FPT — Territoriale — Social & Médico-social Cat. B

Technicien paramédical territorial

Le technicien paramédical territorial exerce, dans les collectivités et leurs établissements, l'une des professions de rééducation ou médico-techniques : masseur-kinésithérapeute, ergothérapeute, psychomotricien, orthophoniste, orthoptiste, pédicure-podologue, diététicien, manipulateur d'électroradiologie médicale, technicien de laboratoire médical, préparateur en pharmacie. Il intervient en EHPAD et résidences autonomie, en service de soins infirmiers à domicile, en établissement pour personnes handicapées, en crèche et établissement d'accueil du jeune enfant, en centre municipal de santé, en laboratoire départemental d'analyses et dans les services de PMI : rééducation et maintien de l'autonomie, prévention des chutes, bilans et dépistages, aide à l'aménagement du domicile, éducation nutritionnelle, actes médico-techniques sur prescription. Régi par le décret n° 2013-262 du 27 mars 2013, ce cadre d'emplois de catégorie B compte deux grades — technicien paramédical de classe normale (8 échelons) et de classe supérieure (10 échelons).

Diplôme d'État de la spécialité exercée : masseur-kinésithérapeute, ergothérapeute, psychomotricien, orthophoniste, orthoptiste, pédicure-podologue, diététicien, manipulateur d'électroradiologie médicale, technicien de laboratoire médical ou préparateur en pharmacie. Ces diplômes sont obligatoires, les professions étant réglementées. Concours sur titres avec épreuves organisé par les centres de gestion, réservé aux titulaires du diplôme d'État correspondant à la spécialité — les professions concernées étant toutes réglementées — et, le cas échéant, inscrits au répertoire national des professionnels de santé. L'accès au grade de classe supérieure s'effectue par avancement de grade, au choix ou après examen professionnel, sous conditions d'ancienneté. Le cadre d'emplois est également accessible par détachement. Les agents titulaires d'un diplôme de cadre de santé peuvent ensuite se présenter au concours du cadre d'emplois des cadres territoriaux de santé paramédicaux.
Fourchette nette mensuelle
1 494 € – 2 462 €
net / mois (hors primes)
IM 377 → IM 625 · Point : 4,92278 €
Entrée (brut)
1 867 €
Entrée (net)
1 494 €
Fin carrière (brut)
3 077 €
Fin carrière (net)
2 462 €

Grille indiciaire Technicien paramédical territorial 2026 — Échelons & indices

Technicien paramédical de classe normale

8 échelons
IM 377 → 559
Échelon Indice Majoré Brut mensuel Net mensuel estimé Brut annuel Durée dans l'échelon
1er 377 1 867 € 1 494 € 22 404 € 2 ans
2e 391 1 925 € 1 540 € 23 100 € 3 ans
3e 408 2 008 € 1 606 € 24 096 € 3 ans
4e 427 2 102 € 1 682 € 25 224 € 4 ans
5e 449 2 210 € 1 768 € 26 520 € 4 ans
6e 482 2 373 € 1 898 € 28 476 € 4 ans
7e 520 2 560 € 2 048 € 30 720 € 4 ans
8e 559 2 752 € 2 202 € 33 024 € Échelon terminal (indice brut 664)

Technicien paramédical de classe supérieure

10 échelons
IM 460 → 625
Échelon Indice Majoré Brut mensuel Net mensuel estimé Brut annuel Durée dans l'échelon
1er 460 2 264 € 1 811 € 27 168 € 1 an
2e 474 2 333 € 1 866 € 27 996 € 2 ans
3e 500 2 461 € 1 969 € 29 532 € 2 ans
4e 526 2 589 € 2 071 € 31 068 € 2 ans 6 mois
5e 549 2 703 € 2 162 € 32 436 € 2 ans 6 mois
6e 566 2 786 € 2 229 € 33 432 € 2 ans 6 mois
7e 580 2 855 € 2 284 € 34 260 € 2 ans 6 mois
8e 590 2 904 € 2 323 € 34 848 € 3 ans
9e 605 2 978 € 2 382 € 35 736 € 3 ans
10e 625 3 077 € 2 462 € 36 924 € Échelon terminal (indice brut 751)
Calcul : Traitement brut = Indice Majoré × 4,92278 €. Net estimé ≈ brut × 80% (FPT). Hors primes et indemnités. Le point d'indice est gelé depuis le 1er juillet 2023 (inchangé en 2026). Les échelons dont l'indice donne un traitement inférieur au SMIC (1 867,02 € brut/mois au 1er juin 2026) sont relevés à ce montant via une indemnité différentielle. Source : grilles indiciaires officielles de la fonction publique publiées au Journal officiel / Légifrance ; valeur du point d'indice fixée par décret.
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Questions fréquentes — Technicien paramédical territorial

En classe normale, le traitement va de l'indice majoré 377 au 1er échelon (1 855,89 € brut par mois) à 559 au 8e échelon (2 751,84 € brut). La classe supérieure va de l'indice majoré 460 (2 264,48 €) à 625 (3 076,74 € brut). S'y ajoutent le RIFSEEP délibéré par la collectivité, l'éventuelle NBI et, selon le service d'affectation, le complément de traitement indiciaire de 241,22 €.

Masseur-kinésithérapeute, ergothérapeute, psychomotricien, orthophoniste, orthoptiste, pédicure-podologue, diététicien, manipulateur d'électroradiologie médicale, technicien de laboratoire médical et préparateur en pharmacie. Toutes ces professions sont réglementées : le diplôme d'État correspondant est obligatoire, et il n'existe pas d'accès sans qualification. La grille est la même quelle que soit la spécialité.

C'est le point le plus sensible du sujet. À l'hôpital, les professions de rééducation et médico-techniques ont été reclassées en catégorie A dans le cadre des réformes de 2017 puis du Ségur de la santé, avec des grilles qui montent jusqu'à l'indice majoré 727 pour certaines. Dans la territoriale, le cadre d'emplois des techniciens paramédicaux reste en catégorie B et plafonne à 625, ce qui crée un écart de fin de carrière notable pour un même diplôme et un même métier. C'est une revendication constante des organisations professionnelles.

Selon le service d'affectation uniquement. Le complément de traitement indiciaire de 49 points — 241,22 € brut par mois — bénéficie aux agents exerçant dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux (EHPAD, résidences autonomie, SSIAD, CCAS) et, depuis le 1er avril 2022, dans les services de PMI et assimilés. Un kinésithérapeute en EHPAD public y ouvre droit ; un technicien affecté en crèche municipale n'entre pas dans le même champ. L'écart atteint près de 250 € brut par mois : c'est le premier point à vérifier avant d'accepter un poste.

Par concours sur titres avec épreuves organisé par les centres de gestion, réservé aux titulaires du diplôme d'État de la spécialité. Le cadre d'emplois est également accessible par détachement pour les fonctionnaires exerçant la même profession dans un autre versant. L'avancement au grade de classe supérieure se fait au choix ou après examen professionnel, sous conditions d'ancienneté.

En EHPAD et résidence autonomie — rééducation, prévention des chutes, maintien de l'autonomie — en service de soins infirmiers à domicile, en établissement pour personnes handicapées, en crèche et établissement d'accueil du jeune enfant pour le dépistage et l'accompagnement précoce, en centre municipal de santé, en laboratoire départemental d'analyses et dans les services de PMI. Le type d'affectation détermine le rythme de travail et le droit au CTI.

Vingt-quatre ans pour parcourir les 8 échelons de la classe normale — deux ans au 1er échelon, puis trois à quatre ans — et vingt et un ans pour les 10 échelons de la classe supérieure. Une carrière complète suppose donc l'avancement de grade : rester en classe normale plafonne le traitement à 2 751,84 € brut, la classe supérieure portant le plafond à 3 076,74 € brut.

Le débouché principal est le cadre d'emplois des cadres territoriaux de santé paramédicaux, accessible aux titulaires du diplôme de cadre de santé après cinq ans d'exercice : la grille y démarre à l'indice majoré 465 et culmine à 826 pour le grade de cadre supérieur, ce qui représente un saut réel. Des mobilités existent aussi vers la fonction publique hospitalière, où les mêmes métiers relèvent de la catégorie A, et vers l'enseignement en institut de formation.

Primes & indemnités Technicien paramédical territorial — FPT

RIFSEEP — IFSE et CIA

Selon la délibération de la collectivité

Indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise et complément indemnitaire annuel, fixés par délibération dans la limite des plafonds réglementaires. À grille identique, l'écart de rémunération entre deux employeurs peut être important : c'est le premier élément à examiner avant d'accepter un poste.

Complément de traitement indiciaire (CTI)

49 points d'indice majoré, soit 241,22 € brut par mois

Le CTI issu du Ségur de la santé bénéficie aux agents territoriaux exerçant dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux — EHPAD, résidences autonomie, SSIAD, CCAS — puis, à compter du 1er avril 2022, aux agents des services de PMI et assimilés. Un kinésithérapeute en EHPAD public y ouvre droit ; un technicien affecté en crèche municipale n'entre pas dans le même champ. Constitué de points d'indice, il compte pour la retraite.

Indemnité différentielle SMIC

Selon l'échelon détenu

Le 1er échelon de la classe normale, à l'indice majoré 377, est proche du minimum de traitement de la fonction publique : lorsque le SMIC le dépasse, une indemnité différentielle comble l'écart et absorbe l'avancement d'échelon au lieu de s'y ajouter.

Indemnités de sujétions horaires

Selon les sujétions effectivement constatées

En EHPAD ou en service de soins à domicile, l'organisation peut imposer des interventions le week-end ou en horaires décalés, indemnisées en conséquence. En crèche, en centre de santé ou en laboratoire, l'exercice se fait en revanche en horaires réguliers.

NBI

Points d'indice majoré supplémentaires

Nouvelle bonification indiciaire attachée à certaines fonctions, notamment l'exercice auprès de personnes âgées dépendantes ou en situation de handicap. Elle s'ajoute à l'indice majoré et compte pour la retraite.

Indemnité de résidence et supplément familial

3 %, 1 % ou 0 % du traitement — SFT à partir de 2,29 € pour un enfant

L'indemnité de résidence est calculée sur le traitement indiciaire brut selon la zone géographique de la collectivité ; le supplément familial est versé à raison des enfants à charge.

Les montants des primes sont indicatifs et peuvent varier selon l'affectation, l'évaluation et les textes réglementaires en vigueur.