Convention Collective des Chaînes de Cafétérias 2026 : Grille de Salaires, Jours Fériés et Droits
Numéro, brochure, codes NAF et texte officiel : voir la fiche technique IDCC 2060. Cette page décrypte les salaires, primes, préavis et droits de la convention.
Employé de restauration, agent polyvalent, cuisinier, caissier, responsable de cafétéria : dans les cafétérias en libre-service exploitées en chaîne, les salariés relèvent de la convention collective nationale des chaînes de cafétérias et assimilés du 28 août 1998. Une petite branche — un peu moins de 10 000 salariés en équivalent temps plein —, souvent installée dans les galeries commerciales, avec ses horaires calés sur les services du midi et du soir et une forte part de temps partiel.
Le premier chiffre à connaître est aussi le plus dérangeant : la grille de salaires n'a pas bougé depuis l'avenant n° 22, applicable au 1er septembre 2024. Deux hausses du SMIC plus tard, sept échelons sur douze sont sous le minimum légal, et c'est le SMIC qui s'applique à une large partie des employés. La convention a pourtant des points forts réels, que l'on retrouve rarement dans la restauration : jusqu'à dix jours fériés plus le 1er mai payés double après un an de présence, un maintien de salaire en cas de maladie qui peut durer 240 jours, un temps partiel plancher de 25 heures, et une indemnité de départ à la retraite due dès cinq ans d'ancienneté.
Elle a aussi ses angles morts : aucune prime d'ancienneté, aucun 13e mois, aucune majoration du dimanche, et plusieurs clauses de 1998 que la loi a dépassées depuis — la durée du travail à 39 heures, les périodes d'essai, l'indemnité de licenciement ou certains congés pour événements familiaux. Cette page dit, pour chacune, ce qui s'applique réellement aujourd'hui. Ce qui n'a pas pu être vérifié figure dans une section dédiée.
Êtes-vous bien couvert par la convention des cafétérias ?
L'article 1er pose des critères cumulatifs, et c'est l'un des champs les plus précis de la restauration : un établissement d'une chaîne d'au moins trois établissements sous une enseigne commerciale identique, dont l'activité principale est de préparer et vendre des aliments et boissons variés présentés en libre-service, que le client dispose sur son plateau et paie avant de consommer. La convention s'applique en métropole et dans les départements d'outre-mer.
Le code NAF 56.10B est un indice, pas une preuve
La convention cite le code 55.3A de la nomenclature de 1993. Son équivalent actuel est le 56.10B « cafétérias et autres libres-services ». Mais le texte dit « relevant principalement », et le critère décisif reste l'activité réelle plus l'appartenance à une chaîne : une cafétéria indépendante codée 56.10B n'entre pas dans le champ. Le réflexe fiable est la mention de la convention sur votre bulletin de paie, obligatoire depuis l'article R. 3243-1 du code du travail.
Pour la carte d'identité technique du numéro — brochure, état du texte, liens Légifrance —, voir la fiche IDCC 2060.
Sommaire
- Grille 2026 : sept échelons sous le SMIC
- Simulateur : votre salaire du mois
- Classification et CQP de branche
- Durée du travail, repos, nuit et dimanche
- Jours fériés : dix plus le 1er mai
- Temps partiel : 25 heures et coupures
- Primes et avantages : le vrai inventaire
- Congés et événements familiaux
- Maladie, accident du travail, prévoyance
- Essai, préavis, licenciement
- Départ à la retraite et simulateur
- Ce que nous ne publions pas
- FAQ
- Sources officielles
1. Grille 2026 étendue : une grille de 2024 rattrapée par deux SMIC
La grille en vigueur est celle de l'avenant n° 22 du 11 avril 2024, signé par le GHR côté employeurs et par la CFDT et la CFTC côté salariés. Son article 5 prévoyait une clause de revoyure en décembre 2024 ; aucun texte n'en est sorti, et aucun avenant salaires plus récent n'a été publié au 2 octobre 2026. Entre-temps, le SMIC est passé à 12,02 € au 1er janvier 2026, puis à 12,31 € au 1er juin 2026. Résultat : tout le niveau I, tout le niveau II et le premier échelon du niveau III sont désormais sous le minimum légal.
- 11 avril 2024 — signature de l'avenant n° 22 relatif aux salaires (GHR, CFDT, CFTC).
- 19 août 2024 — étendu par arrêté publié au Journal officiel du 23 août 2024, sans réserve ni exclusion.
- 1er septembre 2024 — la grille s'applique à toutes les chaînes de la branche (premier jour du mois qui suit la publication de l'arrêté, selon l'article 6 de l'avenant).
- 1er janvier 2026 — SMIC à 12,02 €/h : six échelons (I.1 à II.3) sont sous le SMIC.
- 1er juin 2026 — SMIC à 12,31 €/h : le III.1 décroche à son tour. Sept échelons sur douze sont sous le SMIC.
Employés et agents de maîtrise — taux horaires, base 151,67 h
Les lignes barrées sont celles dont le minimum conventionnel est devenu inférieur au SMIC, qui s'y substitue de plein droit. Remarquez l'écrasement du bas de grille : entre l'échelon I.1 et l'échelon II.3, six marches de 5 à 10 centimes que le SMIC efface entièrement. Concrètement, un employé débutant et un employé confirmé du niveau II touchent aujourd'hui le même salaire minimum.
| Niveau | Échelon | Taux horaire | Mensuel 151,67 h | Écart au SMIC (mois) |
|---|---|---|---|---|
| I Employé | 1 | 11,70 € 12,31 €* | 1 774,54 € 1 867,02 €* | − 92,48 € |
| I Employé | 2 | 11,75 € 12,31 €* | 1 782,12 € 1 867,02 €* | − 84,90 € |
| I Employé | 3 | 11,80 € 12,31 €* | 1 789,71 € 1 867,02 €* | − 77,31 € |
| II Employé | 1 | 11,90 € 12,31 €* | 1 804,87 € 1 867,02 €* | − 62,15 € |
| II Employé | 2 | 11,95 € 12,31 €* | 1 812,46 € 1 867,02 €* | − 54,56 € |
| II Employé | 3 | 12,00 € 12,31 €* | 1 820,04 € 1 867,02 €* | − 46,98 € |
| III Employé | 1 | 12,20 € 12,31 €* | 1 850,37 € 1 867,02 €* | − 16,65 € |
| III Employé | 2 | 12,40 € | 1 880,71 € | + 13,69 € |
| III Employé | 3 | 12,80 € | 1 941,38 € | + 74,36 € |
| IV Maîtrise | 1 | 13,00 € | 1 971,71 € | + 104,69 € |
| IV Maîtrise | 2 | 13,30 € | 2 017,21 € | + 150,19 € |
| IV Maîtrise | 3 | 14,10 € | 2 138,55 € | + 271,53 € |
Ce que montre le graphique
Chaque barre est le taux horaire minimum d'un échelon ; la ligne rouge est le SMIC du 1er juin 2026. Les sept premières barres passent sous la ligne. La marge du premier échelon qui la dépasse, le III.2, n'est que de 9 centimes de l'heure : la prochaine revalorisation du SMIC, si elle n'est pas suivie d'un avenant, le fera décrocher à son tour. Les agents de maîtrise gardent, eux, entre 69 centimes et 1,79 € d'avance.
Les cadres du niveau V ne sont pas payés à l'heure : l'avenant leur fixe une rémunération annuelle brute minimale, présentée dans le tableau ci-contre, sans lien avec le SMIC horaire.
| Cadres | Annuel brut | Soit par mois |
|---|---|---|
| V.1 | 34 000 € | 2 833,33 € |
| V.2 | 46 368 € | 3 864,00 € |
| V.3 | 47 500 € | 3 958,33 € |
Source : avenant n° 22 du 11 avril 2024 relatif aux salaires, article 2, étendu par arrêté du 19 août 2024 (JORF n° 0200 du 23 août 2024), effet au 1er septembre 2024 ; montants identiques sur deux sources secondaires. Mensuels calculés par nos soins (taux × 151,67 h ; cadres : annuel ÷ 12). * Échelons I.1 à III.1 : minimum conventionnel inférieur au SMIC en vigueur depuis le 1er juin 2026 (12,31 €/h, 1 867,02 €/mois) — c'est le SMIC qui est dû.
Le SMIC s'impose, mais l'échelon garde son sens
Un échelon rattrapé par le SMIC ne disparaît pas : il continue de définir votre classement, qui conditionne votre préavis, votre éventuelle promotion et le minimum qui s'appliquera dès que la branche signera une nouvelle grille. Vérifiez donc que votre niveau et votre échelon figurent bien sur votre contrat — l'article 11 de la convention en fait une mention obligatoire — et sur votre bulletin. Le passage de l'échelon I.1 à l'échelon I.2 est par ailleurs automatique après un an de service continu dans la branche au cours des trois dernières années, dont six mois dans l'entreprise.
2. Simulateur : votre salaire minimum du mois, nuit et jours fériés compris
Choisissez votre échelon et votre durée de travail : le simulateur applique la grille de l'avenant n° 22, place le SMIC en plancher quand l'échelon est passé dessous, puis ajoute les deux majorations propres à la branche — les heures faites entre minuit et 6 heures (+ 15 %) et les heures de jours fériés payées double. Le 1er mai est traité à part, parce que la loi le paie double pour tout le monde, sans condition d'ancienneté.
Minimum conventionnel — avenant n° 22, applicable depuis le 1er septembre 2024
151,67 h = temps plein ; 108,33 h = 25 h par semaine.
Constantes du 02/10/2026 : grille de l'avenant n° 22 du 11/04/2024, étendu le 19/08/2024 (JORF du 23/08/2024), effet 01/09/2024 ; SMIC 12,31 €/h depuis le 01/06/2026 ; nuit + 15 % de 0 h à 6 h (article 14) ; jours fériés payés double dans la limite de 10 par an après un an de présence (article 31) ; 1er mai payé double (article L. 3133-6). Les cadres du niveau V, en minimum annuel, sont ramenés au mois et ne sont pas concernés par les majorations horaires. Net estimé avec un coefficient de 0,78 : estimation, pas un calcul de paie.
Pour passer du brut au net exact selon votre statut et votre mutuelle, utilisez la calculatrice brut / net. Et pour un mois chargé en heures de nuit ou en fériés, le calculateur d'heures majorées détaille chaque ligne.
3. Classification : cinq niveaux, trois échelons, et des CQP qui font monter
La classification, réécrite par l'avenant n° 15 de 2017, repose sur une méthode à cinq critères classants de même poids : compétences et connaissances, contenu de l'activité, autonomie, responsabilité, et attitudes commerciales — ce dernier critère dit beaucoup d'un métier où chacun passe de la ligne de self à la caisse. L'article 37 insiste d'ailleurs sur la pluricompétence : chaque salarié peut participer « alternativement ou successivement » aux différentes tâches de l'établissement.
Niveaux I à III — employés
Neuf échelons, de l'entrée dans le métier à l'employé confirmé. Repères cités par la grille : CQP RECAPE ou deux ans d'expérience dans la branche pour le I.2, CQP Pôle pour le I.3, CAP cuisinier ou deux CQP Pôle pour le II.1, CQP Agent de restauration au-delà.
Niveau IV — agents de maîtrise
Trois échelons pour l'encadrement de proximité. Le IV.1 est repéré par un BTS hôtellerie-restauration, un diplôme de l'enseignement supérieur ou le CQP Assistant d'exploitation.
Niveau V — cadres
Trois échelons en minimum annuel. Un avenant de 2003 précise que les directeurs de cafétéria classés cadres sont expressément exclus de la catégorie des cadres dirigeants : la durée du travail leur reste applicable.
Les quatre certificats de qualification professionnelle de la branche — RECAPE, Pôle, Agent de restauration et Assistant d'exploitation — servent donc directement de repères de classement. Ils sont pilotés par la commission paritaire nationale de l'emploi et de la formation de la branche, avec l'OPCO AKTO, qui finance aussi la reconversion ou promotion par alternance (Pro-A, accord du 10 décembre 2020). Pour un salarié bloqué au SMIC en bas de grille, la certification est la voie la plus directe pour atteindre le III.2, premier échelon réellement au-dessus du minimum légal.
Promotion : une période probatoire avec prime
L'article 17 encadre les promotions : le salarié promu peut être soumis à une période probatoire, au plus égale à la période d'essai de sa nouvelle catégorie, pendant laquelle il touche une prime et au moins le minimum du nouveau poste. Si l'essai n'est pas concluant, le retour à l'ancien poste ne constitue pas une rétrogradation. Pour situer votre salaire par rapport au marché, au-delà des minima, les salaires observés en hôtellerie-restauration donnent des repères par métier.
4. Durée du travail, repos, nuit et dimanche : ce qui est majoré et ce qui ne l'est pas
L'article 22 fixe toujours la durée du travail « à 39 heures pour l'ensemble du personnel ». Cette phrase date de 1998 et n'a plus de portée : c'est la durée légale de 35 heures de l'article L. 3121-27 du code du travail qui s'applique, et les heures au-delà sont des heures supplémentaires. La convention n'en fixe ni majoration propre ni contingent : ce sont ceux de la loi, soit + 25 % pour les huit premières heures et + 50 % au-delà (article L. 3121-36), « payées ou compensées dans les conditions prévues par la loi » (article 24). Le même article 22 exclut du temps de travail effectif le temps d'habillage et les repas.
Le travail de nuit : deux mécanismes qui se cumulent
L'article 14, réécrit en 2003, distingue deux choses. D'abord, toute heure travaillée entre minuit et 6 heures est majorée de 15 % du taux horaire, pour n'importe quel salarié, même occasionnellement. Ensuite, le travailleur de nuit — celui qui fait, selon son horaire habituel, au moins trois heures dans la plage de 22 heures à 7 heures au moins deux fois par semaine, ou au moins 360 heures dans cette plage sur l'année — a droit en plus à un repos compensateur égal à 8 % des heures faites dans la plage de nuit. Exemple : 600 heures de nuit dans l'année ouvrent 48 heures de repos. L'extension de cet article a été faite sous réserve des règles légales sur le recours au travail de nuit, qui exige un accord collectif (article L. 3122-1 et suivants).
Le repos : deux jours, et un week-end toutes les quatre semaines
L'article 25 accorde deux jours de repos par semaine, pris par journées entières, consécutifs ou non, et pouvant changer d'une semaine à l'autre. La seule garantie liée au dimanche est celle-ci : au moins toutes les quatre semaines, deux jours accolés incluant le dimanche (samedi-dimanche ou dimanche-lundi). Entre deux journées, le repos est d'au moins 11 heures consécutives, porté à 12 heures pour les moins de 18 ans et pour les salariés qui terminent leur service entre minuit et 6 heures (article 23).
Le dimanche n'est pas majoré
Travailler le dimanche en cafétéria n'ouvre droit à aucune majoration conventionnelle : rien dans la convention ni dans ses avenants ne le prévoit. Une majoration ne peut venir que d'un accord d'entreprise, du contrat de travail ou d'un usage. Le dimanche reste un jour de travail ordinaire, simplement encadré par la règle des deux jours de repos accolés toutes les quatre semaines.
Protection de la grossesse : à partir du quatrième mois précédant la date présumée de l'accouchement, les salariées enceintes qui travaillent en exploitation bénéficient d'une réduction de 15 minutes par séquence de travail de 4 heures ou plus, dont les modalités sont fixées avec l'employeur.
Source : convention collective des chaînes de cafétérias, articles 14 (rédaction de l'avenant n° 1 du 2 décembre 2003), 22, 23, 24 et 25.
5. Jours fériés : dix jours plus le 1er mai, payés double ou compensés
C'est l'avantage le plus concret de la branche. L'avenant n° 12 du 16 septembre 2011 a fixé une montée en charge en trois ans, achevée en 2014 : pour le personnel présent depuis plus d'un an, jusqu'à 10 jours fériés travaillés par an, plus le 1er mai, sont payés double ou compensés par un repos, au choix de l'employeur. La liste des jours concernés est arrêtée par l'employeur au cours du dernier trimestre de l'année précédente.
| Situation le jour férié | Ce que prévoit la convention (article 31) |
|---|---|
| Férié travaillé, salarié présent depuis plus d'un an, jour de la liste | Payé double ou compensé par un repos, au choix de l'employeur |
| Férié chômé dans l'établissement | Salaire maintenu |
| Férié tombant sur un jour de repos du salarié | Aucune compensation |
| Salarié présent depuis moins d'un an | Pas de droit conventionnel au paiement double (sauf 1er mai, par la loi) |
| 1er mai travaillé | loi Indemnité égale au salaire en plus, pour tout salarié (L. 3133-6) |
Source : article 31, rédaction de l'avenant n° 12 du 16 septembre 2011 ; article L. 3133-6 du code du travail pour le 1er mai.
Exemple chiffré : un employé au SMIC le 14 juillet
Un employé de niveau II, présent depuis trois ans, payé au SMIC parce que son échelon est passé dessous, travaille 7 heures le 14 juillet. Si ce jour figure dans la liste de l'employeur et que celui-ci choisit le paiement, ces 7 heures sont payées double : 7 × 12,31 € = 86,17 € brut en plus de son salaire habituel. Si l'employeur choisit la compensation, il récupère l'équivalent en repos. Le même salarié travaillant le 1er mai touche ce supplément quoi qu'il arrive, et même s'il avait été embauché le mois précédent.
Pour comparer ce régime avec celui des branches voisines, l'outil jours fériés par convention collective recense les règles de chaque convention.
6. Temps partiel : 25 heures minimum, une seule coupure, et des compléments d'heures encadrés
Dans un métier rythmé par les coups de feu du midi et du soir, le temps partiel est structurant, et la branche l'a encadré plus strictement que la loi. Depuis l'avenant n° 1 du 2 décembre 2003, la durée du travail d'un salarié à temps partiel ne peut être inférieure à 25 heures par semaine (ou l'équivalent mensuel, trimestriel ou annuel), soit une heure de plus que le plancher légal de 24 heures de l'article L. 3123-27. Deux exceptions : les étudiants qui travaillent en marge de leurs études, et les salariés qui demandent une durée plus courte pour des raisons personnelles ou familiales.
2 heures d'affilée au minimum
Aucune journée de temps partiel ne peut compter moins de deux heures consécutives de travail.
Une coupure, 4 heures au plus
En plus des pauses, une seule interruption d'activité par jour, qui ne peut dépasser quatre heures.
Coupure de plus de 2 h : 2 × 3 h
En contrepartie, chacune des deux séquences de travail de la journée dure alors au moins trois heures.
Prévenance de 3 jours ouvrés
Les horaires de la semaine sont affichés deux semaines à l'avance ; un changement exige au moins trois jours ouvrés de préavis.
Heures complémentaires et avenants « compléments d'heures »
Les heures complémentaires sont possibles jusqu'au tiers de la durée prévue au contrat. Si l'horaire réel dépasse le contrat de deux heures ou plus par semaine pendant douze semaines consécutives, le contrat doit être revu. Depuis l'accord du 7 juillet 2015, l'employeur peut aussi proposer aux volontaires des avenants temporaires de compléments d'heures : dix au maximum par an, pour 28 semaines en tout. Les heures prévues par ces avenants sont payées au taux normal jusqu'à 100 heures par an, puis majorées de 5 % ; les heures faites au-delà de l'avenant sont des heures complémentaires majorées de 25 %.
Exemple : un contrat de 25 heures
Une employée à 25 heures par semaine peut faire jusqu'à 8 h 20 d'heures complémentaires (le tiers de son contrat). Si elle accepte un avenant qui la porte à 30 heures pendant quatre semaines de vacances scolaires, ces 20 heures sont payées au taux normal tant que son total annuel d'heures d'avenant reste sous 100 heures. Si, pendant ces semaines, elle travaille 32 heures, les deux heures au-delà de l'avenant sont majorées de 25 %. Payée au SMIC, son salaire de base de 25 heures représente 108,33 heures par mois, soit 1 333,54 € brut.
Source : article 13 (rédaction de l'avenant n° 1 du 2 décembre 2003) et accord du 7 juillet 2015, article 2, étendu sous réserve de l'article L. 3123-25 du code du travail.
7. Primes et avantages : ce que la convention prévoit, et les trois qu'elle ne prévoit pas
L'inventaire est court, et il vaut mieux le connaître exactement : beaucoup de sites prêtent à cette branche des primes qui viennent en réalité d'autres conventions de la restauration. Au niveau de la branche, seuls trois avantages sont prévus — le régime du repas, la tenue de travail et la prime de promotion. Le reste dépend de votre entreprise.
Le repas prévu
Le contrat doit mentionner l'avantage en nature ou l'indemnité de nourriture. L'employeur ne peut pas réclamer au salarié qui mange sur place plus que l'évaluation réglementaire de l'avantage en nature. Et depuis l'avenant n° 3 de 2005, le « demi-avantage nourriture » n'est plus déduit pour vérifier le respect du minimum.
La tenue prévu
Toute tenue imposée est fournie par l'établissement, qui doit la blanchir ou verser une indemnité de blanchissage d'au moins un minimum garanti par mois travaillé (article 19), soit 4,35 € depuis le 1er juin 2026.
La prime de promotion prévu
Versée pendant la période probatoire qui suit une promotion (article 17). Son montant n'est pas fixé par la convention.
Prime d'ancienneté absente
Ni dans le texte de 1998, ni dans aucun avenant. Les barèmes « 3 % après 3 ans » qui circulent n'ont aucune base dans cette convention.
13e mois absent
Aucun 13e mois ni prime annuelle de branche. Le seul texte qui évoque des primes annuelles, un accord de 2009 lié à la baisse de TVA, se contente de mentionner celles qui existent dans les entreprises.
Prime du dimanche absente
Aucune majoration conventionnelle du dimanche (voir section 4). Seuls la nuit et les jours fériés sont majorés par la branche.
MG et SMIC : deux valeurs à ne pas confondre
L'indemnité de blanchissage est exprimée en minimum garanti, la valeur de référence de l'article L. 3231-12, qui sert aussi à évaluer les avantages en nature repas. Il vaut 4,35 € depuis le 1er juin 2026 (4,25 € auparavant), soit environ trois fois moins que le SMIC horaire. Un « MG par mois », c'est donc 4,35 € au minimum — un plancher que beaucoup d'entreprises dépassent par accord.
Source : convention des chaînes de cafétérias, articles 11, 17 et 19 ; avenant n° 3 du 9 mai 2005, article 2 ; minimum garanti : arrêté du 22 mai 2026.
8. Congés : deux jours d'ancienneté, des jours pour enfant payés à 80 %, et des congés familiaux dépassés par la loi
Les congés payés suivent le droit commun : 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif (article L. 3141-3), sur une période de référence du 1er juin au 31 mai, avec un congé principal pris entre le 1er mai et le 31 octobre. L'indemnité est calculée au dixième de la rémunération, avantages nourriture compris, ou par maintien du salaire, selon la formule la plus favorable. La convention ajoute trois avantages qui lui sont propres.
- Après 10 ans de présence — 2 jours de congés supplémentaires par an, dès que les dix ans sont révolus à l'ouverture de la période de référence (article 28).
- Enfant de moins de 16 ans hospitalisé — 5 jours d'absence payés à 80 %, après un an d'ancienneté (article 30).
- Enfant de 10 ans au plus malade ou accidenté — sur les jours de congé légaux non rémunérés, 2 jours payés à 80 % après trois ans d'ancienneté (article 30).
Événements familiaux : la convention face à la loi de 2026
L'article 29 n'a pas été révisé depuis 1998, alors que l'article L. 3142-4 du code du travail a été relevé à plusieurs reprises. Résultat : pour plusieurs décès, la durée conventionnelle est désormais inférieure au minimum légal, et c'est la loi qui s'applique. La convention garde un avantage propre pour les beaux-frères, belles-sœurs et grands-parents, que la loi ne vise pas.
| Événement | Convention (art. 29) | Loi (L. 3142-4) | Ce qui s'applique |
|---|---|---|---|
| Mariage ou PACS du salarié | 4 j (mariage) | 4 j | 4 j, PACS compris |
| Mariage d'un enfant | 1 j | 1 j | 1 j |
| Naissance ou adoption | 3 j | 3 j | 3 j |
| Décès du conjoint, partenaire de PACS ou concubin | 3 j (conjoint) | 3 j | 3 j |
| Décès d'un enfant | 3 j | 12 j ouvrables, 14 j dans certains cas, + congé de deuil de 8 j | la loi |
| Décès du père ou de la mère | 2 j | 3 j | la loi |
| Décès d'un frère, d'une sœur, d'un beau-parent | 1 j | 3 j | la loi |
| Décès d'un beau-frère, d'une belle-sœur, d'un grand-parent | 1 j | — | la convention |
| Annonce du handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer d'un enfant | — | 10 j depuis le 14 juin 2026 | la loi |
| Déménagement à la demande de l'employeur | 1 j | — | la convention |
Source : convention des chaînes de cafétérias, articles 26 à 30 ; article L. 3142-4 du code du travail, dans sa version modifiée par la loi n° 2026-492 du 12 juin 2026 (dix jours pour l'annonce du handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer d'un enfant). Les jours conventionnels sont accordés sans condition d'ancienneté et ne réduisent pas le salaire.
9. Maladie, accident du travail, prévoyance : sept jours de carence, mais jusqu'à 240 jours couverts
Le régime de maintien de salaire de l'article 32 est l'un des plus atypiques de la restauration. Il démarre dès un an d'ancienneté, comme le minimum légal de l'article L. 1226-1, avec le même délai de carence de sept jours à chaque arrêt, quelle que soit l'ancienneté. Mais il dure bien plus longtemps : 183 jours dès la première année, et 240 jours à partir de cinq ans, quand le régime légal démarre à 60 jours d'indemnisation (30 jours à 90 % puis 30 jours aux deux tiers du brut). Les partenaires sociaux le rappellent eux-mêmes en 2009 : le dispositif est « nettement plus favorable » que le régime général.
Un taux exprimé en salaire net
Les pourcentages de la convention portent sur le salaire net que vous auriez perçu, et s'entendent indemnités journalières de la Sécurité sociale et prévoyance comprises. L'employeur verse la différence. Les durées s'apprécient sur les douze mois qui précèdent l'arrêt : deux arrêts dans l'année consomment le même crédit de jours.
| Ancienneté | Période indemnisée | Net garanti |
|---|---|---|
| 1 an à moins de 3 ans | du 8e au 38e jour | 90 % |
| du 39e au 183e jour | 70 % | |
| 3 ans à moins de 5 ans | du 8e au 38e jour | 90 % |
| du 39e au 90e jour | 80 % | |
| du 91e au 183e jour | 70 % | |
| 5 ans et plus | du 8e au 90e jour | 90 % |
| du 91e au 240e jour | 70 % |
Certificat médical à transmettre sous 48 heures. Carence de 7 jours à chaque arrêt.
| Ancienneté | Période indemnisée | Net garanti |
|---|---|---|
| 6 mois à moins de 3 ans | du 1er au 183e jour | 80 % |
| 3 ans à moins de 5 ans | du 1er au 30e jour | 90 % |
| du 31e au 183e jour | 85 % | |
| 5 ans et plus | du 1er au 240e jour | 90 % |
Aucune carence en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle, et droit ouvert dès 6 mois d'ancienneté.
Source : article 32 de la convention des chaînes de cafétérias, rédaction de l'avenant n° 9 du 24 juillet 2009, étendu sous réserve de l'accord national interprofessionnel de mensualisation.
Simulateur : vos jours couverts pendant un arrêt
Indiquez votre ancienneté et la durée de l'arrêt : le simulateur découpe l'arrêt selon le barème de l'article 32 et calcule le net garanti (Sécurité sociale comprise) à partir de votre salaire net habituel. Il suppose qu'aucun autre arrêt n'a été indemnisé dans les douze mois précédents.
Barème de l'article 32 (avenant n° 9 du 24/07/2009). Salaire journalier pris égal au net mensuel × 12 / 365. Résultat indicatif : la part réellement versée par l'employeur dépend du montant de vos indemnités journalières.
Prévoyance : un socle de branche, un assureur au choix
Deux accords étendus organisent la prévoyance. Celui du 24 juillet 2009 impose un régime minimal à tous les salariés ayant six mois d'ancienneté : capital décès de 100 % du salaire de référence (130 % si le salarié était marié), rente éducation de 12 % par enfant et par an, rente d'invalidité de 20 % par an pour les 2e et 3e catégories. Celui du 14 mai 2010 ajoute, après douze mois d'ancienneté, une garantie incapacité qui prend le relais du maintien de salaire, au 184e ou au 241e jour, à hauteur de 70 % du salaire brut de référence, indemnités journalières déduites. Dans les deux cas, la cotisation est partagée à parts égales et l'entreprise choisit librement son assureur : aucun taux n'est fixé par la branche. Il n'existe pas non plus d'accord de branche sur la complémentaire santé, seule l'obligation légale s'applique.
Source : accords de prévoyance du 24 juillet 2009 et du 14 mai 2010, étendus, consultables dans les textes attachés à la convention.
10. Essai, préavis, licenciement : trois clauses de 1998 que la loi a dépassées
La rupture du contrat est le chapitre où l'âge du texte se voit le plus. Les préavis restent pleinement applicables, et ils sont même plus favorables que la loi pour les cadres licenciés. En revanche, la période d'essai et l'indemnité de licenciement prévues en 1998 ont été dépassées par les réformes de 2008 et de 2017 : les appliquer telles qu'elles sont écrites serait une erreur.
| Ancienneté | Préavis de démission | Préavis de licenciement |
|---|---|---|
| Moins de 6 mois | 8 jours | 8 jours |
| 6 mois à moins de 2 ans | 15 jours | 1 mois |
| 2 ans et plus | 1 mois | 2 mois |
| Ancienneté | Préavis de démission | Préavis de licenciement |
|---|---|---|
| Moins de 6 mois | 15 jours | 15 jours |
| 6 mois à moins de 2 ans | 1 mois | 1 mois |
| 2 ans et plus | 2 mois | 2 mois |
| Ancienneté | Préavis de démission | Préavis de licenciement |
|---|---|---|
| Moins de 6 mois | 1 mois | 1 mois |
| 6 mois à moins de 2 ans | 2 mois | 3 mois |
| 2 ans et plus | 3 mois | 3 mois |
Cadres supérieurs : le préavis est fixé par le contrat de travail.
Source : article 33 de la convention des chaînes de cafétérias (« sauf accord entre les parties ») ; minimum légal du licenciement : article L. 1234-1 (1 mois de 6 mois à 2 ans, 2 mois au-delà). La démission doit être confirmée par lettre recommandée ou remise en main propre contre décharge.
En cas de licenciement — pas de démission —, le salarié peut s'absenter 2 heures par jour de travail pendant le préavis pour chercher un emploi, sans perte de salaire, dans la limite mensuelle de sa durée hebdomadaire de travail. Ces heures sont fixées d'un commun accord ou, à défaut, un jour par l'employeur et un jour par le salarié, en dehors des heures principales de service des repas. Elles peuvent être regroupées, et le droit s'arrête dès que le salarié a retrouvé un emploi. Pour poser les dates exactes, utilisez le calculateur de préavis.
Période d'essai : ce sont les maxima légaux
L'article 12 prévoit encore 1 mois pour les employés, 2 mois pour la maîtrise et 3 mois pour les cadres, renouvelables une fois. Ces durées plus courtes, fixées par un accord antérieur à la loi du 25 juin 2008, ont cessé de s'appliquer le 30 juin 2009. Ce sont désormais les durées de l'article L. 1221-19 qui jouent comme plafonds : 2 mois pour les employés, 3 mois pour les agents de maîtrise, 4 mois pour les cadres, le contrat pouvant prévoir moins. Le renouvellement, que la convention autorise une fois, doit être écrit et notifié avant la fin de la première période.
Indemnité de licenciement : la loi est plus favorable
L'article 35 accorde, dès un an d'ancienneté, 1/5 de mois de salaire par année, plus 2/15 de mois par année au-delà de dix ans. Le barème légal de l'article R. 1234-2 donne 1/4 de mois par année jusqu'à dix ans, puis 1/3, et il est dû dès huit mois d'ancienneté. Au-delà de dix ans, les deux formules donnent le même tiers de mois : la loi l'emporte donc toujours. Faites le calcul avec le simulateur d'indemnité de licenciement, en barème légal.
Exemple chiffré : un employé licencié après 6 ans
Avec un salaire de référence de 1 900 € brut, la formule conventionnelle donne 6 × 1/5 × 1 900 = 2 280 €. Le barème légal donne 6 × 1/4 × 1 900 = 2 850 €. C'est ce second montant qui est dû. Le préavis est de 2 mois, assorti des 2 heures par jour de recherche d'emploi.
11. Départ à la retraite : une indemnité dès cinq ans d'ancienneté
C'est l'autre point fort de la convention. Le salarié qui part volontairement à la retraite touche une indemnité dès cinq ans d'ancienneté, quand la loi n'en prévoit qu'à partir de dix ans, et le barème monte plus vite : trois mois de salaire au-delà de trente ans (trois mois et demi pour un cadre), contre deux mois dans le code du travail. Pour la mise à la retraite à l'initiative de l'employeur, en revanche, le barème conventionnel de 2006 a été exclu de l'extension : il ne vaut que dans les entreprises adhérentes à l'organisation signataire, et c'est l'indemnité légale de licenciement qui sert de plancher pour les autres.
| Ancienneté | Non-cadres | Cadres | Loi (départ volontaire) |
|---|---|---|---|
| De 5 à moins de 10 ans | 1/2 mois | 1/2 mois | — |
| De 10 à moins de 15 ans | 1 mois | 1 mois | 1/2 mois |
| De 15 à moins de 20 ans | 1,5 mois | 2 mois | 1 mois |
| De 20 à moins de 25 ans | 2 mois | 2,5 mois | 1,5 mois |
| De 25 à moins de 30 ans | 2,5 mois | 3 mois | 1,5 mois |
| Plus de 30 ans | 3 mois | 3,5 mois | 2 mois |
Source : article 36.1 de la convention des chaînes de cafétérias ; article 36.2 (mise à la retraite) exclu de l'extension par l'arrêté du 12 décembre 2006 ; barème légal du départ volontaire : article D. 1237-1 du code du travail.
Simulateur : votre indemnité de départ volontaire à la retraite
Pour un départ à exactement 30 ans d'ancienneté, le texte (« de 25 à moins de 30 ans », puis « plus de 30 ans ») laisse un doute : le simulateur retient le palier supérieur à partir de 30 ans.
12. Ce que nous ne publions pas, et pourquoi
Cette page ne publie que ce qui a pu être lu dans le texte officiel ou recoupé par deux sources concordantes. Les points suivants n'ont pas pu l'être au 2 octobre 2026 ; ils sont signalés plutôt que comblés par une valeur plausible.
- Un avenant salaires postérieur au n° 22. Aucun n'a été trouvé, ni signé ni en attente d'extension. Si votre employeur applique une grille plus récente, c'est soit un accord d'entreprise, soit un texte qui n'était pas encore publié à cette date.
- Les avenants n° 19, 20 et 21. Le n° 22 suit directement le n° 18 dans les textes publiés ; leur objet n'est pas connu.
- La règle « cadres au moins au plafond de la Sécurité sociale ». Un avenant de 2005 liait le minimum de deux échelons cadres au plafond annuel de la Sécurité sociale. Les minima de 2024 ne suivent plus cette règle (le V.2, à 46 368 €, correspond au plafond de 2024) ; savoir si elle s'impose encore demande une analyse juridique que nous n'avons pas faite. Nous ne l'écrivons pas comme une obligation.
- La portée exacte de l'exclusion de 2004 sur le temps partiel. L'arrêté d'extension du 7 juin 2004 a exclu « certains termes » de l'article 13 sans que le détail soit restitué.
- Les taux de cotisation de prévoyance, qui dépendent du contrat de chaque entreprise, et la liste des emplois repères, dont l'annexe est mal restituée sur Légifrance.
- Les effectifs en personnes physiques. Seul le chiffre de l'observatoire de l'OPCO AKTO, d'après France Compétences, est publié ici : 275 entreprises et 9 676 salariés en équivalent temps plein en 2024, dont 407 alternants.
FAQ — Convention des chaînes de cafétérias
Les sept questions les plus posées sur la convention des cafétérias, avec des réponses datées du 2 octobre 2026.
Sources officielles
Toutes les valeurs de cette page ont été vérifiées le 2 octobre 2026 sur les documents suivants :
- Convention collective nationale des chaînes de cafétérias et assimilés du 28 août 1998 (IDCC 2060), étendue par arrêté du 20 décembre 1999 (JORF du 29 décembre 1999), et ses textes attachés. Signée par le SNRPO côté employeurs ; le GHR est le seul signataire patronal de l'avenant n° 22.
- Texte de base : articles 1 (champ), 11 (contrat), 12 (essai), 13 (temps partiel), 14 (nuit), 17 (promotion), 19 (tenue), 22 à 25 (durée, repos), 26 à 31 (congés, jours fériés), 32 (maladie), 33 (préavis), 35 (licenciement), 36 (retraite), 37 (classification), dans leurs rédactions issues des avenants n° 1 (2003), 3 (2005), 9 (2009), 12 (2011) et 15 (2017).
- Avenant n° 22 du 11 avril 2024 relatif aux salaires, étendu par arrêté du 19 août 2024 (JORF n° 0200 du 23 août 2024), effet au 1er septembre 2024 ; avenant précédent : avenant n° 18 du 9 juillet 2021.
- Accords de prévoyance du 24 juillet 2009 et du 14 mai 2010 ; accord du 7 juillet 2015 (salaires et compléments d'heures) ; accord Pro-A du 10 décembre 2020.
- Frontières avec les conventions voisines : article 1er des conventions de la restauration rapide (IDCC 1501) et de la restauration de collectivités (IDCC 1266), et avenants à la convention HCR (IDCC 1979) excluant les chaînes de cafétérias.
- Arrêté du 22 mai 2026 relatif au SMIC (12,31 €/h) et au minimum garanti (4,35 €) au 1er juin 2026.
- Code du travail pour les comparaisons légales : articles L. 1221-19, L. 1226-1, L. 1234-1, R. 1234-2, L. 3121-27, L. 3121-36, L. 3123-27, L. 3133-6, L. 3141-3, L. 3142-4 et L. 3231-12, ainsi que l'article D. 1237-1.
- code.travail.gouv.fr — ministère du Travail, fiche d'identification de la convention.
- Observatoire de l'OPCO AKTO, d'après France Compétences — données de branche 2024.