La France compte aujourd'hui 7 raffineries en activité : 6 en métropole et 1 en Martinique.
Ensemble, les six raffineries métropolitaines disposaient au 1er janvier 2026 d'une capacité de distillation d'environ 58 millions de tonnes par an. La France comptait 24 raffineries en 1975.
La carte ci-dessous les situe, avec les sites arrêtés ou reconvertis et 92 dépôts pétroliers classés Seveso seuil haut.
Chaque point renvoie vers la fiche du site quand elle existe, avec les données publiques de Géorisques.
1. Carte des raffineries et dépôts pétroliers en France
Les flammes oranges sont les raffineries en activité (la taille du rond suit la capacité), les points gris les sites arrêtés, les points verts les sites reconvertis, et les losanges ambrés les dépôts pétroliers. Un clic sur un point ou sur la liste ouvre sa fiche.
Données : Géorisques (base des installations classées, état au 16 octobre 2026), Comité professionnel des distributeurs de carburants (CPDP), ministère de la Transition écologique. Positions des raffineries : OpenStreetMap. Fond de carte © contributeurs OpenStreetMap. Les sites arrêtés sans emplacement précis sont signalés comme approximatifs.
Pour comprendre ce que fait une raffinerie (distillation, craquage, produits), voir l'article Raffinerie : définition et fonctionnement ; cette page se concentre sur où elles sont.
2. Les 7 raffineries en activité : où, qui, quelle capacité
Deux pôles concentrent la majorité de la capacité : la Basse-Seine (Gonfreville-l'Orcher et Port-Jérôme-Gravenchon, en Seine-Maritime) et la zone de Marseille-Fos (Lavéra et Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône). Donges (Loire-Atlantique) et Feyzin (Rhône) sont des sites isolés, la SARA dessert les Antilles depuis la Martinique.
| Site | Département | Exploitant | Capacité (Mt/an) | Seveso (Géorisques) |
|---|---|---|---|---|
| Gonfreville-l'Orcher (Normandie) | Seine-Maritime | TotalEnergies | ≈ 12 | Seuil haut Fiche du site |
| Port-Jérôme-Gravenchon | Seine-Maritime | North Atlantic (ex-Esso) | ≈ 12 | Seuil haut Fiche Géorisques |
| Donges | Loire-Atlantique | TotalEnergies | ≈ 11 | Seuil haut Fiche du site |
| Lavéra (Martigues) | Bouches-du-Rhône | Petroineos | ≈ 10 | Seuil haut Fiche Géorisques |
| Fos-sur-Mer | Bouches-du-Rhône | Rhône Énergies (ex-Esso) | ≈ 6,6 | Seuil haut Fiche Géorisques |
| Feyzin | Rhône | TotalEnergies | ≈ 5,6 | Seuil haut Fiche du site |
| Le Lamentin (Martinique) | Martinique | SARA | ≈ 0,8 | Seuil haut Fiche du site |
Capacités de raffinage arrondies, d'après UFIP Énergies et Mobilités (mai 2025) relayées par Connaissance des énergies (septembre 2025) ; les valeurs publiées varient légèrement selon les éditions (Lavéra : de 9,9 à 10,2 Mt/an). Exploitants : situation connue en octobre 2026, deux sites ayant changé de propriétaire en 2024 et 2025.
Capacité de raffinage par site
Capacités annuelles arrondies (Mt/an). Sources : UFIP Énergies et Mobilités via Connaissance des énergies ; total métropole 58 Mt/an au 1er janvier 2026 (CPDP).
Le classement Seveso de la dernière colonne vient de la base Géorisques : les sept sites y figurent en seuil haut, ce qui décrit les quantités de substances dangereuses présentes et non la qualité de leur gestion (voir la section 5). En 2025, les raffineries françaises ont traité environ 47 millions de tonnes de pétrole brut.
3. Les raffineries arrêtées ou reconverties
La France comptait 24 raffineries en 1975. La plupart des fermetures récentes se sont concentrées entre 2010 et 2013, puis deux sites historiques ont quitté le raffinage du pétrole brut pour se reconvertir.
- 2010 — fermeture de la raffinerie des Flandres, près de Dunkerque (ministère de la Transition écologique).
- 2010 à 2013 — arrêt de Reichstett, Berre-l'Étang et Petit-Couronne (Connaissance des énergies).
- Fin 2016 — arrêt de la raffinerie de Provence-La Mède, appelée à devenir une bioraffinerie (SDES, ministère).
- 2019 — démarrage de la bioraffinerie de La Mède (Connaissance des énergies).
- 2021 — arrêt du raffinage à Grandpuits, converti en plateforme « zéro pétrole » (Connaissance des énergies).
- 1er janvier 2026 — 6 raffineries métropolitaines, 58 Mt/an de capacité (CPDP).
| Site | Département | Situation |
|---|---|---|
| Raffinerie des Flandres (Dunkerque) | Nord | Fermée en 2010 |
| Reichstett | Bas-Rhin | Fermée entre 2010 et 2013 |
| Berre-l'Étang | Bouches-du-Rhône | Fermée entre 2010 et 2013 |
| Petit-Couronne | Seine-Maritime | Fermée entre 2010 et 2013 Fiche Géorisques |
| La Mède (Châteauneuf-les-Martigues) | Bouches-du-Rhône | Raffinage arrêté fin 2016, bioraffinerie depuis 2019 Fiche Géorisques |
| Grandpuits | Seine-et-Marne | Raffinage arrêté en 2021, conversion en plateforme « zéro pétrole » Fiche du site |
Les années précises de Reichstett, Berre-l'Étang et Petit-Couronne ne figurent pas dans les sources officielles consultées : seule la période est indiquée. Une reconversion n'efface pas le classement Seveso du site, qui dépend des substances encore présentes.
Sur l'avenir du secteur, voir aussi l'article L'avenir des raffineries en France.
4. Les dépôts pétroliers : où sont-ils ?
Un dépôt pétrolier ne raffine pas : il stocke des produits pétroliers avant leur distribution. Fin 2025, le CPDP comptait 210 dépôts actifs de 400 m³ et plus, soit 3 de moins en un an.
Capacité de stockage fin 2025 : environ 38 millions de m³
Millions de m³. Source : CPDP, situation fin 2025.
Parmi eux, 92 établissements sont classés Seveso seuil haut et déclarent des produits pétroliers au titre de la rubrique 4734 de la nomenclature des installations classées. Ce sont eux qui figurent sur la carte (losanges). Les départements qui en comptent le plus sont les suivants :
| Département | Dépôts (Seveso seuil haut) | Communes |
|---|---|---|
| Seine-Maritime (76) | 10 | Gonfreville-l'Orcher, Le Grand-Quevilly, Le Havre, Le Petit-Quevilly, Petit-Couronne |
| Bouches-du-Rhône (13) | 8 | Châteauneuf-les-Martigues, Fos-sur-Mer, Martigues, Rognac |
| Gironde (33) | 5 | Ambès, Bassens, Bayon-sur-Gironde, Pauillac |
| Essonne (91) | 5 | Athis-Mons, Cerny, D'Huison-Longueville, Grigny, Guigneville-sur-Essonne |
| Isère (38) | 4 | Saint-Clair-du-Rhone, Salaise-sur-Sanne, Villette-de-Vienne |
| Marne (51) | 4 | Cheniers, Faux-Vésigneul, Nuisement-sur-Coole, Togny-aux-Bœufs |
| Nord (59) | 4 | Dunkerque, Haulchin, Saint-Pol-sur-Mer |
| Bas-Rhin (67) | 4 | Reichstett, Strasbourg |
Sélection : établissements en exploitation, classés Seveso seuil haut, déclarant la rubrique 4734, relevant du stockage et de la logistique (hors raffineries et sites chimiques). Les capacités de stockage par dépôt ne sont pas publiées dans Géorisques : elles ne sont pas reprises. Les fiches des départements détaillent tous les sites Seveso (carte nationale des risques industriels).
5. Que signifie « Seveso seuil haut » ?
Le classement Seveso s'applique aux installations classées dont le risque d'accident majeur tient aux quantités de substances dangereuses présentes. Le seuil haut regroupe les établissements qui en détiennent le plus. En 2025, le ministère de la Transition écologique recensait 1 299 établissements Seveso en France, dont 702 en seuil haut et 597 en seuil bas.
Les plans de prévention des risques technologiques (PPRT), qui encadrent l'urbanisation autour des sites, concernent des établissements de seuil haut : 386 étaient en vigueur en juin 2025. Le classement d'une raffinerie en seuil haut décrit donc un niveau d'exigence réglementaire lié aux volumes d'hydrocarbures : il ne dit rien de la conduite de l'exploitant.
- Différences entre les deux niveaux : Seveso seuil haut ou seuil bas, ce qui change pour les riverains.
- Tous les sites Seveso, par département : carte de France des sites Seveso seuil haut.
- Travailler sur ces sites : travailler dans une raffinerie.
6. Méthode, sources et limites des données
- Statuts Seveso et dépôts : API Géorisques (base des installations classées), état au 16 octobre 2026. Sites en exploitation uniquement.
- Capacités : UFIP Énergies et Mobilités (mai 2025), arrondies ; totaux métropolitains et stockage : CPDP (1er janvier 2026 et fin 2025).
- Positions : raffineries en activité et sites reconvertis d'après OpenStreetMap ; sites arrêtés d'après Géorisques ou, à défaut, position approximative signalée.
- Non repris : effectifs par site, capacités unitaires des dépôts et rendements, faute de source primaire publique.
Cette page est mise à jour quand une raffinerie change d'exploitant ou de statut. Une erreur ou une évolution à signaler ? Le formulaire de contact du site permet de le faire.
Conclusion : un parc réduit, concentré sur quelques ports
En un demi-siècle, le parc est passé de 24 raffineries à 7, concentrées sur la Basse-Seine, Marseille-Fos, Donges, Feyzin et la Martinique, avec un réseau de plus de 200 dépôts pour distribuer les produits.
La carte permet de situer chaque site et d'ouvrir ses données publiques ; elle ne remplace ni les documents des autorités ni les informations des exploitants.