par l'employeur à hauteur d'au moins 0,20 % de la masse salariale brute (0,22 % dans les entreprises d'au moins 2 000 salariés, article L2315-61) ; il finance le fonctionnement du comité, les expertises et la formation des élus. Le budget des activités sociales et culturelles (ASC) finance les prestations au bénéfice des salariés ; son montant résulte d'un usage ou d'un accord. Le CSE peut transférer une partie de l'excédent d'un budget vers l'autre, dans la limite réglementaire de 10 % de l'excédent annuel. Pour estimer la subvention ASC, voir notre calculateur de subvention aux œuvres sociales.

Comptabilité, transparence et URSSAF

Le CSE a des obligations comptables proportionnées à sa taille : comptabilité ultra-simplifiée (livre des recettes et dépenses) pour les petits comités, comptabilité simplifiée avec expert-comptable pour les moyens, comptes annuels certifiés par un commissaire aux comptes pour les grands. Le trésorier prépare l'arrêté et l'approbation des comptes et un compte rendu de gestion, gage de transparence vis-à-vis des salariés. Côté ASC, certaines prestations bénéficient d'exonérations de cotisations sous conditions (tolérances URSSAF), à condition notamment que les avantages soient attribués de façon non discriminatoire. Une gestion rigoureuse protège le comité et ses élus.

Responsabilité, fin de mandat et outils

Secrétaire et trésorier engagent leur responsabilité dans la gestion du comité : d'où l'importance des justificatifs, des délibérations et de l'archivage. En fin de mandat, la passation et, le cas échéant, la dévolution des biens obéissent à des règles précises. Pour aller plus loin, complétez par notre sensibilisation devenir membre du CSE (élections, prérogatives, statut protégé) et notre module délégué syndical & négociation collective. Tous les outils pratiques (calculateurs, modèles, calendrier électoral, prérogatives) sont réunis sur le Hub CSE. Pour les textes officiels, consultez le Code du travail sur Légifrance et l'URSSAF.

Avertissement important : Travail-Industrie n'est pas un organisme de formation habilité. Cette sensibilisation ne délivre aucune attestation reconnue et ne se substitue ni à la formation économique des élus, ni à un conseil comptable ou juridique. Le droit du travail évoluant, vérifiez toujours la version en vigueur des textes cités.


Cette formation fait partie de notre sous-hub formations métiers terrain. Découvrez aussi notre sensibilisation devenir membre du CSE et le Hub CSE (calculateurs et modèles).

Questions fréquentes

Tout savoir sur les fonctions de secrétaire et de trésorier du CSE

AEP signifie « attributions économiques et professionnelles ». C'est le nom courant du budget de fonctionnement du CSE, par opposition au budget des activités sociales et culturelles (ASC). Il finance la vie de l'instance : documentation, formation économique, expertises, communication, déplacements des élus. « Budget AEP », « budget de fonctionnement » et « subvention de fonctionnement » désignent la même enveloppe, celle de l'article L2315-61 du Code du travail.

Au minimum 0,20 % de la masse salariale brute dans les entreprises de 50 à moins de 2 000 salariés, et 0,22 % à partir de 2 000 salariés (article L2315-61 du Code du travail). Il s'agit d'un plancher légal : un accord d'entreprise peut prévoir davantage. En dessous de 50 salariés, le CSE ne perçoit pas cette subvention.

Oui, mais dans la limite de 10 % de l'excédent annuel — jamais 10 % du budget. Le transfert fonctionne dans les deux sens : du fonctionnement vers les ASC (article R. 2315-31-1) et des ASC vers le fonctionnement (article R. 2312-51). Quatre conditions : un excédent constaté, une décision prise après la clôture de l'exercice, une délibération du CSE, et la mention de la somme et de ses modalités d'utilisation dans les comptes ou le rapport d'activité.

Elles dépendent des ressources annuelles du comité. En dessous de 153 000 €, comptabilité ultra-simplifiée : un livre des recettes et des dépenses et un état de synthèse simplifié. Au-delà, comptabilité simplifiée avec recours obligatoire à un expert-comptable. Un CSE qui dépasse au moins deux des trois seuils suivants — 50 salariés en équivalent temps plein, 1,55 M€ de total de bilan, 3,1 M€ de ressources — doit établir des comptes annuels complets et nommer un commissaire aux comptes et son suppléant.

La tolérance de l'URSSAF porte sur 5 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale par salarié. Le PMSS étant de 4 005 € en 2026, le seuil s'établit à 200 € (196 € en 2025, 193 € en 2024). Attention, ce n'est pas une franchise : en cas de dépassement, même de quelques euros, l'intégralité du montant attribué est réintégrée dans l'assiette des cotisations, et non le seul excédent.

L'ordre du jour est établi conjointement par le président et le secrétaire (article L2315-29 du Code du travail), puis communiqué aux membres au moins trois jours avant la réunion (article L2315-30). Les consultations rendues obligatoires par la loi ou par un accord y sont inscrites de plein droit, y compris en cas de désaccord entre le président et le secrétaire.

En principe dans les 15 jours suivant la réunion (article R2315-25 du Code du travail), sauf délai différent fixé par accord ou lorsqu'une nouvelle réunion est prévue dans ce délai. Le PV est rédigé par le secrétaire, approuvé lors d'une séance suivante, puis peut être diffusé ou affiché après cette approbation.

À défaut d'accord, les délais supplétifs de l'article R. 2312-6 sont d'un mois, deux mois en cas d'intervention d'un expert, et trois mois lorsque des expertises interviennent à la fois au niveau du CSE central et d'un ou plusieurs CSE d'établissement. Le délai court à compter de la mise à disposition des informations. À son expiration, le CSE est réputé avoir été consulté et avoir rendu un avis négatif.

Non. Travail-Industrie n'est pas un organisme de formation agréé et ne délivre aucune attestation. Ce parcours est un support d'auto-formation en libre accès. Il ne remplace pas la formation économique des membres du CSE prévue par le Code du travail, qui est dispensée par un organisme habilité et financée par le budget de fonctionnement du comité.