Convention collective des services de prévention et de santé au travail 2026 : grille des salaires, primes et droits
Numéro, brochure, codes NAF et texte officiel : voir la fiche technique IDCC 0897. Cette page décrypte les salaires, primes, préavis et droits de la convention.
Médecin du travail, collaborateur médecin, infirmier de santé au travail, ergonome, psychologue du travail, technicien ou conseiller en prévention, assistant médical, assistante de l'équipe pluridisciplinaire, agent d'accueil ou gestionnaire des cotisations : tous les salariés d'un service de prévention et de santé au travail interentreprises (SPSTI) relèvent de la convention collective nationale des services de prévention et de santé au travail interentreprises, numéro IDCC 897, publiée au Journal officiel sous la brochure n° 3031.
Signée le 20 juillet 1976 et étendue la même année, elle a été profondément refondue en 2024. Une nouvelle classification en treize classes, de A à M, s'applique depuis le 1er janvier 2025 et remplace les 21 classes numérotées de 2013. Les salaires sont fixés en rémunérations minimales annuelles garanties (RMAG), et non en salaires mensuels ou en points. Le médecin du travail n'a plus de grille à part : il figure dans la même échelle que les autres salariés, en classe M.
Vous trouverez ici la grille de l'accord du 19 février 2026, applicable au 1er janvier 2026, la classification, la garantie d'évolution des cadres et des médecins, un simulateur de rémunération minimale, la prime d'ancienneté et les autres primes réellement prévues, les frais de déplacement, le temps de travail, les congés, la maladie, la rupture du contrat et la fin de carrière, chaque fois comparés au code du travail. Quand la loi est plus favorable que le texte de branche, nous le signalons.
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L'article 1er vise les services de santé au travail interentreprises, devenus services de prévention et de santé au travail interentreprises avec la loi du 2 août 2021 et l'accord du 23 mai 2024 qui a renommé la convention. L'article 2 précise qu'elle s'applique à leurs salariés quels que soient leur contrat et leur durée de travail : médecins compris, CDD et temps partiels compris. Elle couvre la France métropolitaine et l'outre-mer.
| Employeur | Convention |
|---|---|
| Service de prévention et de santé au travail interentreprises (anciennement SSTI ou service interentreprises de médecine du travail) | IDCC 897 |
| Cabinet médical libéral (médecin généraliste ou spécialiste employeur) | IDCC 1147 |
| Clinique ou établissement d'hospitalisation privé à but lucratif | IDCC 2264 |
| Service de santé au travail autonome d'une entreprise, santé au travail agricole, fonction publique | non visés par le texte : voir le bulletin de paie |
Numéro, brochure et dates d'extension : voir la fiche technique IDCC 897. Le rôle des SPSTI auprès des entreprises adhérentes (missions, cotisation, suivi des salariés) est expliqué dans notre article SSTI devenu SPSTI : missions, cotisation et obligations employeur. Le bulletin de paie doit indiquer la convention applicable (article R. 3243-1 du code du travail).
1. Une convention de 1976 devenue celle des SPSTI en 2024
Le texte de base date du 20 juillet 1976 et a été étendu par un arrêté du 18 octobre 1976, publié au Journal officiel du 29 octobre. Il s'appelait alors convention du « personnel des services interentreprises de médecine du travail ». Un accord du 9 janvier 2013 l'a renommé « services de santé au travail interentreprises » et a intégré les médecins dans la grille commune. L'accord du 23 mai 2024, étendu par arrêté du 24 septembre 2024, a tiré les conséquences de la loi du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail : la convention couvre désormais les « services de prévention et de santé au travail interentreprises ».
Le même jour, un second accord du 23 mai 2024, étendu par arrêté du 8 novembre 2024, a révisé la classification, la prime d'ancienneté et la garantie d'évolution des cadres, avec une entrée en vigueur au 1er janvier 2025. Chaque service devait notifier par écrit à chaque salarié son emploi et sa classe, avec un réexamen possible sur demande dans le mois. C'est cette refonte que les pages anciennes, qui parlent encore de « classes 1 à 21 », ignorent.
Côté employeurs, une seule organisation est reconnue représentative : Présanse (Prévention, Santé, Services, Entreprises), selon l'arrêté du 24 juin 2025. Côté salariés, l'arrêté du 30 octobre 2025 retient la CFDT (33,09 %), la CFE-CGC (19,09 %), la CGT (16,06 %), FO (13,06 %), le SNPST, syndicat de professionnels de la santé au travail (9,46 %), et la CFTC (9,24 %). La convention est autonome : aucun texte de fusion ou de rattachement ne la concerne.
Sources : conteneur de la convention IDCC 897, texte de base (article 1er, article 2) ; accord du 23 mai 2024 sur l'intitulé ; arrêtés de représentativité du 24 juin 2025 et du 30 octobre 2025 ; accord du 19 décembre 2018 (OPCO Santé) ; consultés le 2 octobre 2026.
2. La grille 2026 étendue : des minima annuels, de 24 378 à 86 449 €
La branche ne fixe pas de salaires mensuels mais des rémunérations minimales annuelles garanties (RMAG), brutes, pour une année entière de présence à temps plein, ou au prorata. Elles sont renégociées chaque année au plus tard le 28 février, par une revalorisation unique pour toutes les classes, avec effet au 1er janvier. L'accord du 19 février 2026 les relève de 1 % par rapport à 2025. Il a été étendu, sans réserve sur la grille, par un arrêté du 4 mai 2026 publié au Journal officiel du 10 mai 2026.
Pour vérifier le respect de la RMAG, on prend en compte tous les éléments permanents de la rémunération, notamment un double mois ou une prime de fin d'année si le service en verse un, mais pas la prime d'ancienneté. Pour les non-cadres, l'article 22 ajoute une seconde garantie : la rémunération minimale mensuelle correspond à 1/13 de la RMAG. Le service doit respecter les deux.
| Classe | Emplois repères | RMAG 2026 | Minimum mensuel (1/13, non-cadres) |
|---|---|---|---|
| A | Agent filière support | 24 378 € | 1 875,23 € |
| B | Auxiliaire filière support | 24 866 € | 1 912,77 € |
| C | Assistant filière support | 26 125 € | 2 009,62 € |
| D | Assistant médical ; assistant de l'équipe pluridisciplinaire ; assistant de la cellule de prévention de la désinsertion professionnelle (PDP) | 27 227 € | 2 094,38 € |
| E | Documentaliste ; conseiller emploi-formation | 29 223 € | 2 247,92 € |
| F | Gestionnaire filière support ; conseiller en prévention des risques professionnels ; formateur en santé au travail | 30 275 € | 2 328,85 € |
| G assimilé cadre | Technicien filière support ; responsable d'équipe ; infirmier diplômé d'État ; technicien en prévention des risques professionnels ; assistant social du travail | 32 493 € | 2 499,46 € |
| H assimilé cadre | Infirmier de santé au travail ; chargé de mission de la cellule PDP | 34 875 € | 2 682,69 € |
| I cadre | Responsable de service | 36 131 € | — |
| J cadre | Expert filière support ; responsable de pôle, adjoint de direction ; ergonome ; psychologue en santé au travail ; toxicologue ; épidémiologiste ; expert en prévention des risques professionnels | 38 778 € | — |
| K cadre | Directeur adjoint, directeur de département | 41 626 € | — |
| L cadre | Collaborateur médecin ; médecin en procédure d'autorisation d'exercice (PAE) | 73 693 € | — |
| M cadre | Médecin du travail | 86 449 € | — |
Sources : accord du 19 février 2026 relatif aux RMAG au 1er janvier 2026 (article 2), étendu par arrêté du 4 mai 2026 (JORF du 10 mai 2026) ; emplois repères de l'annexe I de l'accord du 23 mai 2024 ; article 22 (RMAG et 1/13) ; relus le 2 octobre 2026. La colonne 1/13 est calculée par nos soins ; la règle du 1/13 ne figure pas dans l'annexe des cadres.
Rémunération minimale annuelle garantie 2026 par classe (barres) et SMIC sur douze mois au 1er juin 2026 (ligne, 22 404,24 €).
Le graphique fait apparaître la double structure de la grille. Les onze premières classes, de l'agent d'accueil au directeur adjoint, s'étagent régulièrement entre 24 378 et 41 626 €, soit un écart de 70 % entre le bas et le haut. Puis la grille saute : le collaborateur médecin, en formation pour devenir médecin du travail, est à 73 693 €, et le médecin du travail à 86 449 €, plus du double du directeur adjoint. Aucune classe ne frôle le SMIC : même au 1/13, la classe A le dépasse de 8,21 € par mois, et de 164 € si l'on rapporte la RMAG à douze mois.
Classe A : une marge de 8,21 € au 1/13
Pour un agent de classe A sans double mois, la garantie mensuelle de 1 875,23 € ne dépasse le SMIC de 1 867,02 € que de 8,21 €. Un service qui verse sa rémunération sur douze mois doit payer au moins 2 031,50 € par mois pour atteindre la RMAG annuelle. Celui qui verse un treizième mois peut se contenter de 1 875,23 € par mois, à condition de respecter le SMIC chaque mois.
La grille précédente
L'accord du 20 février 2025, étendu par arrêté du 15 mai 2025, fixait les RMAG au 1er janvier 2025 en hausse de 1,2 % : de 24 137 € en classe A à 41 214 € en classe K, 72 963 € en classe L et 85 593 € en classe M. Avant la refonte, la dernière grille en 21 classes, celle de l'accord du 22 février 2024, allait de 22 929 € à 78 802 € pour le médecin du travail.
Sources : accord du 20 février 2025 ; accord du 22 février 2024 ; relus le 2 octobre 2026.
3. Classification : treize classes, deux filières et un « niveau 2 »
La classification de 2024 range les emplois en deux filières. La filière prévention regroupe vingt emplois repères : médecins, infirmiers, intervenants en prévention, assistants de l'équipe pluridisciplinaire, membres de la cellule de prévention de la désinsertion professionnelle. La filière support compte dix emplois repères génériques, de l'agent à l'expert, qui couvrent l'accueil, l'administration, la gestion des adhérents, l'informatique ou la communication. Le statut cadre commence à la classe I.
Chaque emploi repère comporte un niveau 2, sauf pour le collaborateur médecin, le médecin PAE, l'infirmier diplômé d'État et l'emploi dit « transitoire ». Pour y accéder, le salarié apporte une contribution complémentaire aux missions pendant au moins trois ans, suit un parcours de formation individualisé d'au moins 35 heures, puis passe un entretien de validation ; le changement de niveau fait l'objet d'un avenant au contrat. L'emploi d'infirmier en pratique avancée sera classé dès la parution des textes réglementaires attendus.
- Classe D : assistant médical, assistant de l'équipe pluridisciplinaire, assistant de la cellule PDP.
- Classes E et F : conseiller emploi-formation, documentaliste ; conseiller en prévention des risques professionnels, formateur en santé au travail.
- Classes G et H : infirmier diplômé d'État, technicien en prévention, assistant social du travail ; infirmier de santé au travail, chargé de mission PDP.
- Classe J : ergonome, psychologue en santé au travail, toxicologue, épidémiologiste, expert en prévention des risques professionnels.
- Classes L et M : collaborateur médecin et médecin PAE ; médecin du travail.
Les emplois de la filière support sont génériques : le même intitulé couvre l'accueil, la comptabilité, la gestion des adhérents ou l'informatique, selon le poste réel.
- A, B, C : agent, auxiliaire, assistant.
- F, G : gestionnaire ; technicien ou responsable d'équipe.
- I, J, K : responsable de service ; expert, responsable de pôle ou adjoint de direction ; directeur adjoint ou de département.
Les classes G et H sont « assimilées cadres » pour la retraite complémentaire, la prévoyance et l'APEC, et bénéficient de la protection sociale complémentaire des cadres (avenant du 18 septembre 2024). Pour tout le reste, elles se voient appliquer les dispositions des non-cadres : prime d'ancienneté, minimum mensuel au 1/13, préavis de 1 ou 2 mois, indemnité de licenciement de l'article 25. Un infirmier de santé au travail n'a donc pas le préavis de trois mois des cadres.
La majoration de 7 % pour coordination n'existe plus
L'ancien article 20, dans sa rédaction de 2013, prévoyait une majoration de 7 % pour les fonctions de coordination. L'article 20 en vigueur depuis le 1er janvier 2025 ne la reprend pas. Il prévoit en revanche une prime de cumul d'emplois et une prime de contribution complémentaire, détaillées en section 6.
Sources : accord du 23 mai 2024 portant révision partielle (article 20, article 20.1, annexe I), étendu par arrêté du 8 novembre 2024 ; avenant du 18 septembre 2024 ; relus le 2 octobre 2026.
4. Médecins du travail et cadres : une garantie d'évolution jusqu'à + 24 %
Les cadres, des classes I à M, n'ont pas de prime d'ancienneté. À la place, l'article 3.1 de l'annexe des cadres relève leur minimum annuel avec la présence dans le service : + 5 % après 2 ans, + 10 % après 5 ans, + 15 % après 10 ans, + 18 % après 15 ans, + 19,5 % après 18 ans, + 21 % après 21 ans et + 24 % après 24 ans. Ce n'est pas une prime qui s'ajoute au salaire, mais un plancher plus élevé : un cadre déjà payé au-dessus de ce plancher ne reçoit rien de plus.
| Présence dans le SPSTI | Majoration | Classe I | Classe J | Classe K | Classe M (médecin du travail) |
|---|---|---|---|---|---|
| Entrée | — | 36 131 € | 38 778 € | 41 626 € | 86 449 € |
| 2 ans | + 5 % | 37 938 € | 40 717 € | 43 707 € | 90 771 € |
| 5 ans | + 10 % | 39 744 € | 42 656 € | 45 789 € | 95 094 € |
| 10 ans | + 15 % | 41 551 € | 44 595 € | 47 870 € | 99 416 € |
| 15 ans | + 18 % | 42 635 € | 45 758 € | 49 119 € | 102 010 € |
| 18 ans | + 19,5 % | 43 177 € | 46 340 € | 49 743 € | 103 307 € |
| 21 ans | + 21 % | 43 719 € | 46 921 € | 50 367 € | 104 603 € |
| 24 ans | + 24 % | 44 802 € | 48 085 € | 51 616 € | 107 197 € |
Sources : tableau de l'accord du 19 février 2026 ; annexe des cadres, article 3.1 ; relus le 2 octobre 2026.
La classe L suit une règle propre. Le collaborateur médecin, médecin en formation pour obtenir la qualification en médecine du travail, y entre à 73 693 € ; sa RMAG augmente de 5 % à la date anniversaire des six mois de début de formation, puis de 5 % au terme de la formation théorique, et reste ensuite figée jusqu'à l'obtention de la qualification, qui le fait passer médecin du travail en classe M. Le médecin en procédure d'autorisation d'exercice, titulaire d'un diplôme étranger qui ne lui permet pas encore d'exercer en France et encadré par un médecin du travail qualifié, gagne 5 % après six mois d'exercice effectif, puis 5 % dès deux ans de présence.
Indépendance et subordination
L'article 11.1 rappelle que « l'indépendance légale et réglementaire du médecin du travail ne fait pas obstacle à sa subordination découlant de son statut de cadre salarié ». Le médecin anime et coordonne l'équipe pluridisciplinaire (article 11.2). Sa qualification et son rôle sont fixés par le code du travail, notamment les articles L. 4622-2 (missions des services) et L. 4623-1 (qualification du médecin du travail).
5. Simulateur : votre rémunération minimale annuelle en 2026
Le simulateur part de votre classe et de votre présence dans le service. Pour un non-cadre, y compris en classe G ou H, il ajoute à la RMAG la prime d'ancienneté de l'article 23, calculée sur cette RMAG. Pour un cadre, il applique la garantie d'évolution de l'annexe des cadres. Il proratise le résultat selon votre temps de travail et le compare au SMIC sur douze mois. Pour un non-cadre, il affiche aussi le minimum mensuel au 1/13.
Minimum annuel — accord du 19 février 2026
Constantes du 02/10/2026 : RMAG de l'accord du 19/02/2026 (effet 01/01/2026) ; prime d'ancienneté non-cadres 3 % par tranche de 3 ans, plafond 24 % (art. 23) ; garantie d'évolution cadres + 5 % à + 24 % (annexe cadres, art. 3.1) ; classe L sans les majorations liées à la formation ; SMIC de 1 867,02 € par mois depuis le 01/06/2026 ; net estimé avec un coefficient de 0,78. Résultat indicatif. Pour un calcul plus fin, utilisez la calculatrice brut / net.
Exemple : une assistante médicale en classe D, présente depuis 6 ans dans le service, a une RMAG de 27 227 €. Sa prime d'ancienneté de 6 % se calcule sur cette RMAG : 1 633,62 € par an. Son minimum annuel atteint 28 860,62 €, soit 2 405,05 € par mois sur douze mois, environ 1 876 € net (estimation). Un infirmier de santé au travail, en classe H, présent depuis 12 ans, cumule 34 875 € et 12 % de prime, soit 39 060 € par an.
6. Prime d'ancienneté, autres primes et frais de déplacement
La prime d'ancienneté est réservée au personnel non cadre, ce qui inclut les assimilés cadres des classes G et H. Elle est de 3 % après 3 ans de présence dans le service et augmente de 3 points tous les 3 ans, jusqu'à 24 % après 24 ans, tranche ajoutée par l'accord du 23 mai 2024. Elle se calcule sur la RMAG de la classe, et non sur le salaire réel, et s'ajoute au salaire réel : deux salariés de même classe et de même ancienneté reçoivent donc la même prime, quel que soit leur salaire.
| Présence | 3 ans | 6 ans | 9 ans | 12 ans | 15 ans | 18 ans | 21 ans | 24 ans |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Taux sur la RMAG | 3 % | 6 % | 9 % | 12 % | 15 % | 18 % | 21 % | 24 % |
| Classe A (24 378 €) | 731 € | 1 463 € | 2 194 € | 2 925 € | 3 657 € | 4 388 € | 5 119 € | 5 851 € |
| Classe H (34 875 €) | 1 046 € | 2 093 € | 3 139 € | 4 185 € | 5 231 € | 6 278 € | 7 324 € | 8 370 € |
Source : article 23 (rédaction de l'accord du 23 mai 2024, en vigueur au 1er janvier 2025) ; montants annuels arrondis à l'euro, calculés par nos soins sur les RMAG 2026.
Cumul d'emplois : 5 %
Le salarié qui cumule plusieurs emplois, jusqu'à la classe D incluse, reçoit une prime de 5 % de la RMAG (article 20).
Contribution complémentaire : 6 %
Pendant les trois ans du parcours vers le niveau 2, une prime de 6 % de la RMAG, intégrée au salaire de base lors du passage au niveau 2 (article 20.1).
Missions auxiliaires : 5 % minimum
Une mission auxiliaire confiée par avenant est rémunérée au minimum à 5 % de la RMAG de l'emploi occupé (article 22.1).
La convention ne prévoit en revanche aucun 13e mois : le « double mois » ou la « prime de fin d'année » n'apparaissent que comme des éléments pris en compte pour vérifier la RMAG, quand le service en verse un. Il n'existe pas non plus de prime de vacances, ni de majoration de nuit, de dimanche ou d'astreinte.
Frais de déplacement et de repas au 1er mars 2026
Les équipes des SPSTI se déplacent en entreprise pour les actions en milieu de travail. L'accord du 2 octobre 2007 sur les frais, dans sa version issue de l'avenant du 19 février 2026 applicable au 1er mars 2026 et étendu par l'arrêté du 4 mai 2026, fixe les remboursements suivants.
| Frais | Montant depuis le 01/03/2026 |
|---|---|
| Indemnité kilométrique : automobile, moto, véhicule électrique | 0,58 € par km |
| Indemnité kilométrique : cyclomoteur, vélomoteur | 0,31 € par km |
| Vélo (assimilé au forfait mobilités durables) | 0,33 € par km |
| Repas pris hors du lieu d'attachement ou du domicile, sur justificatifs | 20,50 € |
| Train | 2de classe remboursée |
Source : avenant du 19 février 2026 à l'accord relatif aux frais, étendu par arrêté du 4 mai 2026 ; relu le 2 octobre 2026. Pour comparer au barème fiscal, le calculateur de frais kilométriques.
7. Temps de travail : 1 600 heures, deux jours de repos et des heures sup au taux légal
L'avenant du 24 janvier 2002, étendu par arrêté du 23 avril 2002, organise le temps de travail. La durée est de 35 heures par semaine, sauf organisation différente fixée par accord d'entreprise, avec deux jours de repos par semaine, de préférence consécutifs. Un salarié à temps plein peut effectuer jusqu'à 1 600 heures de travail effectif par an, sans que ce plafond remette en cause les congés conventionnels, comme les jours d'ancienneté ou d'événements familiaux.
| Règle | Convention (avenant du 24 janvier 2002) |
|---|---|
| Durée quotidienne maximale | 10 heures |
| Amplitude maximale | 11 heures |
| Pause | 30 minutes avant 5 heures de travail consécutives |
| Repos quotidien | 11 heures, réductible à 9 heures avec l'accord du salarié, repos équivalent attribué |
| Heures supplémentaires | contingent légal ; aucun taux conventionnel : + 25 % puis + 50 % (L. 3121-36) |
| Temps partiel | heures complémentaires jusqu'à 30 % du contrat, + 25 % entre 10 et 30 % ; séquences d'au moins 3 heures |
| Modulation par accord de service | 45 heures au plus par semaine, 42 heures en moyenne sur 12 semaines, prévenance de 7 jours ouvrés |
| Forfait jours des cadres autonomes | sur accord de service, 217 jours par an au plus |
| Nuit, dimanche, jours fériés, astreinte | aucune stipulation : la loi s'applique |
Pour les heures supplémentaires de la 36e à la 39e heure, le texte permet soit un repos, soit une majoration de salaire, mais ne fixe aucun taux : à défaut d'accord d'entreprise, ce sont donc les taux légaux de 25 % pour les huit premières heures et de 50 % au-delà qui s'appliquent. À partir de la 40e heure, le paiement peut être remplacé par un repos avec l'accord écrit du salarié. Les cadres sont répartis en trois catégories : dirigeants, intégrés à un horaire collectif, autonomes. Les médecins n'appartiennent pas, sauf exception, à la catégorie des dirigeants. Un compte épargne-temps peut être ouvert après six mois, alimenté de 22 jours par an au plus, dont 10 jours de congés payés.
Télétravail : un cadre, pas d'indemnité chiffrée
L'accord du 25 janvier 2022 fixe le cadre de la négociation du télétravail dans chaque service. Il met les frais professionnels à la charge du SPSTI et prévoit que l'employeur « peut, le cas échéant » verser une allocation forfaitaire : aucune indemnité de télétravail n'est donc due au titre de la convention.
Sources : avenant du 24 janvier 2002 relatif à l'aménagement et à la réduction du temps de travail, articles 2 à 14 ; article 14 de la convention ; accord du 25 janvier 2022 sur le télétravail ; relus le 2 octobre 2026. Pour compter vos heures : le simulateur d'heures supplémentaires.
8. Congés : jusqu'à 4 jours d'ancienneté et des congés familiaux souvent plus longs que la loi
Les congés payés suivent la règle légale : 2,5 jours ouvrables par mois, 30 jours au plus par an (article L. 3141-3). Le congé principal se prend entre le 1er mai et le 31 octobre et doit être fixé au moins trois mois à l'avance (article 15). La convention ajoute des congés d'ancienneté : un jour ouvré après 4 ans de présence, deux après 8 ans, trois après 12 ans et quatre après 16 ans, appréciés au jour anniversaire (article 15 bis).
Pour les événements familiaux, l'article 16 est plus généreux que la loi dans plusieurs cas, mais pas pour le décès d'un enfant, où le code du travail l'emporte largement. Les jours sont des jours ouvrables, assimilés à du travail effectif, à prendre le jour de l'événement ou dans les huit jours qui le précèdent ou le suivent.
| Événement | Convention (art. 16) | Code du travail (L. 3142-4) | Le plus favorable |
|---|---|---|---|
| Mariage du salarié | 6 jours | 4 jours | convention |
| PACS du salarié | 4 jours | 4 jours | égal |
| Mariage d'un enfant | 2 jours | 1 jour | convention |
| Mariage d'un frère, d'une sœur, d'un beau-frère ou d'une belle-sœur | 1 jour | — | convention |
| Naissance, arrivée d'un enfant adopté | — | 3 jours | loi |
| Décès du conjoint | 3 jours | 3 jours | égal |
| Décès du partenaire de PACS ou du concubin | — | 3 jours | loi |
| Décès d'un enfant | 6 jours | 12 jours (14 si moins de 25 ans) | loi |
| Décès du père, de la mère, d'un beau-parent, d'un frère, d'une sœur | 3 jours | 3 jours | égal |
| Décès d'un beau-frère, d'une belle-sœur, d'un gendre, d'une bru | 3 jours | — | convention |
| Décès d'un autre ascendant en ligne directe | 2 jours | — | convention |
| Annonce du handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant | — | 10 jours | loi |
Les parents disposent aussi de jours pour enfant malade : 6 jours ouvrables rémunérés par an pour un enfant de moins de 12 ans, assimilés à du travail effectif, et 6 jours non rémunérés pour un enfant de 12 à 16 ans (article 17). Un parent d'enfant handicapé de moins de 17 ans, avec un taux d'au moins 80 % reconnu par la MDPH, a droit à 4 jours ouvrables non rémunérés supplémentaires par an (article 17.1).
Sources : convention, article 15, article 15 bis, article 16, article 17 ; code du travail, articles L. 3141-3 et L. 3142-4 (version du 14 juin 2026) ; relus le 2 octobre 2026.
9. Maladie, maternité et prévoyance : 90 % dès le 4e jour, sans ancienneté
C'est l'un des points forts de la convention. L'article 19 oblige chaque service à adhérer à un régime de prévoyance qui garantit au salarié en arrêt, sans condition d'ancienneté, une indemnisation d'au moins 90 % du salaire, indemnités journalières de la sécurité sociale comprises, à partir du 4e jour et pendant toute la période d'incapacité temporaire de travail. Le complément n'est versé que si le salarié a droit aux indemnités journalières. Si le régime ne couvre que les arrêts de travail, sa cotisation est payée à 60 % par le service et à 40 % par le salarié ; les autres garanties éventuelles sont financées à parts égales.
| Arrêt maladie | Convention (art. 19) | Code du travail |
|---|---|---|
| Ancienneté exigée | aucune | 1 an (L. 1226-1) |
| Point de départ du complément | 4e jour | 8e jour (7 jours de carence, D. 1226-3) |
| Niveau | 90 % du salaire, IJSS comprises | 90 % pendant 30 jours, puis deux tiers pendant 30 jours (D. 1226-1) |
| Durée | pendant toute l'incapacité temporaire | durées allongées de 10 jours par 5 ans d'ancienneté, 90 jours au plus chacune (D. 1226-2) |
Le texte ne précise pas si les 90 % se calculent sur le salaire brut ou net : le contrat de prévoyance du service le détermine. En maternité, l'article 18 garantit, après un an de présence, des indemnités complémentaires pendant toute la durée du congé pour percevoir l'équivalent du salaire net, indemnités de la sécurité sociale et de la prévoyance comprises.
Pas de régime de branche désigné
La convention impose une garantie minimale mais ne désigne ni organisme, ni taux de cotisation de branche, ni régime de frais de santé propre. L'avenant du 18 septembre 2024 se limite à définir les catégories de bénéficiaires : les cadres des classes I à M, et les assimilés cadres des classes G et H, qui bénéficient de la protection complémentaire des cadres. Le détail des garanties dépend du contrat choisi par chaque service. Pour estimer vos indemnités journalières, le simulateur d'arrêt maladie.
Sources : convention, article 18 et article 19 (étendu sous réserve de L. 1226-1 et D. 1226-1 et suivants, arrêté du 23 janvier 2019) ; code du travail, L. 1226-1, D. 1226-1 à D. 1226-3 ; relus le 2 octobre 2026.
10. Période d'essai, préavis réciproque et indemnité de licenciement
La période d'essai est de 2 mois pour les non-cadres, renouvelable une fois pour 1 mois, et de 4 mois pour les cadres, renouvelable une fois pour 2 mois. Le renouvellement doit être prévu au contrat (article 12). Ces durées respectent les maxima des articles L. 1221-19 et L. 1221-21 du code du travail.
Le préavis est réciproque : il a la même durée que le salarié démissionne ou que le service le licencie, sauf faute grave ou force majeure. Pendant le préavis d'un licenciement, le salarié peut s'absenter, par mois de préavis, autant d'heures que sa durée hebdomadaire de travail pour chercher un emploi, sans perte de salaire (article 24).
| Catégorie | Moins de 2 ans de présence | 2 ans et plus | Loi (licenciement, L. 1234-1) |
|---|---|---|---|
| Non-cadres, classes A à H | 1 mois | 2 mois | rien avant 6 mois, 1 mois jusqu'à 2 ans, 2 mois ensuite |
| Cadres, classes I à M | 3 mois | 3 mois | idem |
Sources : convention, article 12 (essai), article 24 (préavis) ; annexe des cadres, article 4 ; code du travail, L. 1234-1 ; relus le 2 octobre 2026.
L'indemnité de licenciement : deux formules à comparer à la loi
La convention ouvre l'indemnité après 1 an d'ancienneté ininterrompue, sauf faute grave, et « sous réserve de dispositions légales et réglementaires plus favorables ». La loi l'ouvre dès 8 mois (article L. 1234-9) et la fixe à un quart de mois par année jusqu'à 10 ans, un tiers au-delà (article R. 1234-2). Le salarié reçoit le plus élevé des deux montants.
Non-cadres (article 25)
« Jusqu'à 9 années : 1/5 de mois d'appointements par année de présence ; au-delà de 9 années : 1/3 de mois d'appointements par année de présence. » Le taux de 1/3 est majoré de 50 % après le 57e anniversaire, âge fixé par référence à un âge légal de départ de 62 ans et « repoussé d'autant » si cet âge recule.
Jusqu'à 9 ans, le quart de mois légal est plus favorable que le cinquième conventionnel : c'est la loi qui s'applique.
Cadres (annexe, article 5)
« Pour la tranche inférieure ou égale à 5 ans de présence : 1 mois d'appointements ; pour la tranche strictement supérieure à 5 ans et inférieure ou égale à 10 ans : 2/5 de mois par année ; pour la tranche strictement supérieure à 10 ans : 3/5 de mois par année. » Plafond de 12 mois, hors majoration de 50 % du taux de 3/5 après le 57e anniversaire.
Au-delà de 5 ans, les tranches de 2/5 puis 3/5 dépassent nettement le barème légal.
Pourquoi nous ne chiffrons pas d'exemple conventionnel
Le texte de l'article 25 ne précise pas si le tiers de mois « au-delà de 9 années » s'applique à toutes les années de présence ou seulement à celles qui suivent la 9e. De même, le « mois » de la première tranche des cadres est écrit sans « par année ». Les deux lectures donnent des montants très différents. Le mois d'appointements est égal à 1/12 des rémunérations des douze derniers mois. En cas de licenciement, faites calculer les deux formules et retenez la plus favorable ; le simulateur d'indemnité de licenciement donne le montant légal.
Sources : convention, article 25 ; annexe des cadres, article 5 ; code du travail, L. 1234-9 et R. 1234-2 ; relus le 2 octobre 2026.
11. Fin de carrière : une allocation dès 10 ans de présence
L'article 26 accorde une allocation de fin de carrière au salarié qui part à la retraite, qu'il s'agisse d'un départ volontaire ou d'une mise à la retraite, dès lors qu'il compte au moins 10 ans de présence dans le service : 1 mois d'appointements après 10 ans, 2 mois après 15 ans, 3 mois après 20 ans, puis un dixième de mois par année entière au-delà de la 20e. Le mois d'appointements est égal à 1/12 des rémunérations des douze derniers mois, hors gratifications aléatoires et remboursements de frais.
Pour un départ volontaire, ce barème dépasse à chaque palier le minimum légal (article D. 1237-1 : un demi-mois après 10 ans, 1 mois après 15 ans, 1,5 mois après 20 ans, 2 mois après 30 ans). Pour une mise à la retraite par l'employeur, la loi impose au moins l'indemnité légale de licenciement (article L. 1237-7), qui est plus élevée : à 10 ans, 2,5 mois contre 1 mois. C'est alors le montant légal qui est dû, l'extension ayant réservé ce point.
Départ ou mise à la retraite : convention ou loi ?
Barèmes vérifiés le 02/10/2026 : convention, article 26 (allocation de fin de carrière) ; code du travail, D. 1237-1 (départ volontaire), L. 1237-7 et R. 1234-2 (mise à la retraite). Années pleines. Résultat indicatif.
Sources : convention, article 26 (étendu sous réserve des articles L. 1237-7, L. 1234-9 et R. 1234-2, arrêté du 23 janvier 2019) ; code du travail, D. 1237-1 ; relus le 2 octobre 2026.
12. Ce que nous ne publions pas, et pourquoi
Chaque chiffre de cette page vient du texte de la convention ou de ses accords. Quelques informations ne remplissent pas cette condition au 2 octobre 2026 : plutôt que de les deviner, nous indiquons pourquoi elles manquent.
- Un exemple chiffré d'indemnité conventionnelle de licenciement : la rédaction des tranches est ambiguë (section 10).
- L'âge actuel de la majoration de 50 % : le texte le rattache à un âge légal de 62 ans « repoussé d'autant » ; nous n'avons pas relu l'âge légal applicable pour cette page.
- La convention des services autonomes, de la santé au travail agricole ou de la fonction publique : le texte ne les vise pas et n'en désigne aucune.
- Les garanties détaillées de prévoyance : elles dépendent du contrat de chaque service.
- L'accord sur l'égalité professionnelle du 18 décembre 2025 : il n'est pas encore étendu.
- L'effectif de la branche : aucune source officielle consolidée relue.
Pour un métier de la branche qui relève aussi de l'entreprise, comme l'ergonome industriel, la fiche métier présente le contenu du poste et les parcours de formation ; le salaire minimum en SPSTI reste celui de la classe J. Pour les obligations de l'employeur en matière de suivi médical, voir aussi notre article sur la visite médicale d'embauche, périodique et de reprise.
Questions fréquentes sur la convention collective de la santé au travail
Les questions ci-dessous reprennent les points les plus recherchés : grille 2026, salaire du médecin et de l'infirmier, prime d'ancienneté, préavis, maladie et confusion avec les cabinets médicaux. Les réponses renvoient aux textes cités plus haut, dans leur version applicable au 2 octobre 2026.
Sources officielles
Toutes les valeurs de cette page ont été relues le 2 octobre 2026 dans le texte intégral de la convention et de ses accords, tel que diffusé en données ouvertes par la Direction de l'information légale et administrative, et au Journal officiel. Aucun accord de salaires pour 2027 n'était déposé à cette date.
- Convention collective nationale des services de prévention et de santé au travail interentreprises du 20 juillet 1976 (IDCC 897, brochure 3031), texte de base : articles 1er, 2, 11, 12, 14 à 26 ; annexe des cadres, articles 3.1, 4 et 5.
- Intitulé et classification : accord du 23 mai 2024 sur l'intitulé ; accord du 23 mai 2024 portant révision partielle ; avenant du 18 septembre 2024.
- Salaires et frais : accord du 19 février 2026 et avenant frais du 19 février 2026, étendus par arrêté du 4 mai 2026 ; accord du 20 février 2025.
- Temps de travail et télétravail : avenant du 24 janvier 2002 ; accord du 25 janvier 2022. Formation : accord du 19 décembre 2018 (OPCO Santé).
- Représentativité : arrêtés du 24 juin 2025 et du 30 octobre 2025. SMIC : arrêté du 22 mai 2026.
- Code du travail : articles L. 1221-19, L. 1221-21, L. 1226-1, D. 1226-1 à D. 1226-3, L. 1234-1, L. 1234-9, R. 1234-2, L. 1237-7, D. 1237-1, L. 3121-36, L. 3141-3, L. 3142-4, L. 4622-2, L. 4623-1 et R. 3243-1.