Convention Collective des Cabinets et Cliniques Vétérinaires 2026 : Grille des ASV et des Vétérinaires Salariés, Gardes et Droits

Mise à jour : 02/10/2026 Convention collective IDCC 2564 · brochure JORF 3332

Numéro, brochure, codes NAF et texte officiel : voir la fiche technique IDCC 2564. Cette page décrypte les salaires, primes, préavis et droits de la convention.

Auxiliaire spécialisée vétérinaire, secrétaire d'accueil, agent d'entretien, vétérinaire salarié : tous les salariés des cabinets, cliniques et centres hospitaliers vétérinaires relèvent de la convention collective nationale des cabinets et cliniques vétérinaires du 5 juillet 1995, l'IDCC 1875. Une branche de petites structures, très féminisée, où l'on soigne des animaux à toute heure — et où la question des gardes et des astreintes pèse autant que la grille.

Cette convention a une particularité que peu de résumés restituent : elle réunit deux textes et deux populations. Le corps de la convention vise le personnel non vétérinaire. Les vétérinaires salariés, eux, relèvent de leur propre convention de 2006, devenue l'annexe VII de la 1875 par un accord de fusion de 2019. Chaque texte continue de s'appliquer à ses propres salariés, mais tout le monde partage désormais une seule valeur du point : 17,96 € en 2026.

Vous trouverez ici la grille complète des deux populations, un simulateur qui ajoute les points de CQP et la prime d'ancienneté, les règles de garde, d'astreinte et de nuit — qui ne sont pas les mêmes pour une ASV et pour un vétérinaire —, le régime d'arrêt maladie entré en vigueur en 2024, et les cinq situations où le code du travail est plus favorable que la convention et s'applique à sa place. Une convention unique des établissements de soins vétérinaires est par ailleurs en cours d'extension : ce qu'on en sait, et ce qu'on n'en sait pas encore, figure en fin de page.

Étape 0 : relevez-vous bien de l'IDCC 1875 ?

L'article 1er vise, en métropole et dans les départements d'outre-mer, les cabinets, cliniques et centres hospitaliers vétérinaires qui exercent la médecine ou la chirurgie des animaux. Les activités concernées « ressortissent au code NAF 75.00Z » (activités vétérinaires). Le texte ne laisse de côté que les salariés placés sous l'autorité ordinale des vétérinaires — c'est-à-dire les vétérinaires eux-mêmes, qui ont leur annexe.

Le personnel non vétérinaire : la convention elle-même Agents de nettoyage et d'entretien, personnel d'accueil et de secrétariat, auxiliaires vétérinaires et ASV. Selon la DARES, la branche comptait 22 400 salariés fin 2023, dont 92,9 % de femmes et 31 % à temps partiel.
Les vétérinaires salariés : l'annexe VII La convention des vétérinaires praticiens salariés du 31 janvier 2006 (ancien IDCC 2564) est intégrée en annexe VII depuis l'accord du 29 mars 2019. Son champ inclut aussi les vétérinaires à domicile et les centres de soins des associations de protection animale. Repères techniques : fiche IDCC 2564.
Toilettage, pension, éducation canine : la 1978 Les services aux animaux familiers — toilettage, pension, éducation, refuges, et même les soins courants « hors soins vétérinaires » — relèvent de la convention des fleuristes et des animaux familiers. Le critère est simple : la 1875 commence là où commencent la médecine et la chirurgie des animaux.
Médicaments vétérinaires : la 1555 Fabriquer ou distribuer des produits vétérinaires n'est pas soigner : les laboratoires et grossistes relèvent de la convention des produits pharmaceutiques, parapharmaceutiques et vétérinaires. Les écoles vétérinaires et les services de l'État emploient, eux, des agents publics, hors de toute convention collective.

Les codes « 85.2Z » ou « 8414 » qui circulent sont périmés

Les anciennes références APE 8414 et NAF 85.2Z ont été supprimées du champ en 2014 ; seul le 75.00Z subsiste. Mais un code NAF n'est qu'un indice : c'est l'activité réelle de l'employeur qui détermine la convention, et la mention portée sur votre bulletin de paie (article R. 3243-1 du code du travail) reste le réflexe le plus fiable. Pour la carte d'identité du numéro — brochure, dates, état du texte —, voir la fiche IDCC 1875.

1. Grille 2026 du personnel non vétérinaire étendue : un point à 17,96 € qui sauve l'échelon 1

La branche ne publie pas de tableau de salaires en euros : elle fixe chaque année une valeur du point, que l'on multiplie par le coefficient de l'échelon. L'avenant n° 91 du 6 janvier 2026 l'a portée à 17,96 € pour 151,67 heures, « impérativement à compter du 1er janvier 2026 ». La hausse est modeste — 1,2 % après 2 % en 2025 —, mais elle compte : avec l'ancien point de 17,75 €, l'échelon 1 vaudrait 1 863,75 €, soit 3,27 € sous le SMIC revalorisé le 1er juin 2026. Avec le point 2026, il le dépasse de 18,78 €. C'est mince, mais aucun échelon n'est rattrapé.

  • 1er janvier 2023 — point à 16,73 € (avenant n° 83 du 8 décembre 2022).
  • 1er janvier 2024 — point à 17,40 € (avenant n° 86 du 17 novembre 2023), soit + 4 %.
  • 1er janvier 2025 — point à 17,75 € (avenant n° 88 du 26 novembre 2024), soit + 2 %.
  • 1er janvier 2026 — point à 17,96 € (avenant n° 91 du 6 janvier 2026), applicable d'emblée dans les cabinets adhérents du SNVEL.
  • 17 avril 2026 — étendu par arrêté du 2 avril 2026, publié au Journal officiel du 17 avril, sans effet rétroactif : le point de 17,96 € s'impose à tous les employeurs à partir de cette date. Aucun avenant salarial postérieur n'est publié au 2 octobre 2026.

Les coefficients du personnel non vétérinaire n'ont pas bougé depuis le 1er juillet 2022, date à laquelle l'avenant n° 82 les a tous relevés de trois points. La grille est donc très resserrée : entre l'agent d'entretien et l'ASV diplômée, l'écart n'est que de 15 points, soit 269,40 € par mois.

ÉchelonEmploiCoeff.Mensuel 151,67 hTaux horaireÉcart au SMIC
1Personnel de nettoyage et d'entretien des locaux1051 885,80 €12,43 €+ 18,78 €
2Personnel d'accueil et de secrétariat1081 939,68 €12,79 €+ 72,66 €
3Auxiliaire vétérinaire 31101 975,60 €13,03 €+ 108,58 €
4Auxiliaire vétérinaire 4 (CQP AVQ)1132 029,48 €13,38 €+ 162,46 €
5Auxiliaire spécialisé vétérinaire (ASV)1202 155,20 €14,21 €+ 288,18 €
Par CQP de branche obtenu (CCV, TSV, ADE, ACC)+ 3+ 53,88 €+ 0,36 €—

Source : avenant n° 91 du 6 janvier 2026 (valeur du point), étendu par arrêté du 2 avril 2026 (JORF du 17 avril 2026) et annexes I et II de la convention (coefficients, version en vigueur depuis le 1er février 2024). SMIC de comparaison : 12,31 €/h, soit 1 867,02 € par mois depuis le 1er juin 2026.

Ce que la grille montre, en un coup d'œil

Le graphique ci-dessous place les dix minima mensuels des deux populations face au SMIC. Il rend visible ce que le tableau laisse deviner : tout le personnel non vétérinaire tient dans une bande de 270 € juste au-dessus du minimum légal, alors que la grille des vétérinaires s'étage sur près de 2 000 €.

Minima mensuels bruts pour 151,67 h, point à 17,96 €. Les vétérinaires au forfait jours ne figurent pas sur ce graphique (minima annuels, voir section 2).

2. Grille des vétérinaires salariés : annexe VII, mensuel ou forfait jours

Les vétérinaires salariés sont classés en cinq échelons selon leur expérience de cadre acquise dans la branche, comptée en équivalent temps plein et prouvée par les certificats de travail — l'internat en école vétérinaire est pris en compte. Diplômés et inscrits à l'Ordre, ils sont cadres ; seul l'élève autorisé à exercer jusqu'au 31 décembre de son année de fin d'études reste non cadre. La convention distingue ensuite les cadres intégrés, soumis à l'horaire collectif et payés au mois, et les cadres autonomes, au forfait de 216 jours par an, qui ont des minima annuels. Le même point de 17,96 € s'applique.

ÉchelonCatégorieConditionCoeff.Mensuel 151,67 hTaux horaire
1Élève non cadreÉlève titulaire du DEFV, autorisé à exercer1322 370,72 €15,63 €
2Cadre débutantMoins de 2 ans d'expérience de cadre1522 729,92 €18,00 €
3Cadre confirmé APlus de 2 ans1823 268,72 €21,55 €
4Cadre confirmé BPlus de 4 ans2103 771,60 €24,87 €
5Cadre spécialiséPlus de 2 ans et titulaire d'un DESV2404 310,40 €28,42 €
ÉchelonCatégorieCoeff. annuelMinimum annuel (216 j)Soit par mois
2Cadre débutant2 18439 224,64 €3 268,72 €
3Cadre confirmé A2 61646 983,36 €3 915,28 €
4Cadre confirmé B3 02454 311,04 €4 525,92 €
5Cadre spécialisé3 45662 069,76 €5 172,48 €

Source : convention des vétérinaires praticiens salariés, annexe VII — annexe I (classification) et annexe II (coefficients, en vigueur depuis le 1er juillet 2022), point de l'avenant n° 91. Le forfait est calculé « pour 1 année comportant 216 jours et pro rata temporis ».

Le forfait jours vaut un échelon de plus

Rapportés au mois, les minima du forfait correspondent exactement au mensuel de l'échelon supérieur : le cadre débutant au forfait (39 224,64 € par an, soit 3 268,72 € par mois) a le même plancher qu'un cadre confirmé A à l'horaire collectif. C'est la contrepartie de l'autonomie et de journées sans décompte horaire. Le forfait est plafonné à 216 jours, et le vétérinaire qui renonce à des jours de repos, jusqu'à 235 jours au maximum, doit être payé au moins 15 % de plus pour chaque jour ainsi travaillé.

Ces montants restent des planchers. Les données de la DARES montrent un salaire net moyen en équivalent temps plein de 3 510 € pour les vétérinaires de l'annexe VII en 2023, contre 1 920 € pour le personnel non vétérinaire : la grille des praticiens se négocie largement au-dessus du minimum, celle des ASV beaucoup moins. Pour passer d'un minimum brut à une estimation nette, le calculateur brut / net tient compte du statut cadre.

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3. Classification : cinq échelons, un titre d'ASV et quatre CQP qui rapportent

La classification du personnel non vétérinaire ne repose pas sur une pesée de poste mais sur une échelle de qualification très lisible : ce qui fait monter d'un échelon, c'est un diplôme de branche. L'auxiliaire vétérinaire 3 n'a pas de titre et assiste le praticien ; l'auxiliaire 4 est titulaire du CQP d'auxiliaire vétérinaire qualifié ; l'ASV, à l'échelon 5, détient le titre d'auxiliaire spécialisé vétérinaire. Ensuite, chaque CQP complémentaire ajoute trois points de coefficient, sans plafond écrit.

Échelons 1 et 2

Entretien des locaux, du mobilier et des textiles (aucune qualification requise, intervention possible hors heures d'ouverture) ; accueil, secrétariat, aide à la gestion et vente de produits vétérinaires sans prescription, avec une part d'hygiène.

Échelons 3 et 4

Aide à la contention, assistance technique du praticien en consultation, soins, radiologie et chirurgie, préparation du matériel. L'échelon 4 suppose le CQP AVQ (350 heures sur 12 mois), accessible aussi par VAE après trois ans d'expérience.

Échelon 5 : l'ASV

Titre d'ASV de niveau 4 (équivalent bac), 670 heures sur deux ans, délivré par APForm. Assistance chirurgicale pré, per et post-opératoire, examens complémentaires, conseil et vente argumentés, appui à la comptabilité.

Qualification de brancheDuréeEffet sur la grille
CQP assistant d'accueil (ASA)175 hFormation d'entrée, pas de points prévus
CQP auxiliaire vétérinaire qualifié (AVQ)350 h, 12 moisAccès à l'échelon 4 (coeff. 113)
Titre d'auxiliaire spécialisé vétérinaire (ASV)670 h, 2 ansAccès à l'échelon 5 (coeff. 120)
CQP conseiller en clientèle vétérinaire (CCV)175 h+ 3 points (+ 53,88 €)
CQP technicien en soins vétérinaires (TSV)175 h, un an après le titre d'ASV+ 3 points (+ 53,88 €)
CQP auxiliaire en dentisterie équine (ADE)150 h+ 3 points (+ 53,88 €)
CQP auxiliaire-conseil en comportement et bien-être animal (ACC)147 h+ 3 points (+ 53,88 €)

Source : annexe I (classification, version du 1er février 2024) et annexe II de la convention des cabinets et cliniques vétérinaires ; titre VII, article 4 (qualifications) ; avenant n° 84 du 16 janvier 2024 (délivrance par APForm).

Deux affirmations périmées à ne plus croire

« L'ASV est un niveau CAP » : c'était la rédaction de 2006 ; le texte en vigueur parle d'un niveau 4, équivalent bac. Et le GIPSA, longtemps cité comme organisme certificateur, a été dissous et fusionné : depuis le 1er février 2024, le titre et les CQP sont délivrés par APForm.

2026 : la délégation d'actes vétérinaires, une règle du code rural

Indépendamment de la convention, le décret n° 2026-672 du 27 juillet 2026 organise la délégation d'actes vétérinaires de premier niveau à certains salariés non vétérinaires et aux élèves vétérinaires, en application de l'article L. 243-3 du code rural et de la pêche maritime. La délégation doit être écrite et signée, le vétérinaire délégant reste responsable, et le propriétaire de l'animal peut la refuser. Deux arrêtés du 29 et du 30 juillet 2026 fixent la formation exigée et la liste des actes. Un régime transitoire permet aux titulaires d'une certification d'assistance reconnue, justifiant de trois ans de pratique, de continuer jusqu'au 31 décembre 2029. Ces règles ne modifient ni la classification ni la grille : la convention ne prévoit, à ce jour, aucun coefficient ni aucune prime liés à la délégation.

4. Simulateur : votre minimum conventionnel avec CQP et prime d'ancienneté

Choisissez votre échelon, ajoutez vos CQP si vous êtes non vétérinaire, indiquez votre ancienneté et, si vous le souhaitez, le salaire de base inscrit sur votre bulletin. Le simulateur applique le point de 17,96 €, le plancher du SMIC, et le barème d'ancienneté propre à votre population — qui n'est pas tout à fait le même pour une ASV et pour un vétérinaire.

CCV, TSV, ADE, ACC — non vétérinaires seulement.
Dans l'entreprise.
100 = 35 h par semaine.
Brut mensuel, hors prime d'ancienneté.

Minimum de salaire de base

—

—

Prime d'ancienneté

—

—

Total minimum brut

—

—

Barème : point de l'avenant n° 91 (17,96 €), coefficients des annexes I/II, prime d'ancienneté de l'article 25 (non vétérinaires) et de l'article 31 de l'annexe VII (vétérinaires). Le texte ne précise pas si les points de CQP entrent dans l'assiette de la prime d'ancienneté : par prudence, le simulateur la calcule sur le minimum de l'échelon seul. Le net affiché est une estimation (coefficient de 0,78), à affiner avec le calculateur brut / net.

5. Primes : une vraie prime d'ancienneté, deux primes de vétérinaire, et pas de 13e mois

La convention est sobre en primes, mais celle qu'elle prévoit est substantielle. La prime d'ancienneté se calcule sur le salaire minimum conventionnel de l'échelon — pas sur le salaire réel — et grimpe jusqu'à 20 % après vingt ans. Elle apparaît sur une ligne distincte du bulletin. Les vétérinaires ont en plus deux primes liées à des responsabilités temporaires. Pour le reste, la liste de ce qui n'existe pas est plus longue que celle de ce qui existe.

AnciennetéNon vétérinaires (art. 25)Vétérinaires (art. 31, annexe VII)Exemple : ASV échelon 5
3 ans5 %5 %107,76 €
5 ans5 %7 %107,76 €
6 ans7 %7 %150,86 €
10 ans10 %10 %215,52 €
15 ans15 %15 %323,28 €
20 ans20 %20 %431,04 €

Source : article 25 de la convention des cabinets et cliniques vétérinaires et article 31 de l'annexe VII. Exemple calculé sur le minimum de l'ASV (2 155,20 €).

Deux précisions changent la donne. D'abord, l'ancienneté acquise chez un précédent employeur de la branche est partiellement reprise : à hauteur de 25 % pour les échelons 1 à 3 et de 50 % pour les échelons 4 et 5. Ensuite, un avis d'interprétation de 1998 permet à l'employeur de ne pas ajouter la prime s'il prouve avoir déjà accordé des revalorisations « régulières et constantes » au moins équivalentes. Si votre bulletin ne porte pas de ligne d'ancienneté alors que votre salaire est au minimum, c'est donc anormal.

Prime de remplacement (vétérinaires)

10 % du salaire pendant le remplacement de l'employeur absent au moins 15 jours calendaires consécutifs, sauf délégation de gestion.

Prime d'administrateur du domicile professionnel

Au moins 10 % du salaire pendant la durée du mandat d'administrateur d'un domicile professionnel d'exercice.

Ce que la convention ne prévoit pas

Ni 13e mois, ni prime de vacances, ni prime de fin d'année, ni prime d'habillage chiffrée, ni panier repas, ni prime de salissure. Si l'une d'elles figure sur votre bulletin, elle vient de votre contrat, d'un usage ou d'un accord d'entreprise. Le logement ou la chambre que fournit parfois une clinique est un avantage en nature, évalué sur la base forfaitaire de l'Urssaf, les charges locatives restant à l'employeur.

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6. Temps de travail : journées de 12 heures, vacations et un contingent qui fait débat

Une clinique ouvre tôt, ferme tard et doit parfois rester ouverte en continu. La convention l'organise par des règles de plafond et de découpage de la journée. La durée de référence est de 35 heures, avec un maximum de 48 heures sur une semaine et de 44 heures en moyenne sur douze semaines. Une journée ne peut dépasser 12 heures, durée et amplitude comprises lorsqu'elle est continue. Les vétérinaires peuvent voir cette amplitude portée à 15 heures « en cas de circonstances particulières » liées à la santé animale ou à la sécurité sanitaire, et leurs entreprises ont pu rester à 39 heures hebdomadaires.

2
vacations au plus par journée discontinue, l'une d'au moins 2 h, l'autre d'au moins 3 h
4 jours
de repos par quinzaine, dont 2 consécutifs avec un dimanche, en cas de journées de 10 h et plus
10 min
de repos ou de salaire par heure de coupure au-delà de 2 h pour un temps partiel

Les heures supplémentaires suivent le schéma légal de l'article L. 3121-36 : + 25 % pour les huit premières, + 50 % au-delà, payées ou converties en repos. C'est le contingent qui pose problème côté non vétérinaires : l'article 19, étendu, le fixe à 180 heures par an, quand un avenant de 2011 et l'article sur la contrepartie en repos, tous deux non étendus, parlent de 220 heures. Seul le chiffre étendu s'impose à toutes les entreprises : retenez 180 heures sauf adhésion de votre employeur au syndicat signataire. Pour les vétérinaires, le contingent est de 280 heures.

RèglePersonnel non vétérinaireVétérinaires (annexe VII)
Contingent annuel d'heures sup.180 h (art. 19 étendu)280 h
Heures complémentaires (temps partiel)Dans la limite du tiers de la durée contractuelle : + 10 % dès la première, + 25 % au-delà du dixième
Modulation annuelle1 607 h, semaines de 28 à 42 h, prévenance de 14 jours ouvrésMêmes bornes, prévenance de 7 jours ouvrés
Travail par cyclesJusqu'à 8 semaines en service continu (4 sinon), heures sup. au-delà de 39 h en moyenne—
Repos quotidien11 h (règle légale)11 h, réductible à 9 h contre 2 h de repos rendues sous 2 mois
Forfait—216 jours (rachat jusqu'à 235 j, + 15 % minimum) ou 1 827 h par an

Source : articles 18 à 20 ter de la convention des cabinets et cliniques vétérinaires (article 19 sur les heures supplémentaires) ; articles 20 à 24 et 57-58 de l'annexe VII.

Un détail compte pour les journées continues : le repas pris sur place compte comme du temps de travail, dans la limite d'une heure, lorsque le salarié reste d'astreinte pendant ce temps. Le calculateur d'heures supplémentaires permet de chiffrer un mois chargé avec les majorations de 25 et 50 %.

7. Gardes, astreintes, nuit et jours fériés : deux régimes selon le diplôme

La continuité des soins est l'obligation qui structure les plannings des cliniques, et c'est là que les deux textes divergent le plus. La convention distingue soigneusement la garde, où le salarié est présent sur place pour travailler — c'est du temps de travail effectif —, et l'astreinte, où il reste joignable à son domicile ou à proximité, seules les interventions étant du travail. Le planning des gardes doit être communiqué quinze jours à l'avance aux non-vétérinaires ; celui des astreintes des vétérinaires un mois à l'avance, sauf cas exceptionnel avec un jour franc de délai.

SituationPersonnel non vétérinaireVétérinaires (annexe VII)
Garde de nuit, dimanche ou jour fériéSalaire de la catégorie majoré de 15 %, non cumulable avec la majoration pour heures sup.Taux normal + indemnité d'au moins 20 % du salaire horaire par heure, qui s'ajoute aux heures sup.
Astreinte à domicile25 % du salaire horaire par heure d'astreinte, de jour comme de nuitAu moins 20 % du salaire horaire par heure (non-cadres et cadres intégrés)
Intervention pendant l'astreintePayée 1,5 fois le salaire horaire, trajet comprisTemps de travail rémunéré comme une garde
Service continuPoste de nuit par roulement + 15 % ; dimanche ou férié + 15 % (non cumulables)—
Travailleur de nuit (22 h – 7 h)Indemnité de 20 % du salaire horaire, pause payée de 20 min dès 6 h, 1 nuit de repos pour 270 h de nuit (6 par an au plus)

Source : articles 21 bis, 21 ter, 22 à 24 de la convention des cabinets et cliniques vétérinaires ; articles 28 à 30 et annexe II de l'annexe VII (astreintes, version du 1er décembre 2015).

Exemple : une nuit d'astreinte pour une ASV

Une ASV à l'échelon 5 (14,21 € de l'heure au minimum) est d'astreinte de 20 h à 8 h, soit 12 heures, et se déplace deux heures pour une urgence. Elle a droit à 12 × 25 % × 14,21 €, soit 42,63 € d'indemnité d'astreinte, plus 2 × 1,5 × 14,21 €, soit 42,63 € pour l'intervention : 85,26 € au minimum. L'intervention se déroulant la nuit, l'indemnité de 20 % du travail de nuit peut s'y ajouter si l'ASV a le statut de travailleur de nuit ; le texte n'organise pas l'articulation des différentes majorations de nuit, qu'il ne faut pas additionner sans vérifier.

Simulateur : vos gardes et astreintes du mois

Saisissez votre taux horaire brut et vos heures du mois. Le calcul applique le barème de votre population ; il donne des minima de branche, qu'un accord d'entreprise peut améliorer.

Trajet compris.

Total brut minimum

—

    Les jours fériés sont chômés sans perte de salaire : 1er janvier, lundi de Pâques, 8 mai, Ascension, 14 juillet, 15 août, Toussaint, 11 novembre et Noël, le lundi de Pentecôte servant de journée de solidarité. En service continu, un férié travaillé donne droit à un jour de repos compensateur ou à un paiement en sus, y compris lorsque le férié tombe un jour de repos, dans la limite de cinq jours par an, à prendre sous deux mois. Le 1er mai obéit aux règles légales de l'article L. 3133-6 : travaillé, il est payé double. Pour chiffrer des heures de nuit, l'outil heures de nuit accepte une plage de 22 h à 7 h.

    8. Congés : deux jours de plus si l'employeur impose l'hiver, et une liste familiale dépassée par la loi

    Les congés payés suivent la règle légale de l'article L. 3141-3 : 2,5 jours ouvrables par mois, sur une période de référence du 1er juin au 31 mai. La convention ajoute une compensation utile dans une profession où les absences d'été sont difficiles à organiser : lorsque l'employeur impose une partie du congé principal en dehors de la période légale, le salarié gagne deux jours ouvrables pour la première semaine et un jour par semaine suivante. Il n'existe pas de congé d'ancienneté.

    La liste des congés pour événements familiaux, en revanche, n'a pas suivi les réformes légales. Plusieurs durées sont aujourd'hui inférieures aux minima de l'article L. 3142-4, qui sont d'ordre public : dans ces cas, c'est la loi qui s'applique, quel que soit le texte de la convention.

    ÉvénementConventionCode du travailCe qui s'applique
    Mariage du salarié5 jours4 jours5 jours
    Pacs du salarié1 jour4 jours4 jours (loi)
    Naissance ou arrivée d'un enfant adopté3 jours3 jours3 jours
    Mariage d'un enfant2 jours1 jour2 jours
    Décès du conjoint, concubin ou partenaire de Pacs1 semaine3 jours1 semaine
    Décès du père, de la mère, d'un frère ou d'une sœur2 jours3 jours3 jours (loi)
    Décès du beau-père ou de la belle-mère1 jour3 jours3 jours (loi)
    Décès d'un enfant1 semaine12 jours, 14 si l'enfant avait moins de 25 ans12 ou 14 jours (loi)
    Annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfantNon prévu10 jours10 jours (loi)
    Décès d'un grand-parent1 jour—1 jour
    Déménagement1 jour—1 jour
    Cérémonie à plus de 300 km+ 1 jour—+ 1 jour

    Sources : article 34 de la convention des cabinets et cliniques vétérinaires et article 41 de l'annexe VII ; article L. 3142-4 du code du travail dans sa version du 14 juin 2026.

    Au décès d'un enfant s'ajoute, par la loi, un congé de deuil de huit jours. Le congé de paternité est dans la même situation : la convention mentionne encore les anciennes durées de 11 et 18 jours, mais c'est la durée légale actuelle qui s'applique. Enfin, la convention accorde un congé pour enfant malade de moins de 16 ans : 12 jours ouvrables par an (20 avec plusieurs enfants), dont les trois premiers sont payés à plein salaire — un avantage que le code du travail ne prévoit pas — et un congé sans solde de trois mois par an pour soigner un proche.

    9. Arrêt maladie, prévoyance, mutuelle : le régime commun entré en vigueur en 2024

    Depuis le 1er janvier 2024, toute la branche — non-vétérinaires et vétérinaires — partage une même annexe de prévoyance, issue de l'avenant n° 85 du 19 octobre 2023, étendu par arrêté du 17 mai 2024. Elle a remplacé deux régimes distincts, dont celui qui promettait « 80 % dès le quatrième jour quelle que soit l'ancienneté » et que de nombreuses pages continuent de citer : il est abrogé. Le nouveau régime est plus généreux en taux, mais conditionné à un an d'ancienneté.

    Ancienneté dans l'entrepriseMaintien à 90 %
    De 1 an à 5 ans30 jours
    De 6 à 10 ans40 jours
    De 11 à 15 ans50 jours
    De 16 à 20 ans60 jours
    De 21 à 25 ans70 jours
    De 26 à 30 ans80 jours
    31 ans et plus90 jours
    • Jours 1 à 3 — carence en cas de maladie (aucune en accident du travail ou maladie professionnelle).
    • Ensuite — 90 % du salaire de référence, sous déduction des indemnités journalières, pendant la durée du tableau.
    • Au-delà — la prévoyance verse des indemnités complémentaires portant le total à 82 %, jusqu'au 1 095e jour.
    • Moins d'un an d'ancienneté — pas de maintien employeur, mais une prise en charge par la prévoyance à partir du 4e jour (1er jour en AT/MP).

    Source : annexe IV, article 3, issue de l'avenant n° 85 du 19 octobre 2023, en vigueur au 1er janvier 2024. Le salaire de référence est la moyenne des douze mois civils précédents, plafonnée à 4 PMSS. Le texte passe de « 1 an inclus jusqu'à 5 ans » à « 6 ans inclus » : il est reproduit tel quel.

    Exemple : huit ans d'ancienneté, comparé à la loi

    Le minimum légal (article L. 1226-1) prévoit, après sept jours de carence, 40 jours à 90 % puis 40 jours aux deux tiers pour huit ans d'ancienneté. La branche verse 40 jours à 90 % dès le quatrième jour, puis la prévoyance prend le relais à 82 % sans limite de 40 jours. L'arrêté d'extension rappelle que le dispositif le plus favorable s'applique : en pratique, c'est presque toujours celui de la branche. La part de la sécurité sociale se simule avec le calculateur d'indemnités journalières.

    La même annexe prévoit un complément de salaire jusqu'à 80 % pendant le congé de maternité, une rente d'invalidité de 48 % (1re catégorie) ou 80 % (2e et 3e catégories), un capital décès de 300 % du salaire de référence dans la limite de la tranche A, une rente éducation de 25 % et une rente de conjoint de 20 %. Depuis le 1er janvier 2026 (avenant n° 90, étendu le 18 mars 2026), la cotisation totale est de 2,17 % sur la tranche A (1,65 % employeur, 0,52 % salarié) et de 3,67 % sur la tranche B. Le texte recommande AG2R Prévoyance et l'OCIRP, sans les imposer.

    La complémentaire santé de branche est obligatoire : la cotisation est de 1,31 % du plafond mensuel de la sécurité sociale (0,71 % en Alsace-Moselle), répartie à parts égales entre employeur et salarié. Les dispenses d'adhésion classiques (CDD courts, temps partiel lorsque la cotisation atteint 10 % du salaire, couverture comme ayant droit) restent ouvertes.

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    10. Essai, préavis, licenciement, retraite : là où la loi reprend la main

    Les règles de rupture sont courtes et, sur un point majeur, moins favorables que le code du travail. La période d'essai d'abord : deux mois pour le personnel non vétérinaire en CDI, trois mois pour un élève vétérinaire non cadre et quatre mois pour un vétérinaire cadre, conformément aux plafonds de l'article L. 1221-19. Aucun renouvellement n'est possible : pour l'annexe VII, la clause qui le prévoyait a été exclue de l'extension, faute de respecter l'article L. 1221-21.

    AnciennetéNon vétérinaires éch. 1 à 4ASV (éch. 5)Vétérinaires non cadresVétérinaires cadres
    Moins de 6 mois8 jours15 jours15 jours1 mois
    De 6 mois à 1 an1 mois1 mois1 mois1 mois
    De 1 an à 2 ans1 mois1 mois1 mois3 mois
    2 ans et plus2 mois (1 mois en cas de démission à l'éch. 1)2 mois2 mois3 mois

    Source : article 48 de la convention des cabinets et cliniques vétérinaires et article 59 de l'annexe VII. Hors faute grave ou lourde. Le préavis légal de licenciement de l'article L. 1234-1 (1 mois de 6 mois à 2 ans, 2 mois au-delà) est respecté.

    Pendant le préavis, le salarié peut s'absenter deux heures par jour ou une journée par semaine pour chercher un emploi, avec l'accord de l'employeur sur les modalités, et cumuler ces heures en fin de préavis. Elles sont payées en cas de licenciement, pas en cas de démission. Le calculateur de préavis fait le décompte de date à date.

    L'indemnité de licenciement de la convention est inférieure à la loi

    La convention accorde un cinquième de mois par année d'ancienneté, dès un an, avec un complément de deux quinzièmes par année au-delà de dix ans. Le code du travail (article R. 1234-2) accorde un quart de mois par année jusqu'à dix ans, un tiers au-delà, et ce dès huit mois d'ancienneté (article L. 1234-9). Le légal l'emporte toujours. Pour une ASV payée 2 155,20 € avec sept ans d'ancienneté : 3 771,60 € selon la loi, contre 3 017,28 € selon la convention, soit 754,32 € d'écart. Au-delà de dix ans, les deux barèmes se rejoignent pour les années supplémentaires. Le simulateur d'indemnité de licenciement applique le barème légal.

    Pour la retraite, la convention ne fait que reprendre la loi. Le départ volontaire ouvre droit, dès dix ans d'ancienneté, à un demi-mois de salaire, puis un mois à quinze ans, un mois et demi à vingt ans et deux mois à trente ans : c'est le barème légal de l'article L. 1237-9, avec un préavis d'un mois avant deux ans d'ancienneté et de deux mois au-delà. La mise à la retraite par l'employeur n'est possible d'office qu'à 70 ans ; avant, entre l'âge du taux plein et 69 ans, il faut l'accord du salarié, interrogé par écrit trois mois avant son anniversaire. Elle ouvre droit au moins à l'indemnité légale de licenciement (article L. 1237-7).

    Dernier point propre à la branche : en cas d'absences pour maladie dépassant quatre mois sur douze mois consécutifs, l'employeur peut licencier si le remplacement définitif du salarié est nécessaire au fonctionnement de la structure. Cette faculté ne joue pas en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle.

    11. La clause de non-concurrence des vétérinaires salariés

    C'est une spécificité rare : l'annexe VII organise elle-même une clause de non-concurrence pour les vétérinaires salariés. Dans une profession où la clientèle s'attache au praticien, le texte encadre précisément la durée, le périmètre et la contrepartie. Il ne vise que l'exercice comme vétérinaire praticien ; le personnel non vétérinaire n'est pas concerné par cet article.

    24 mois
    au plus après le départ
    25 km
    autour des lieux d'exercice
    3 km
    en agglomération de plus de 100 000 habitants
    10 %
    du salaire moyen des 3 derniers mois, par mois

    Le rayon s'apprécie autour des lieux où le vétérinaire a exercé au moins trente jours au cours des deux dernières années. L'employeur peut lever la clause par lettre recommandée avec accusé de réception dans les quinze jours calendaires qui suivent le dernier jour travaillé ; il est alors dispensé de verser la contrepartie. Ces règles sont celles du texte conventionnel : leur application à une situation précise — contrat qui prévoit une autre clause, absence de clause au contrat — relève de l'analyse d'un professionnel du droit social.

    Source : article 65 de l'annexe VII (convention des vétérinaires praticiens salariés).

    12. Vaccinations et radioprotection : deux obligations écrites dans la convention

    Morsures, griffures, zoonoses, rayons X : les risques du métier sont connus, et la convention en traite deux directement. D'abord, les vaccinations prescrites par le médecin du travail — antirabique, antitétanique, BCG, leptospirose, hépatite B — sont prises en charge par l'employeur. Ensuite, toute structure doit désigner une personne compétente en radioprotection, la radiologie faisant partie du quotidien des cliniques. Ces deux règles valent pour le personnel non vétérinaire comme pour les vétérinaires.

    Vaccins à la charge de l'employeur

    Ceux que prescrit le médecin du travail au vu du poste : la liste conventionnelle n'est pas une obligation vaccinale générale, c'est une règle de prise en charge.

    Une personne compétente en radioprotection

    Désignation obligatoire (article 11 de la convention, article 13 de l'annexe VII). Les modalités techniques relèvent du code du travail et de la réglementation sur les rayonnements ionisants.

    Pour aller plus loin sur les zoonoses, les accidents d'exposition et les équipements de protection, la formation en ligne sur le risque biologique reprend le cadre réglementaire et les bons réflexes. Une morsure survenue pendant le travail est un accident du travail : elle se déclare à l'employeur et ouvre droit au maintien de salaire sans carence décrit plus haut.

    13. La branche en chiffres, et la convention unique qui se prépare

    Les cabinets et cliniques vétérinaires forment une branche de très petites structures, mais qui se concentre. La DARES recensait fin 2023 environ 22 400 salariés non vétérinaires et 8 400 vétérinaires salariés, répartis dans quelque 5 190 et 3 230 établissements. La moitié du personnel non vétérinaire travaille dans une entreprise de moins de dix salariés. Mais l'avenant salarial de janvier 2026 note que les entreprises d'au moins 50 salariés emploient désormais 9,9 % des salariés, contre 0,3 % selon les données de 2016 citées dans les avenants antérieurs.

    22 400
    salariés non vétérinaires (2023)
    8 400
    vétérinaires salariés (2023)
    92,9 %
    de femmes parmi les non-vétérinaires
    1 920 €
    net moyen en équivalent temps plein (non-vétérinaires)

    Source : DARES, caractéristiques des principales conventions collectives de branche, données au 31 décembre 2023.

    Côté dialogue social, le SNVEL est la seule organisation patronale représentative (arrêté du 17 juillet 2025) ; côté salariés, la CGT-FO (29,62 %), la CGT (25,26 %), la CFDT (19,63 %), l'UNSA (14,35 %) et la CFE-CGC (11,14 %). L'accord de fusion de 2019 avait fixé un objectif : harmoniser, dans un délai maximal de cinq ans, les deux textes en une convention unique. Ce chantier a abouti à une signature.

    • 29 mars 2019 — accord de fusion : la convention des vétérinaires praticiens salariés devient l'annexe VII de la 1875 (étendu par arrêté du 30 avril 2020, JO du 6 mai 2020).
    • 1er janvier 2024 — régime de prévoyance unique pour toute la branche.
    • 24 juin 2025 — signature d'une convention collective nationale des établissements de soins vétérinaires par le SNVEL et les fédérations CFDT, CFE-CGC, CGT, CGT-FO et UNSA.
    • 19 août 2025 — avis relatif à son extension publié au Journal officiel en attente.
    • 6 janvier 2026 — l'avenant n° 91 fixe le point « dans le champ » de la 1875, de l'annexe VII et de la nouvelle convention, qui porte le numéro IDCC 3256.
    • 7 mars 2026 — avis d'extension de l'avenant n° 1 de la nouvelle convention, du 4 septembre 2025 (rectifications et valeur du point 2026) en attente. Au 2 octobre 2026, ni la convention ni cet avenant n'ont fait l'objet d'un arrêté d'extension.

    Ce qui reste à savoir sur l'IDCC 3256

    Au 2 octobre 2026, le texte de la convention du 24 juin 2025 n'est pas publié dans la base des conventions collectives de Légifrance, et la convention des cabinets et cliniques vétérinaires y figure toujours comme en vigueur et étendue. Nous ne publions donc rien sur le contenu de la future convention — champ, grilles, préavis, date d'effet — tant qu'il n'est pas consultable. Les règles de cette page sont celles qui s'appliquent aujourd'hui ; elles seront mises à jour à la publication du nouveau texte.

    14. Ce que nous ne publions pas, et pourquoi

    Une page de convention collective n'est utile que si chaque chiffre est vérifiable. Les points suivants n'ont pas pu être confirmés sur une source officielle au 2 octobre 2026 : ils sont volontairement absents de la page plutôt qu'estimés.

    • Le contenu de la convention des établissements de soins vétérinaires (IDCC 3256), dont le texte n'est pas encore publié.
    • Le montant actuel de l'astreinte « non dérangée » des vétérinaires au forfait : le texte la calcule par un coefficient appliqué au point, mais cite encore une valeur du point de 12,60 € datant de 2006, jamais réécrite. Deux lectures donnent deux montants différents.
    • Le nom de l'opérateur de compétences de la branche, que les textes en vigueur ne citent pas : la contribution conventionnelle à la formation (0,45 % de la masse salariale sous 11 salariés, 0,60 % au-delà) est versée à « l'opérateur de compétences agréé ».
    • La répartition détaillée des cotisations de prévoyance par garantie : seuls les totaux par tranche sont publiés ici.
    • Le tableau des garanties de la complémentaire santé, diffusé en annexe du bulletin officiel et non lu.
    • Le rattachement des salariés non vétérinaires des centres de soins associatifs de protection animale, que seule l'annexe VII mentionne pour les vétérinaires.

    FAQ — Convention des cabinets et cliniques vétérinaires

    Les sept questions les plus posées sur la convention des cabinets vétérinaires, avec des réponses datées du 2 octobre 2026.

    Le salaire minimum se calcule en multipliant le coefficient de l'échelon par la valeur du point, fixée à 17,96 euros pour 151,67 heures par l'avenant n° 91 du 6 janvier 2026 : applicable depuis le 1er janvier 2026 dans les cabinets adhérents du SNVEL, et depuis le 17 avril 2026 chez tous les employeurs, date de publication de son arrêté d'extension. Pour le personnel non vétérinaire, cela donne 1 885,80 euros à l'échelon 1 (entretien des locaux), 1 939,68 euros à l'échelon 2 (accueil et secrétariat), 1 975,60 euros à l'échelon 3, 2 029,48 euros à l'échelon 4 et 2 155,20 euros à l'échelon 5 (ASV). Chaque CQP de branche ajoute trois points, soit 53,88 euros. Pour les vétérinaires salariés de l'annexe VII, le minimum mensuel va de 2 370,72 euros pour un élève à 4 310,40 euros pour un cadre spécialisé titulaire d'un DESV. Aucun échelon n'est sous le SMIC du 1er juin 2026.

    Une auxiliaire spécialisée vétérinaire, titulaire du titre d'ASV, est classée à l'échelon 5, coefficient 120. Son salaire minimum est de 2 155,20 euros bruts par mois pour 35 heures en 2026, soit 14,21 euros de l'heure. S'y ajoutent trois points par CQP de branche obtenu, soit 53,88 euros par CQP, par exemple le CQP technicien en soins vétérinaires. La prime d'ancienneté s'ajoute ensuite : 5 % du minimum conventionnel à 3 ans, 7 % à 6 ans, 10 % à 10 ans, 15 % à 15 ans et 20 % à 20 ans. Une ASV à dix ans d'ancienneté a donc droit à au moins 2 370,72 euros bruts hors CQP.

    Les vétérinaires salariés relèvent de l'annexe VII de la convention, l'ancienne convention des vétérinaires praticiens salariés (IDCC 2564). Avec le point à 17,96 euros, un cadre débutant (moins de deux ans d'expérience de cadre) a droit à 2 729,92 euros bruts par mois pour 35 heures, un cadre confirmé A (plus de deux ans) à 3 268,72 euros, un cadre confirmé B (plus de quatre ans) à 3 771,60 euros et un cadre spécialisé titulaire d'un DESV à 4 310,40 euros. Au forfait de 216 jours, les minima annuels vont de 39 224,64 euros à 62 069,76 euros. Ce sont des planchers : les salaires réellement pratiqués se négocient à l'embauche.

    La règle diffère selon que l'on est vétérinaire ou non. Pour le personnel non vétérinaire, la garde sur place est du temps de travail, majoré de 15 % la nuit, le dimanche ou un jour férié, sans cumul avec la majoration pour heures supplémentaires ; l'astreinte à domicile est payée 25 % du salaire horaire par heure, et chaque intervention, trajet compris, est payée une fois et demie le salaire horaire. Pour les vétérinaires, la garde est payée au taux normal, avec une indemnité d'au moins 20 % du salaire horaire la nuit, le dimanche ou un jour férié, qui s'ajoute aux heures supplémentaires ; l'astreinte des non-cadres et des cadres intégrés est payée au moins 20 % du salaire horaire par heure, et l'intervention est rémunérée comme une garde.

    C'est l'indemnité légale qui s'applique en pratique, car le barème conventionnel est moins favorable. La convention prévoit un cinquième de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à dix ans, dès un an d'ancienneté. Le code du travail accorde un quart de mois par année jusqu'à dix ans, puis un tiers au-delà, dès huit mois d'ancienneté. Pour une ASV payée 2 155,20 euros avec sept ans d'ancienneté, l'indemnité légale atteint 3 771,60 euros, contre 3 017,28 euros selon la convention. Au-delà de dix ans, les deux barèmes donnent le même résultat pour les années supplémentaires.

    Depuis le 1er janvier 2024, le régime est celui de l'annexe IV commune à toute la branche, issue de l'avenant n° 85 du 19 octobre 2023. Dès un an d'ancienneté dans l'entreprise, le salarié perçoit 90 % de son salaire de référence, sous déduction des indemnités journalières de la sécurité sociale, pendant 30 jours jusqu'à cinq ans d'ancienneté, puis 40, 50, 60, 70, 80 et jusqu'à 90 jours au-delà de 31 ans. La carence est de trois jours en cas de maladie et nulle en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle. À la fin de cette période, la prévoyance prend le relais à 82 % jusqu'au 1 095e jour. L'ancien régime de 80 % dès le quatrième jour est abrogé.

    Une convention collective nationale unique des établissements de soins vétérinaires a été signée le 24 juin 2025 et son extension a été envisagée par un avis publié au Journal officiel du 19 août 2025. Elle porte le numéro IDCC 3256, déjà cité par l'avenant salarial du 6 janvier 2026. Au 2 octobre 2026, son texte n'est cependant pas publié dans la base des conventions collectives de Légifrance, et la convention des cabinets et cliniques vétérinaires reste en vigueur et étendue. Les règles décrites sur cette page sont donc celles qui s'appliquent aujourd'hui ; elles seront mises à jour dès la publication du nouveau texte.
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    Sources officielles

    Toutes les valeurs de cette page ont été vérifiées le 2 octobre 2026 sur les textes publiés par la Direction de l'information légale et administrative (base KALI de Légifrance et Journal officiel) :

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