Convention collective des tuiles et briques 2026 : grille REMAG, primes et droits

Mise à jour : 28/09/2026 Convention collective IDCC 1170

Numéro, brochure, codes NAF et texte officiel : voir la fiche technique IDCC 1170. Cette page décrypte les salaires, primes, préavis et droits de la convention.

Conducteur de presse ou d'extrudeuse, conducteur de four, cariste, technicien de maintenance, chef d'équipe de fabrication : les salariés des tuileries et briqueteries relèvent de la convention collective nationale de l'industrie des tuiles et briques du 17 février 1982, identifiée sous le numéro IDCC 1170. C'est une petite branche industrielle, organisée autour de sites où l'argile est préparée, façonnée, séchée puis cuite dans des fours qui tournent souvent jour et nuit.

Cette convention a trois particularités que l'on retrouve rarement expliquées correctement. D'abord, le salaire minimum n'y est pas mensuel mais annuel : c'est la REMAG, une rémunération minimale annuelle garantie qui englobe la prime de fin d'année et la prime de vacances. Ensuite, la classification des ouvriers et des ETAM repose sur une cotation des emplois par points, et non sur des coefficients. Enfin, son champ a été fusionné en juillet 2024 avec celui des carrières et matériaux de construction, sans que ses textes propres disparaissent.

Vous trouverez ci-dessous la dernière grille étendue, le statut de l'avenant de 2026, le barème de la prime d'ancienneté, les règles de la prime de fin d'année et du travail posté, les préavis, l'indemnité de licenciement comparée au minimum légal, le maintien de salaire en cas de maladie et les formations de branche. Deux simulateurs permettent de vérifier votre minimum annuel et d'estimer votre indemnité de licenciement. Ce que nous n'avons pas pu vérifier est indiqué clairement dans une section dédiée.

Étape 0 : votre entreprise relève-t-elle de l'IDCC 1170 ?

L'article G.1 vise les entreprises qui fabriquent des carreaux en terre cuite, briques, tuiles, produits divers en terre cuite et argiles expansées, sur le territoire national hors départements d'outre-mer. Les VRP en sont exclus. Le critère est l'activité principale réelle de l'employeur : le code NAF n'est qu'un indice.

Tuileries et briqueteries : IDCC 1170 Le texte de 1982 cite encore les anciens codes d'activité (26.3 Z, 26.4 A, B et C, 26.8 C). Dans la nomenclature actuelle, la fabrication de briques, tuiles et produits de construction en terre cuite correspond au code 23.32Z. Ce code n'est pas écrit dans la convention : c'est une table de correspondance.
Carrières et matériaux : la branche de rattachement Depuis l'arrêté du 3 juillet 2024, le champ des tuiles et briques est rattaché à la convention des industries de carrières et matériaux de construction, IDCC 3249. Pour l'identité technique de cette convention, voir la fiche IDCC 3249. La section 1 détaille ce que la fusion change.
Céramique : une autre convention La terre cuite de construction n'est pas la céramique de table, sanitaire ou technique. Si votre entreprise fabrique ces produits, vérifiez la convention des industries céramiques (IDCC 1558).
Vendre ou poser des tuiles : pas l'IDCC 1170 Le distributeur qui revend tuiles et briques relève du négoce des matériaux de construction (IDCC 3216). Le couvreur ou le maçon qui les pose relève du bâtiment.

Le réflexe fiable : votre bulletin de paie

L'employeur doit indiquer sur le bulletin l'intitulé de la convention collective applicable (article R. 3243-1 du code du travail). En cas de doute, c'est la mention à vérifier en premier. Pour la carte d'identité technique du numéro (texte de base, état, liens officiels), voir la fiche IDCC 1170.

1. Fusion avec les carrières et matériaux : ce qui a changé en 2024, et ce qui n'a pas changé

La restructuration des branches professionnelles, engagée par l'État pour réduire le nombre de conventions collectives, a touché les tuiles et briques en 2024. Un arrêté du 3 juillet 2024, publié au Journal officiel du 7 juillet, a fusionné le champ de l'IDCC 1170 avec celui de la convention des industries de carrières et matériaux de construction. Dans le vocabulaire juridique, les tuiles et briques sont la branche rattachée ; les carrières et matériaux, IDCC 3249, sont la branche de rattachement.

Une fusion de champs n'efface pas du jour au lendemain le texte de la branche rattachée. Le code du travail prévoit une période pendant laquelle les partenaires sociaux négocient des stipulations communes. Dans les faits, les textes propres aux tuiles et briques continuent d'être signés et appliqués, et c'est ce qui compte pour votre fiche de paie : la grille, les primes et les préavis décrits sur cette page restent ceux de l'IDCC 1170.

  • 17 février 1982 — signature de la convention collective nationale des tuiles et briques, étendue par arrêté du 4 juin 1982.
  • 13 février 2004 — accord de réforme de la classification des ouvriers et ETAM : cotation par points et création de la REMAG.
  • 6 juillet 2022 — signature de la convention des industries de carrières et matériaux de construction (IDCC 3249), qui regroupe les anciennes conventions des carrières et matériaux.
  • 3 juillet 2024 — arrêté de fusion des champs conventionnels, publié au JORF du 7 juillet 2024 : le champ 1170 est rattaché à l'IDCC 3249.
  • 21 mai 2025 — accord sur des mesures d'urgence pour l'emploi et la formation dans le secteur des tuiles et briques, conclu dans le cadre de l'IDCC 3249, étendu par arrêté du 11 décembre 2025.
  • 27 novembre 2025 — accord créant une commission paritaire permanente de négociation commune aux carrières et matériaux, à la chaux et aux tuiles et briques.
  • 30 avril 2026 — avenant salaires n° 19 propre aux tuiles et briques, avec effet au 1er janvier 2026 en attente d'extension.

Ce que la fusion ne dit pas

On lit parfois que la fusion ferait bénéficier chaque salarié « du plus favorable des deux conventions ». Aucun texte ne le prévoit. Les deux conventions ne se cumulent pas clause par clause : les stipulations propres aux tuiles et briques s'appliquent tant qu'elles n'ont pas été remplacées par un accord commun.

Source : arrêté du 3 juillet 2024 portant fusion de champs conventionnels (JORF n° 0160 du 7 juillet 2024) ; convention des industries de carrières et matériaux de construction du 6 juillet 2022.

2. Classification : une cotation des emplois par points

Depuis l'accord du 13 février 2004, ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise partagent une grille unique et continue de 5 groupes, eux-mêmes divisés en 4 niveaux notés A, B, C et D. Le groupe ne dépend pas de l'intitulé du poste : il découle d'une cotation de l'emploi sur cinq critères, chacun noté sur six degrés. Le total des points place l'emploi dans un groupe.

Complexité
Impact
Relations
Autonomie
Connaissances

Les seuils de points par groupe

GroupePoints de cotation
1465 à 545
2546 à 643
3644 à 772
4773 à 927
5928 et plus

Ce que signifient les niveaux A à D

À l'intérieur d'un groupe, le niveau traduit la maîtrise de l'emploi par le salarié, et non la difficulté de l'emploi lui-même :

  • Niveau A : le salarié a les connaissances requises, mais pas encore l'expérience pour exercer toutes les activités de l'emploi (le texte évoque une durée type de 3 à 12 mois).
  • Niveau B : il maîtrise les techniques de base et les situations habituelles.
  • Niveau C : il maîtrise toutes les techniques, y compris dans les situations peu courantes.
  • Niveau D : il maîtrise tout l'emploi et exerce au moins trois activités complémentaires (formation de collègues, expertise, propositions d'amélioration, remplacements réguliers).

En pratique

Si vos missions ont évolué (vous formez les nouveaux, vous remplacez régulièrement le chef d'équipe, vous intervenez en maintenance de premier niveau), c'est le niveau, voire le groupe, qui peut être réexaminé. L'accord de 2004 ne prévoit pas de document type obligatoire : demandez à connaître la cotation de votre emploi et les critères retenus. Les cadres ont une classification distinte, présentée à la section 4.

Source : accord du 13 février 2004 relatif à la réforme de la classification, articles 3 et 3.2.1.

3. Grille REMAG des ouvriers et ETAM étendue

La REMAG, rémunération minimale annuelle garantie, est le plancher de salaire brut sur une année complète de présence, pour un horaire de 35 heures par semaine. Elle se proratise en cas de temps partiel, d'entrée ou de départ en cours d'année. La dernière grille étendue est celle de l'avenant n° 18 du 26 juin 2024, qui a revalorisé les minima de 2,5 % avec effet au 1er janvier 2024.

Ce qui compte dans la REMAG

Tous les éléments bruts liés au travail effectif : salaire de base, primes de production ou de poste, et aussi la prime de fin d'année et la prime de vacances.

Ce qui n'y compte pas

La prime d'ancienneté, les heures supplémentaires, les frais professionnels, l'intéressement et la participation, les rappels de l'année précédente, les indemnités de réduction d'activité, de départ en retraite et de licenciement.

REMAG annuelles brutes — avenant n° 18, applicables depuis le 1er janvier 2024

Sous chaque montant annuel figure la moyenne mensuelle correspondante (REMAG divisée par 12). C'est un repère de lecture, calculé par nos soins : la prime de fin d'année et la prime de vacances étant comprises dans la REMAG, votre salaire de base mensuel sera en principe inférieur à cette moyenne.

GroupeNiveau ANiveau BNiveau CNiveau D
G123 018 €
1 918,17 €/mois
23 552 €
1 962,67 €/mois
23 646 €
1 970,50 €/mois
24 205 €
2 017,08 €/mois
G224 224 €
2 018,67 €/mois
24 902 €
2 075,17 €/mois
25 830 €
2 152,50 €/mois
27 018 €
2 251,50 €/mois
G327 070 €
2 255,83 €/mois
27 648 €
2 304,00 €/mois
29 017 €
2 418,08 €/mois
30 646 €
2 553,83 €/mois
G430 700 €
2 558,33 €/mois
31 550 €
2 629,17 €/mois
33 295 €
2 774,58 €/mois
35 660 €
2 971,67 €/mois
G535 709 €
2 975,75 €/mois
37 045 €
3 087,08 €/mois
39 854 €
3 321,17 €/mois
43 257 €
3 604,75 €/mois

Source : avenant n° 18 du 26 juin 2024 relatif aux salaires minima (FFTB, CFDT FNCB), étendu par arrêté du 5 novembre 2024 (JORF du 7 novembre 2024), effet au 1er janvier 2024. Grille précédente : avenant n° 17 du 22 juin 2023, de 22 457 € (G1A) à 42 202 € (G5D). Moyennes mensuelles calculées par nos soins.

Avenant n° 19 de 2026 : signé, pas encore étendu

Un avenant n° 19 a été signé le 30 avril 2026 par la FFTB, UP'CHAUX, la FIB et l'UNICEM côté employeurs, la CFDT et la CFTC côté salariés, avec effet au 1er janvier 2026. Il revalorise les REMAG et la prime d'ancienneté. À la fin du mois d'août 2026, il n'était pas étendu et ses montants n'étaient pas publiés au Journal officiel : nous ne les reproduisons donc pas. Tant qu'il n'est pas étendu, il ne s'impose qu'aux entreprises adhérentes d'une organisation patronale signataire. Si votre employeur en fait partie, demandez-lui la nouvelle grille.

Et le SMIC ?

En 2026, le SMIC est passé de 12,02 € de l'heure au 1er janvier à 12,31 € au 1er juin, soit 1 867,02 € bruts par mois pour 35 heures. Sur l'année, cela représente environ 22 184 € bruts (cinq mois à 1 823,03 € puis sept mois à 1 867,02 €, calcul fait par nos soins). La REMAG la plus basse de la grille 2024, 23 018 €, reste au-dessus de ce total annuel.

Une REMAG respectée ne garantit pas le SMIC chaque mois

Le SMIC s'apprécie mois par mois, alors que la REMAG est un total annuel qui intègre la prime de fin d'année et la prime de vacances. Un salaire de base mensuel calé sur le bas de grille, sans ces primes, peut donc tomber sous le SMIC mensuel. Dans ce cas, l'employeur doit un complément pour atteindre le SMIC le mois concerné. Vérifiez votre taux horaire de base sur chaque bulletin, et votre REMAG en fin d'année.

4. Salaires minimaux des cadres : coefficient × valeur du point

Les cadres ne sont pas dans la grille REMAG. Leur classification, fixée par les clauses cadres de la convention, comporte trois catégories (I, II et III) et des coefficients qui vont de 300 à 652. Le salaire minimum mensuel s'obtient en multipliant le coefficient par la valeur du point.

CatégorieCoefficientsMinimum mensuel au point de 6,269 € (2020)
I300 · 322 · 3441 880,70 € · 2 018,62 € · 2 156,54 €
IIde 366 à 498de 2 294,45 € à 3 121,96 €
IIIde 520 à 652de 3 259,88 € à 4 087,39 €

Source : avenant n° 52 du 8 octobre 2020, effet au 1er janvier 2020, étendu par arrêté du 8 février 2021 (JORF du 17 février 2021). Montants calculés par nos soins (coefficient × 6,269 €).

Une grille cadres ancienne

Un avenant n° 53 du 7 juillet 2021 a porté le minimum du coefficient 300 à 1 895,75 €, selon deux sources syndicales et juridiques concordantes ; son extension n'a pas pu être vérifiée. Nous n'avons trouvé aucune grille cadres postérieure à 2021. Or le SMIC de juin 2026 (1 867,02 €) n'est plus qu'à 1,5 % sous ce minimum : si votre salaire de cadre en est proche, rapprochez-vous de votre service paie ou de vos représentants du personnel pour connaître la valeur du point appliquée dans l'entreprise.

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5. Primes : ancienneté, fin d'année, vacances et travail posté

Les primes conventionnelles des tuiles et briques sont peu nombreuses mais précises, et deux d'entre elles sont souvent mal comprises : la prime de fin d'année, présentée à tort comme un 13e mois, et la majoration du travail posté, qui porte sur le minimum annuel et non sur le salaire réel. Les montants ci-dessous concernent les ouvriers et les ETAM, sauf mention contraire.

La prime d'ancienneté : un forfait mensuel par groupe

Contrairement à la plupart des conventions industrielles, la prime d'ancienneté n'est pas un pourcentage du salaire : c'est un montant fixe en euros par mois, qui dépend du groupe et progresse tous les trois ans jusqu'à 15 ans. Elle ne compte pas dans la REMAG : elle s'y ajoute. Les salariés qui percevaient davantage avant la réforme de 2004 conservent un différentiel.

Groupe3 ans6 ans9 ans12 ans15 ans et plus
G123 €46 €69 €92 €115 €
G227 €54 €81 €108 €135 €
G330 €60 €90 €120 €150 €
G440 €80 €120 €160 €200 €
G550 €100 €150 €200 €250 €

Source : accord du 13 février 2004, article 8 ; barème maintenu par l'avenant n° 18 du 26 juin 2024, article 2. Montants bruts mensuels. L'avenant n° 19 de 2026 prévoit une revalorisation non encore publiée.

Les autres primes et majorations

Prime de fin d'année

7,5 % de la REMAG

Pour une année complète, au groupe et au niveau du salarié, présent au moment du versement. Abattement de 1/225 par jour d'absence (avec une franchise pour deux absences et six jours au plus). Minimum de 2 % de la REMAG avec 12 mois d'ancienneté. Comprise dans la REMAG, elle ne s'y ajoute pas.

Prime de vacances

25 % de l'indemnité de CP

Ouverte avec 700 heures de présence continue sur la période de référence, et due si le congé principal est effectivement pris. Elle aussi est comprise dans la REMAG.

Travail posté en continu

REMAG + 5 %

Pour la période travaillée en équipes successives sans arrêt la nuit, le dimanche ni les jours fériés, la REMAG applicable est majorée de 5 %. Les ouvriers postés en continu mensualisés ont en plus un jour ouvrable de congé payé supplémentaire.

Indemnité de panier (ouvriers)

3,5 × le minimum garanti

Pour les postes de nuit d'au moins 7 h 30 consécutives encadrant minuit : 15,225 € depuis le 1er juin 2026 (minimum garanti à 4,35 €), 14,875 € de janvier à mai. Calcul fait par nos soins.

Pause payée

20 minutes

Les ouvriers ont droit à une pause rémunérée de 20 minutes pour tout poste d'au moins 7 h 30 consécutives.

Prime de fin d'année des cadres

1 mois minimum

Elle est égale au salaire mensuel minimum de la catégorie du cadre, selon les clauses cadres de la convention.

Sources : articles O.18 et E.11 (fin d'année), O.20 et E.12 (vacances), G.16 et O.19 (travail posté en continu), O.16 (panier), O.15 (pause) ; accord du 13 février 2004, articles 9.1 à 9.3.

Exemple chiffré : un conducteur de four en groupe 3 niveau B

Sa REMAG 2024 est de 27 648 €. S'il travaille toute l'année en poste continu, elle est majorée de 5 % et passe à 29 030,40 €. Sa prime de fin d'année théorique pour une année complète sans absence est de 7,5 % de sa REMAG, soit environ 2 074 € sur la base non majorée : elle fait partie de ce total, elle ne s'y ajoute pas. Avec 9 ans d'ancienneté, il perçoit en plus 90 € par mois de prime d'ancienneté, soit 1 080 € sur l'année, en dehors de la REMAG. Pour ses postes de nuit encadrant minuit, chaque panier vaut 15,225 € depuis juin 2026. Pour convertir ces montants bruts en net, utilisez le calculateur brut / net.

Pour comparer ces montants à ceux d'autres industries qui travaillent en équipes, notre article sur ce que rapporte le travail posté et les horaires décalés détaille les primes les plus courantes, et celui sur la prime de panier en usine rappelle les règles sociales et fiscales qui s'appliquent à l'indemnité de repas.

6. Simulateur : votre minimum annuel et votre prime d'ancienneté

Choisissez votre groupe, votre niveau et votre ancienneté. Le simulateur applique la grille de l'avenant n° 18, la majoration de 5 % si vous êtes posté en continu toute l'année, le barème forfaitaire de la prime d'ancienneté et votre temps de travail. Si vous saisissez votre rémunération brute de l'année (hors prime d'ancienneté et heures supplémentaires), il la compare à votre REMAG.

REMAG et prime d'ancienneté — avenant n° 18, applicable depuis le 1er janvier 2024

Votre REMAG annuelle
—
Prime d'ancienneté
—

Constantes du 28/09/2026 : grille REMAG et barème d'ancienneté de l'avenant n° 18 du 26/06/2024, étendu le 05/11/2024, effet 01/01/2024 ; majoration de 5 % du travail posté en continu (art. G.16) ; prime de fin d'année de 7,5 % comprise dans la REMAG. Montants de l'avenant n° 19 de 2026 non publiés. Résultat indicatif, en brut.

7. Temps de travail : feu continu, nuit exceptionnelle et jours fériés

Sur la durée du travail, la convention renvoie à la loi et aux accords (article G.5) : la référence est la durée légale de 35 heures. Ses apports portent sur l'organisation en continu, propre aux sites équipés de fours, et sur la compensation du travail inhabituel. Les heures supplémentaires suivent les majorations légales de 25 % puis 50 % (article L. 3121-36), sauf accord d'entreprise ; nous n'avons trouvé aucun taux conventionnel propre à la branche.

Travail exceptionnel un jour de repos, un jour férié ou de nuit (article O.14)

Quand un ouvrier est appelé exceptionnellement à travailler un jour de repos hebdomadaire ou un jour férié, ou la nuit entre 20 h et 6 h alors qu'il ne travaille pas habituellement de nuit, il choisit entre trois compensations : une majoration d'incommodité de 100 % en plus du paiement des heures, un repos d'une durée équivalente, ou un repos d'une durée double. Ces avantages ne se cumulent pas avec les majorations légales des heures supplémentaires.

Même situation pour les ETAM (article E.9)

Les ETAM ont les trois mêmes options, mais la majoration d'incommodité n'est que de 10 % en plus du paiement des heures. Le repos équivalent ou double reste possible. L'écart avec les ouvriers est important : pour un ETAM, le repos double est souvent l'option la plus intéressante.

Postés en continu : deux jours de repos consécutifs

L'accord du 23 juin 1997 prévoit que chaque période de repos des salariés postés en continu dure au moins deux jours consécutifs. Pour le travail de nuit habituel, le code du travail impose en plus des contreparties et un suivi de santé adapté (article L. 3122-1 et suivants).

Jours fériés (article O.13)

Pour les ouvriers mensualisés, les jours fériés chômés sont payés, à condition d'avoir travaillé la veille et le lendemain. Les non-mensualisés ont 9 jours fériés payés après 3 mois d'ancienneté (2 mois pour Noël et le jour de l'an). Le 1er mai suit les règles légales.

Sources : articles O.14, E.9, O.13 et G.5 ; accord du 23 juin 1997 sur l'aménagement du temps de travail. Pour estimer vos majorations, voir le calculateur des heures de nuit et le calculateur d'heures supplémentaires.

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8. Congés : ancienneté et événements familiaux, face au minimum légal

Tous les salariés ont droit aux congés payés légaux, soit 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif (article L. 3141-3). La convention y ajoute des jours liés à l'ancienneté pour les ouvriers et les cadres, et des congés pour événements familiaux. Ces derniers datent pour partie de 1982 : la loi est devenue plus favorable sur plusieurs lignes, et c'est alors elle qui s'applique.

Ouvriers (article O.19)

  • + 2 jours ouvrables à 20 ans d'ancienneté
  • + 3 jours à 25 ans
  • + 4 jours à 30 ans

Cadres (article C.A.10)

  • + 1 jour à 10 ans d'ancienneté
  • + 2 jours à 15 ans, + 3 jours à 20 ans
  • + 4 jours à 30 ans

Pour les ETAM, nous n'avons trouvé aucune clause de congé d'ancienneté dans les articles consultés.

Événements familiaux (article G.19, jours ouvrables)

La dernière colonne indique ce à quoi vous avez droit : le plus favorable entre la convention et l'article L. 3142-4 du code du travail, dans sa version en vigueur depuis le 14 juin 2026.

ÉvénementConventionMinimum légalCe qui s'applique
Mariage du salarié4 j, 6 j après 3 mois d'ancienneté4 j4 j, puis 6 j après 3 mois
PACS du salarié—4 j4 j (loi)
Mariage d'un enfant1 j, 2 j après 3 mois1 j1 j, puis 2 j après 3 mois
Naissance ou adoption—3 j3 j (loi)
Décès du conjoint6 j3 j6 j (convention)
Décès du père ou de la mère (du salarié ou du conjoint)3 j3 j3 j
Décès d'un enfant3 j12 j, 14 j dans certains cas12 ou 14 j (loi)
Décès d'un frère ou d'une sœur2 j3 j3 j (loi)
Décès d'un petit-enfant2 j—2 j (convention)
Décès d'un grand-parent1 j—1 j (convention)
Annonce du handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer d'un enfant—10 j10 j (loi)

Sources : article G.19, article O.19, clauses cadres C.A.10 ; article L. 3142-4 du code du travail. Les titulaires de la carte d'interné ou de déporté politique ont 2 jours ouvrables de congé supplémentaires (article G.18).

9. Maladie et accident du travail : un maintien de salaire à 100 % dès un an

En cas d'arrêt de travail indemnisé par la Sécurité sociale, l'employeur complète les indemnités journalières pour maintenir tout ou partie du salaire. La convention est ici nettement plus favorable que le socle légal (article L. 1226-1), qui prévoit 90 % du salaire seulement et après un délai de carence de sept jours. Les durées ci-dessous s'apprécient sur douze mois consécutifs, sous déduction des indemnités journalières.

CatégorieAncienneté requiseMaladieAccident du travail, maladie professionnelle
Ouvriers (O.21)1 anÀ partir du 4e jour d'absence : 100 % pendant 42 jours, puis 50 % pendant 45 joursDès le 1er jour : 100 % pendant 60 jours, puis 50 % pendant 60 jours
ETAM (E.14)12 mois100 % pendant 45 jours, puis 75 % pendant 45 joursChaque période portée à 60 jours
Cadres (C.A.12)9 mois100 % pendant 3 mois, puis 75 % pendant 3 mois—

Sources : avenant du 8 septembre 2009 (réécriture des articles O.21, O.26 et E.19), étendu par arrêté du 20 juillet 2010 ; article E.14 ; clauses cadres C.A.12.

Prévoyance et mutuelle

L'article E.15 oblige l'employeur à affilier les ETAM à un régime de prévoyance et de retraite au moins aussi favorable que celui des ouvriers. Nous n'avons en revanche trouvé sur Légifrance aucun accord de branche fixant des garanties de prévoyance ou de frais de santé, ni d'organisme recommandé : les garanties sont donc celles du contrat de votre entreprise, qui doit au minimum respecter la complémentaire santé obligatoire prévue par le code de la sécurité sociale.

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10. Période d'essai et préavis : des durées qui dépendent de l'ancienneté

La période d'essai conventionnelle reste dans les limites fixées par la loi (article L. 1221-19). Pour le préavis, la convention distingue les ouvriers, dont les durées varient fortement avec l'ancienneté, les ETAM et les cadres. En cas de licenciement, la loi garantit au minimum un mois de préavis entre six mois et deux ans d'ancienneté, et deux mois au-delà (article L. 1234-1).

CatégoriePériode d'essaiPréavis de démissionPréavis de licenciement
Ouvriers 2 mois, renouvelable une fois 1 mois par accord écrit ≤ 1 mois d'ancienneté : 3 jours
1 mois à 2 ans : 1 semaine
≥ 2 ans : 2 semaines
≤ 1 mois : 3 jours
1 à 6 mois : 1 semaine
6 mois à 2 ans : 1 mois
≥ 2 ans : 2 mois
ETAM 2 mois (employés)
3 mois (techniciens et agents de maîtrise)
1 mois < 2 ans : 1 mois
2 à 15 ans : 2 mois
≥ 15 ans : 3 mois
Cadres 4 mois, renouvelable au plus 3 mois d'un commun accord 3 mois ; 1 mois pour la position I avec moins de 2 ans d'ancienneté

Sources : articles O.4 et E.3 (essai), O.25 et E.18 (préavis), clauses cadres C.A.3 et C.A.15.

Heures pour chercher un emploi

Ouvriers : 2 heures par jour pendant le préavis, payées en cas de licenciement, non payées en cas de démission. ETAM : 2 heures par jour payées en cas de licenciement. Cadres : 50 heures par mois.

Rompre pendant l'essai (ouvriers)

Délai de prévenance conventionnel : 24 heures avant 8 jours de présence, 48 heures de 8 jours à 1 mois, 2 semaines au-delà. Les délais légaux s'appliquent s'ils sont plus favorables.

Pour dater précisément la fin de votre contrat, utilisez le calculateur de préavis.

11. Indemnité de licenciement : le barème de branche n'est pas toujours le meilleur

Le barème conventionnel des ouvriers et des ETAM a été réécrit par l'avenant du 8 septembre 2009. Il est forfaitaire, exprimé en mois de salaire, avec un calcul au prorata entre deux paliers. Le salaire de référence est la moyenne des douze derniers mois. Mais l'indemnité légale a été relevée depuis : un quart de mois par année jusqu'à dix ans, puis un tiers au-delà (article R. 1234-2). Le salarié perçoit le montant le plus favorable des deux.

Ancienneté5 ans10 ans15 ans20 ans25 ans30 ans35 ans
Ouvriers et ETAM (convention)12468910,5
Cadres (convention)12,54,5811,513,513,5
Minimum légal1,252,54,175,837,59,1710,83

En mois de salaire. Comparaison calculée par nos soins à partir des deux barèmes.

Ouvriers et ETAM : la loi l'emporte le plus souvent

Le barème de branche n'est plus favorable qu'entre environ 20 et 25 ans d'ancienneté. À 5, 10 et 15 ans, puis à 30 et 35 ans, l'indemnité légale est supérieure. Entre 1 et 5 ans, la convention renvoie elle-même à l'indemnité légale, majorée de 10 % à partir de 50 ans et de 20 % à partir de 60 ans. En cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle, on retient le plus favorable entre l'indemnité conventionnelle et le double de l'indemnité légale.

Cadres : un barème nettement plus favorable après 10 ans

À partir d'un an d'ancienneté, le cadre reçoit 2/10 de mois par année de la 1re à la 5e, 3/10 de la 6e à la 10e, 4/10 de la 11e à la 15e, puis 7/10 au-delà, dans la limite de 13,5 mois. Le barème rejoint le légal à 10 ans et le dépasse ensuite très largement. L'indemnité est majorée de 10 % dans les cinq ans qui précèdent l'âge de la retraite.

Sources : article O.26 et article E.19 (avenant du 8 septembre 2009), clauses cadres C.A.16.

Simulateur : indemnité conventionnelle ou légale ?

Convention
—
Minimum légal
—
Vous percevez
—

Constantes du 28/09/2026 : barèmes O.26 / E.19 (avenant du 08/09/2009) et C.A.16 ; indemnité légale R. 1234-2 (1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà, dès 8 mois d'ancienneté). Hors faute grave, hors accident du travail, sans la majoration cadre avant la retraite. Résultat indicatif. Pour un calcul détaillé avec vos salaires réels, voir le simulateur d'indemnité de licenciement.

12. Départ à la retraite : les barèmes vérifiés

Le salarié qui part volontairement à la retraite perçoit une indemnité de départ, fixée par la convention selon son ancienneté. Nous publions ci-dessous uniquement les paliers que nous avons pu lire dans le texte. Pour les ETAM, et pour les paliers intermédiaires des ouvriers, reportez-vous au texte en vigueur.

Ouvriers (article O.27)

  • De 2 à 10 ans : l'indemnité légale de licenciement
  • 10 ans : 2 mois · 15 ans : 2,5 mois
  • Jusqu'à 6,5 mois à 45 ans d'ancienneté

Cadres (article C.A.18)

  • 10 ans : 2,5 mois · 15 ans : 3 mois · 20 ans : 3,5 mois
  • 25 ans : 4 mois · 30 ans : 5 mois
  • 40 ans : 6 mois · 45 ans : 6,5 mois

Sources : article O.27, clauses cadres C.A.18.

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13. Formation : quatre CQP de branche et une prime de 600 €

La branche forme une grande partie de ses conducteurs et techniciens en interne, par la voie des certificats de qualification professionnelle (CQP). Depuis l'avenant du 26 juin 2024, étendu en novembre 2025, obtenir un CQP ouvre droit à une prime de 600 € bruts, versée une fois. Le tuteur ou le maître d'apprentissage reçoit 60 € bruts par mois, dans la limite de 12 mois. L'OPCO de la branche est OPCO 2i.

CQP Conducteur préparation des terres
CQP Conducteur d'installations automatisées
CQP Chef d'équipe de fabrication
CQP Technicien de maintenance industrielle

Source : avenant du 26 juin 2024 à l'accord du 11 mai 2021 sur l'emploi des jeunes, l'alternance et les CQP, étendu par arrêté du 7 novembre 2025 (JORF du 22 novembre 2025). La prime de 500 € de l'accord de 2021 concernait le tuteur et a été remplacée.

Ces postes ont des équivalents dans d'autres industries : la fiche chef d'équipe de production décrit le métier visé par le CQP de chef d'équipe, et les caristes, nombreux sur les parcs de stockage des tuileries, trouveront les salaires constatés dans la fiche salaire d'un cariste.

14. Ce que nous ne publions pas, et pourquoi

Une grille ou une prime fausse peut coûter cher à un salarié qui s'y fie. Les éléments suivants n'ont pas pu être confirmés sur une source officielle à la date de mise à jour : nous préférons les signaler plutôt que de les estimer.

  • Les montants de l'avenant n° 19 du 30 avril 2026 (REMAG et prime d'ancienneté 2026) : non publiés au Journal officiel, avenant non étendu.
  • Une grille cadres postérieure à 2021 : aucune trouvée.
  • Un accord de branche de prévoyance ou de frais de santé, avec organisme recommandé et taux : aucun trouvé.
  • Les congés d'ancienneté des ETAM et le barème complet de leur indemnité de départ à la retraite.
  • Le contingent d'heures supplémentaires en vigueur : un accord de 1997 le fixait à 100 heures par an, sur la base de l'horaire de l'époque ; nous n'avons pas pu vérifier s'il a été modifié depuis.
  • Le calendrier d'harmonisation entre les textes des tuiles et briques et ceux de l'IDCC 3249 après la fusion.

Des repères fréquemment repris ailleurs sont en outre inexacts : il n'existe pas de « 13e mois » au sens strict mais une prime de fin d'année comprise dans la REMAG, l'accord de classification n'impose aucune « fiche descriptive d'emploi », et la prime CQP du salarié est de 600 € et non de 500 €.

FAQ — Convention des tuiles et briques

La dernière grille étendue est celle de l'avenant n° 18 du 26 juin 2024, applicable depuis le 1er janvier 2024 et étendue par arrêté du 5 novembre 2024. Elle fixe une rémunération minimale annuelle garantie, la REMAG, pour chacun des 20 échelons de la classification : de 23 018 euros bruts par an au groupe 1 niveau A à 43 257 euros au groupe 5 niveau D. Un avenant n° 19 a été signé le 30 avril 2026 avec effet au 1er janvier 2026, mais il n'était pas étendu à la fin du mois d'août 2026 et ses montants n'ont pas encore été publiés au Journal officiel. Tant qu'il n'est pas étendu, il ne s'impose qu'aux entreprises adhérentes des organisations patronales signataires.

La REMAG est la rémunération minimale annuelle garantie des ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise. C'est un montant brut annuel, pour une année complète de présence et un horaire de 35 heures par semaine, proratisé en cas de temps partiel ou d'entrée en cours d'année. Elle inclut tous les éléments de salaire liés au travail, y compris la prime de fin d'année et la prime de vacances. Elle exclut en revanche la prime d'ancienneté, les heures supplémentaires, les frais professionnels, l'intéressement et la participation. La comparaison se fait donc sur l'année, et non mois par mois.

Pas au sens strict. Les ouvriers et les ETAM perçoivent une prime de fin d'année égale à 7,5 % de la REMAG de leur groupe et de leur niveau pour une année complète, avec un abattement de 1/225 par jour d'absence et un minimum de 2 % de la REMAG pour les salariés ayant 12 mois d'ancienneté. Cette prime est comprise dans la REMAG : elle ne s'y ajoute pas. Les cadres ont une prime de fin d'année égale au salaire mensuel minimum de leur catégorie.

C'est un montant forfaitaire mensuel, et non un pourcentage du salaire. Il dépend du groupe de classification et de l'ancienneté, par paliers de trois ans. Selon le barème maintenu par l'avenant n° 18 de 2024, il va de 23 euros par mois à 3 ans pour le groupe 1 jusqu'à 250 euros par mois à 15 ans pour le groupe 5. La prime d'ancienneté n'entre pas dans la REMAG : elle s'ajoute au minimum annuel. L'avenant n° 19 de 2026 prévoit une revalorisation dont les montants ne sont pas encore publiés.

Oui. Un arrêté du 3 juillet 2024, publié au Journal officiel du 7 juillet 2024, a fusionné le champ de la convention des tuiles et briques avec celui de la convention collective des industries de carrières et matériaux de construction, IDCC 3249, qui est la branche de rattachement. Cette fusion de champs n'a pas fait disparaître les textes propres aux tuiles et briques : la branche a continué de signer des avenants, comme l'avenant salaires n° 19 du 30 avril 2026 et un accord sectoriel du 21 mai 2025 conclu dans le cadre de l'IDCC 3249.

Il dépend de la catégorie et de l'ancienneté. Pour un ouvrier licencié : trois jours jusqu'à un mois d'ancienneté, une semaine jusqu'à six mois, un mois jusqu'à deux ans, puis deux mois. Pour un ouvrier qui démissionne : trois jours, une semaine, puis deux semaines à partir de deux ans. Pour les ETAM, la démission impose un mois ; le licenciement un mois avant deux ans, deux mois de deux à quinze ans et trois mois au-delà. Pour les cadres, le préavis est de trois mois, ramené à un mois pour la position I avec moins de deux ans d'ancienneté.

La convention accorde 6 jours ouvrables pour le décès du conjoint, soit le double du minimum légal, et 3 jours pour le décès du père ou de la mère du salarié ou de son conjoint. Pour d'autres décès, elle est désormais moins favorable que le code du travail et c'est la loi qui s'applique : 12 jours au moins pour le décès d'un enfant, 14 jours dans certains cas, et 3 jours pour le décès d'un frère ou d'une sœur, au lieu de 3 et 2 jours dans le texte conventionnel.

Sources officielles

Textes consultés sur Légifrance le 28 septembre 2026.

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