Formation maintenance aéronautique
La licence de maintenance Part-66

Module 3 / 5  ·  Sommaire complet de la formation maintenance aéronautique

Module 3 : La licence de maintenance Part-66 20 min de lecture

3.1 Licence Part-66 : privilèges de chaque catégorie et qualifications de type

La licence de maintenance aéronautique (Aircraft Maintenance Licence) définie par l'annexe III du règlement (UE) n° 1321/2014 ne dit pas seulement « qui est mécanicien ». Elle fixe, catégorie par catégorie, ce que son titulaire a le droit de signer. Ce chapitre détaille les privilèges du point 66.A.20, les groupes d'aéronefs, les qualifications de type, puis explique pourquoi la licence seule ne suffit jamais pour délivrer une approbation pour remise en service.

Sept catégories, sept périmètres de signature

A

Maintenance en ligne programmée mineure et rectification de défauts simples, dans la liste des tâches de l'autorisation, sur ses propres travaux.

B1

Structure, groupe motopropulseur, systèmes mécaniques et électriques, avionique limitée aux tests simples. Inclut la sous-catégorie A correspondante.

B2

Systèmes avioniques et électriques, tâches électriques et avioniques dans les systèmes moteur et mécaniques. N'inclut aucune sous-catégorie A.

B2L

Systèmes électriques et avionique dans la limite des « qualifications système » inscrites. Hors aéronefs du groupe 1.

B3

Même nature de travaux que la B1, limitée aux avions à pistons non pressurisés de 2 000 kg de masse maximale au décollage (MTOM) et moins.

L

Planeurs, motoplaneurs, avions ELA1, ballons et dirigeables : structure, moteur, systèmes, radio, ELT et transpondeur.

C

Une seule APRS pour l'aéronef dans son ensemble, après une maintenance en base, sur la foi des signatures des « support staff ».

Synthèse du point 66.A.20(a) de la Part-66. Le texte exact de chaque privilège est détaillé dans les zones 2 à 4.

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Catégories et sous-catégories : la carte d'identité de la licence

Le point 66.A.3 découpe la licence en sept catégories. Deux d'entre elles, A et B1, sont subdivisées selon le type d'aéronef (avion ou hélicoptère) et le type de moteur (turbine ou pistons) ; la B2L se décline en qualifications système et la L en sous-catégories par famille d'aéronef (planeurs, motoplaneurs, ballons, dirigeables). La licence d'une personne peut réunir plusieurs catégories : un même document peut porter, par exemple, une B1.1 et une B2.

Catégorie Sous-catégories ou découpage Aéronefs concernés
A A1, A2, A3, A4 Avions à turbine, avions à pistons, hélicoptères à turbine, hélicoptères à pistons
B1 B1.1, B1.2, B1.3, B1.4 Même découpage que la catégorie A
B2 Pas de sous-catégorie Tous aéronefs
B2L Qualifications système : com/nav, instruments, autoflight, surveillance, systèmes cellule (au moins une) Tous aéronefs autres que ceux du groupe 1
B3 Pas de sous-catégorie Avions à pistons non pressurisés de 2 000 kg MTOM et moins
L L1C, L1, L2C, L2, L3H, L3G, L4H, L4G, L5 Planeurs, motoplaneurs et avions ELA1, ballons à air chaud et à gaz, dirigeables
C Pas de sous-catégorie Avions et hélicoptères

Le suffixe « C » des sous-catégories L1C et L2C signifie composite : la L1C ne couvre que les planeurs en composite, alors que la L1 couvre tous les planeurs, qu'ils soient en composite, en métal ou en bois (GM 66.A.3). Pour la B2L, le choix des qualifications système est libre et peut se faire dans n'importe quel ordre.

Ce découpage sert de socle à tout le reste : les modules d'examen du chapitre 3.2 et les années d'expérience du chapitre 3.3 se lisent sous-catégorie par sous-catégorie. Pour une présentation des catégories sous l'angle des métiers et des rémunérations, l'article sur les grades B1, B2 et C complète ce chapitre.

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Catégories A et B1 : la mécanique, de la tâche simple au système complet

La catégorie A est la plus restreinte. Son titulaire ne signe que des tâches précises, inscrites une à une sur l'autorisation que lui délivre l'organisme, et uniquement pour des travaux qu'il a effectués lui-même :

« Une licence de maintenance de catégorie A permet à son titulaire de délivrer des certificats de remise en service à la suite d'une maintenance en ligne programmée mineure et de la rectification de défauts simples, dans les limites des tâches expressément inscrites sur l'autorisation de certification visée au point 145.A.35. Les privilèges de certification sont limités aux travaux que le titulaire a personnellement effectués dans l'organisme de maintenance qui a délivré l'autorisation. »

— Traduction du point 66.A.20(a)1, annexe III (Part-66)

La catégorie B1 ouvre un périmètre bien plus large. Son titulaire délivre l'APRS et agit comme support staff B1 après une maintenance sur la structure, le groupe motopropulseur et les systèmes mécaniques et électriques. Il peut aussi intervenir sur l'avionique, mais seulement pour des travaux qui ne demandent que des tests simples pour prouver le bon fonctionnement, sans recherche de panne.

Le texte ajoute une phrase courte mais décisive : « La catégorie B1 inclut la sous-catégorie A correspondante. » Un titulaire de B1.1 dispose donc aussi des privilèges A1, un titulaire de B1.3 ceux de l'A3.

Ce que recouvre un « test simple »

La frontière entre ce que la B1 peut signer en avionique et ce qui relève de la B2 tient dans la définition du GM1 66.A.20(a). Un test simple est un test décrit dans les données d'entretien approuvées qui remplit tous les critères suivants :

  • le bon fonctionnement se vérifie avec les commandes et interrupteurs de l'aéronef, les équipements de test intégrés (BITE), le calculateur central de maintenance (CMC) ou un équipement de test externe qui ne demande pas de formation spéciale ;
  • le résultat est une indication unique de type « go / no go », ou un paramètre (valeur unique ou valeur dans une tolérance), sans interprétation ni interdépendance de plusieurs valeurs ;
  • le test ne comporte pas plus de 10 actions décrites dans les données d'entretien, hors mise en configuration de l'aéronef avant le test et retour à la configuration initiale.
Recherche de panne (troubleshooting). Le même GM la définit comme l'ensemble des procédures et actions nécessaires, à partir des données d'entretien approuvées, pour identifier la cause racine d'un défaut ou d'un dysfonctionnement. Dès qu'un travail avionique demande ce raisonnement, il sort du périmètre de la B1.
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B2, B2L, B3 et L : l'avionique et les aéronefs légers

La catégorie B2 est le miroir avionique de la B1. Son titulaire délivre l'APRS et agit comme support staff B2 après une maintenance sur les systèmes avioniques et électriques, ainsi que pour les tâches électriques et avioniques à l'intérieur des systèmes moteur et mécaniques qui ne demandent que des tests simples.

Contrairement à la B1, la B2 n'inclut aucune sous-catégorie A. Le point 66.A.20(a)3(ii) lui accorde toutefois un privilège limité de type A (maintenance en ligne programmée mineure, défauts simples), restreint aux qualifications déjà inscrites sur la licence. L'organisme ne peut l'accorder qu'après une formation aux tâches de catégorie A et 6 mois d'expérience pratique documentée sur le périmètre de l'autorisation, obtenus dans ce même organisme (145.A.35(n)).

B2L

Systèmes électriques, plus l'avionique des qualifications système inscrites. Seule la qualification « systèmes cellule » ouvre les tâches électriques et avioniques dans le moteur et les systèmes mécaniques (AMC 66.A.20(a)(4)).

B3

Structure, moteur, systèmes mécaniques et électriques, avionique à tests simples, sur les avions à pistons non pressurisés de 2 000 kg MTOM et moins.

L

Structure, moteur, systèmes mécaniques et électriques, radio, balise de détresse (ELT) et transpondeur, autres systèmes avioniques à tests simples.

Plusieurs nuances évitent les contresens. Les privilèges d'une B2 incluent ceux de la B2L pour toutes les qualifications système, sur les mêmes aéronefs (GM1 66.A.20(a), point 4). La B3 n'inclut aucune sous-catégorie A, ce qui ne l'empêche pas de remettre en service des tâches typiques d'une licence A dans ses propres limites (point 2 du même GM).

Pour la catégorie L, la sous-catégorie L2 inclut la L1 et la L2C inclut la L1C (66.A.20(a)6). Les licences B1.2 et B3 n'incluent aucune sous-catégorie L, mais leur titulaire peut, sur demande, obtenir les L1 et L2 dans les conditions du point 66.B.110(d).

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Catégorie C et support staff : la signature de la visite en base

La catégorie C ne signe pas une tâche : elle signe l'aéronef. Son titulaire délivre l'APRS après une maintenance en base, et ses privilèges « s'appliquent à l'aéronef dans son ensemble » (66.A.20(a)7). Une licence C délivrée pour les aéronefs motorisés complexes (CMPA) inclut aussi les privilèges C pour les autres aéronefs.

« La fonction principale du personnel de certification de catégorie C est de s'assurer que toute la maintenance requise a été demandée et signée par le personnel d'appui de catégorie B1, B2, B2L, B3 et L, selon le cas, avant la délivrance du certificat de remise en service. »

— Traduction du GM1 66.A.20(a), point 5

Ce mécanisme repose sur la notion de support staff, définie au point 145.A.35(a)1 : ce sont les personnes titulaires d'une licence B1, B2, B2L, B3 ou L avec les qualifications d'aéronef appropriées, qui travaillent en maintenance en base sans détenir nécessairement de privilèges de certification. Elles signent les tâches de leur spécialité ; le certificateur C délivre ensuite une APRS unique.

Le point 145.A.30 en tire l'organisation des équipes : en maintenance en ligne, l'organisme dispose de personnel de certification B1, B2, B2L, B3 ou L selon les aéronefs ; en maintenance en base d'aéronefs motorisés complexes, il dispose de personnel de certification C appuyé par des support staff B1 et B2. La différence entre ligne et base est détaillée au chapitre 1.3.

Un seul rôle à la fois, sauf double qualification. Le GM précise que seul le personnel de catégorie C qui détient aussi une qualification B1, B2, B2L, B3 ou L peut tenir les deux rôles en maintenance en base : signer des tâches comme support staff et délivrer l'APRS finale comme certificateur C.
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Les quatre groupes d'aéronefs du point 66.A.5

La catégorie dit quel type de travail on peut signer. Elle ne dit pas sur quel aéronef. Pour cela, la Part-66 classe les aéronefs en quatre groupes, selon leur complexité. Ce classement détermine la forme des qualifications que la licence doit porter.

Groupe Aéronefs visés
Groupe 1 Aéronefs motorisés complexes (CMPA) ; hélicoptères multimoteurs ; avions autres qu'à pistons dont l'altitude maximale certifiée dépasse le FL290 ; aéronefs à commandes de vol électriques (fly-by-wire) ; dirigeables à gaz autres qu'ELA2
Groupe 2 Hors groupe 1, trois sous-groupes : 2a avions monoturbopropulseurs ; 2b hélicoptères monoturbine ; 2c hélicoptères monomoteurs à pistons (plus les appareils que l'Agence y classe pour leur moindre complexité)
Groupe 3 Avions à moteurs à pistons autres que ceux du groupe 1
Groupe 4 Planeurs, motoplaneurs, ballons et dirigeables autres que ceux du groupe 1

Le texte laisse une soupape : l'Agence de l'Union européenne pour la sécurité aérienne (EASA) peut classer dans le groupe 2, 3 ou 4 un aéronef qui remplit pourtant une condition du groupe 1, si elle estime que sa moindre complexité le justifie.

Toutes les catégories ne couvrent pas tous les groupes. La B2L exclut le groupe 1 par définition, la B3 ne vise qu'une partie du groupe 3, la catégorie L ne concerne que les aéronefs légers. La matrice en fin de chapitre, tirée du GM1 66.A.5, croise catégories et groupes.

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Qualifications de type, de sous-groupe et de groupe (66.A.45)

Pour exercer des privilèges de certification sur un type d'aéronef précis, la licence doit porter la qualification d'aéronef correspondante. Plus le groupe est complexe, plus la qualification est étroite.

Groupe B1, B2 et C B2L
Groupe 1 Qualification de type Non applicable
Groupe 2 Type, sous-groupe constructeur ou sous-groupe complet Sous-groupe constructeur ou sous-groupe complet
Groupe 3 Type ou groupe complet Groupe complet
Groupe 4 B2 seulement : groupe complet Groupe complet

Trois cas échappent à ce tableau. La B3 porte une qualification unique : « avions à pistons non pressurisés de 2 000 kg MTOM et moins ». La catégorie L porte une qualification par sous-catégorie (« planeurs », « ballons à gaz »…), et une qualification de type pour les dirigeables L5. La catégorie A ne demande aucune qualification, sous réserve du point 145.A.35.

Comment s'obtient une qualification de type

L'inscription d'une qualification de type suppose la réussite d'une formation de type B1, B2 ou C conforme à l'appendice III de la Part-66 (66.A.45(b)). Hors catégorie C, la première qualification de type d'une catégorie ou sous-catégorie exige en plus une formation en situation de travail (on-the-job training, OJT) (66.A.45(c)).

Pour les groupes 2 et 3, une voie dérogatoire existe : une évaluation de type conforme à l'appendice III, complétée pour les B1 et B2 par une expérience pratique sur le type (66.A.45(d)). Pour les B1 et C, un sous-groupe constructeur demande les exigences de type sur au moins deux types du même constructeur, un sous-groupe complet sur au moins trois types de constructeurs différents (66.A.45(e)).

Limitations inscrites. Sur un groupe 3 en B1, sauf preuve d'une expérience appropriée, la licence porte des limitations selon la structure : avions pressurisés, à structure métallique, composite, en bois ou en tubes métalliques entoilés (66.A.45(f)). La B3 et la catégorie L connaissent le même principe.
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La licence seule ne suffit pas : l'autorisation de certification

Dans un organisme d'entretien agréé Part-145, personne ne signe une APRS avec sa seule licence. Il faut une autorisation de certification, délivrée par l'organisme, qui précise la portée et les limites de ce que la personne peut signer au nom de l'organisme (145.A.35(a)3 et (g)).

« Détenir une licence Part-66 avec la qualification de type ou de groupe appropriée [...] ne signifie pas en soi que le titulaire est qualifié pour être autorisé comme personnel de certification ou personnel d'appui. L'organisme est responsable de l'évaluation de la compétence du titulaire pour le périmètre de maintenance à autoriser. »

— Traduction de l'AMC 145.A.35(a), point 1

L'autorisation se situe toujours à l'intérieur de la licence : l'organisme ne peut l'accorder que pour les catégories et, sauf pour la catégorie A, les qualifications de type inscrites sur la licence, à condition que celle-ci reste valide pendant toute la durée de l'autorisation (145.A.35(b)). Avant de la délivrer, l'organisme évalue la compétence de la personne selon une procédure de son exposé MOE (145.A.35(f)), présenté au chapitre 2.1.

18
ans minimum pour demander la licence (66.A.15)
21
ans minimum pour être personnel de certification ou support staff (145.A.35(l))
24 h
pour présenter son autorisation à une personne habilitée qui la demande (145.A.35(k))

Pour la catégorie A, l'autorisation sur un type donné suppose en outre une formation aux tâches de catégorie A, pratique et théorique, dispensée par un organisme Part-145 ou Part-147 et validée par un examen ou une évaluation au poste (145.A.35(m)).

Les conditions de maintien de l'autorisation (expérience récente, formation continue) sont traitées au chapitre 3.3, et la délivrance concrète de l'APRS au chapitre 4.3. Le quotidien d'un mécanicien titulaire de licence est décrit dans la fiche mécanicien aéronautique piste et base.

Quelle catégorie pour quel groupe d'aéronefs ?

Groupe d'aéronefs A, B1 et C B2 B2L B3 L
1 — CMPA, hélicoptères multimoteurs, avions non à pistons au-delà du FL290, fly-by-wire
1 — Dirigeables à gaz autres qu'ELA2 L5
2 — 2a monoturbopropulseurs, 2b hélicoptères monoturbine, 2c hélicoptères monopiston
3 — Avions à pistons
3 — Avions à pistons ELA2 non pressurisés
3 — Avions à pistons ELA1 L2C, L2
4 — Planeurs, motoplaneurs, ballons, dirigeables hors groupe 1 L1C à L5 selon l'aéronef

D'après le tableau du GM1 66.A.5. En groupe 4, la sous-catégorie L dépend de l'aéronef : L1C/L1 planeurs, L2C/L2 planeurs et motoplaneurs, L3H/L3G ballons, L4H/L4G et L5 dirigeables.

Sources

  • Règlement (UE) n° 1321/2014, annexe III (Part-66), points 66.A.3, 66.A.5, 66.A.15, 66.A.20 et 66.A.45 — EUR-Lex
  • Règlement (UE) n° 1321/2014, annexe II (Part-145), points 145.A.30 et 145.A.35 — EUR-Lex
  • EASA, Easy Access Rules for Continuing Airworthiness (texte consolidé avec AMC et GM : GM 66.A.3, GM1 66.A.5, GM1 66.A.20(a), AMC 66.A.20(a)(4), AMC 145.A.35(a)) — EASA
  • OSAC, délivrance des licences Part-66 pour le compte de la DGAC — OSAC

À retenir

  • Sept catégories (66.A.3) : A, B1, B2, B2L, B3, L et C ; A et B1 se découpent en avions ou hélicoptères, turbine ou pistons.
  • La B1 inclut la sous-catégorie A correspondante ; la B2 n'inclut aucune sous-catégorie A, seulement un privilège limité après formation et 6 mois d'expérience.
  • L'avionique en B1 ou B3 se limite aux tests simples : go / no go, sans interprétation, 10 actions au plus, sans recherche de panne.
  • La catégorie C délivre une APRS unique pour l'aéronef entier après une maintenance en base, sur la foi des signatures des support staff.
  • Groupe 1 = qualification de type obligatoire ; groupes 2 et 3 = type, sous-groupe ou groupe complet selon la catégorie.
  • La licence ne suffit pas : il faut une autorisation de certification de l'organisme (145.A.35), à 21 ans au moins.

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