Convention Collective des Chaînes de Cafétérias 2026 : Grille de Salaires, Jours Fériés et Droits

Mise à jour : 02/10/2026 Convention collective IDCC 2060 · brochure JORF 3297

Numéro, brochure, codes NAF et texte officiel : voir la fiche technique IDCC 2060. Cette page décrypte les salaires, primes, préavis et droits de la convention.

Employé de restauration, agent polyvalent, cuisinier, caissier, responsable de cafétéria : dans les cafétérias en libre-service exploitées en chaîne, les salariés relèvent de la convention collective nationale des chaînes de cafétérias et assimilés du 28 août 1998. Une petite branche — un peu moins de 10 000 salariés en équivalent temps plein —, souvent installée dans les galeries commerciales, avec ses horaires calés sur les services du midi et du soir et une forte part de temps partiel.

Le premier chiffre à connaître est aussi le plus dérangeant : la grille de salaires n'a pas bougé depuis l'avenant n° 22, applicable au 1er septembre 2024. Deux hausses du SMIC plus tard, sept échelons sur douze sont sous le minimum légal, et c'est le SMIC qui s'applique à une large partie des employés. La convention a pourtant des points forts réels, que l'on retrouve rarement dans la restauration : jusqu'à dix jours fériés plus le 1er mai payés double après un an de présence, un maintien de salaire en cas de maladie qui peut durer 240 jours, un temps partiel plancher de 25 heures, et une indemnité de départ à la retraite due dès cinq ans d'ancienneté.

Elle a aussi ses angles morts : aucune prime d'ancienneté, aucun 13e mois, aucune majoration du dimanche, et plusieurs clauses de 1998 que la loi a dépassées depuis — la durée du travail à 39 heures, les périodes d'essai, l'indemnité de licenciement ou certains congés pour événements familiaux. Cette page dit, pour chacune, ce qui s'applique réellement aujourd'hui. Ce qui n'a pas pu être vérifié figure dans une section dédiée.

Êtes-vous bien couvert par la convention des cafétérias ?

L'article 1er pose des critères cumulatifs, et c'est l'un des champs les plus précis de la restauration : un établissement d'une chaîne d'au moins trois établissements sous une enseigne commerciale identique, dont l'activité principale est de préparer et vendre des aliments et boissons variés présentés en libre-service, que le client dispose sur son plateau et paie avant de consommer. La convention s'applique en métropole et dans les départements d'outre-mer.

IDCC 2060 — Chaînes de cafétérias Libre-service à plateau, paiement en caisse avant le repas, au moins trois établissements sous la même enseigne. Le personnel d'exploitation, de cuisine, de caisse, d'entretien et d'encadrement de ces établissements est couvert.
Restaurant avec service : la convention HCR Les textes de la convention des hôtels, cafés, restaurants excluent expressément les chaînes de cafétérias définies ci-contre, avec les mêmes mots. Un restaurant traditionnel avec service à table, ou une cafétéria qui n'appartient pas à une chaîne de trois établissements, ne remplit pas le critère du 2060.
Vente au comptoir : la restauration rapide La convention de la restauration rapide vise les entreprises qui vendent exclusivement au comptoir des aliments et boissons en conditionnements jetables, à consommer sur place ou à emporter. Le plateau garni en libre-service puis payé en caisse est la marque de la cafétéria.
Self d'entreprise ou d'hôpital : la restauration collective Le self d'une entreprise, d'une école, d'un hôpital ou d'une maison de retraite, exploité par un prestataire, relève le plus souvent de la convention de la restauration collective : elle couvre les repas fournis aux personnes dans leur cadre de travail ou de vie, à l'intérieur de collectivités. Même plateau, autre convention.

Le code NAF 56.10B est un indice, pas une preuve

La convention cite le code 55.3A de la nomenclature de 1993. Son équivalent actuel est le 56.10B « cafétérias et autres libres-services ». Mais le texte dit « relevant principalement », et le critère décisif reste l'activité réelle plus l'appartenance à une chaîne : une cafétéria indépendante codée 56.10B n'entre pas dans le champ. Le réflexe fiable est la mention de la convention sur votre bulletin de paie, obligatoire depuis l'article R. 3243-1 du code du travail.

Pour la carte d'identité technique du numéro — brochure, état du texte, liens Légifrance —, voir la fiche IDCC 2060.

1. Grille 2026 étendue : une grille de 2024 rattrapée par deux SMIC

La grille en vigueur est celle de l'avenant n° 22 du 11 avril 2024, signé par le GHR côté employeurs et par la CFDT et la CFTC côté salariés. Son article 5 prévoyait une clause de revoyure en décembre 2024 ; aucun texte n'en est sorti, et aucun avenant salaires plus récent n'a été publié au 2 octobre 2026. Entre-temps, le SMIC est passé à 12,02 € au 1er janvier 2026, puis à 12,31 € au 1er juin 2026. Résultat : tout le niveau I, tout le niveau II et le premier échelon du niveau III sont désormais sous le minimum légal.

  • 11 avril 2024 — signature de l'avenant n° 22 relatif aux salaires (GHR, CFDT, CFTC).
  • 19 août 2024 — étendu par arrêté publié au Journal officiel du 23 août 2024, sans réserve ni exclusion.
  • 1er septembre 2024 — la grille s'applique à toutes les chaînes de la branche (premier jour du mois qui suit la publication de l'arrêté, selon l'article 6 de l'avenant).
  • 1er janvier 2026 — SMIC à 12,02 €/h : six échelons (I.1 à II.3) sont sous le SMIC.
  • 1er juin 2026 — SMIC à 12,31 €/h : le III.1 décroche à son tour. Sept échelons sur douze sont sous le SMIC.

Employés et agents de maîtrise — taux horaires, base 151,67 h

Les lignes barrées sont celles dont le minimum conventionnel est devenu inférieur au SMIC, qui s'y substitue de plein droit. Remarquez l'écrasement du bas de grille : entre l'échelon I.1 et l'échelon II.3, six marches de 5 à 10 centimes que le SMIC efface entièrement. Concrètement, un employé débutant et un employé confirmé du niveau II touchent aujourd'hui le même salaire minimum.

NiveauÉchelonTaux horaireMensuel 151,67 hÉcart au SMIC (mois)
I Employé111,70 €
12,31 €*
1 774,54 €
1 867,02 €*
− 92,48 €
I Employé211,75 €
12,31 €*
1 782,12 €
1 867,02 €*
− 84,90 €
I Employé311,80 €
12,31 €*
1 789,71 €
1 867,02 €*
− 77,31 €
II Employé111,90 €
12,31 €*
1 804,87 €
1 867,02 €*
− 62,15 €
II Employé211,95 €
12,31 €*
1 812,46 €
1 867,02 €*
− 54,56 €
II Employé312,00 €
12,31 €*
1 820,04 €
1 867,02 €*
− 46,98 €
III Employé112,20 €
12,31 €*
1 850,37 €
1 867,02 €*
− 16,65 €
III Employé212,40 €1 880,71 €+ 13,69 €
III Employé312,80 €1 941,38 €+ 74,36 €
IV Maîtrise113,00 €1 971,71 €+ 104,69 €
IV Maîtrise213,30 €2 017,21 €+ 150,19 €
IV Maîtrise314,10 €2 138,55 €+ 271,53 €

Ce que montre le graphique

Chaque barre est le taux horaire minimum d'un échelon ; la ligne rouge est le SMIC du 1er juin 2026. Les sept premières barres passent sous la ligne. La marge du premier échelon qui la dépasse, le III.2, n'est que de 9 centimes de l'heure : la prochaine revalorisation du SMIC, si elle n'est pas suivie d'un avenant, le fera décrocher à son tour. Les agents de maîtrise gardent, eux, entre 69 centimes et 1,79 € d'avance.

Les cadres du niveau V ne sont pas payés à l'heure : l'avenant leur fixe une rémunération annuelle brute minimale, présentée dans le tableau ci-contre, sans lien avec le SMIC horaire.

CadresAnnuel brutSoit par mois
V.134 000 €2 833,33 €
V.246 368 €3 864,00 €
V.347 500 €3 958,33 €

Source : avenant n° 22 du 11 avril 2024 relatif aux salaires, article 2, étendu par arrêté du 19 août 2024 (JORF n° 0200 du 23 août 2024), effet au 1er septembre 2024 ; montants identiques sur deux sources secondaires. Mensuels calculés par nos soins (taux × 151,67 h ; cadres : annuel ÷ 12). * Échelons I.1 à III.1 : minimum conventionnel inférieur au SMIC en vigueur depuis le 1er juin 2026 (12,31 €/h, 1 867,02 €/mois) — c'est le SMIC qui est dû.

Le SMIC s'impose, mais l'échelon garde son sens

Un échelon rattrapé par le SMIC ne disparaît pas : il continue de définir votre classement, qui conditionne votre préavis, votre éventuelle promotion et le minimum qui s'appliquera dès que la branche signera une nouvelle grille. Vérifiez donc que votre niveau et votre échelon figurent bien sur votre contrat — l'article 11 de la convention en fait une mention obligatoire — et sur votre bulletin. Le passage de l'échelon I.1 à l'échelon I.2 est par ailleurs automatique après un an de service continu dans la branche au cours des trois dernières années, dont six mois dans l'entreprise.

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2. Simulateur : votre salaire minimum du mois, nuit et jours fériés compris

Choisissez votre échelon et votre durée de travail : le simulateur applique la grille de l'avenant n° 22, place le SMIC en plancher quand l'échelon est passé dessous, puis ajoute les deux majorations propres à la branche — les heures faites entre minuit et 6 heures (+ 15 %) et les heures de jours fériés payées double. Le 1er mai est traité à part, parce que la loi le paie double pour tout le monde, sans condition d'ancienneté.

Minimum conventionnel — avenant n° 22, applicable depuis le 1er septembre 2024

151,67 h = temps plein ; 108,33 h = 25 h par semaine.

Minimum brut du mois
—

Constantes du 02/10/2026 : grille de l'avenant n° 22 du 11/04/2024, étendu le 19/08/2024 (JORF du 23/08/2024), effet 01/09/2024 ; SMIC 12,31 €/h depuis le 01/06/2026 ; nuit + 15 % de 0 h à 6 h (article 14) ; jours fériés payés double dans la limite de 10 par an après un an de présence (article 31) ; 1er mai payé double (article L. 3133-6). Les cadres du niveau V, en minimum annuel, sont ramenés au mois et ne sont pas concernés par les majorations horaires. Net estimé avec un coefficient de 0,78 : estimation, pas un calcul de paie.

Pour passer du brut au net exact selon votre statut et votre mutuelle, utilisez la calculatrice brut / net. Et pour un mois chargé en heures de nuit ou en fériés, le calculateur d'heures majorées détaille chaque ligne.

3. Classification : cinq niveaux, trois échelons, et des CQP qui font monter

La classification, réécrite par l'avenant n° 15 de 2017, repose sur une méthode à cinq critères classants de même poids : compétences et connaissances, contenu de l'activité, autonomie, responsabilité, et attitudes commerciales — ce dernier critère dit beaucoup d'un métier où chacun passe de la ligne de self à la caisse. L'article 37 insiste d'ailleurs sur la pluricompétence : chaque salarié peut participer « alternativement ou successivement » aux différentes tâches de l'établissement.

Niveaux I à III — employés

Neuf échelons, de l'entrée dans le métier à l'employé confirmé. Repères cités par la grille : CQP RECAPE ou deux ans d'expérience dans la branche pour le I.2, CQP Pôle pour le I.3, CAP cuisinier ou deux CQP Pôle pour le II.1, CQP Agent de restauration au-delà.

Niveau IV — agents de maîtrise

Trois échelons pour l'encadrement de proximité. Le IV.1 est repéré par un BTS hôtellerie-restauration, un diplôme de l'enseignement supérieur ou le CQP Assistant d'exploitation.

Niveau V — cadres

Trois échelons en minimum annuel. Un avenant de 2003 précise que les directeurs de cafétéria classés cadres sont expressément exclus de la catégorie des cadres dirigeants : la durée du travail leur reste applicable.

Les quatre certificats de qualification professionnelle de la branche — RECAPE, Pôle, Agent de restauration et Assistant d'exploitation — servent donc directement de repères de classement. Ils sont pilotés par la commission paritaire nationale de l'emploi et de la formation de la branche, avec l'OPCO AKTO, qui finance aussi la reconversion ou promotion par alternance (Pro-A, accord du 10 décembre 2020). Pour un salarié bloqué au SMIC en bas de grille, la certification est la voie la plus directe pour atteindre le III.2, premier échelon réellement au-dessus du minimum légal.

Promotion : une période probatoire avec prime

L'article 17 encadre les promotions : le salarié promu peut être soumis à une période probatoire, au plus égale à la période d'essai de sa nouvelle catégorie, pendant laquelle il touche une prime et au moins le minimum du nouveau poste. Si l'essai n'est pas concluant, le retour à l'ancien poste ne constitue pas une rétrogradation. Pour situer votre salaire par rapport au marché, au-delà des minima, les salaires observés en hôtellerie-restauration donnent des repères par métier.

4. Durée du travail, repos, nuit et dimanche : ce qui est majoré et ce qui ne l'est pas

L'article 22 fixe toujours la durée du travail « à 39 heures pour l'ensemble du personnel ». Cette phrase date de 1998 et n'a plus de portée : c'est la durée légale de 35 heures de l'article L. 3121-27 du code du travail qui s'applique, et les heures au-delà sont des heures supplémentaires. La convention n'en fixe ni majoration propre ni contingent : ce sont ceux de la loi, soit + 25 % pour les huit premières heures et + 50 % au-delà (article L. 3121-36), « payées ou compensées dans les conditions prévues par la loi » (article 24). Le même article 22 exclut du temps de travail effectif le temps d'habillage et les repas.

+ 15 %
heures entre 0 h et 6 h, tout salarié
8 %
de repos compensateur pour le travailleur de nuit
2 jours
de repos par semaine, par journées entières
0 %
de majoration conventionnelle le dimanche

Le travail de nuit : deux mécanismes qui se cumulent

L'article 14, réécrit en 2003, distingue deux choses. D'abord, toute heure travaillée entre minuit et 6 heures est majorée de 15 % du taux horaire, pour n'importe quel salarié, même occasionnellement. Ensuite, le travailleur de nuit — celui qui fait, selon son horaire habituel, au moins trois heures dans la plage de 22 heures à 7 heures au moins deux fois par semaine, ou au moins 360 heures dans cette plage sur l'année — a droit en plus à un repos compensateur égal à 8 % des heures faites dans la plage de nuit. Exemple : 600 heures de nuit dans l'année ouvrent 48 heures de repos. L'extension de cet article a été faite sous réserve des règles légales sur le recours au travail de nuit, qui exige un accord collectif (article L. 3122-1 et suivants).

Le repos : deux jours, et un week-end toutes les quatre semaines

L'article 25 accorde deux jours de repos par semaine, pris par journées entières, consécutifs ou non, et pouvant changer d'une semaine à l'autre. La seule garantie liée au dimanche est celle-ci : au moins toutes les quatre semaines, deux jours accolés incluant le dimanche (samedi-dimanche ou dimanche-lundi). Entre deux journées, le repos est d'au moins 11 heures consécutives, porté à 12 heures pour les moins de 18 ans et pour les salariés qui terminent leur service entre minuit et 6 heures (article 23).

Le dimanche n'est pas majoré

Travailler le dimanche en cafétéria n'ouvre droit à aucune majoration conventionnelle : rien dans la convention ni dans ses avenants ne le prévoit. Une majoration ne peut venir que d'un accord d'entreprise, du contrat de travail ou d'un usage. Le dimanche reste un jour de travail ordinaire, simplement encadré par la règle des deux jours de repos accolés toutes les quatre semaines.

Protection de la grossesse : à partir du quatrième mois précédant la date présumée de l'accouchement, les salariées enceintes qui travaillent en exploitation bénéficient d'une réduction de 15 minutes par séquence de travail de 4 heures ou plus, dont les modalités sont fixées avec l'employeur.

Source : convention collective des chaînes de cafétérias, articles 14 (rédaction de l'avenant n° 1 du 2 décembre 2003), 22, 23, 24 et 25.

5. Jours fériés : dix jours plus le 1er mai, payés double ou compensés

C'est l'avantage le plus concret de la branche. L'avenant n° 12 du 16 septembre 2011 a fixé une montée en charge en trois ans, achevée en 2014 : pour le personnel présent depuis plus d'un an, jusqu'à 10 jours fériés travaillés par an, plus le 1er mai, sont payés double ou compensés par un repos, au choix de l'employeur. La liste des jours concernés est arrêtée par l'employeur au cours du dernier trimestre de l'année précédente.

Situation le jour fériéCe que prévoit la convention (article 31)
Férié travaillé, salarié présent depuis plus d'un an, jour de la listePayé double ou compensé par un repos, au choix de l'employeur
Férié chômé dans l'établissementSalaire maintenu
Férié tombant sur un jour de repos du salariéAucune compensation
Salarié présent depuis moins d'un anPas de droit conventionnel au paiement double (sauf 1er mai, par la loi)
1er mai travailléloi Indemnité égale au salaire en plus, pour tout salarié (L. 3133-6)

Source : article 31, rédaction de l'avenant n° 12 du 16 septembre 2011 ; article L. 3133-6 du code du travail pour le 1er mai.

Exemple chiffré : un employé au SMIC le 14 juillet

Un employé de niveau II, présent depuis trois ans, payé au SMIC parce que son échelon est passé dessous, travaille 7 heures le 14 juillet. Si ce jour figure dans la liste de l'employeur et que celui-ci choisit le paiement, ces 7 heures sont payées double : 7 × 12,31 € = 86,17 € brut en plus de son salaire habituel. Si l'employeur choisit la compensation, il récupère l'équivalent en repos. Le même salarié travaillant le 1er mai touche ce supplément quoi qu'il arrive, et même s'il avait été embauché le mois précédent.

Pour comparer ce régime avec celui des branches voisines, l'outil jours fériés par convention collective recense les règles de chaque convention.

6. Temps partiel : 25 heures minimum, une seule coupure, et des compléments d'heures encadrés

Dans un métier rythmé par les coups de feu du midi et du soir, le temps partiel est structurant, et la branche l'a encadré plus strictement que la loi. Depuis l'avenant n° 1 du 2 décembre 2003, la durée du travail d'un salarié à temps partiel ne peut être inférieure à 25 heures par semaine (ou l'équivalent mensuel, trimestriel ou annuel), soit une heure de plus que le plancher légal de 24 heures de l'article L. 3123-27. Deux exceptions : les étudiants qui travaillent en marge de leurs études, et les salariés qui demandent une durée plus courte pour des raisons personnelles ou familiales.

2 heures d'affilée au minimum

Aucune journée de temps partiel ne peut compter moins de deux heures consécutives de travail.

Une coupure, 4 heures au plus

En plus des pauses, une seule interruption d'activité par jour, qui ne peut dépasser quatre heures.

Coupure de plus de 2 h : 2 × 3 h

En contrepartie, chacune des deux séquences de travail de la journée dure alors au moins trois heures.

Prévenance de 3 jours ouvrés

Les horaires de la semaine sont affichés deux semaines à l'avance ; un changement exige au moins trois jours ouvrés de préavis.

Heures complémentaires et avenants « compléments d'heures »

Les heures complémentaires sont possibles jusqu'au tiers de la durée prévue au contrat. Si l'horaire réel dépasse le contrat de deux heures ou plus par semaine pendant douze semaines consécutives, le contrat doit être revu. Depuis l'accord du 7 juillet 2015, l'employeur peut aussi proposer aux volontaires des avenants temporaires de compléments d'heures : dix au maximum par an, pour 28 semaines en tout. Les heures prévues par ces avenants sont payées au taux normal jusqu'à 100 heures par an, puis majorées de 5 % ; les heures faites au-delà de l'avenant sont des heures complémentaires majorées de 25 %.

Exemple : un contrat de 25 heures

Une employée à 25 heures par semaine peut faire jusqu'à 8 h 20 d'heures complémentaires (le tiers de son contrat). Si elle accepte un avenant qui la porte à 30 heures pendant quatre semaines de vacances scolaires, ces 20 heures sont payées au taux normal tant que son total annuel d'heures d'avenant reste sous 100 heures. Si, pendant ces semaines, elle travaille 32 heures, les deux heures au-delà de l'avenant sont majorées de 25 %. Payée au SMIC, son salaire de base de 25 heures représente 108,33 heures par mois, soit 1 333,54 € brut.

Source : article 13 (rédaction de l'avenant n° 1 du 2 décembre 2003) et accord du 7 juillet 2015, article 2, étendu sous réserve de l'article L. 3123-25 du code du travail.

7. Primes et avantages : ce que la convention prévoit, et les trois qu'elle ne prévoit pas

L'inventaire est court, et il vaut mieux le connaître exactement : beaucoup de sites prêtent à cette branche des primes qui viennent en réalité d'autres conventions de la restauration. Au niveau de la branche, seuls trois avantages sont prévus — le régime du repas, la tenue de travail et la prime de promotion. Le reste dépend de votre entreprise.

Le repas prévu

Le contrat doit mentionner l'avantage en nature ou l'indemnité de nourriture. L'employeur ne peut pas réclamer au salarié qui mange sur place plus que l'évaluation réglementaire de l'avantage en nature. Et depuis l'avenant n° 3 de 2005, le « demi-avantage nourriture » n'est plus déduit pour vérifier le respect du minimum.

La tenue prévu

Toute tenue imposée est fournie par l'établissement, qui doit la blanchir ou verser une indemnité de blanchissage d'au moins un minimum garanti par mois travaillé (article 19), soit 4,35 € depuis le 1er juin 2026.

La prime de promotion prévu

Versée pendant la période probatoire qui suit une promotion (article 17). Son montant n'est pas fixé par la convention.

Prime d'ancienneté absente

Ni dans le texte de 1998, ni dans aucun avenant. Les barèmes « 3 % après 3 ans » qui circulent n'ont aucune base dans cette convention.

13e mois absent

Aucun 13e mois ni prime annuelle de branche. Le seul texte qui évoque des primes annuelles, un accord de 2009 lié à la baisse de TVA, se contente de mentionner celles qui existent dans les entreprises.

Prime du dimanche absente

Aucune majoration conventionnelle du dimanche (voir section 4). Seuls la nuit et les jours fériés sont majorés par la branche.

MG et SMIC : deux valeurs à ne pas confondre

L'indemnité de blanchissage est exprimée en minimum garanti, la valeur de référence de l'article L. 3231-12, qui sert aussi à évaluer les avantages en nature repas. Il vaut 4,35 € depuis le 1er juin 2026 (4,25 € auparavant), soit environ trois fois moins que le SMIC horaire. Un « MG par mois », c'est donc 4,35 € au minimum — un plancher que beaucoup d'entreprises dépassent par accord.

Source : convention des chaînes de cafétérias, articles 11, 17 et 19 ; avenant n° 3 du 9 mai 2005, article 2 ; minimum garanti : arrêté du 22 mai 2026.

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8. Congés : deux jours d'ancienneté, des jours pour enfant payés à 80 %, et des congés familiaux dépassés par la loi

Les congés payés suivent le droit commun : 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif (article L. 3141-3), sur une période de référence du 1er juin au 31 mai, avec un congé principal pris entre le 1er mai et le 31 octobre. L'indemnité est calculée au dixième de la rémunération, avantages nourriture compris, ou par maintien du salaire, selon la formule la plus favorable. La convention ajoute trois avantages qui lui sont propres.

  • Après 10 ans de présence — 2 jours de congés supplémentaires par an, dès que les dix ans sont révolus à l'ouverture de la période de référence (article 28).
  • Enfant de moins de 16 ans hospitalisé — 5 jours d'absence payés à 80 %, après un an d'ancienneté (article 30).
  • Enfant de 10 ans au plus malade ou accidenté — sur les jours de congé légaux non rémunérés, 2 jours payés à 80 % après trois ans d'ancienneté (article 30).

Événements familiaux : la convention face à la loi de 2026

L'article 29 n'a pas été révisé depuis 1998, alors que l'article L. 3142-4 du code du travail a été relevé à plusieurs reprises. Résultat : pour plusieurs décès, la durée conventionnelle est désormais inférieure au minimum légal, et c'est la loi qui s'applique. La convention garde un avantage propre pour les beaux-frères, belles-sœurs et grands-parents, que la loi ne vise pas.

ÉvénementConvention (art. 29)Loi (L. 3142-4)Ce qui s'applique
Mariage ou PACS du salarié4 j (mariage)4 j4 j, PACS compris
Mariage d'un enfant1 j1 j1 j
Naissance ou adoption3 j3 j3 j
Décès du conjoint, partenaire de PACS ou concubin3 j (conjoint)3 j3 j
Décès d'un enfant3 j12 j ouvrables, 14 j dans certains cas, + congé de deuil de 8 jla loi
Décès du père ou de la mère2 j3 jla loi
Décès d'un frère, d'une sœur, d'un beau-parent1 j3 jla loi
Décès d'un beau-frère, d'une belle-sœur, d'un grand-parent1 j—la convention
Annonce du handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer d'un enfant—10 j depuis le 14 juin 2026la loi
Déménagement à la demande de l'employeur1 j—la convention

Source : convention des chaînes de cafétérias, articles 26 à 30 ; article L. 3142-4 du code du travail, dans sa version modifiée par la loi n° 2026-492 du 12 juin 2026 (dix jours pour l'annonce du handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer d'un enfant). Les jours conventionnels sont accordés sans condition d'ancienneté et ne réduisent pas le salaire.

9. Maladie, accident du travail, prévoyance : sept jours de carence, mais jusqu'à 240 jours couverts

Le régime de maintien de salaire de l'article 32 est l'un des plus atypiques de la restauration. Il démarre dès un an d'ancienneté, comme le minimum légal de l'article L. 1226-1, avec le même délai de carence de sept jours à chaque arrêt, quelle que soit l'ancienneté. Mais il dure bien plus longtemps : 183 jours dès la première année, et 240 jours à partir de cinq ans, quand le régime légal démarre à 60 jours d'indemnisation (30 jours à 90 % puis 30 jours aux deux tiers du brut). Les partenaires sociaux le rappellent eux-mêmes en 2009 : le dispositif est « nettement plus favorable » que le régime général.

Un taux exprimé en salaire net

Les pourcentages de la convention portent sur le salaire net que vous auriez perçu, et s'entendent indemnités journalières de la Sécurité sociale et prévoyance comprises. L'employeur verse la différence. Les durées s'apprécient sur les douze mois qui précèdent l'arrêt : deux arrêts dans l'année consomment le même crédit de jours.

AnciennetéPériode indemniséeNet garanti
1 an à moins de 3 ansdu 8e au 38e jour90 %
du 39e au 183e jour70 %
3 ans à moins de 5 ansdu 8e au 38e jour90 %
du 39e au 90e jour80 %
du 91e au 183e jour70 %
5 ans et plusdu 8e au 90e jour90 %
du 91e au 240e jour70 %

Certificat médical à transmettre sous 48 heures. Carence de 7 jours à chaque arrêt.

AnciennetéPériode indemniséeNet garanti
6 mois à moins de 3 ansdu 1er au 183e jour80 %
3 ans à moins de 5 ansdu 1er au 30e jour90 %
du 31e au 183e jour85 %
5 ans et plusdu 1er au 240e jour90 %

Aucune carence en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle, et droit ouvert dès 6 mois d'ancienneté.

Source : article 32 de la convention des chaînes de cafétérias, rédaction de l'avenant n° 9 du 24 juillet 2009, étendu sous réserve de l'accord national interprofessionnel de mensualisation.

Simulateur : vos jours couverts pendant un arrêt

Indiquez votre ancienneté et la durée de l'arrêt : le simulateur découpe l'arrêt selon le barème de l'article 32 et calcule le net garanti (Sécurité sociale comprise) à partir de votre salaire net habituel. Il suppose qu'aucun autre arrêt n'a été indemnisé dans les douze mois précédents.

Net garanti sur l'arrêt (IJSS comprises)
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Barème de l'article 32 (avenant n° 9 du 24/07/2009). Salaire journalier pris égal au net mensuel × 12 / 365. Résultat indicatif : la part réellement versée par l'employeur dépend du montant de vos indemnités journalières.

Prévoyance : un socle de branche, un assureur au choix

Deux accords étendus organisent la prévoyance. Celui du 24 juillet 2009 impose un régime minimal à tous les salariés ayant six mois d'ancienneté : capital décès de 100 % du salaire de référence (130 % si le salarié était marié), rente éducation de 12 % par enfant et par an, rente d'invalidité de 20 % par an pour les 2e et 3e catégories. Celui du 14 mai 2010 ajoute, après douze mois d'ancienneté, une garantie incapacité qui prend le relais du maintien de salaire, au 184e ou au 241e jour, à hauteur de 70 % du salaire brut de référence, indemnités journalières déduites. Dans les deux cas, la cotisation est partagée à parts égales et l'entreprise choisit librement son assureur : aucun taux n'est fixé par la branche. Il n'existe pas non plus d'accord de branche sur la complémentaire santé, seule l'obligation légale s'applique.

Source : accords de prévoyance du 24 juillet 2009 et du 14 mai 2010, étendus, consultables dans les textes attachés à la convention.

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10. Essai, préavis, licenciement : trois clauses de 1998 que la loi a dépassées

La rupture du contrat est le chapitre où l'âge du texte se voit le plus. Les préavis restent pleinement applicables, et ils sont même plus favorables que la loi pour les cadres licenciés. En revanche, la période d'essai et l'indemnité de licenciement prévues en 1998 ont été dépassées par les réformes de 2008 et de 2017 : les appliquer telles qu'elles sont écrites serait une erreur.

AnciennetéPréavis de démissionPréavis de licenciement
Moins de 6 mois8 jours8 jours
6 mois à moins de 2 ans15 jours1 mois
2 ans et plus1 mois2 mois
AnciennetéPréavis de démissionPréavis de licenciement
Moins de 6 mois15 jours15 jours
6 mois à moins de 2 ans1 mois1 mois
2 ans et plus2 mois2 mois
AnciennetéPréavis de démissionPréavis de licenciement
Moins de 6 mois1 mois1 mois
6 mois à moins de 2 ans2 mois3 mois
2 ans et plus3 mois3 mois

Cadres supérieurs : le préavis est fixé par le contrat de travail.

Source : article 33 de la convention des chaînes de cafétérias (« sauf accord entre les parties ») ; minimum légal du licenciement : article L. 1234-1 (1 mois de 6 mois à 2 ans, 2 mois au-delà). La démission doit être confirmée par lettre recommandée ou remise en main propre contre décharge.

En cas de licenciement — pas de démission —, le salarié peut s'absenter 2 heures par jour de travail pendant le préavis pour chercher un emploi, sans perte de salaire, dans la limite mensuelle de sa durée hebdomadaire de travail. Ces heures sont fixées d'un commun accord ou, à défaut, un jour par l'employeur et un jour par le salarié, en dehors des heures principales de service des repas. Elles peuvent être regroupées, et le droit s'arrête dès que le salarié a retrouvé un emploi. Pour poser les dates exactes, utilisez le calculateur de préavis.

Période d'essai : ce sont les maxima légaux

L'article 12 prévoit encore 1 mois pour les employés, 2 mois pour la maîtrise et 3 mois pour les cadres, renouvelables une fois. Ces durées plus courtes, fixées par un accord antérieur à la loi du 25 juin 2008, ont cessé de s'appliquer le 30 juin 2009. Ce sont désormais les durées de l'article L. 1221-19 qui jouent comme plafonds : 2 mois pour les employés, 3 mois pour les agents de maîtrise, 4 mois pour les cadres, le contrat pouvant prévoir moins. Le renouvellement, que la convention autorise une fois, doit être écrit et notifié avant la fin de la première période.

Indemnité de licenciement : la loi est plus favorable

L'article 35 accorde, dès un an d'ancienneté, 1/5 de mois de salaire par année, plus 2/15 de mois par année au-delà de dix ans. Le barème légal de l'article R. 1234-2 donne 1/4 de mois par année jusqu'à dix ans, puis 1/3, et il est dû dès huit mois d'ancienneté. Au-delà de dix ans, les deux formules donnent le même tiers de mois : la loi l'emporte donc toujours. Faites le calcul avec le simulateur d'indemnité de licenciement, en barème légal.

Exemple chiffré : un employé licencié après 6 ans

Avec un salaire de référence de 1 900 € brut, la formule conventionnelle donne 6 × 1/5 × 1 900 = 2 280 €. Le barème légal donne 6 × 1/4 × 1 900 = 2 850 €. C'est ce second montant qui est dû. Le préavis est de 2 mois, assorti des 2 heures par jour de recherche d'emploi.

11. Départ à la retraite : une indemnité dès cinq ans d'ancienneté

C'est l'autre point fort de la convention. Le salarié qui part volontairement à la retraite touche une indemnité dès cinq ans d'ancienneté, quand la loi n'en prévoit qu'à partir de dix ans, et le barème monte plus vite : trois mois de salaire au-delà de trente ans (trois mois et demi pour un cadre), contre deux mois dans le code du travail. Pour la mise à la retraite à l'initiative de l'employeur, en revanche, le barème conventionnel de 2006 a été exclu de l'extension : il ne vaut que dans les entreprises adhérentes à l'organisation signataire, et c'est l'indemnité légale de licenciement qui sert de plancher pour les autres.

AnciennetéNon-cadresCadresLoi (départ volontaire)
De 5 à moins de 10 ans1/2 mois1/2 mois—
De 10 à moins de 15 ans1 mois1 mois1/2 mois
De 15 à moins de 20 ans1,5 mois2 mois1 mois
De 20 à moins de 25 ans2 mois2,5 mois1,5 mois
De 25 à moins de 30 ans2,5 mois3 mois1,5 mois
Plus de 30 ans3 mois3,5 mois2 mois

Source : article 36.1 de la convention des chaînes de cafétérias ; article 36.2 (mise à la retraite) exclu de l'extension par l'arrêté du 12 décembre 2006 ; barème légal du départ volontaire : article D. 1237-1 du code du travail.

Simulateur : votre indemnité de départ volontaire à la retraite

Pour un départ à exactement 30 ans d'ancienneté, le texte (« de 25 à moins de 30 ans », puis « plus de 30 ans ») laisse un doute : le simulateur retient le palier supérieur à partir de 30 ans.

Indemnité brute
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12. Ce que nous ne publions pas, et pourquoi

Cette page ne publie que ce qui a pu être lu dans le texte officiel ou recoupé par deux sources concordantes. Les points suivants n'ont pas pu l'être au 2 octobre 2026 ; ils sont signalés plutôt que comblés par une valeur plausible.

  • Un avenant salaires postérieur au n° 22. Aucun n'a été trouvé, ni signé ni en attente d'extension. Si votre employeur applique une grille plus récente, c'est soit un accord d'entreprise, soit un texte qui n'était pas encore publié à cette date.
  • Les avenants n° 19, 20 et 21. Le n° 22 suit directement le n° 18 dans les textes publiés ; leur objet n'est pas connu.
  • La règle « cadres au moins au plafond de la Sécurité sociale ». Un avenant de 2005 liait le minimum de deux échelons cadres au plafond annuel de la Sécurité sociale. Les minima de 2024 ne suivent plus cette règle (le V.2, à 46 368 €, correspond au plafond de 2024) ; savoir si elle s'impose encore demande une analyse juridique que nous n'avons pas faite. Nous ne l'écrivons pas comme une obligation.
  • La portée exacte de l'exclusion de 2004 sur le temps partiel. L'arrêté d'extension du 7 juin 2004 a exclu « certains termes » de l'article 13 sans que le détail soit restitué.
  • Les taux de cotisation de prévoyance, qui dépendent du contrat de chaque entreprise, et la liste des emplois repères, dont l'annexe est mal restituée sur Légifrance.
  • Les effectifs en personnes physiques. Seul le chiffre de l'observatoire de l'OPCO AKTO, d'après France Compétences, est publié ici : 275 entreprises et 9 676 salariés en équivalent temps plein en 2024, dont 407 alternants.
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FAQ — Convention des chaînes de cafétérias

Les sept questions les plus posées sur la convention des cafétérias, avec des réponses datées du 2 octobre 2026.

C'est toujours celle de l'avenant n° 22 du 11 avril 2024, étendu par arrêté du 19 août 2024 publié au Journal officiel du 23 août 2024 et applicable depuis le 1er septembre 2024. Aucun avenant salaires plus récent n'a été publié au 2 octobre 2026. Les employés des niveaux I à III vont de 11,70 € à 12,80 € de l'heure, les agents de maîtrise du niveau IV de 13,00 € à 14,10 €, et les cadres du niveau V ont des minima annuels de 34 000 €, 46 368 € et 47 500 €. Depuis la hausse du SMIC du 1er juin 2026 à 12,31 € de l'heure, les sept premiers échelons sont sous le minimum légal : c'est le SMIC qui leur est dû.

Sept échelons sur douze depuis le 1er juin 2026 : les trois échelons du niveau I (11,70 €, 11,75 € et 11,80 € de l'heure), les trois du niveau II (11,90 €, 11,95 € et 12,00 €) et le premier échelon du niveau III (12,20 €). Pour ces salariés, l'employeur doit verser au moins le SMIC, soit 12,31 € de l'heure et 1 867,02 € brut par mois pour un temps plein. L'échelon I.1 est 92,48 € par mois en dessous. Le premier échelon qui dépasse le SMIC est le III.2, à 12,40 €, avec une marge de 9 centimes de l'heure seulement.

La nuit oui, le dimanche non. Toute heure travaillée entre minuit et 6 heures du matin est majorée de 15 % du taux horaire, quel que soit le salarié. Le travailleur de nuit, c'est-à-dire celui qui fait régulièrement au moins 3 heures entre 22 heures et 7 heures deux fois par semaine ou au moins 360 heures par an dans cette plage, a droit en plus à un repos compensateur égal à 8 % des heures faites la nuit. Le dimanche, en revanche, n'ouvre droit à aucune majoration conventionnelle : la seule garantie est d'avoir, au moins toutes les quatre semaines, deux jours de repos accolés incluant le dimanche.

Oui, pour les salariés présents depuis plus d'un an dans l'entreprise, dans la limite de 10 jours fériés par an plus le 1er mai : ces jours travaillés sont payés double ou compensés par un repos, au choix de l'employeur. La liste des jours concernés est fixée par l'employeur au dernier trimestre de l'année précédente. Un jour férié qui tombe sur un jour de repos ne donne lieu à aucune compensation ; un jour férié chômé dans l'établissement est payé normalement. Le 1er mai obéit en plus à la loi : s'il est travaillé, il est payé double pour tout salarié, sans condition d'ancienneté.

Non. La convention collective des chaînes de cafétérias ne prévoit ni prime d'ancienneté, ni 13e mois, ni prime annuelle. Une prime de ce type ne peut venir que du contrat de travail, d'un accord d'entreprise ou d'un usage. Dans cette convention, l'ancienneté joue ailleurs : deux jours de congés supplémentaires après dix ans, le préavis, la durée du maintien de salaire en cas de maladie, l'indemnité de départ à la retraite et les jours fériés payés double après un an de présence. L'employeur doit aussi fournir et blanchir toute tenue imposée, ou verser une indemnité de blanchissage d'au moins un minimum garanti par mois travaillé.

Il dépend de la catégorie et de l'ancienneté. Pour un employé : 8 jours avant 6 mois d'ancienneté, 15 jours de 6 mois à 2 ans, 1 mois au-delà. Pour un agent de maîtrise : 15 jours, 1 mois, puis 2 mois. Pour un cadre : 1 mois, 2 mois, puis 3 mois, les cadres supérieurs relevant de leur contrat. La démission doit être confirmée par lettre recommandée avec accusé de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge. Les deux parties peuvent convenir d'un préavis différent.

La convention des chaînes de cafétérias s'applique quand trois conditions sont réunies : l'établissement appartient à une chaîne d'au moins trois établissements sous la même enseigne commerciale, son activité principale est la vente d'aliments et de boissons variés en libre-service, et le client compose son plateau puis paie avant de consommer. Les textes de la convention HCR excluent expressément ces chaînes. La restauration rapide relève d'une autre convention, qui vise la vente exclusivement au comptoir de produits en conditionnements jetables. La restauration collective couvre les repas fournis dans des entreprises, écoles, hôpitaux ou maisons de retraite. Une cafétéria isolée, sans chaîne, ne remplit pas le critère et relève d'une autre convention. Le bon réflexe reste la mention de la convention sur le bulletin de paie.

Sources officielles

Toutes les valeurs de cette page ont été vérifiées le 2 octobre 2026 sur les documents suivants :

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