Convention collective de la fabrication et du commerce des produits pharmaceutiques, parapharmaceutiques et vétérinaires 2026 : grille, primes et droits

Mise à jour : 28/09/2026 Convention collective IDCC 1555 · brochure JORF 3063

Numéro, brochure, codes NAF et texte officiel : voir la fiche technique IDCC 1555. Cette page décrypte les salaires, primes, préavis et droits de la convention.

Opérateur de conditionnement à façon, technicien de laboratoire de contrôle, préparateur en salle blanche, technicien de production de vaccins vétérinaires, préparateur de commandes chez un distributeur vétérinaire, chargé d'affaires réglementaires en diagnostic in vitro : ces salariés ne relèvent pas de la convention de l'industrie pharmaceutique, mais d'une convention voisine et moins connue, la convention collective nationale de la fabrication et du commerce des produits à usage pharmaceutique, parapharmaceutique et vétérinaire, identifiée sous le numéro IDCC 1555.

Cette convention couvre tout ce qui, dans la chaîne du médicament et du soin, n'est pas la fabrication de médicaments à usage humain : la santé animale, le diagnostic, la droguerie pharmaceutique, les extraits naturels, le façonnage pour le compte des laboratoires et le négoce de matières premières. Elle est souvent confondue avec l'industrie pharmaceutique (IDCC 176) et avec la répartition pharmaceutique (IDCC 1621), alors que ses grilles, ses préavis et son indemnité de licenciement sont différents.

Réécrite par un avenant de révision du 17 janvier 2018, elle repose aujourd'hui sur une classification en 23 niveaux, deux types de minima (mensuels pour les non-cadres, annuels pour les cadres) et des avenants catégoriels de 2019. Cette page présente la grille étendue de mars 2026, l'accord de juillet 2026 qui attend son extension, la prime d'ancienneté, les majorations de nuit et du dimanche, les congés, le maintien de salaire, les préavis et l'indemnité de licenciement, avec un simulateur de minimum mensuel. Ce que nous n'avons pas pu vérifier est signalé.

Étape 0 : votre entreprise relève-t-elle de l'IDCC 1555 ?

L'article 1er de la convention liste les activités couvertes et pose une exclusion expresse : la fabrication exclusive de spécialités pharmaceutiques à usage humain. C'est l'activité principale réelle de l'entreprise qui décide ; les codes NAF cités par le texte (21.10Z, 21.20Z, 46.18Z, 46.46Z, 71.20B, 72.11Z, 72.19Z, 72.20Z, 82.92Z) ne sont que des indices.

Droguerie pharmaceutique, extraits végétaux et animaux, produits biologiques et opothérapiques
Fabrication et distribution de réactifs et matériels de diagnostic in vitro
Fabrication et distribution de médicaments et produits vétérinaires
Façonnage et conditionnement à façon (pharmacie, parapharmacie, cosmétique)
Recherche, développement et contrôle liés à ces activités, sous-traitance comprise
Commerce de gros, import-export et courtage de matières premières pharmaceutiques
Médicaments à usage humain : IDCC 176 Le laboratoire qui fabrique des médicaments pour l'homme relève de la convention de l'industrie pharmaceutique (IDCC 176). C'est l'exclusion posée par l'article 1er de la 1555.
Grossiste-répartiteur : IDCC 1621 La distribution de médicaments humains aux officines relève de la répartition pharmaceutique : voir la fiche IDCC 1621. La 1555 ne couvre que la distribution vétérinaire et le négoce de matières premières.
Pharmacie d'officine : IDCC 1996 Pharmaciens adjoints et préparateurs en pharmacie relèvent de la convention de la pharmacie d'officine (IDCC 1996).
Dispositifs médicaux : souvent l'IDCC 1982 La 1555 ne vise que le diagnostic in vitro. Le négoce d'autres dispositifs médicaux relève généralement du négoce médico-technique (IDCC 1982).

Le réflexe fiable : votre bulletin de paie

L'employeur doit indiquer sur le bulletin l'intitulé de la convention collective applicable (article R. 3243-1 du code du travail). Pour l'identité technique du numéro (brochure 3063, dates, état du texte), voir la fiche technique IDCC 1555.

1. Un texte de 1989 entièrement réécrit en 2018

La convention a été signée le 1er juin 1989 et étendue en 1990. Mais le texte qui s'applique aujourd'hui n'est plus celui-là : un avenant de révision du 17 janvier 2018, en vigueur depuis le 13 juin 2018, l'a remplacé dans sa totalité, en même temps qu'un accord de classification signé le même jour. Les règles propres à chaque catégorie (période d'essai, maladie, préavis, indemnité de licenciement) figurent dans trois avenants catégoriels du 19 novembre 2019. Citer un article « de la convention de 1989 » renvoie donc souvent à une règle abrogée.

Côté employeurs, les accords sont signés par les organisations des différents métiers de la branche : FACOPHAR Santé pour la droguerie et le négoce, le SIMV pour les médicaments vétérinaires, le SIDIV pour le diagnostic in vitro et l'ANSVADM pour la distribution vétérinaire. L'opérateur de compétences est OPCO 2i.

  • 1er juin 1989 — signature de la convention collective nationale, étendue par arrêté du 20 avril 1990.
  • 14 décembre 2016 — accord de prévoyance et de frais de santé, modifié à plusieurs reprises jusqu'en 2026.
  • 17 janvier 2018 — avenant de révision de la convention et nouvel accord de classification en 23 niveaux.
  • 19 novembre 2019 — avenants catégoriels ouvriers-employés, techniciens-agents de maîtrise et cadres, étendus en février 2021.
  • 16 octobre 2024 — accord salaires, applicable au 1er novembre 2024.
  • 28 janvier 2026 — accord salaires, applicable au 1er mars 2026, étendu par arrêté du 4 mai 2026.
  • 8 juillet 2026 — accord salaires, +2,18 % au 1er juin 2026 pour les non-cadres, en attente d'extension.

Source : conteneur de la convention sur Légifrance ; avenant de révision du 17 janvier 2018 ; article 1er (champ d'application).

2. Classification : 23 niveaux et sept critères cotés en points

L'accord du 17 janvier 2018 a remplacé l'ancienne grille de 12 niveaux par une grille unique de 23 niveaux : I.1 à I.6 pour les ouvriers et employés, II.1 à II.7 pour les techniciens et agents de maîtrise, III.1 à III.10 pour les cadres. Chaque emploi est évalué sur sept critères, notés en points et pondérés entre 9 % et 17 % ; le total de points place l'emploi à un niveau, de 91 à 105 points pour le niveau I.1 jusqu'à 823 à 1 000 points pour le niveau III.10.

Formation et expérience
Complexité
Communication
Organisation
Autonomie
Responsabilité
Dimension internationale

Le critère de la dimension internationale est une particularité de la branche, où beaucoup d'entreprises exportent ou dépendent de groupes étrangers. Comme dans toute classification à critères, c'est le contenu réel du poste qui compte : si vos missions ont évolué (formation de collègues, responsabilité d'une ligne, relations avec des clients étrangers), la cotation, et donc le niveau, peut être réexaminée. Une table de correspondance permet de retrouver l'équivalent de l'ancienne classification.

Source : accord du 17 janvier 2018 relatif à la classification.

3. Grille des rémunérations minimales 2026 étendue

La branche fixe deux types de minima. Les ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise ont une rémunération minimale mensuelle garantie (RMMG), pour 151,67 heures ; les cadres ont une rémunération annuelle garantie (RAG). La grille étendue est celle de l'accord du 28 janvier 2026, applicable depuis le 1er mars 2026 et étendu par arrêté du 4 mai 2026 : elle s'impose à toutes les entreprises de la branche. Un nouvel accord, signé le 8 juillet 2026, relève les minima des non-cadres de 2,18 % avec effet au 1er juin, mais il n'est pas encore étendu.

1 835 €
niveau I.1 (étendu)
2 942 €
niveau II.7
37 381 €
cadres III.1, par an
2
niveaux sous le SMIC depuis juin
Niveau01/11/202401/03/2026 étenduÉcart au SMIC (1 867,02 €)01/06/2026 non étendu
I.11 805,72 €1 835,00 €−32,02 €1 875,00 €
I.21 823,77 €1 848,76 €−18,26 €1 889,06 €
I.31 842,01 €1 876,49 €+9,47 €1 917,40 €
I.41 871,70 €1 914,02 €+47,00 €1 955,75 €
I.51 904,93 €1 961,87 €+94,85 €2 004,64 €
I.61 998,49 €2 020,73 €+153,71 €2 064,78 €
II.12 092,05 €2 121,77 €+254,75 €2 168,02 €
II.22 205,15 €2 232,10 €+365,08 €2 280,76 €
II.32 318,25 €2 352,63 €+485,61 €2 403,92 €
II.42 468,52 €2 484,38 €+617,36 €2 538,54 €
II.52 618,80 €2 625,99 €+758,97 €2 683,24 €
II.62 737,14 €2 778,30 €+911,28 €2 838,87 €
II.72 855,47 €2 942,22 €+1 075,20 €3 006,36 €
NiveauRAG 01/11/2024RAG 01/03/2026Équivalent mensuel (÷ 12)
III.136 720 €37 381 €3 115,08 €
III.242 325 €42 579 €3 548,25 €
III.346 013 €46 611 €3 884,25 €
III.449 700 €50 346 €4 195,50 €
III.553 915 €54 616 €4 551,33 €
III.658 131 €58 887 €4 907,25 €
III.762 874 €63 691 €5 307,58 €
III.867 618 €68 497 €5 708,08 €
III.972 886 €73 834 €6 152,83 €
III.1078 155 €79 171 €6 597,58 €

L'accord du 8 juillet 2026 ne modifie pas les rémunérations annuelles des cadres. Les montants de 2024 sont arrondis à l'euro.

Source : accord du 28 janvier 2026 relatif aux rémunérations minimales, étendu par arrêté du 4 mai 2026 (JORF du 8 mai 2026) ; grille 2024 : accord du 16 octobre 2024. Accord du 8 juillet 2026 : texte non encore publié sur Légifrance, montants repris de deux sources juridiques concordantes (avis d'extension du 5 septembre 2026). Écarts et équivalents mensuels calculés par nos soins.

Le graphique compare, niveau par niveau, la grille étendue, celle de l'accord de juillet et le SMIC de juin 2026. Il montre pourquoi l'accord de juillet a été signé : il remet les deux premiers niveaux au-dessus du SMIC.

Niveaux I.1 et I.2 : le SMIC s'applique

Depuis le 1er juin 2026, le SMIC est de 1 867,02 € pour 35 heures. Avec la grille étendue, les niveaux I.1 et I.2 sont en dessous : l'employeur doit verser au moins le SMIC.

Accord de juillet : seulement pour les adhérents

Tant qu'il n'est pas étendu, l'accord du 8 juillet 2026 ne s'impose qu'aux entreprises adhérentes d'une organisation patronale signataire, avec effet rétroactif au 1er juin. Demandez à votre employeur s'il en fait partie.

Pour vérifier que vous êtes payé au minimum, comparez à la RMMG votre salaire de base, vos avantages en nature et les primes qui complètent le salaire. En revanche, la prime d'ancienneté, les heures supplémentaires, les gratifications aléatoires, les frais, les sommes de participation et d'intéressement et la prise en charge des transports n'entrent pas dans la comparaison.

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4. Prime d'ancienneté, nuit, dimanche et jours fériés

La convention prévoit une prime d'ancienneté pour les non-cadres et des majorations pour les horaires décalés, fréquents sur les lignes de conditionnement et dans les laboratoires de contrôle qui tournent en équipes. Elle ne prévoit pas, dans les textes que nous avons pu consulter, de 13e mois ni de prime annuelle de branche.

La prime d'ancienneté : 1 point par an, de 3 % à 15 %

L'article 16.2 accorde aux ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise une prime de 3 % après trois ans d'ancienneté, majorée d'un point par année supplémentaire, jusqu'à 15 %, atteints après quinze ans. Elle se calcule sur la RMMG du niveau de classification, et non sur le salaire réel, au prorata des heures travaillées et en tenant compte des heures supplémentaires. Elle est versée à part, sur chaque paie, et ne compte pas pour vérifier le minimum. Les cadres ne sont pas visés.

Ancienneté3 ans5 ans8 ans10 ans12 ans15 ans et plus
Taux3 %5 %8 %10 %12 %15 %
Niveau I.4 (1 914,02 €)57,42 €95,70 €153,12 €191,40 €229,68 €287,10 €
Niveau II.1 (2 121,77 €)63,65 €106,09 €169,74 €212,18 €254,61 €318,27 €

Source : convention, article 16.2 « Calcul de la prime d'ancienneté », relu le 28 septembre 2026 ; montants calculés par nos soins sur la grille étendue. Autre outil : simulateur de prime d'ancienneté.

Nuit, dimanche, jours fériés

20 h à 22 h

+20 %

de majoration par heure travaillée.

22 h à 6 h

+40 %

par heure ; panier de nuit pour un poste qui chevauche minuit.

Dimanche

+100 %

au moins, pour le travail du dimanche ou du jour de repos hebdomadaire.

Jours fériés

Majorés

Chômés sans perte de salaire ; travaillés, ils suivent les majorations d'heures supplémentaires. Le 1er mai reste payé double.

Exemple : un technicien de contrôle au niveau II.1 en poste de nuit

Son taux horaire minimum est de 2 121,77 € ÷ 151,67 h = 13,99 €. Sur un mois, 4 heures entre 20 h et 22 h lui valent 4 × 13,99 × 20 % = 11,19 €, et 10 heures entre 22 h et 6 h 10 × 13,99 × 40 % = 55,96 €, en plus du salaire de base et de l'indemnité de panier. Pour votre planning, voir le simulateur d'heures de nuit et le calculateur de majorations nuit et dimanche.

L'article 15 prévoit aussi des indemnités pour les travaux pénibles, dangereux ou insalubres, mais sans montant de branche : elles sont fixées dans l'entreprise. Un accord de branche sur le travail de nuit, du 14 janvier 2016, complète ces règles.

Source : convention, article 13 (durée du travail, nuit, dimanche, jours fériés). Exemple calculé par nos soins.

5. Simulateur : votre minimum mensuel dans la convention 1555

Choisissez votre niveau, votre ancienneté et vos heures de nuit ou de dimanche du mois. Le simulateur applique la grille étendue du 1er mars 2026 avec le plancher du SMIC, ou celle de l'accord de juillet si votre employeur est adhérent d'une organisation signataire, puis ajoute la prime d'ancienneté et les majorations de l'article 13. Il concerne les non-cadres, dont le minimum est mensuel.

Minimum mensuel brut — ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise

Minimum mensuel brut
—
Salaire de base garanti—
Prime d'ancienneté—
Majorations de nuit—
Majoration du dimanche (+100 %)—

Constantes du 28/09/2026 : RMMG de l'accord du 28/01/2026 (étendu, effet 01/03/2026) ou de l'accord du 08/07/2026 (non étendu, effet 01/06/2026) ; SMIC 1 867,02 € au 01/06/2026 ; prime d'ancienneté art. 16.2 ; nuit +20 % (20 h-22 h) et +40 % (22 h-6 h), dimanche +100 % (art. 13), calculés sur le taux horaire minimum. Panier de nuit non chiffré. Net estimé avec un coefficient de 0,78. Résultat indicatif pour un temps plein.

6. Durée du travail et heures supplémentaires

L'article 13 reprend pour l'essentiel les règles légales. Les heures supplémentaires sont majorées de 25 % pour les huit premières et de 50 % au-delà, comme le prévoit l'article L. 3121-36 à défaut d'accord. Au-delà de six heures de travail consécutives, le salarié a droit à une pause de trente minutes, non rémunérée. La journée de solidarité est organisée dans l'entreprise.

Dans les sites de production, le travail s'organise souvent en deux ou trois équipes pour rentabiliser les lignes de conditionnement et les salles propres. Les heures de nuit qui en résultent sont majorées comme indiqué à la section 4, et le salarié qui devient travailleur de nuit au sens du code du travail bénéficie en outre des garanties légales (surveillance médicale, repos). Le contingent annuel d'heures supplémentaires et les modalités de forfait jours des cadres ne figurent pas dans les extraits du texte que nous avons pu lire : ils se vérifient dans l'entreprise. Pour chiffrer vos heures, voir le calculateur d'heures supplémentaires.

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7. Congés exceptionnels : un article plus ancien que la loi

Les congés pour événements familiaux sont fixés par l'article 30 du texte révisé en 2018, et non par l'article 26 comme on le lit parfois. Ils sont payés, sur justificatif, à partir d'un an d'ancienneté, et ne se cumulent pas avec les congés légaux : c'est le plus favorable qui s'applique. Or l'article L. 3142-4 du code du travail, qui n'exige aucune ancienneté, a été allongé depuis 2018 : sur trois événements, c'est désormais la loi qui l'emporte.

ÉvénementConvention (art. 30)Code du travailCe qui s'applique
Mariage ou PACS du salarié5 jours4 joursConvention
Mariage d'un enfant1 jour1 jourIdentique
Naissance ou adoptionNon prévu3 joursLoi
Décès d'un enfant5 jours12 jours, 14 si moins de 25 ans, + congé de deuil de 8 joursLoi
Décès du conjoint, concubin, partenaire, d'un parent, d'un frère, d'une sœur, d'un beau-parent3 jours3 joursIdentique
Décès d'un grand-parent1 jourRienConvention
Annonce du handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant2 jours10 jours depuis juin 2026Loi

Source : convention, article 30 ; article L. 3142-4, modifié par la loi du 12 juin 2026.

L'article 30 prévoit aussi un congé non rémunéré pour enfant gravement malade et reprend le don de jours de repos entre collègues. Avant un an d'ancienneté, seuls les congés légaux s'appliquent. Pour les congés payés, la convention suit les règles légales ; nous n'avons pas trouvé de jours d'ancienneté supplémentaires dans les extraits consultés.

8. Maladie : un maintien de salaire dès l'embauche

C'est l'un des points forts de la convention. Le maintien de salaire légal exige un an d'ancienneté, applique sept jours de carence et ne garantit que 90 % puis deux tiers du brut. Les avenants catégoriels du 19 novembre 2019 prévoient, pour toutes les catégories, un maintien dès l'embauche, sans carence conventionnelle identifiée dans le texte.

Moins d'un an d'ancienneté

75 %

du salaire de référence, sous déduction des indemnités journalières et de la prévoyance.

Un an et plus

100 %

du salaire de référence, dans la même limite.

Dans les deux cas, le maintien joue trois mois au maximum par année civile, en une ou plusieurs fois, sans report des droits non utilisés d'une année sur l'autre. Au-delà, c'est le régime de prévoyance de branche, institué par un accord du 14 décembre 2016, qui prend le relais. Pour estimer vos indemnités journalières, voir le simulateur d'arrêt maladie et, pour comparer avec le délai légal, le calcul des jours de carence.

Source : avenants catégoriels du 19 novembre 2019, article 4 (ouvriers et employés, techniciens et agents de maîtrise, cadres).

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9. Période d'essai et préavis

Les périodes d'essai sont celles des maxima de l'article L. 1221-19, renouvelables une fois pour une durée au plus égale à la période initiale. Les préavis dépendent de la catégorie et, en cas de licenciement, de l'ancienneté ; ils ne peuvent jamais être inférieurs au minimum légal.

CatégoriePériode d'essaiPréavis de licenciementPréavis de démission
Ouvriers et employés (I.1 à I.6)2 mois, renouvelable une fois1 mois avant 2 ans ; 2 mois ensuite1 mois
Techniciens et agents de maîtrise (II.1 à II.7)3 mois, renouvelable une fois1 mois avant 2 ans ; 2 mois de 2 à 10 ans ; 3 mois ensuite1 mois
Cadres (III.1 à III.10)4 mois, renouvelable une fois3 mois au moinsConsultez l'avenant cadres

Source : avenants catégoriels du 19 novembre 2019, article 3, étendus par arrêtés des 5 et 16 février 2021.

Cadres : une clause de non-concurrence encadrée

L'avenant cadres encadre la clause de non-concurrence, fréquente dans une branche où le savoir-faire technique et les portefeuilles clients sont stratégiques : elle ne peut dépasser deux ans et doit être compensée par une indemnité mensuelle comprise entre un tiers et deux tiers du salaire. Votre date de fin de préavis : calculateur de préavis.

10. Indemnité de licenciement et retraite : un barème qui s'envole après dix ans

L'article 5 des avenants catégoriels fixe un barème nettement plus favorable que l'indemnité légale dès cinq ans de présence. Avant cinq ans, c'est l'indemnité légale qui s'applique. De cinq à dix ans révolus, l'indemnité est de 0,3 mois de salaire par année de présence, contre 0,25 mois dans la loi. Au-delà, le calcul se fait par tranches cumulatives : 0,6 mois par année pour la tranche de onze à quinze ans, puis 1,2 mois par année au-delà de seize ans, contre un tiers de mois dans la loi.

Exemple : un salarié licencié après 8 ans, salaire de référence 2 400 €

Convention : 8 × 0,3 = 2,4 mois, soit 5 760 €. Loi : 8 × 1/4 = 2 mois, soit 4 800 €. Le salarié perçoit l'indemnité conventionnelle, supérieure de 960 €. Calcul fait par nos soins. Au-delà de dix ans, le texte laisse une ambiguïté sur la façon de compter les dix premières années dans les tranches : faites vérifier le calcul par votre service paie ou vos représentants, en partant du montant légal, qui reste le plancher.

Pour la retraite, l'âge de référence est celui du taux plein, et la mise à la retraite par l'employeur n'est possible qu'à partir de 70 ans, comme le prévoit la loi. En cas de départ volontaire, la convention prévoit une indemnité qui dépend de l'ancienneté et de l'anticipation du départ ; son barème exact n'a pas pu être relu et n'est pas reproduit ici. L'indemnité légale de départ reste le minimum.

Source : avenants catégoriels du 19 novembre 2019, articles 5 et 6 (ouvriers et employés).

11. Métiers de la branche et formation

La branche emploie surtout des métiers de production sous atmosphère contrôlée, de contrôle qualité et de logistique réglementée. Les bonnes pratiques de fabrication s'y appliquent comme dans l'industrie pharmaceutique, et les mêmes compétences circulent entre les deux conventions : un technicien de salle propre peut passer d'un façonnier (1555) à un laboratoire de médicaments humains (176) en changeant de grille.

Façonnage et conditionnement

Conducteur de machine de conditionnement, métier central des façonniers.

Contrôle et laboratoire

Technicien de laboratoire industriel, pour le contrôle des lots et le diagnostic.

Pour les exigences de ces postes, nos articles détaillent les classes de salles propres A, B, C et D et la validation des procédés. Le financement de la formation passe par OPCO 2i ; la branche a signé un accord sur la formation professionnelle le 14 octobre 2020. Les salaires réellement constatés par métier, au-delà des minima, sont dans notre simulateur de salaires pharma et chimie.

12. Ce que nous ne publions pas, et pourquoi

Le Code du travail numérique ne propose pas de réponses personnalisées pour cette convention, et une partie du texte révisé n'a pu être lue qu'en extraits. Tout ce qui n'a pas été confirmé dans un texte officiel est absent de cette page ; si l'un de ces points vous concerne, consultez le texte en vigueur sur Légifrance ou interrogez votre service des ressources humaines.

  • Le montant de l'indemnité de panier de nuit (l'assiette citée par l'article 13 n'a pas pu être relue).
  • Le contingent annuel d'heures supplémentaires et le forfait jours des cadres.
  • Les garanties et taux de cotisation du régime de prévoyance et de frais de santé.
  • Le barème de l'indemnité de départ volontaire à la retraite et le décompte exact des tranches de l'indemnité de licenciement au-delà de dix ans.
  • Le préavis de démission des cadres et les heures de recherche d'emploi des techniciens et des cadres.
  • Les certificats de qualification de branche : les intitulés qui circulent en ligne n'ont pu être rattachés à aucun texte.
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FAQ — Convention des produits pharmaceutiques et vétérinaires

La grille étendue est celle de l'accord du 28 janvier 2026, applicable depuis le 1er mars 2026 et étendu par arrêté du 4 mai 2026. La rémunération minimale mensuelle garantie va de 1 835 euros au niveau I.1 à 2 942,22 euros au niveau II.7, et la rémunération annuelle garantie des cadres de 37 381 euros au niveau III.1 à 79 171 euros au niveau III.10. Depuis la hausse du SMIC du 1er juin 2026, les niveaux I.1 et I.2 sont sous le SMIC : l'employeur doit verser au moins 1 867,02 euros. Un accord du 8 juillet 2026 augmente les minima non-cadres de 2,18 % au 1er juin 2026, mais il n'est pas encore étendu.

L'article 16.2 prévoit une prime d'ancienneté pour les ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise : 3 % après 3 ans d'ancienneté, puis 1 % de plus par année supplémentaire, dans la limite de 15 %, atteinte après 15 ans. Elle se calcule sur la rémunération minimale mensuelle garantie du niveau de classification, et non sur le salaire réel, au prorata des heures travaillées et en tenant compte des heures supplémentaires. Elle est versée à part et n'entre pas dans la vérification du minimum conventionnel. Les cadres ne sont pas visés.

L'IDCC 176 est la convention de l'industrie pharmaceutique, qui couvre les laboratoires fabriquant des médicaments à usage humain. La convention 1555 exclut expressément la fabrication exclusive de ces spécialités. Elle couvre la droguerie pharmaceutique, les extraits végétaux et animaux, les produits biologiques, le diagnostic in vitro, les médicaments vétérinaires et leur distribution, le façonnage et le conditionnement à façon, la recherche et le contrôle liés à ces activités, et le commerce de gros de matières premières pharmaceutiques.

Selon l'article 13 de la convention, les heures de travail effectuées entre 20 heures et 22 heures sont majorées de 20 %, et celles effectuées entre 22 heures et 6 heures de 40 %. Un poste de nuit qui chevauche minuit ouvre droit à une indemnité de panier. Le travail du dimanche ou du jour de repos hebdomadaire est majoré d'au moins 100 %.

En cas de licenciement, le préavis des ouvriers et employés est d'un mois avant 2 ans d'ancienneté et de 2 mois ensuite. Celui des techniciens et agents de maîtrise est d'un mois avant 2 ans, de 2 mois de 2 à 10 ans et de 3 mois à partir de 10 ans. Celui des cadres est d'au moins 3 mois. En cas de démission, les ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise doivent un mois de préavis, quelle que soit leur ancienneté.

Les avenants catégoriels du 19 novembre 2019 prévoient un maintien de 75 % du salaire de référence pour un salarié de moins d'un an d'ancienneté et de 100 % à partir d'un an, pendant 3 mois au maximum par année civile, en une ou plusieurs fois, sous déduction des indemnités journalières de la Sécurité sociale et de la prévoyance. Les droits non utilisés ne se reportent pas sur l'année suivante.

L'article 30 accorde, après un an d'ancienneté, 5 jours pour le mariage ou le PACS du salarié, un de plus que la loi, 1 jour pour le mariage d'un enfant, 3 jours pour le décès du conjoint, d'un parent, d'un frère, d'une sœur ou d'un beau-parent, et 1 jour pour le décès d'un grand-parent, que la loi ne prévoit pas. Pour le décès d'un enfant, la naissance et l'annonce du handicap d'un enfant, c'est le code du travail, plus favorable, qui s'applique : 12 ou 14 jours plus le congé de deuil, 3 jours et 10 jours.

Sources officielles

Textes consultés sur Légifrance et code.travail.gouv.fr le 28 septembre 2026.

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