Convention collective de la branche ferroviaire : grille 2026, classifications et droits

Mise à jour : 29/09/2026 Convention collective IDCC 3217

Numéro, brochure, codes NAF et texte officiel : voir la fiche technique IDCC 3217. Cette page décrypte les salaires, primes, préavis et droits de la convention.

Conducteur de train (fret ou voyageurs), agent de circulation, contrôleur, mainteneur de matériel roulant, caténairiste ou technicien de signalisation : les salariés des entreprises de transport ferroviaire et des gestionnaires d'infrastructure relèvent de la convention collective nationale de la branche ferroviaire, numéro IDCC 3217. Son socle a été signé le 31 mai 2016 et étendu par arrêté du 4 janvier 2017 ; son volet classifications et rémunérations date du 6 décembre 2021.

C'est une convention récente, née de l'ouverture du rail à la concurrence. La loi du 4 août 2014 portant réforme ferroviaire a prévu une convention de branche commune à l'opérateur historique et aux nouveaux entrants ; la loi du 27 juin 2018 pour un nouveau pacte ferroviaire a mis fin au recrutement au statut à partir du 1er janvier 2020. Depuis, deux populations coexistent dans les entreprises du rail : les salariés au statut et ceux, de plus en plus nombreux, dont la relation de travail repose sur la convention de branche et les accords d'entreprise. L'organisation patronale de la branche, l'UTPF, évalue ses effectifs à près de 160 000 salariés.

Cette page présente la grille 2026 des rémunérations annuelles garanties de l'avenant du 17 décembre 2025, les neuf classes de la classification, la prime d'ancienneté, les indemnités de nuit et du dimanche, les règles de durée du travail issues du décret socle de 2016, les congés, la maladie, la rupture du contrat et l'articulation avec le statut. Chaque montant renvoie à son texte sur Légifrance ; ce que nous n'avons pas pu vérifier est listé dans une section dédiée.

Étape 0 : votre entreprise relève-t-elle de l'IDCC 3217 ?

L'accord de branche du 23 avril 2015 vise les entreprises dont l'activité principale est l'une des quatre suivantes : le transport ferroviaire de marchandises ou de voyageurs, par une entreprise titulaire d'un certificat ou d'une attestation de sécurité délivré en application de l'article L. 2221-1 du code des transports ; la gestion, l'exploitation ou la maintenance sous exploitation des lignes et installations fixes d'infrastructure ferroviaire, par une entreprise titulaire d'un agrément ou d'une attestation de sécurité ; la maintenance, hors réparation, des matériels ferroviaires roulants ; l'exercice de tâches et de fonctions de sécurité ferroviaire définies par la réglementation. Le texte ne cite aucun code NAF : ceux du tableau ci-dessous ne sont que des indices.

Activité principale de l'entrepriseCode NAF habituel (indicatif)Convention probable
Transport ferroviaire de voyageurs (grandes lignes, TER, intercités)49.10ZIDCC 3217
Transport ferroviaire de fret, opérateur de proximité49.20ZIDCC 3217
Gestion, exploitation ou maintenance de l'infrastructure ferroviaire, avec agrément de sécurité52.21ZIDCC 3217
Réseau de bus, tramway ou métro d'une agglomération49.31ZIDCC 1424
Manutention ferroviaire et travaux connexesvariableIDCC 538
Tramway, métro, bus urbain Les réseaux urbains de voyageurs relèvent de la convention des transports publics urbains (IDCC 1424). La frontière n'est pas « rail ou pneu » : le répertoire des emplois de la branche ferroviaire comprend d'ailleurs des conducteurs de tram-train. C'est l'activité principale de l'entreprise qui tranche.
Autocars de substitution, transport routier Un transporteur routier qui fait circuler des cars de remplacement ou qui achemine des marchandises depuis une gare relève en principe des transports routiers (IDCC 16), même quand son client est une entreprise ferroviaire.
Manutention ferroviaire : une autre convention Le personnel des entreprises de manutention ferroviaire et travaux connexes a sa propre convention, réécrite par l'accord du 12 juin 2019 et étendue en 2021 : voir la fiche de l'IDCC 538. Ses grilles et ses indemnités sont distinctes.
Remontées mécaniques Les exploitants de remontées mécaniques et de domaines skiables appliquent la convention des remontées mécaniques (IDCC 454), qui n'a pas de lien avec la branche ferroviaire.

Numéro, textes et extensions : voir la fiche technique IDCC 3217. La convention applicable doit figurer sur le bulletin de paie (article R. 3243-1 du code du travail). En cas de doute, l'outil trouver ma convention collective part du code NAF de l'employeur.

1. Une convention construite en plusieurs volets depuis 2014

La convention de la branche ferroviaire n'a pas été signée d'un bloc. Les partenaires sociaux l'ont bâtie par étapes, à partir d'un protocole d'accord du 23 avril 2014, puis d'un accord du 23 avril 2015 qui en fixe le champ d'application. Le 31 mai 2016, deux textes de base ont été conclus : les dispositions générales, qui organisent la négociation de branche, et le volet « contrat de travail et organisation du travail », en vigueur depuis le 11 novembre 2016 et étendu par arrêté du 4 janvier 2017, publié au Journal officiel du 13 janvier 2017. Il s'impose donc à toutes les entreprises du champ, adhérentes ou non à l'organisation patronale.

Le troisième pilier, l'accord du 6 décembre 2021 sur les classifications et les rémunérations, a créé la grille commune à la branche, en vigueur depuis le 5 janvier 2022. Ses montants sont revalorisés par avenants : cinq ont été signés, le 15 septembre 2022, le 20 décembre 2022, le 6 décembre 2023, le 18 décembre 2024 et le 17 décembre 2025. D'autres accords s'y rattachent, sur les garanties sociales des salariés transférés (6 décembre 2021) et, depuis le 23 septembre 2025, sur l'inaptitude des personnels de sécurité, l'emploi et la formation, et le socle santé et prévoyance.

2016
socle, 31 mai
9
classes de 1 à 9
1 600 h
durée annuelle de branche
160 000
salariés environ, selon l'UTPF
VoletDateCe qu'il contient
Champ d'application23 avril 2015Les quatre activités couvertes, le territoire
Dispositions générales31 mai 2016Commission paritaire, négociation, observatoires
Contrat de travail et organisation du travail31 mai 2016Essai, temps partiel, congés, maladie, préavis, indemnités, durée annuelle, roulants et sédentaires
Classifications et rémunérations6 décembre 2021Neuf classes, emplois-types, rémunérations garanties, prime d'ancienneté, nuit, dimanche, facilités de circulation
Garanties sociales des salariés transférés6 décembre 2021Ce qui suit le salarié quand un contrat de service public change d'opérateur
Santé et prévoyance23 septembre 2025Socle de garanties obligatoire, étendu par arrêté du 16 décembre 2025

Trois étages de règles, pas un seul

Dans le rail, la durée du travail est d'abord fixée par un texte réglementaire, le décret n° 2016-755 du 8 juin 2016, dit décret socle. La convention de branche le complète et l'améliore : elle fixe par exemple une durée annuelle de 1 600 heures, quand le décret retient 1 607 heures. Les accords d'entreprise, très développés dans le secteur, précisent enfin l'organisation concrète : roulements, résidences, modalités de compensation. Pour savoir ce qui s'applique à un salarié, il faut lire les trois niveaux.

Sources : conteneur de la convention IDCC 3217 (liste des textes de base, attachés et salaires) ; accord du 23 avril 2015 relatif au champ d'application, article 1er ; article 3 de la partie « organisation du travail » ; consultés le 29 septembre 2026. Effectifs : UTPF, organisation professionnelle de la branche.

2. Grille 2026 étendue : des rémunérations annuelles garanties par classe et par ancienneté

La branche ferroviaire ne fixe pas un salaire minimum mensuel, mais une rémunération annuelle garantie (RAG) pour chacune des neuf classes, avec un premier seuil à l'embauche puis un seuil supplémentaire tous les trois ans, jusqu'à 33 ans d'ancienneté. Chaque montant est la somme brute en dessous de laquelle un salarié à temps complet ne peut être payé pour douze mois entiers de travail effectif ou de périodes assimilées. Un temps partiel, une embauche ou un départ en cours d'année, une suspension du contrat ou un changement de classe donnent lieu à un calcul au prorata.

La grille en vigueur est celle de l'avenant du 17 décembre 2025, signé par l'UTPF, l'UNSA ferroviaire et la CFDT UFCAC, applicable depuis le 1er janvier 2026 et étendu par arrêté du 16 mars 2026, publié au Journal officiel du 20 mars 2026. Les montants progressent d'environ 1,18 % par rapport à 2025. Au 29 septembre 2026, aucun avenant pour 2027 n'est publié sur Légifrance.

22 641 €
classe 1, à l'embauche
78 296 €
classe 9, après 33 ans
0 sur 108
seuils sous le SMIC annuel
+ 1,18 %
par rapport à 2025

Rémunérations annuelles garanties brutes au 1er janvier 2026, temps complet (en euros)

ClasseEmbauche3 ans6 ans9 ans12 ans15 ans18 ans21 ans24 ans27 ans30 ans33 ans
122 64122 98123 32523 67524 03024 39124 75725 12825 50525 88726 27626 670
223 13323 48023 83224 19024 55324 92125 29525 67426 05926 45026 84727 249
324 83925 21225 59025 97426 36326 75927 16027 56727 98128 40128 82729 259
426 56626 96427 36927 77928 19628 61929 04829 48429 92630 37530 83131 293
528 95429 38829 82930 27730 73131 19231 66032 13432 61633 10633 60234 106
634 12934 64135 16135 68836 22336 76737 31837 87838 44639 02339 60840 202
741 09541 71142 33742 97243 61744 27144 93545 60946 29346 98847 69248 408
851 19651 96452 74353 53554 33855 15355 98056 82057 67258 53759 41560 306
966 46867 46568 47769 50470 54771 60572 67973 76974 87675 99977 13978 296

Source : avenant du 17 décembre 2025 à l'accord du 6 décembre 2021 relatif aux classifications et aux rémunérations, article 2, étendu par arrêté du 16 mars 2026 (JORF n° 0068 du 20 mars 2026) ; article 12 consolidé de l'accord du 6 décembre 2021. Grille lue deux fois le 29 septembre 2026.

Seuils d'embauche : équivalent mensuel et comparaison au SMIC

Pour se repérer, on peut diviser chaque seuil par douze. Le résultat n'est pas un salaire mensuel minimum au sens de la convention, puisque la vérification se fait sur l'année civile, mais il permet de comparer la grille au SMIC du 1er juin 2026, soit 1 867,02 € brut par mois pour 35 heures, ou 22 404,24 € sur douze mois. Tous les seuils le dépassent, mais la classe 1 ne garde qu'une marge de 19,73 € par mois.

ClasseCatégorieRAG 2025RAG 2026÷ 12 (calcul)Écart au SMIC mensuel
1Exécution22 377 €22 641 €1 886,75 €+ 19,73 €
222 863 €23 133 €1 927,75 €+ 60,73 €
324 549 €24 839 €2 069,92 €+ 202,90 €
4Maîtrise26 256 €26 566 €2 213,83 €+ 346,81 €
528 616 €28 954 €2 412,83 €+ 545,81 €
6Cadres33 731 €34 129 €2 844,08 €+ 977,06 €
740 616 €41 095 €3 424,58 €+ 1 557,56 €
850 599 €51 196 €4 266,33 €+ 2 399,31 €
965 693 €66 468 €5 539,00 €+ 3 671,98 €

Sources : avenant du 17 décembre 2025 (2026) et avenant du 18 décembre 2024 (2025, étendu par arrêté du 15 mai 2025) ; SMIC : arrêté du 22 mai 2026, 12,31 €/h. Divisions et écarts calculés par nos soins.

Seuil à l'embauche et seuil après 33 ans de chaque classe (barres), SMIC du 1er juin 2026 sur douze mois (ligne). L'écart entre les deux barres montre ce que l'ancienneté ajoute au plancher garanti.

Ce qui compte, et ce qui ne compte pas, pour atteindre la RAG

L'article 10.2 de l'accord de 2021 est précis. Pour vérifier que la rémunération annuelle garantie est respectée, l'employeur additionne sur les douze mois de l'année civile tous les éléments ayant la nature d'un salaire, fixes ou variables, individuels ou collectifs, quelle que soit leur périodicité. Il en retire une liste d'éléments limitativement énumérés. La vérification a lieu en fin d'année ; s'il manque quelque chose, la régularisation doit intervenir avant la fin du premier trimestre de l'année suivante.

Pris en compte

Le salaire de base, et plus largement tout élément de salaire, essentiel ou accessoire, individuel ou collectif, versé chaque mois ou à une autre périodicité, dès lors qu'il ne figure pas dans la liste des exclusions.

Exclus de la comparaison

Prime d'ancienneté ; heures supplémentaires et complémentaires ; travail du week-end ou d'un jour férié ; travaux insalubres, dangereux ou pénibles ; astreinte et sujétions hors temps de travail effectif ; sujétions aléatoires ou exceptionnelles ; primes exceptionnelles ou de performance ; intéressement, participation ; indemnités de licenciement ou de retraite ; allocations forfaitaires non soumises à cotisations.

Exemple chiffré : un agent embauché en classe 1

Un agent embauché à temps complet le 1er janvier 2026 en classe 1 doit avoir perçu au moins 22 641 € brut à la fin de l'année, hors prime d'ancienneté, heures supplémentaires et indemnités du dimanche. Embauché le 1er juillet, il doit atteindre la moitié, 11 320,50 €. S'il n'a touché que 22 400 € sur l'année complète, l'employeur doit lui verser 241 € de régularisation avant le 31 mars 2027. Le SMIC, lui, reste dû chaque mois, indépendamment de ce bilan annuel.

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3. Classification : six critères, neuf classes, treize familles de métiers

L'accord du 6 décembre 2021 a remplacé les grilles propres à chaque entreprise par une classification commune. Chaque emploi est évalué sur six critères classants, qui pèsent le même poids : la technicité, les connaissances et savoir-faire, l'autonomie, la responsabilité, l'encadrement ou l'animation, et les relations internes et externes. Chaque critère comporte six degrés, notés de 1 à 6 points. Le total, compris entre 6 et 36 points, désigne la classe d'entrée de l'emploi.

ClasseCotation de l'emploiCatégorie professionnelle
16 à 8 pointsOuvriers et employés (exécution)
29 à 11 points
312 à 14 points
415 à 17 pointsTechniciens et agents de maîtrise
518 à 20 points
621 à 24 pointsCadres
725 à 28 points
829 à 32 points
933 à 36 points

La classification repose aussi sur un répertoire d'emplois-types, regroupés en treize familles professionnelles : maintenance, ingénierie et travaux du réseau ; maintenance du matériel roulant ; circulation et exploitation ; production ferroviaire ; conduite et manœuvre ; services et relation client ; pilotage de la sécurité et de la qualité ; management ; sûreté ; fonctions transverses ; gestion foncière et immobilière ; systèmes d'information ; médical et social. Un emploi qui ne figure pas au répertoire est coté directement avec les six critères. Chaque emploi-type couvre une plage de classes, ce qui permet de progresser sans changer d'emploi, par élargissement des fonctions.

Conduite

Conducteur de ligne, conducteur de manœuvre et de fret de proximité, conducteur de tram-train. Fiche métier : conducteur de train fret.

Circulation

Opérateur et technicien de circulation, gestionnaire de poste de commande, concepteur de sillons. Fiche métier : aiguilleur du rail.

Maintenance

Réseau, voie, caténaires, signalisation et matériel roulant. Fiches : mainteneur de matériel roulant, caténairiste, technicien de signalisation.

Source : accord du 6 décembre 2021 relatif aux classifications et aux rémunérations, annexe, articles 2 à 7, consultés le 29 septembre 2026.

« Un conducteur est en classe 4 » : invérifiable ici

Le répertoire nomme les emplois-types, mais nous n'avons pas pu lire, pour chacun, sa classe d'entrée et sa plage de progression : aucune correspondance « métier = classe » n'est donc publiée sur cette page. La classe figure sur le contrat de travail et sur le bulletin de paie. Deux règles sont en revanche certaines : les salariés en formation initiale après l'embauche, en apprentissage ou en contrat de professionnalisation sont classés en classe 1 pendant leur formation et jusqu'à leur première habilitation lorsqu'elle est requise ; et la mise en place de la grille n'a pu réduire la rémunération réelle de personne (article 11).

4. Simulateur : votre rémunération annuelle garantie et vos indemnités

Choisissez votre classe, votre ancienneté et votre durée annuelle de travail. Le simulateur retient le seuil de la grille 2026 qui correspond à votre ancienneté, le proratise pour un temps partiel sur la base des 1 600 heures de la branche, le convertit en équivalent mensuel et le compare au SMIC. Il ajoute la prime d'ancienneté et, si votre entreprise a retenu le paiement à l'heure, les indemnités de nuit et du dimanche.

Rémunération garantie, avenant du 17/12/2025, grille au 01/01/2026

Rémunération annuelle garantie
—

Constantes du 29/09/2026 : grille de l'avenant du 17/12/2025 (effet 01/01/2026) ; seuil retenu = palier de trois ans atteint ; prorata sur 1 600 heures (article 3 de la partie organisation du travail) ; SMIC 12,31 €/h depuis le 01/06/2026 ; prime d'ancienneté de l'article 13 calculée sur votre salaire de base saisi, à défaut sur le seuil de la grille ; nuit 4,34 €/h roulants et 4,80 €/h sédentaires, dimanche et férié 4,31 €/h (articles 14 et 15, si l'entreprise a retenu cette modalité) ; net estimé avec un coefficient de 0,78. Résultat indicatif. Pour un calcul plus fin, utilisez la calculatrice brut / net.

5. Prime d'ancienneté, travail de nuit, dimanche et jours fériés

Trois éléments de rémunération sont fixés au niveau de la branche, en plus des rémunérations garanties. La prime d'ancienneté récompense la durée de service des classes 1 à 8. Les indemnités de nuit et du dimanche compensent des horaires décalés, fréquents dans une activité qui fait circuler des trains sept jours sur sept. Les autres éléments que l'on rencontre sur les bulletins du rail, primes de traction, de découcher ou de repas, ne figurent pas dans les textes de branche lus pour cette page : ils relèvent des accords d'entreprise ou du statut.

La prime d'ancienneté (article 13)

Tout salarié dont l'emploi est positionné en classe 1 à 8 perçoit une prime calculée en pourcentage du salaire de base brut prévu à son contrat et perçu sur les douze mois de l'année. Le montant est annuel. Le taux progresse tous les trois ans, deux fois plus vite pour les classes 1 à 6 que pour les classes 7 et 8. La classe 9 n'y a pas droit. Cette prime s'ajoute à la rémunération garantie : elle ne sert pas à l'atteindre.

Ancienneté3 ans6 ans9 ans12 ans15 ans18 ans21 ans24 ans27 ans30 ans33 ans
Classes 1 à 61,8 %3,6 %5,4 %7,2 %9 %10,8 %12,6 %14,4 %16,2 %18 %19,8 %
Classes 7 et 80,9 %1,8 %2,7 %3,6 %4,5 %5,4 %6,3 %7,2 %8,1 %9 %9,9 %

Source : article 13 de l'accord du 6 décembre 2021, modifié par l'avenant du 6 décembre 2023, en vigueur depuis le 1er janvier 2024, consulté le 29 septembre 2026.

Exemple chiffré : un technicien en classe 4, 12 ans d'ancienneté

Son seuil de rémunération garantie est de 28 196 € en 2026. Si son salaire de base annuel est exactement de 28 196 €, sa prime d'ancienneté au taux de 7,2 % atteint 2 030,11 € sur l'année, soit 169,18 € par mois en moyenne. Elle vient en plus : un salaire de base de 28 196 € suffit à respecter la garantie, et la prime ne peut pas combler un salaire de base inférieur. Le calculateur de prime d'ancienneté permet de refaire le calcul sur votre propre salaire.

Le travail de nuit : repos compensateur et indemnité

La période nocturne n'est pas la même pour tous. Pour le personnel roulant, c'est celle de l'article L. 1321-7 du code des transports, de 22 heures à 5 heures, qu'un accord peut remplacer par une autre période de sept heures consécutives entre 21 heures et 7 heures incluant l'intervalle de minuit à 5 heures. Pour le personnel sédentaire, la convention retient tout travail entre 22 heures et 7 heures (article 36.1). Les heures accomplies dans cette période ouvrent droit à deux types de contreparties.

Un repos compensateur (articles 32.3 et 36.4)

Au choix de l'entreprise : soit un repos forfaitaire de 5 % du temps travaillé dans la période nocturne, plus, pour les travailleurs de nuit, une compensation complémentaire de 5 % en repos ou en rémunération ; soit le plus élevé de deux décomptes, 2 % des heures de nuit ou 15 % des heures accomplies entre 0 h 30 et 4 h 30 pour les roulants, entre 0 h et 4 h pour les sédentaires.

Une contrepartie en argent (article 14)

Toujours au choix de l'entreprise, par accord ou à défaut par décision de l'employeur : soit la compensation complémentaire payée, égale à 20 % du temps travaillé dans la période nocturne ; soit un montant par heure de nuit, frais compris, de 4,80 € brut pour les sédentaires et 4,34 € brut pour les roulants depuis le 1er janvier 2026 (4,68 € et 4,23 € en 2025).

Le dimanche et les jours fériés (article 15)

Chaque heure travaillée un dimanche ou un jour férié donne droit, en plus du salaire, à 4,31 € brut depuis le 1er janvier 2026, contre 4,20 € en 2025. Cette indemnité fait partie des éléments exclus de la comparaison avec la rémunération garantie. Exemple : un contrôleur qui travaille deux dimanches de huit heures dans le mois perçoit 16 × 4,31 € = 68,96 € d'indemnité. Un agent roulant qui accomplit vingt heures de nuit dans le mois, dans une entreprise qui a retenu le paiement à l'heure, touche 20 × 4,34 € = 86,80 €, soit 1 041,60 € sur un an à rythme constant. Pour compter les heures dans la période nocturne, l'outil heures de nuit fait le décompte.

Sources : article 14 et article 15 de l'accord du 6 décembre 2021, modifiés par l'avenant du 17 décembre 2025 ; article 32.3 et article 36.4 de la partie organisation du travail ; article L. 1321-7 du code des transports ; consultés le 29 septembre 2026. Exemples calculés par nos soins.

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6. Durée du travail et repos : le décret socle de 2016 et la convention

La durée du travail dans le rail obéit à des contraintes de sécurité des circulations autant qu'à la protection de la santé des salariés. Le décret n° 2016-755 du 8 juin 2016 fixe le régime applicable aux salariés des entreprises du secteur, avec des règles distinctes pour le personnel roulant, conducteurs et agents d'accompagnement, et pour le personnel sédentaire. La convention reprend et complète ce socle ; sa principale amélioration est une durée annuelle de 1 600 heures, sept heures de moins que les 1 607 heures du décret.

Quelques définitions reviennent partout. La résidence est la zone qui entoure le lieu d'affectation ou de rattachement du salarié, dans une limite fixée par accord d'entreprise sans dépasser 50 kilomètres. Le repos hors résidence, le « découcher » des roulants, est le repos pris hors de cette zone. L'amplitude est l'intervalle entre la fin d'un repos journalier ou périodique et le début du suivant. Le repos périodique dure au moins 24 heures et ne peut être séparé du précédent de plus de six périodes de 24 heures.

Règle du décret de 2016Personnel roulantPersonnel sédentaire
Durée maximale de travail effectif par jour10 h ; 9 h si plus de 2 h 30 dans la période nocturne ; 8 h si plus de 2 h de conduite entre 0 h 30 et 4 h 30 (art. 12)10 h ; 8 h 30 si plus de 2 h 30 dans la période nocturne (art. 26)
Moyenne journalière8 h au plus en moyenne sur trois grandes périodes de travail—
Périodes de repos de 24 h par an115, dont au moins 30 repos doubles, dont 14 sur un samedi-dimanche ou un dimanche-lundi (art. 13)111 (art. 27)
Repos journalier13 h à la résidence, réductible une fois par grande période à 11 h (art. 15) ; 9 h hors résidence, réductible à 8 h une fois toutes les trois grandes périodes (art. 16)12 h, réductible une fois par grande période à 10 h (art. 29)
Repos double réduit—44 h au moins, deux fois toutes les trois grandes périodes, pour les équipes en cycle continu liées au passage des trains (art. 28)

Sources : décret n° 2016-755 du 8 juin 2016, version consolidée, articles 2, 12, 13, 15, 16 et 26 à 29 ; article 1er et article 3 de la partie organisation du travail de la convention ; consultés le 29 septembre 2026.

Le repos hors résidence ouvre droit à compensation quand il est court

Un conducteur qui découche après une journée de service doit bénéficier d'au moins 9 heures de repos consécutives. Le décret admet une réduction à 8 heures, une fois toutes les trois grandes périodes de travail, et prévoit qu'un repos hors résidence inférieur à 11 heures donne lieu à compensation. Les modalités de cette compensation, comme le nombre de découchers successifs admis, sont fixées par les accords collectifs : elles varient d'une entreprise à l'autre.

Deux conséquences pratiques. D'abord, la rémunération annuelle garantie correspond à la durée annuelle de la branche : un salarié à temps partiel dont le contrat prévoit 1 200 heures par an a droit aux trois quarts du seuil de sa classe. Ensuite, les heures accomplies au-delà de la durée de référence sont des heures supplémentaires, payées en plus et exclues elles aussi de la comparaison avec la garantie. Le calcul des heures de nuit, des repos et des majorations se lit dans l'accord d'entreprise, qui doit respecter le décret.

7. Congés payés et événements familiaux : attention aux durées légales

La convention accorde 26 jours ouvrés de congés payés par an, hors jours de fractionnement prévus par le code du travail. C'est un jour de plus que le minimum légal : les 30 jours ouvrables de l'article L. 3141-3 correspondent à 25 jours ouvrés pour une semaine de cinq jours. Chaque salarié doit pouvoir prendre au moins 10 jours ouvrés consécutifs entre le 1er mai et le 31 octobre. Les conjoints et partenaires de PACS qui travaillent dans la même entreprise ont droit à un congé simultané.

Pour les événements familiaux, l'article 19 date de 2016 et n'a pas suivi les réformes récentes de l'article L. 3142-4 du code du travail. Là où la loi est plus favorable, c'est elle qui s'applique : un employeur ne peut pas opposer la durée conventionnelle plus courte. Les jours d'absence sont payés et comptent comme du travail effectif pour les congés.

ÉvénementConvention (art. 19)Code du travail (L. 3142-4)Durée due
Mariage ou PACS du salarié4 jours4 jours4 jours
Mariage d'un enfant2 jours1 jour2 jours
Naissance ou arrivée d'un enfant adopté3 jours3 jours3 jours
Décès d'un enfant5 jours12 jours, 14 si l'enfant avait moins de 25 ans12 ou 14 jours
Décès du conjoint ou partenaire de PACS3 jours3 jours3 jours
Décès du père, de la mère, d'un beau-parent, d'un frère, d'une sœur1 jour3 jours3 jours
Décès d'un grand-parent ou d'un petit-enfant1 jourrien1 jour
Annonce du handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer d'un enfantrien10 jours depuis le 14 juin 202610 jours

Sources : article 19 et article 18 de la partie contrat de travail ; article L. 3142-4 du code du travail, modifié par la loi n° 2026-492 du 12 juin 2026 ; consultés le 29 septembre 2026. Le décès d'un enfant de moins de 25 ans ouvre en outre droit au congé de deuil de 8 jours de l'article L. 3142-1-1.

Deux lignes de la convention sont sous la loi

Une page ou un bulletin qui accorde « 1 jour » pour le décès d'un parent ou « 5 jours » pour le décès d'un enfant reprend la lettre de 2016, périmée : la loi garantit 3 jours et 12 ou 14 jours. Un salarié à qui l'on a retenu des jours d'absence sur cette base peut en demander le rappel.

8. Maladie, frais de santé et prévoyance

En cas d'arrêt de travail pour maladie ou accident, l'article 20 prévoit un complément de salaire à la charge de l'employeur, plus favorable que le minimum légal de l'article L. 1226-1. Il est dû dès un an d'ancienneté dans l'entreprise, à condition de remplir les conditions légales et réglementaires d'indemnisation, et sa durée augmente avec l'ancienneté. Les périodes se calculent sur douze mois glissants.

Ancienneté dans l'entreprise100 % de la rémunération brutePuis 75 %
1 à 5 ans30 premiers jours30 jours suivants
6 à 10 ans60 premiers jours60 jours suivants
11 ans et plus90 premiers jours90 jours suivants

Un délai de carence de 2 jours s'applique en cas de maladie non professionnelle. Les indemnités journalières de la Sécurité sociale et la part des prestations de prévoyance financée par l'employeur sont déduites du complément, et le salarié ne peut pas percevoir plus que la rémunération nette qu'il aurait touchée en travaillant. Exemple : une agente de 7 ans d'ancienneté, arrêtée 80 jours pour une maladie ordinaire, est maintenue à 100 % de sa rémunération brute du 3e au 62e jour, puis à 75 % jusqu'au 80e, sous déduction des indemnités journalières.

Source : article 20 de la partie contrat de travail, en vigueur depuis le 11 novembre 2016, consulté le 29 septembre 2026. Exemple calculé par nos soins, en appliquant la carence au début de l'arrêt.

Côté protection sociale complémentaire, la branche a signé le 23 septembre 2025 un accord qui fixe un socle obligatoire de garanties en frais de santé et en prévoyance. Il a été étendu par arrêté du 16 décembre 2025, publié au Journal officiel du 6 janvier 2026, et s'impose depuis à toutes les entreprises du champ. L'arrêté rappelle qu'un accord d'entreprise peut prévoir ses propres garanties s'il assure des garanties au moins équivalentes. Le tableau détaillé des garanties figure en annexe de l'accord ; nous ne reproduisons ni les taux ni les niveaux de remboursement.

Source : arrêté du 16 décembre 2025 portant extension de l'accord du 23 septembre 2025 (JORF n° 0004 du 6 janvier 2026), consulté le 29 septembre 2026.

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9. Période d'essai, préavis, indemnité de licenciement et retraite

Le chapitre « rupture du contrat » de la convention est l'un de ses points forts : l'indemnité de licenciement y est nettement plus favorable que la loi, et le préavis des cadres est de trois mois dès six mois d'ancienneté. La période d'essai, elle, reprend les durées maximales du code du travail. Pour les salariés soumis à un statut particulier, plusieurs de ces articles s'appliquent sous réserve des règles de ce statut.

La période d'essai (article 7)

Tout contrat à durée indéterminée comporte une période d'essai, qui doit être prévue par écrit dans le contrat : 2 mois pour les ouvriers et employés, 3 mois pour les techniciens et agents de maîtrise, 4 mois pour les cadres. Ce sont les durées de l'article L. 1221-19. Elle peut être renouvelée une fois pour une durée équivalente, si le contrat le prévoit et avec l'accord exprès du salarié, dans la limite de l'article L. 1221-21. Un stage de dernière année d'études suivi d'une embauche dans les trois mois réduit l'essai, de moitié au plus, et intégralement si l'emploi correspond aux missions du stage ; les CDD antérieurs avec le même salarié sont déduits.

Le préavis (articles 21 et 22)

Moins de 6 mois d'ancienneté : 15 joursPour tous, cadres ou non, en cas de démission comme de licenciement hors faute grave ou lourde.
De 6 mois à moins de 2 ans : 1 mois (non-cadres) ou 3 mois (cadres)Le préavis des cadres atteint son maximum dès six mois de services continus chez le même employeur.
2 ans et plus : 2 mois (non-cadres) ou 3 mois (cadres)Pour les non-cadres, c'est le minimum légal de l'article L. 1234-1. Un préavis plus long peut être convenu entre l'employeur et le salarié.

Pendant le préavis de licenciement, et seulement dans ce cas, le salarié peut s'absenter 2 heures par jour de travail effectif pour chercher un emploi, au prorata pour un temps partiel. Les heures sont fixées d'un commun accord et peuvent être regroupées sur le mois ; elles ne réduisent pas le salaire et cessent dès qu'un nouvel emploi est trouvé. Le calculateur de préavis donne la date de fin.

Sources : article 7, article 21.1, article 21.2 et article 22 de la partie contrat de travail, en vigueur depuis le 11 novembre 2016, consultés le 29 septembre 2026.

L'indemnité de licenciement (article 23) : plus favorable que la loi

Dès un an d'ancienneté continue chez le même employeur, le salarié en CDI licencié pour un autre motif qu'une faute grave ou lourde a droit à une indemnité conventionnelle. Son taux dépend de la tranche d'ancienneté atteinte et s'applique à toutes les années, « depuis la première année dans l'entreprise » : 1/3 de mois par année entre 1 et 9 ans, 2/5 de mois par année entre 10 et 19 ans, 1/2 mois par année à partir de 20 ans. Le salaire de référence est celui du code du travail. L'indemnité légale de l'article R. 1234-2, un quart de mois par année jusqu'à 10 ans puis un tiers au-delà, reste due si elle est plus élevée ; c'est le cas entre 8 mois et 1 an d'ancienneté, où seule la loi joue.

Salaire de référence 2 400 €Indemnité conventionnelleIndemnité légale
5 ans d'ancienneté4 000 €3 000 €
12 ans d'ancienneté11 520 €7 600 €
25 ans d'ancienneté30 000 €18 000 €

Le passage d'une tranche à l'autre produit un saut : à 9 ans, l'indemnité conventionnelle vaut 3 mois de salaire ; à 10 ans, elle passe à 4 mois, puisque le taux de 2/5 s'applique alors aux dix années. Le calculateur d'indemnité de licenciement donne le montant légal au mois près, à comparer avec le barème de la branche.

Source : article 23 de la partie contrat de travail, consulté le 29 septembre 2026 ; articles L. 1234-9 et R. 1234-2 du code du travail. Montants calculés par nos soins, années complètes.

Départ et mise à la retraite (articles 24 et 25)

Le salarié qui quitte volontairement l'entreprise pour liquider sa pension perçoit une indemnité de 1/2 mois après 10 ans d'ancienneté, 1 mois après 15 ans, 1,5 mois après 20 ans, 2 mois après 30 ans et 3 mois après 35 ans. Jusqu'à 30 ans, ce barème reprend celui de la loi (article L. 1237-9) ; le palier de 35 ans est un avantage conventionnel. La mise à la retraite à l'initiative de l'employeur ouvre droit à une indemnité égale à l'indemnité légale de licenciement de l'article L. 1234-9. Ces deux articles ne s'appliquent pas aux personnels relevant d'un statut particulier.

Sources : article 24.2 et article 25.2 de la partie contrat de travail, consultés le 29 septembre 2026.

10. Statut SNCF, convention de branche et transfert des salariés

La question revient souvent : un cheminot relève-t-il du statut ou de la convention ? Le code des transports y répond en deux temps. L'article L. 2162-1 rend la convention de branche applicable aux salariés de la SNCF, de SNCF Voyageurs et de SNCF Réseau, ainsi qu'aux autres sociétés du groupe dont l'activité principale entre dans son champ. L'article L. 2101-2 précise que ces sociétés emploient deux catégories de personnel : des salariés régis par un statut particulier, élaboré par décret en Conseil d'État, et des salariés sous le régime des conventions collectives.

Salariés au statut

Recrutés jusqu'au 31 décembre 2019. Le statut prévaut dans les matières qu'il règle. Plusieurs articles de la convention les excluent expressément ou s'appliquent sous réserve de leur statut : période d'essai, indemnités de départ et de mise à la retraite, notamment.

Salariés sous convention

Tous les salariés des entreprises ferroviaires privées et, depuis le 1er janvier 2020, les nouveaux embauchés du groupe public : la loi du 27 juin 2018 a mis fin au recrutement au statut. Ils relèvent de la convention de branche et des accords d'entreprise.

L'ouverture à la concurrence des trains régionaux et des services conventionnés a créé une autre situation : le changement d'attributaire. Quand une autorité organisatrice confie un contrat de service public de transport ferroviaire de voyageurs à un nouvel opérateur, les contrats de travail des salariés qui concourent à l'exploitation et à la continuité du service sont transférés au nouvel employeur. L'article L. 2121-20 du code des transports exige un contrat en cours depuis au moins six mois à la date de notification de l'attribution, condition qui ne joue que pour le premier changement. Le transfert s'accompagne des garanties des articles L. 2121-25 à L. 2121-27 et du maintien de la convention de branche.

La branche a complété ces garanties légales par l'accord du 6 décembre 2021 relatif aux garanties sociales « autres que celles prévues par la loi » attachées aux salariés transférés, étendu par arrêté du 22 avril 2022. Il porte notamment sur le maintien du niveau de rémunération, les facilités de circulation, le logement et le compte épargne-temps. Les salariés au statut transférés conservent, en vertu de la loi, les garanties qui y sont attachées, comme le régime spécial de retraite.

Sources : article L. 2162-1 du code des transports ; article L. 2101-2 du même code ; loi n° 2018-515 du 27 juin 2018, article 3 ; articles L. 2121-20 à L. 2121-27 du code des transports ; accord du 6 décembre 2021 relatif aux garanties sociales des salariés transférés ; consultés le 29 septembre 2026.

11. Ce que nous ne publions pas, et pourquoi

Une page de convention collective n'a de valeur que si chaque chiffre se retrouve dans un texte officiel. Plusieurs informations qui circulent sur la branche ferroviaire n'ont pas pu être confirmées sur une source primaire au 29 septembre 2026 ; nous préférons les signaler plutôt que de les écrire.

Non publié

  • Classe d'entrée de chaque emploi-type (« conducteur = classe X ») et nombre exact d'emplois-types du répertoire : consultez votre contrat ou l'accord du 6 décembre 2021.
  • Mode de décompte de l'ancienneté pour les seuils de rémunération et la prime (entreprise ou branche).
  • Facilités de circulation des salariés et retraités (titre III de l'accord de 2021) : contenu non détaillé ici.
  • Taux de cotisation et garanties chiffrées de l'accord santé et prévoyance du 23 septembre 2025.
  • Primes d'entreprise (traction, découcher, repas, 13e mois) : absentes des textes de branche lus, elles dépendent des accords d'entreprise ou du statut.
  • Amplitude maximale en heures et nombre de repos hors résidence successifs : fixés par les accords collectifs.
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FAQ — Convention collective de la branche ferroviaire

Les six questions les plus posées sur la convention 3217, avec des réponses datées du 29 septembre 2026.

La branche ne fixe pas un salaire mensuel mais une rémunération annuelle garantie par classe et par ancienneté. Selon l'avenant du 17 décembre 2025, applicable depuis le 1er janvier 2026 et étendu par arrêté du 16 mars 2026, elle va de 22 641 € brut par an en classe 1 à l'embauche à 78 296 € en classe 9 après 33 ans. Rapportés sur douze mois, les 22 641 € de la classe 1 représentent 1 886,75 €, soit 19,73 € de plus que le SMIC mensuel du 1er juin 2026.

L'article L. 2162-1 du code des transports rend la convention de branche applicable aux salariés de la SNCF, de SNCF Voyageurs et de SNCF Réseau. Ces sociétés emploient à la fois des salariés au statut et des salariés sous convention collective. Pour les salariés au statut, le statut prévaut dans les matières qu'il règle, et plusieurs articles de la convention les excluent expressément, comme l'indemnité de départ à la retraite. Il n'y a plus de recrutement au statut depuis le 1er janvier 2020.

L'article 13 de l'accord du 6 décembre 2021 prévoit une prime annuelle égale à un pourcentage du salaire de base brut perçu sur les douze mois de l'année. Pour les classes 1 à 6, le taux est de 1,8 % à 3 ans puis progresse de 1,8 point tous les trois ans, jusqu'à 19,8 % à 33 ans. Pour les classes 7 et 8, il va de 0,9 % à 9,9 %. La classe 9 n'en bénéficie pas. Cette prime n'entre pas dans la comparaison avec la rémunération annuelle garantie.

Depuis le 1er janvier 2026, l'entreprise choisit entre deux modalités pour le travail de nuit : une compensation en rémunération égale à 20 % du temps travaillé dans la période nocturne, ou un montant de 4,80 € brut par heure pour les sédentaires et 4,34 € pour les roulants. Chaque heure travaillée un dimanche ou un jour férié donne droit à 4,31 € brut. Ces montants s'ajoutent au salaire.

Le préavis est le même en cas de démission et de licenciement hors faute grave. Pour un non-cadre, il est de 15 jours avant 6 mois d'ancienneté, d'un mois entre 6 mois et 2 ans, et de deux mois au-delà. Pour un cadre, il est de 15 jours avant 6 mois puis de trois mois. Les heures pour rechercher un emploi, deux heures par jour, ne sont prévues qu'en cas de licenciement.

L'article 19 prévoit 5 jours pour le décès d'un enfant, 3 jours pour le décès du conjoint ou du partenaire de PACS et 1 jour pour le décès d'un parent, d'un beau-parent, d'un frère ou d'une sœur. Pour le décès d'un enfant et d'un parent, d'un beau-parent, d'un frère ou d'une sœur, la convention est en dessous de la loi : ce sont les durées de l'article L. 3142-4 du code du travail qui s'appliquent, 12 ou 14 jours et 3 jours. L'annonce du handicap d'un enfant ouvre droit à 10 jours depuis le 14 juin 2026.

Sources officielles

Toutes les valeurs de cette page ont été relues le 29 septembre 2026 sur les documents suivants :

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